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Accueil du site > Actualités > Economie > Dette, crise, chômage : qui crée l’argent ?

Dette, crise, chômage : qui crée l’argent ?

Système bancaire : de l'escroquerie à la manipulation mentale

 

Le système bancaire n'est pas une simple escroquerie financière internationale, mais une industrie concertée et programmée de la mise en servitude de l'ensemble de la population terrestre par la manipulation médiatique. La truanderie en col blanc repose essentiellement sur le fait de cacher à la population la véritable nature de "l'argent". 

 

Tromper les gens au sujet de l’argent permet de les maintenir en esclavage dès la naissance en leur faisant croire qu’ils doivent quelque chose à leurs voleurs. En vous laissant manipuler, en restant des idiots qui se font plumer sans comprendre comment, vous condamnez votre propres petits enfant à l’esclavage. Comme les escrocs savent très bien que leur arnaque ne tiendrait pas plus de quelques jours si la population en connaissait les ficelles, ils investissent énormément dans les médias pour maintenir les gens dans un état de conscience déficient par l’intoxication du divertissement stupide et par la diffusion massive d’une pensée unique foireuse énoncée par des pantins à mine grave. 

 

Tout ce qui nous arrive collectivement ou individuellement est d’une manière ou d’une autre lié au système bancaire. C’est en grande partie pour lui que vous commencez la journée et partez travailler. C’est lui qui occupe une grande partie de vos projets et de vos inquiétudes.

 

Arriverez-vous à payer ce crédit ? Pourquoi devez-vous verser chaque mois un loyer à fond perdu pour habiter chez vous ? Comment la France va-t-elle rembourser sa "dette" ? Par quel sombre maléfice les êtres humains qui ne sont pas encore nés sont-il déjà endettés ?

 

Et qui sont les maîtres de ce jeu ?

 

Les plus riches sont-il vraiment les plus méritants, les plus ingénieux, les plus utiles, les meilleurs ? Pourquoi sont-ils de plus en plus riches et pourquoi vous demande-t-on en même temps d’en faire toujours plus, de payer de plus en plus d’impôts, de vous serrer la ceinture, d’assumer les frais de cette prétendue "crise" éternelle que vous n’avez pas provoquée ?

 

Voici une vidéo réalisée par Gabriel RABHI, pédagogique et sans mise en scène grandiloquente, qui apporte des réponses à ces questions. (Je précise que le style de mon commentaire d’introduction ici publié n’engage que moi.)

 

Dette, crise, chômage : qui crée l’argent ?

 

 

Lien du site d’origine présentant la vidéo dans des versions différentes, plus ou moins longues :

http://www.inter-agir.fr/

 

Image : LE BANQUIER ET SA FEMME - VAN REYMERSWAELE Marinus (attribué) - Massys Quentin (ancienne attribution) - peinture à l’huile, bois. Source

Tags : Economie Télévision Finances Médias Banques Manipulation Finance



Réagissez à l'article

21 réactions à cet article    


  • 7 votes
    Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 10 décembre 2014 13:46

    Bonjour à tous,


    Cette vidéo a déjà été publiée sur Agoravox (je m’en suis rendu compte après l’avoir proposée) mais en plein mois d’août, et n’a pas eu l’audience qu’elle mérite . C’est un entretien avec son réalisateur, Gabriel Rabhi, que l’on peut trouver ici, qui m’a donné l’envie de la partager et d’en discuter. 

    • 4 votes
      Éric Guéguen Éric Guéguen 10 décembre 2014 14:09

      Merci Gaspard.
      J’écouterai dès que possible.



        • vote
          Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 10 décembre 2014 15:35

          Eh oui ! Merci pour ce lien. 


        • 3 votes
          Ozi Ozimandias 10 décembre 2014 16:03

          Excellent documentaire, pédagogique et qui frappe juste, ciblant parfaitement les causes des différentes crises qui nous accablent et apportant des pistes sérieuses pour y remédier.
          .
          Merci Qaspard de l’avoir remis, ça aurait été dommage de le louper  smiley


          • vote
            un primate un primate 10 décembre 2014 16:10

            2 heures de vidéo ?


            Je regarderai quand j’aurais le temps (et l’envie).

            Je suis une victime de la culture zapping. J’ai du mal à me concentrer plus de cinq minutes. En plus, y’a même pas de femme à poil et d’ultra-violence !

            • vote
              Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 10 décembre 2014 16:40

              "En plus, y’a même pas de femme à poil et d’ultra-violence !"


