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Etienne Chouard en a rêvé, les Québecois l’ont fait !

Un parti qui promettrait, s'il était élu, de mettre en place une Constituante tirée au sort et de s'en aller une fois la Constitution validée par le peuple ? Voilà qui aurait de quoi enthousiasmer beaucoup d'AgoraVoxiens convaincus par les conférences d'Etienne Chouard. En attendant qu'un tel projet se développe en France, il faut savoir que des citoyens québecois sont passés à l'acte en montant la Coalition pour la Constituante. Vous pouvez ici écouter l'un de ses porte-parole, Roméo Bouchard, présenter ce "parti anti-partis" et son projet. Vous y retrouverez beaucoup des "marrottes chouardesques" (dépendance des partis à ceux qui les financent, distinction citoyen-électeur, prendre le problème à la racine, ne rien attendre des élus et des partis en situation de conflits d'intérêts...).

 

Si vous avez connaissance d'une autre formation dans le monde avec un mot d'ordre similaire, n'hésitez pas à le signaler en commentaires. Il semblerait que la Coalition soit le premier parti à reprendre le mot d'ordre d'Etienne Chouard (qu'il faut au passage remercier pour avoir signalé son existence sur sa page Facebook).

 

Ajoutons également cette vidéo de simples membres de la Constituante qui prolongent les explications de Roméo Bouchard :

 

Citation de la première intervenante, Elizabeth Doyon :

La loi des lois ne devrait pas être écrite par ceux qui ont un salaire à écrire des lois. Le texte qui contrôle les gens du pouvoir ne devrait pas être écrite par ceux qui ont déjà le pouvoir.

 

Il faut noter que des élections générales (législatives) pourraient avoir lieu dès septembre au Québec (voir cet article) et que la Coalition pour la Constituante aurait ainsi l’occasion de s’offrir une tribune, alors que les mouvements étudiants contre la hausse des frais d’inscription ont mis la province canadienne à la une ces derniers mois.

 

En complément, je me permets de citer ici un article très intéressant, posté le 26 juillet par la Coalition sur Facebook et signé du même Roméo Bouchard (je souligne) :

Pourquoi le Québec a-t-il besoin d’une Constituante et est-il mûr pour une Constituante ?
 
L’Assemblée constituante et la rédaction d’une constitution sont un grand moment pour un peuple puisque c’est le moment où un peuple se constitue, ou se reconstitue. Ce recours au peuple souverain ne peut survenir qu’au terme de la lutte d’un peuple pour disposer de lui-même et modifier son destin, le plus souvent au terme d’une révolution. C’est le cas du Québec, où la Constituante est de plus en plus perçue comme l’issue normale d’une longue histoire de résistance, d’une Révolution tranquille qui s’est étendue sur les 50 dernières années et d’une crise sociale qui ne cesse de prendre de l’ampleur depuis un an.
 
Les Québécois, un peuple sans papiers
 
Les Québécois, ces Français devenus Canadiens dans la Nouvelle France, n’ont jamais eu la possibilité de se constituer comme peuple distinct et d’être reconnus comme pays. Ils ont d’abord vécu sous le régime colonial français, puis sous le régime colonial anglais, puis on les a intégrés malgré eux dans une fédération de colonies anglaises, le Canada, et lorsque le Canada a rapatrié sa constitution britannique en 1982, il l’a fait sans l’accord du Québec qui continue encore aujourd’hui à refuser de signer le texte d’une constitution adoptée par les autres provinces canadiennes. De sorte que les gouvernements québécois, à la faveur d’un système parlementaire britannique qui donne le pouvoir absolu au parti qui obtient le plus de députés et non le plus de votes, peuvent faire ce qu’ils veulent entre deux élections même s’ils n’ont recueilli dans les faits que 25% d’appui des électeurs.
 
