par Courouve(xxx.xxx.xxx.68)12 septembre 2011 09:12
À
la question de Montaigne : « Est-il chose qu’on vous propose pour
l’avouer ou refuser, laquelle il ne soit pas loisible de considérer comme
ambiguë ? » (Essais, II, xii, page 503 de l’édition
PUF/Villey), Kant répondait : « Chacun est, qu’il le veuille ou non,
forcé de croire à un fait tout autant qu’à une démonstration mathématique,
pourvu que ce fait soit suffisamment avéré. » (Kant, Qu’est-ce que
s’orienter dans la pensée ?, 1786 ; traduction Pierre Jalabert,
in Œuvres philosophiques, tome 2, Gallimard, 1985, collection
Bibliothèque de la Pléiade).
D’où la nécessité de pouvoir examiner
librement si le fait est, ou non, avéré. À défaut de ce libre examen, on porte
tort, comme le notait John Stuart Mill (John Stuart Mill, On Liberty,
chapter II, « Of the Liberty of Thought and Discussion », 1859)), au développement mental que ceux que l’on intimide
par la crainte de l’hérésie. Il y a là un interdit de type religieux
défavorable à la fonction intellectuelle (cf Sigmund Freud, L’Avenir d’une
illusion, 1927, chapitre IX.).
Les collectivités locales, telles que la Mairie de Paris, reçoivent de l’argent de l’Etat et ne vivent pas que des impôts locaux. Delanoe aurait dû être plus soucieux et plus économe de l’argent des contribuables français. Une "nuit du ramadan" ne s’imposait pas, même si Delanoe est nostalgique de son enfance tunisienne.