              Si, si, justement ! Il y a une scène en particulier... Mais je ne vous dirai pas à quel endroit. Il faut tout regarder pour tomber dessus.  smiley

              (Il existe aussi des versions plus courtes de ce film, qui sont données en lien à la fin de l’article)

            • vote
              Éric Guéguen Éric Guéguen 10 décembre 2014 16:48

              J’arrive au bout.
              Beaucoup à en dire, je vous fais un retour demain. Merci pour le partage.


              • 1 vote
                maQiavel maQiavel 10 décembre 2014 17:33

                Merci pour le document Qaspard , c’ est assez long et comme vous le précisez souvent , on vit à l’ ère d’ internet et de l’ immédiateté , ça va être difficile à suivre tout de suite en une fois mais je le suivrai un de ces jours , j’ espère apprendre des choses , je l’ ai mit dans un dossier « à regarder plus tard ».

                Concernant « la véritable nature de l’ argent » , je pense que l’ argent n’ est pas seulement un outil qui a une fonction précise , à un certain moment donné , avec la généralisation des échanges , par un processus quasiment mystique le signifiant monétaire devient autre chose en se personnifiant ( personnification ) et ses utilisateurs deviennent des choses ( réification ).

                Quand la monnaie n’est plus qu’un intermédiaire entre deux marchandises, et qu’il  devient accumulation de la monnaie pour la monnaie, le processus satanique est lancé et plus personne ne peut y faire quoi que ce soit …

                 


                • vote
                  lupus lupus 10 décembre 2014 21:26

                  déjà vu et revu


                  • vote
                    samagora95 samagora95 11 décembre 2014 00:03

                    Le documentaire part en vrille dès le départ ! 


                    Le roi ou le tyran n’a pas besoin de monnaie pour extorquer des biens à ses sujets, il prélèvent de façon autoritaire une partie de leur production tout simplement, en échange de leur sécurité.

                    La monnaie répond simplement à un impératif pratique, il est quand même plus facile de détenir de la monnaie pour un jour l’échanger contre un bien quelconque, que de garder du poisson, des pommes de terre ou une chèvre chez soi.

                    La monnaie provient effectivement du crédit qui n’est rien d’autre qu’une production réelle mais future, la somme de toute la monnaie doit-être égale à la somme des biens réels +les bien en production.

                    Pourquoi à votre avis est-on passé d’un mode de vie très rude pendant des milliers d’années de troque à un mode de vie bien plus facile en quelque décennie ? c’est grâce à la monnaie et au capitalisme.

                    • 5 votes
                      Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 11 décembre 2014 02:25

                      "Le documentaire part en vrille dès le départ !" 


                      C’est pour mieux percer la coquille de l’ignorance, Samagora.  smiley

                      "Le roi ou le tyran n’a pas besoin de monnaie pour extorquer des biens à ses sujets, il prélèvent de façon autoritaire une partie de leur production tout simplement, en échange de leur sécurité."

                      Ce que vous dites est vrai de certains tyrans politiques (du genre féodal). Toutefois, les tyrans économiques existent aussi, et ils ont d’autres procédés qu’il est utile de connaître. Ce sont ces procédés de tyrannie économique que ce film se propose de décrire. 

                      Maintenant, si vous ne regardez le document que dans l’espoir de pouvoir sauter le plus vite possible sur une chose avec laquelle vous n’êtes pas d’accord, parce que vous avez au départ un avis définitif et complet sur la question, sans aucun espace disponible dans votre tête pour bouger d’un millimètre, il sera difficile de comprendre le propos du réalisateur (mais bien sûr vous n’êtes pas obligé de l’écouter).

                      "Pourquoi à votre avis est-on passé d’un mode de vie très rude pendant des milliers d’années de troque à un mode de vie bien plus facile en quelque décennie ? c’est grâce à la monnaie et au capitalisme."

                      Ce film ne fait pas particulièrement la promotion du troc (un procédé bien limité !) et il ne propose pas non plus de solution de type bolchevique (l’auteur semble plutôt favorable à une société d’acteurs économiques indépendants et attentifs à la notion de "bien commun").

                      Mais j’ai aussi une question : Pourquoi à votre avis les Grecs contemporains sont-ils passés, en seulement quelques années, d’un mode de "vie plus facile" à un mode de vie "très rude" les réduisant à revenir au troc pour ne pas mourir de faim ? C’est à cause du manque de capitalisme en Europe et dans le monde ? 

                    • 3 votes
                      samagora95 samagora95 11 décembre 2014 09:07

                      Attention je ne défends pas le faux capitalisme actuel qui n’est rien d’autre qu’une stratégie de mise en esclavage de l’humanité, rien n’est plus éloigné du capitalisme que le jeu truqué auquel nos dirigeant actuels cherchent à nous faire participer de force.