La Révolution tranquille
 
À partir des années 60, un vaste mouvement de libération, qu’on a appelé la Révolution tranquille, a conduit le Québec au seuil de son affirmation politique, culturelle et économique. Le Québec, nourri par sa longue tradition paysanne et sa culture française, a alors développé un modèle socio-économique qui est à l’opposé du libéralisme anglo-saxon et américain. Mais, sans doute parce qu’il est enclavé dans un continent et un pays anglosaxon, le Québec n’a pas réussi à s’en extraire suffisamment pour pouvoir définir lui-même son régime politique et social.
 
Le printemps érable
 
Cependant, ce rendez-vous est désormais incontournable. La pression du modèle américain de l’utilisateur-payeur sur le modèle social québécois est de plus en plus forte et le refus des Québécois de se laisser saigner à blanc par les banques et les grandes firmes est de plus en plus étendu. À trois reprises, durant le printemps dernier, des foules allant jusqu’à 300, 000 personnes sont descendues dans la rue, ce qui n’est pas négligeable pour une population de 8 millions d’habitants, dont 80% sont d’origine canadienne-française. La crise sociale provoquée par l’opposition des étudiants à la hausse des frais de scolarité a été le catalyseur de ce refus de laisser démanteler le régime social et solidaire du Québec par les visées privées des banques et des grandes corporations. L’opposition musclée des citoyens aux quatre coins du pays à une gestion des ressources naturelles qui profite essentiellement aux grandes multinationales, au détriment des régions et des populations concernées témoigne à son tour d’une volonté de reprendre le contrôle du territoire québécois. L’opposition au plan d’exploitation du Nord, tant chez les Blancs que chez les peuples autochtones vivant sur ces territoires, est généralisée. En même temps, la mise au jour de réseaux de corruption sans précédent entre les partis politiques dominants et les entreprises liées à la construction et à l’exploitation des ressources a fini de miner la confiance que pouvaient avoir les citoyens dans leurs représentants et leurs institutions politiques, de sorte que les taux d’abstention aux élections récentes ont atteint 50% dans plusieurs endrotis. Enfin, la présence d’un gouvernement ultra-conservateur et ultra-néo-libéral à Ottawa, sous la direction d’un anglophone de l’Ouest, Steven Harper, vendu aux pétrolières, vient consacrer le divorce entre le Québec et le Canada.
 
La Coalition pour la Constituante
 
C’est dans ce contexte, et celui plus large encore des révolutions arabes, des mouvements bolivariens en Amérique du Sud (Bolivie, Équateur, Vénézuela, Argentine) et de l’étonnante petite société islandaise, que le projet de Constituante a été relancé au Québec.
 
L’idée d’une constitution québécoise avait surgi périodiquement tout au long de la Révolution tranquille. Plusieurs tentatives de réforme des institutions démocratiques, dont les États généraux de 2003, avaient été mises au rancart par les partis politiques qui se sont succédés au pouvoir. Mais cette fois-ci, ce n’est pas seulement la statut politique du Québec qui est remis en cause, mais l’ensemble de nos institutions démocratiques et de nos choix de société. Le lien de confiance est rompu entre les citoyens et leurs élus. Seul un encadrement des futurs gouvernements par une constitution écrite par le peuple québécois et non par les partis politiques semble en mesure de mettre un frein à la liquidation du Québec et de son patrimoine comme premier occupant, société distincte et seul peuple de langue et de culture française en Amérique. L’appel à la Constituante ne vient plus seulement d’un sursaut nationaliste, mais d’une volonté de restauration de la démocratie comme seul frein possible aux prédateurs économiques modernes et seul moyen de se dégager de l’emprise des partis politiques.
 
Le projet de Constituante
 
Le projet de Constituante préconisé par la Coalition pour la Constituante, qui vient d’être officiellement reconnue comme formation politique, est nouveau à bien des égards, et la stratégie pour y parvenir est sans précédent.
 
