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Etienne Chouard, du "non" de 2005 à la réflexion sur la démocratie européenne. Etienne Chouard, figure des partisans du "Non" a poursuivi son chemin, toujours questionnant les textes qui se donnent pour but d’organiser la vie des citoyens. Sa conclusion, exposée en des centaines de milliers de mots sur son site, est radicale et claire : les élections ne garantissent en rien un système démocratique. Elles favorisent l’oligarchie. Au contraire… du tirage au sort ! Chouard appelle à refonder notre conception de la démocratie, en s’appuyant sur ce principe employé par les Athéniens il y a 2500 ans. Source : arret sur images. |
je l avais deja vu , il y a quelques temps,
Oui , je crois aussi qu’ il devrait écrire ; Pour ce qui est des émissions grands public , je suis dubitatif ... parce que d’ un coté , il y’ a moyen d’ atteindre le plus de gens possible mais de l’ autre il deviendrait le jouet des médiacrates ... imaginons le un peu chez Denisot et Aphatie au grand journal ... ça ne servirait strictement à rien , il n’ y aurais que de la dérision , c’ est contreproductif !
Bon perso j’adore l’écouter, très pédagogique on comprend plein de choses, c’est génial. Mais ce qui est vraiment très chiant avec lui c’est qu’il conseille, mais à chaque fois, des livres complètement introuvables ou alors d’occases et super cher. Exemple encore dans cette vidéo L’argent de Galbraith. Alors s’il vous plait Etienne, essayez, de temps en temps, de conseiller des livres que l’on peut facilement se procurer à pas trop cher pour les pauvres prolo smicards comme moi.
Oui, il y a quelques exceptions et Propos sur les pouvoirs d’Alain en fait parti.
Pour info, Principes du gouvernement représentatif de Bernard Manin(souvent conseillé par Etienne Chouard, sera dispo à partir du 10 octobre à moins de 9 euros.
Une petite pensée au gros enfoiré qui a mis en vente, sur Amazon, un exemplaire de ce livre au format poche à 180 euros.
"toujours questionnant les textes qui se donnent pour but d’organiser la vie des citoyens"
En fait il n’y a aucune critique dans votre post.
Je veux dire aucune critique digne de ce nom. Avec des arguments, sans vos pauvres attaques ad hominem sans intéret. Vous écrivez pour ne rien dire.
Vous pouvez penser ce que vous voulez de Chouard, mais si ce qu’il dit est creux alors votre message est abyssale. Si vous voulez faire une critique du fond, cessez de parler de la forme et entrez dans le vif du sujet.
"et en fait, en le lisant on s’aperçoit qu’il ne les a pas lus, mais feuilletés. Sa "pensée" c’est ça : il a piqué ici et là, au pif. Résultat ; c’est un gargouillis littéraire qui sort au bout. Du hachis : il a seulement pré-digéré.Mais visiblement pas ASSIMILE. "
On ne s’en aperçoit pas, il l’explique. Ce n’est pas au pif mais par extension et son classement en atteste. Et ce n’est pas un gargouillis mais une somme organisée. Pour le reste, c’est comme dit Piloun.
Alors s’il vous plait Etienne, essayez, de temps en temps, de conseiller des livres que l’on peut facilement se procurer à pas trop cher pour les pauvres prolo smicards comme moi.
Mais on va se supporter se mec encore longtemps ? Il y a plein de gens qui pensent en France, pourquoi ne parler que de celui là qui dit toujours la même chose, même en l’ appelant root cause
C’ est ça, en attendant, continue de mettre toujours le même sujet. On en est à combien sur ce type ? Toutes les semaines ?
Ce qui dessert le propos d’Étienne Chouard est la façon qu’il a d’appréhender l’histoire par le biais de l’éternelle domination. Cela l’empêche, il me semble, de se rendre compte de la complexité des choses, notamment dans son analyse sans mesure du gouvernement représentatif. Ainsi y aurait-il les salauds d’un côté (ou "affreux") et les bons de l’autre, au nombre desquels Henri Guillemin, vulgarisateur, certes, mais aussi polémiste comme pas possible. Ce Monsieur était en somme à l’histoire ce que Charlie Hebdo est à la politique.