                      Le capitalisme ce n’est pas la privatisation des gains et la socialisation des pertes, c’est même contraire à l’idée de capitalisme (subprime aux USA)
                      Ce qui arrive aux Grecs et qui ne tardera pas à nous arriver c’est la mise en place à rouleau compresseur de l’ultra libéralisme, concept auquel je n’ai jamais cru, il produira inévitablement une société d’esclave. Le capitalisme doit-être dompté, comme un animal puissant et plein de potentiel, mais qui doit-être tenu en laisse, sans quoi il ravagera son environnement.

                      J’ai regardé ce documentaire en entier et plus d’une fois, comme beaucoup d’autres du même genre, ils cherchent à démontrer que la monnaie est virtuelle et quelle est produite à partir de rien, c’est un raisonnement qui ne tien pas compte ou qui ne saisi pas la dynamique de l’ensemble du système.

                      Fondamentalement le capitalisme et un générateur de différence de potentiel c’est une sorte de pompe qui oblige la société à se mettre en mouvement, la monnaie et l’énergie qui circule dans le système, sans cette différence de potentiel la société humaine stagnera, comme elle l’a fait durant des milliers d’années et passera son temps à s’échanger des salades et des pommes de terre.



                    • 2 votes
                      Éric Guéguen Éric Guéguen 11 décembre 2014 11:17

                      Je m’y colle.
                       
                      J’ai donc beaucoup apprécié cette vidéo en ce qui me concerne, et je regrette que ce genre de choses ne puisse pas passer à la télé à une heure de grande écoute... (ce qui serait plus confortable que les liens web sous le manteau). Mais bon, nous savons tous ici pourquoi ce ne sera jamais le cas.
                       
                      C’est un vrai travail pour le bien commun que Gabriel Rabhi signe ici, indéniablement, même si j’ai relevé certains biais partisans. Et c’est là-dessus que je voudrais revenir.
                       

                      Il me semble, Gaspard, que l’on pourrait schématiser le problème de la monnaie sous forme de deux vases communicants : d’un côté la CONFIANCE, de l’autre l’INTÉRÊT (voire le besoin). Or, la confiance, qu’on le veuille ou non, est beaucoup plus à son aise dans des communautés restreintes, soit celles où tout le monde se connaît et se fréquente au quotidien. Je ne dis pas que la confiance y est certaine, mais en tout cas y est-elle plus envisageable. L’intérêt, lui, est commun, évident, quelle que soit la taille de la communauté en question.

                      Par ailleurs, on aimerait nous faire croire que l’Histoire n’est qu’un long processus de socialisation universelle pacifiée, ce qui signifierait une lente progression vers la société œcuménique des individus déliés mus de manière harmonieuse par leur intérêt bien compris. Ce qui est une farce.

                       

                      Ceci m’amène à quelque chose que la vidéo passe sous silence. Je pense que Gabriel Rabhi s’est inspiré du best seller de David Graeber (Dette : 5000 ans d’histoire, plébiscité par Chouard) pour dauber sur l’idée du troc. Je dois avouer que je n’ai pas (encore) lu ce livre, mais je connais bien au moins l’une de ses références (Karl Polanyi) et les intentions de Graeber. Celui-ci, anar revendiqué, veut faire comprendre que la dette économique est quelque chose de propre à l’espèce, de toute éternité, ce afin de se servir de travaux anthropologiques contre les actuelles politiques d’austérité. Mais Polanyi, lui, s’il fait un sort à la fable du troc instituée par Adam smith, ne dit pas que le troc... n’a jamais existé !! Bien sûr que le troc a existé, ce n’est pas Adam Smith qui l’a inventé ! Seulement pour lui restituer sa VRAIE place dans l’Antiquité, il faut distinguer commerce local (i.e. communautaire) et commerce extérieur (au long cours). Le principe de dette et de monnaie est parfaitement opérationnel dans les communautés réduites dont je faisais état plus haut. En revanche, entre civilisations ne partageant rien d’autre que le besoin de commercer, donc l’intérêt marchand, le troc a eu sa part et se justifiait. Mais bien entendu, l’admettre, c’est admettre qu’il doit y avoir une limite à la taille des communautés politiques humaines, limite au-delà de laquelle plus rien n’est tenable, la politique se meurt et l’économie se débride dangereusement. Ce que nous vivons actuellement...

                       

                      [suite à venir].