Il s’agit d’abord d’un projet de Constituante légitime, convoquée par l’Assemblée nationale élue, et non d’assemblées citoyennes organisées par la société civile qui n’engagent pas les gouvernements. Ensuite, d’une Assemblée constituante à laquelle on veut assurer le maximum d’indépendance des partis politiques et de l’Assemblée nationale elle-même qui l’aura convoquée. C’est pourquoi ses membres seraient désignés par un tirage au sort représentatif des régions et catégories sociales à partir de listes régionales de volontaires, et son déroulement serait encadré par des règles lui assurant le maximum d’indépendance des partis politiques, de l’Assemblée nationale et des grandes corporations. Elle aurait donc entière liberté pour rédiger, proposer et faire adopter (par référendum) un texte de constitution, avec et pour le peuple. Aucun préalable ne lui serait imposé, pas même en ce qui concerne le statut politique du Québec. Pour la première fois de son histoire, c’est le peuple qui aurait la parole et écrirait sa constitution.
 
La stratégie proposée pour y parvenir est aussi sans précédent. Consciente qu’aucun parti politique n’acceptera de partager ses pouvoirs avec les citoyens, et donc n’acceptera de permettre au peuple de définir ses institutions démocratiques, la Coalition pour la Constituante propose de faire élire des candidats dont le seul engagement sera de convoquer cette assemblée constituante et de diriger un gouvernement provisoire pendant les deux ans que durera ce grand chantier démocratique. À peine reconnue comme formation politique, la Coalition présentera donc ses premiers candidats aux prochaines élections de façon à mettre en marche dès maintenant le mouvement populaire qui conduira à une véritable restauration de la démocratie. Cette stratégie s’inscrit ainsi dans la pure tradition québécoise de révolution tranquille : utiliser les institutions en place pour les changer.
 
La Constituante apparaît de plus en plus comme le passage obligé de toute restauration de la démocratie, et la démocratie véritable, comme seul rempart contre l’appétit destructeur de la spéculation financière actuelle. Le Québec semble avoir tous les éléments pour devenir un laboratoire et un avant-poste de cette démocratie de l’avenir.
 
Roméo Bouchard,
Directeur et conseiller politique pour la Coalition pour la Constituante

Tags : Démocratie Citoyenneté Elections International Constitution Québec

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68 réactions à cet article

  • 15 votes
    Famine (---.---.---.149) 28 juillet 2012 07:54
    Famine(la grande)

    Vive le Québec libre ! ( j’ai pas pu m’en empêcher smiley ) Salut les cousins !

    • 1 vote
      logan2 (---.---.---.176) 28 juillet 2012 13:10

      Ce projet n’a aucun avenir, c’est encore une nième tentative qui va conduire encore plus de personnes dans une impasse politique.

      L’erreur fondamentale de leur raisonnement c’est de ne pas comprendre qu’ils luttent contre un système et qu’il n’existe pas de cause unique à tout.
      En ne s’attaquant qu’à une seule facette du problème, les restes des composantes du système vont faire tranquillement leur office de gardien du système et les maintenir dans l’impuissance.

    • 7 votes
      la mouche du coche (---.---.---.229) 28 juillet 2012 13:31
      la mouche du coche

      Logan2. Êtes-vous M. Melenchon ? Vous parlez comme lui. smiley

    • 1 vote
      logan2 (---.---.---.176) 28 juillet 2012 16:42

      il n’y a aucune cause des causes, il y a de multiples causes qui font système entre elles

    • 1 vote
      la mouche du coche (---.---.---.229) 29 juillet 2012 09:20
      la mouche du coche

      Qu’en savez-vous ?

    • vote
      logan2 (---.---.---.176) 29 juillet 2012 17:16

      On ne peut pas modifier la constitution, d’autres "causes" nous en empêche.

    • vote
      la mouche du coche (---.---.---.24) 30 juillet 2012 09:52
      la mouche du coche

      Ah bon ? Et quelles sont ces mystérieuses "causes" ?