Il y a, dans le suffrage universel, une bonne dose de ce qui s’apparente à une servitude volontaire.
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D’autre part, si je me reconnais énormément dans sa façon de mailler les livres entre eux, je souscris beaucoup moins au fait de s’en tenir à la lecture des plans d’ouvrage en vue d’aller à l’essentiel. Si Étienne Chouard avait le temps de lire en entier les livres magnifiques qu’il possède, il ne le perdrait sûrement pas à écouter Guillemin.
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Enfin, je l’entends souvent défendre la pensée de gauche qui "dérange" (Robespierre en tête). Fort bien, mais quid de la pensée de droite qui "dérange" ? Ils n’étaient pas tous riches...
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PS : La pensée de Rousseau est-elle réellement occultée ? N’est-il pas au contraire LA référence obligée ? (Vanté entre autres par beaucoup de gens qui ne l’ont pas lu)...
Bonjour Eric Guéguen.
"Ainsi y aurait-il les salauds d’un côté (ou "affreux") et les bons de l’autre"
Ce n’est pas exactement ce qu’il dit. Si nous étions à leur place, à ceux qui ont le pouvoir(lui compris) et avec les mêmes règles, nous serions nous aussi tous des affreux. Nous créerions des lois dans notre intéret, etc, c’est juste naturel et humain.
Le pouvoir corrompt inévitablement, à moins d’être un véritable sage, un incorruptible, ce qui est extrèmement rare. C’est pour ce prémunir de ces abus de pouvoir qu’il faut changer les règles. Mettre des garde fous, par exemple écrire une nouvelle constitution, pour nous protéger mais aussi pour protéger ceux à qui on permet d’exercer le pouvoir de ne pas en abuser. Et cette constitution ne devrait en aucun cas être rédigée par des gens susceptible d’accéder au pouvoir.
Bonsoir Machiavel.
@ Piloun
Bonsoir à vous.
Oui, j’avais bien compris, mais vous faites bien de préciser les choses, c’est bienvenu.
Cela dit, je suis peut-être finalement encore plus utopiste que ne peut l’être Chouard, mais je ne pense pas que tous les êtres soient enclins à devenir des salopards si on leur donne le pouvoir, soient tentés d’en abuser selon leur intérêt propre et bien compris. La difficulté majeure est : comment confier le pouvoir aux sages, honnêtes et compétents ?
Chouard, à la suite de bien d’autres, ne se soucie pas de cela, il abaisse le niveau d’exigence à ceci : comment diluer le pouvoir de sorte qu’il paraisse ne plus exister ? Ce qu’il ne voit pas, c’est que l’on souffre déjà de ce manque de pouvoir politique, et que ce qu’il convient de faire, ce n’est pas de l’émasculer davantage encore, mais d’en extraire les ferments économiques qui le minent de l’intérieur, en particulier, il est vrai, le double principe de représentation ET de suffrage (universel).
@eric guéguen
@ Machiavel :
"Si la démocratie directe n’est pas passée en 1791, c’est en grande
partie parce que confier le pouvoir à un peuple analphabète à quelques
mois d’une guerre européenne et en pleine guerre civile, c’eût été...
suicidaire. Non ?..."
Difficile de répondre définitivement à cette affirmation interrogative.
Je ne prétends pas qu’il eût été plus avantageux de faire un autre choix (laisser vraiment le peuple gouverner), mais je pense qu’il faut arrêter de trouver l’excuse de la guerre pour laisser systématiquement le pouvoir aux mains des gens de bien puisque :
- les gens de bien n’ont pas montré plus de compétences à gagner les guerres qu’ils déclenchent (voir ce qu’explique Guillemin justement sur un Thiers qui renonce à résister à Bismarck, ou encore le choix de la défaite d’Annie Lacroix-Riz pour 39-45...)