                      • 2 votes
                        Éric Guéguen Éric Guéguen 11 décembre 2014 12:22

                        Suite et fin :
                         
                        Je voudrais à présent revenir sur un autre aspect de la vidéo. Gabriel Rabhi parle à un moment d’intérêt général rentrant en contradiction avec l’intérêt particulier, ce qui tient de l’évidence. Mais j’ai bien écouté ce qu’il en déduit et l’intérêt "particulier" dont il parle... c’est l’intérêt des seuls oligarques !!! Là, il me semble y avoir de l’angélisme qui ne rend service à personne. L’intérêt particulier, je suis au regret de dire que c’est celui de tout un chacun, et que bien souvent, les oligarques spéculent précisément sur ce qui va répondre le mieux aux intérêts particuliers fédérés : là est l’une de leurs forces principales !! Ce qui, de surcroît, amène à repenser le régime politique nécessaire à l’ordre économique, comme Rabhi le dit lui même à la fin de son intervention (il conclut sur trois points à repenser de toute urgence : le bien commun, l’environnement et la démocratie. En fait, le second me semble inclus dans le premier, mais Rabhi se devait de le mettre en évidence, papa oblique en quelque sorte).
                         
                        Je crois qu’il est fait l’impasse sur le fantastique appel d’air que constituent nos réflexes marchands quotidiens à toutes et tous. En effet, anthropologiquement - et Rabhi le rappelle lui-même - nous sommes passé d’une civilisation de l’être spirituel à l’avoir matériel, de la religion au sommet au commerce (donc à la finance) en lieu et place.
                        Nous avons - tous implicitement - misé sur l’intérêt universalisable comme moteur des "démocraties" à la sauce contemporaine. C’était une erreur, mais une erreur qu’on ne corrigera pas de sitôt, et surtout pas à coup de programmes politiques. Les sociétés doivent réapprendre à se considérer comme "communautés", à se penser dans le temps long et à assumer le poison que constitue le culte rendu à l’éternelle croissance - garante de tous les progrès - donc à la surconsommation que ne met que (trop) rarement l’auteur en perspective.
                         
                        EG


                      • vote
                        pegase pegase 11 décembre 2014 15:00

                        Je suis d’accord avec tout Guéguen, mais vous feignez ignorer qu’au départ il y a une communauté qui a des intérêts communs, des liens communs, familiaux, culturels, linguistiques etc .. qui dans son ensemble est obligé de se protéger au sens militaire du terme des agressions extérieurs ...


                        Un peuple, c’est avant toutes choses, un territoire défendu par une armée .... C’est à partir de là que l’économie doit se construire !

                      • 4 votes
                        Éric Guéguen Éric Guéguen 11 décembre 2014 15:24

                        Heureux que vous soyez revenu à des sentiments plus doux à mon endroit.
                        Je vous promets que je ne feins rien du tout, Pégase. Depuis que j’officie sur Agoravox, je ne cesse (et certains peuvent m’en être témoins) de mettre en avant le besoin de communalité, la nécessité du sentiment d’appartenance, le prochain retour à des types de communautés politiques souveraines et l’abandon de l’hérésie de "sociétés" esclaves du marché et des droits de l’homme qui, conjointement, nuisent à toute idée nationale.

                         

                        Une autre chose que je mets systématiquement en avant est le danger du mercenariat, de la professionnalisation, en matière militaire comme en politique (armée de métier et personnel politique). Ceci implique un rétablissement du service national d’une part, de l’autre une réforme de nos institutions politiques et une révision de notre rapport à la politique : celle-ci ne peut plus se limiter à élire la plus illustre des nouilles à intervalle régulier. Les gens doivent mettre les mains dans le cambouis.


                      • vote
                        Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 14 décembre 2014 08:23

                        Eric, concernant la confiance nécessaire au fonctionnement de la monnaie, nous pouvons dire qu’elle est restreinte à une petite communauté si nous parlons de la confiance ENTRE les acteurs économiques. Mais il y a aussi bien sûr la confiance EN la puissance de l’entité qui édite la monnaie - et c’est d’ailleurs pourquoi l’empereur, le roi, la République frappent monnaie à leur image (profil humain et symbole constituant conventionnellement les deux côtés d’une pièce). Sans quoi on ne pourrait pas comprendre la "confiance" transnationale dont bénéficient certaines monnaies. 

                        Evidemment, la confiance "entre nous" est indispensable pour éditer une monnaie locale apte à faciliter les échanges économiques horizontaux entre gens de bonne compagnie ; elle peut même être suffisante tant que ces échanges s’accommodent bien de l’absence de l’autorité verticale du prince ou de l’administration impériale. Voilà aussi pourquoi il est plus facile de faire de bonnes affaires au sein d’une communauté fermée que d’une manière "républicaine".  smiley


                        • vote
                          Éric Guéguen Éric Guéguen 15 décembre 2014 17:41

                          Gaspard, étant donné que le sujet semblait vous intéresser, je me permets :
                          http://www.causeur.fr/marine-le-pen-bourdin-torture-30634.html



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