    • vote
      logan2 (---.---.---.176) 30 juillet 2012 10:17

      Vas y modifie la. On te regarde.

    • vote
      la mouche du coche (---.---.---.24) 30 juillet 2012 10:29
      la mouche du coche

      Vous avez l’air de savoir tellement de choses qu’on ne sait pas. Vous ne voudriez pas essayer d’être président qu’on en profite ?

    • vote
      logan2 (---.---.---.176) 30 juillet 2012 11:11

      Je ne crois pas être particulièrement érudit. Par contre, j’ai un cerveau et je l’utilise.

      Tu peux modifier la constitution oui ou non ?

    • vote
      Jason Quidoz (---.---.---.202) 30 juillet 2012 22:01

      C’est une blague logan2 ? Vous qui vous dites si intelligent, vous devriez savoir a quoi sert une constituante non ? Je vous laisse trouver seul, il ne faudrait pas que j’heurte votre intelligence.

    • vote
      Voter Après la Monnaie (---.---.---.232) 31 juillet 2012 17:58
      Voter Après la Monnaie

      ce que veut peut être dire logan2 c’est que nous aurons beau avoir des citoyens "lambda" au pouvoir, les conflits d’intérêts existeront toujours (privilégier certains plutôt que d’autres), car quoi qu’on mette "en haut", nous restons prisonniers d’une société économique basée sur la monnaie. Et qui dit monnaie dit injustice à cause de sa rareté...

    • 1 vote
      Walid Haïdar (---.---.---.179) 5 septembre 2012 22:38

      Et ce que ne comprend pas Logan2 c’est que justement la revendication et le chemin vers une nouvelle constitution écrite par les citoyens représentatifs car tirés au sort, s’inscrivent eux-mêmes dans un processus politique, en l’occurrence, un processus de réappropriation du de la chose publique par le citoyen.


      Ce processus se nourrit de la mécanique infernale de ce contre quoi il se bat, qu’on peut résuer par "l’oppression".

      A travers ce processus ou de façon concomitante si on veut séparer les composantes du mouvement de libération, voient le jour des initiatives ou des combats particuliers qui convergent inévitablement parce qu’ils font sens commun.

      Oui Logan2, cela n’a pas de sens qu’on va du jour au lendemain, et isolément de tout autre facteur, écrire la constitution nous-mêmes, mais ça ne se fera que si on milite pour cela. D’autres militent pour d’autres causes, et c’est la convergence de ces combats, leur convergence matérielle (certains prennent le contrôle d’une usine, d’autres font une manifestation gigantesque, un gars fait un discours qui marque les esprits, une loi est votée frontalement contre un intérêt de multinationale, un scandale sanitaire éclate, et parallèlement à tout cela, l’idée de la constituante tirée au sort ne fait que progresser, parce que les faits lui donnent raison). Celui qui pense que toute forme de militantisme autre que celui de la constituante est vain, dit donc une ânerie, mais celui qui pense que la constituante est la cause des causes s’exprime très mal : la rédaction de la constituante par nous-mêmes est cependant la façon la plus raisonnable d’espérer mettre en place des institutions qui nous protègent : sans cela, on peut raisonnablement parier qu’on se retrouvera dans la merde pas trop longtemps après.

      En bref, je dirais que cette mesure est nécessaire mais pas suffisante.
    • vote
      Walid Haïdar (---.---.---.179) 5 septembre 2012 23:00

      Je précise tout de même que contrairement à Chouard, je trouve fort stupide l’idée de boycotter les élections par principe.


      Chaque offre particulière examinée pour ce qu’elle nous paraît, doit être appuyée ou non, selon ce qui nous semble le plus utile.