- le peuple n’est pas celui qui perd les guerres, ni ne les commence. En revanche c’est lui qui subit de plein fouet les conséquences, tandis que les gens de bien, les décideurs, s’en sortent particulièrement bien la plupart du temps
- surtout, les gens de bien organisent les guerres pour des raisons qui leurs sont propres et jamais pour l’intérêt général ; les guerres sont vendues au peuple pour de "grandes raisons", ça oui. Et donc, si l’on continue à craindre de donner au peuple son légitime pouvoir en temps de guerre (ou d’avant-guerre), nul doute que les gens de bien, s’ils sentent le vent tourner, organiseront une petite guerre pour nous occuper (on ira crever, on sera donc moins nombreux) et pour garder le pouvoir ("donner le pouvoir au peuple avec le mauvais temps à venir ? Vous n’y pensez pas voyons... !").
Il est temps de laisser le peuple décider par lui-même. Point barre.
@ Slim GAIGI
Bonjour Slim, et merci pour cette réponse.
Je perçois tout de même un paradoxe de taille à reprocher d’un côté à Thiers son manque de pugnacité face à Bismarck, de l’autre le côté va-t-en-guerre de nos dirigeants aux frais du sang du peuple. Je n’ai pas écouté Guillemin sur la Commune, je vais le faire. Mais est-ce que ce dernier soulève le problème du patriotisme à géométrie variable des Communards ? J’entends par là qu’emmenés par un Courbet qui fait démolir les statues impériales au prétexte des guerres napoléoniennes, trop coûteuses en vies humbles, puis excités par des Vallès pour bouter l’Allemand hors de France, coûte que coûte, il y a quand même matière à se poser des questions sur l’effet mouton. N’y avait-il pas, dans ce patriotisme par le bas, un alibi pour relancer l’effort de guerre et l’industrie de l’armement, afin de donner du boulot au bon peuple ? Si c’est le cas, le patriotisme communard avait bon dos, et celui des dirigeants "de bien" n’est pas plus hypocrite, me semble-t-il...
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D’autre part, je ne suis pas opposé à la démocratie directe, je dis simplement que nous serions bien incapables de l’assumer. Le consommateur actuel, fût-il smicard, n’a rien à voir avec le citoyen athénien de l’Antiquité.
@Eric gueguen
@ Machiavel :
Merci pour ce lien, très intéressant. Je me demande toutefois, en l’absence de sources écrites, comment les ethnologues peuvent en déduire tout cela et remonter jusqu’à 8000 av. JC.
Mais en tout état de cause, il s’agit à chaque fois de "petites" communautés, où les uns et les autres ont le loisir de se connaître et de se fréquenter. En outre, ces communautés sont de type holiste, non individualiste, ce qui, je pense, donne à penser à chacun de leur membre que le bien commun supplante les plaisirs privés. Comment appliquer ça de nos jours ? Il faut faire notre deuil de ce type de sociétés (héla ?...)
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Sur le reste, je vous réponds dès que possible, c’est très important et j’ai bien des choses à dire...
Encore merci à vous.
EG.
@ Machiavel :
Je vais vous dire en quoi ce que vous proposez me gène, c’est très simple. Je perçois dans le principe du suffrage une dynamique proprement économique. Élire un produit, oui. Un homme politique, non. Dans le cas contraire, cet homme fera tout pour se vendre, tout, c’est-à-dire qu’il justifiera la fin par n’importe quel moyen. Partant de là, vous ramenez les citoyens à de simples consommateurs, ce qui me conduit à parler du problème des médias.
Vous dites que les médias doivent devenir, officiellement, notre quatrième pouvoir. Or, il le sont déjà, d’une part, et d’autre part, "rendre ce pouvoir indépendant", qu’est-ce donc ? Fonctionnariser ses acteurs ? Non, grand dieu... Le détacher totalement, au contraire, de toute tutelle de l’État ? Davantage. Très bien, mais dans ce cas, où va-t-il puiser les crédits pour son fonctionnement normal ? Dans la publicité et, de manière générale, dans le fait de prendre soin de diffuser aux citoyens ce qu’ils ont envie d’entendre pour ne pas perdre de parts de marchés. Ils font donc d’eux, encore une fois, des consommateurs plus que des citoyens ! Autrement dit, vous aurez beau retourner le problème dans tous les sens, vous ne pourrez vous départir du besoin de recourir à l’éthique individuelle, à la responsabilité de chacun eu égard au bien commun, au détachement des menus plaisirs privés et à la redéfinition de la "chose publique", porteuse de valeurs, de vertus, et d’un indéniable besoin de hiérarchie, toutes choses préalables à l’établissement d’une nouvelle constitution ou de nouvelles institutions.
La finalité de votre démarche, très bien construite au demeurant, est d’éviter la confiscation du pouvoir, comme Monsieur Chouard. C’est, je pense, une erreur, un préjugé moderne. La finalité doit être : orienter le pouvoir dans le bon sens ; les contre-pouvoirs ont beau être essentiels, ils sont secondaires à mes yeux dans la reconstruction politique qui nous attend. Je veux dire que tout miser là-dessus est, à mon sens, voué à l’échec. Or, si je ne m’abuse, c’est un peu ce que vous faites.
Eric guéguen , je comprends très bien ce que vous dites . Je vais vous étonner peut être mais je pense exactement la même chose que vous . La cause des causes n’ est peut être finalement que la corruption de la société ...
@ Machiavel :
Oui, vous m’étonnez quelque peu.
Ce qui me semble important, entre nous, est de reconnaître l’existence de la vertu : la vertu existe, elle est donc de l’ordre du possible. Même lorsqu’un salopard, sain d’esprit j’entends, floue l’un de ses semblables, il a beau mentir en public pour se disculper, en son for intérieur, il sait qu’il est à cent lieues de la vertu. Il décide simplement d’en faire fi pour un bénéfice matériel.
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De plus, la vertu s’enseigne. Aristote la voyait comme un contenu, non comme un contenant. Certes, nous n’avons pas tous un contenant de la même taille, mais nous pouvons tous acquérir du contenu. Pour ce faire,il faut tout mettre en œuvre pour casser la dynamique du nombre qui nous submerge, cette tendance à donner du crédit qu’à se qui fédère des majorités, car ça, c’est du pain bénit pour les marchands de toutes sortes. Un homme seul peut avoir raison face à dix moutons.
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En parallèle, il faut refonder une œuvre publique, un sanctuaire commun à tout le monde, un bien inviolable qui transcende les esprits de chapelle, partis ou religions, et honorer celles et ceux qui sacrifient leur temps à la perfection de cette chose commune. Nous devons là nous appuyer sur le principe d’équité, de justice distributive et cesser de faire de l’égalité parfaite, en toutes choses, la finalité de l’espèce.
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Enfin, il y a deux domaines qui me semblent urgent de repenser, les deux piliers d’une saine république : la justice (distributive, disais-je) et l’instruction (pas l’éducation...) publique. Néanmoins, et là je vous rejoins, il ne faudra compter sur aucun homme politique pour nous y aider, et encore moins sur des Che à deux sous, des révolutionnaires à la manque et autres indignés du dimanche. Voilà la gageure, tout ceci dans une défense constante de la liberté, valeur cardinale entre toutes.
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Donc, d’un côté, que chacun se déprenne du confort du nombre, des masses conformistes et s’engage à réfléchir par soi-même, de l’autre qu’il tourne ses efforts vers cette œuvre commune, cet Opus Publicum, cet "Opublique". En somme, le chemin inverse de celui que nous empruntons actuellement. Voyez, je ne suis pas beaucoup plus optimiste que vous ! Quant au tirage au sort, j’y songe également... tout sauf l’élection. L’élection, à mes yeux, n’est valable qu’au sein d’une communauté où tout le monde se connaît, et où chacun est à peu près l’égal de l’autre en matière de compréhension du monde. Un pays de 65 millions d’âmes qui s’ignorent et s’enfoncent chaque jour davantage dans l’inculture et le matérialisme ne peut y prétendre.
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Merci pour cet échange, et pour vos liens.
EG
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