      C’est pourquoi si je suis convaincu qu’il faut un tirage au sort de la constituante et de plus en plus d’autonomie locale partout, de moins en moins de délégations de pouvoir, de plus en plus de contrôle et d’implication citoyenne (ce qui relève d’un processus de transformation de la société dans tous ses aspects), je vote quand même.

      Bref, j’utilise l’outil que constitue l’offre des partis politiques, ce qui ne m’empêche pas de faire autre chose.
    • vote
      Erca (---.---.---.187) 6 septembre 2012 12:47

      @Walid Haïdar : Etienne Chouard rejette les élections dans le discours, mais dans les faits il a publiquement dit qu’il avait voté Hollande au second tour car moins pire que Sarkozy selon lui. Il parle d’un idéal mais il est bien d’accord avec vous sur l’idée de quand même tout faire pour réduire le mal.

  • 3 votes
    logan2 (---.---.---.176) 28 juillet 2012 09:40

    Vous êtes au courant que le financement des partis politiques par les entreprises est interdit en France et que les cotisations des simples citoyens sont limitées à 7500 euros ? ;)

    Si nous nous trouvions réellement dans la situation décrite par ces gens où les partis politiques seraient à la solde des riches et des grandes compagnies, pourquoi de telles règles auraient été mises en place ???

    Comme prévu, la pente prise par Etienne, et tous ceux qui le suivront dans cette voie, vous sombrez dans le poujadisme le plus stupide.

    • 19 votes
      la mouche du coche (---.---.---.180) 28 juillet 2012 09:59
      la mouche du coche

      "Si nous nous trouvions réellement dans la situation décrite par ces gens où les partis politiques seraient à la solde des riches et des grandes compagnies, pourquoi de telles règles auraient été mises en place ???"
      .
      ON SE LE DEMANDE !!!! smiley smiley
      .
      Je vois que les salariés du pouvoir chercent à noyauter les forums parce qu’ils commencent à avoir peur que nous découvrions leur forfaiture. C’est bon signe smiley

    • 5 votes
      logan2 (---.---.---.176) 28 juillet 2012 10:11

      Je suis sur agoravox depuis bien avant toi ;)

      Mais pas de problème je ne veux pas contrarier ton délire de gros complot. D’ailleurs on a ton adresse, on t’observe ... Gaffe à toi dans les ruelles sombres ...

      Non tout ce que prouve mon message, c’est qu’il y a des gars intelligents et un minimum cultivés sur la législation de son pays qui a du mal avec vos arguments grossiers et simplistes, c’est donc plutôt mauvais signe.

    • 6 votes
      Erca (---.---.---.167) 28 juillet 2012 12:44

      @logan2 :


      Tu fais bien de rappeler ce fait, mais que je sache, le financement privé des campagnes, s’il est régulé en France, n’est pas interdit pour autant : qu’est-ce qui empêche un magnat de telle ou telle industrie de financer au titre non pas de son entreprise mais de son propre compte ? Quel est le poids de 1000 modestes adhérents pouvant cotiser à hauteur de 10 € chacun, face à quelques super-riches pour qui la cotisation de 7500 € est une formalité ? Les méfaits de l’élection sont donc atténués mais pas supprimés.

      Et tu t’es focalisé sur le biais financier, mais il y a un autre biais, sans doute le plus important, à savoir le biais médiatique. Or, les principaux médias de ce pays ne sont pas détenus par des anges... Pour gagner, tu dois obligatoirement trouver le soutien de l’oligarchie économique, directement ou indirectement, que ce soit au niveau national ou au niveau local d’ailleurs. Il me semble qu’au Parti de Gauche, on devrait être bien placé pour s’en rendre compte, vu comme son temps d’antenne auquel il pouvait prétendre a été bafoué lors des dernières élections.
    • 3 votes
      Niza (---.---.---.119) 28 juillet 2012 12:55

      Souvent les politiques sont rémunéré après leur mandat, les grandes entreprises les payent très cher pour faire des mini conférences ou remettre des rapports bidons a prix d’or.

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