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Accueil du site > Actualités > Economie > Dette : On a fait des bêtises, on va le payer - Olivier Delamarche

Dette : On a fait des bêtises, on va le payer - Olivier Delamarche

« Aujourd'hui ça vaut quoi un dollar ? Ça vaut même pas le prix du papier... C'est ridicule. » Olivier Delamarche

 

Crise de la dette souveraine, faillite des pays, incompétences des politiques, défaut du Japon, Glass-Steagall Act, faillite des banques, nationalisation...

 

Tous ces sujets sont évoqués par Olivier Delamarche dans cette interview réalisée par les membres des forums du site onnouscachetout.com, le 6 mars 2012 à Paris.

 

 

Une série de questions permet à Olivier Delamarche (gérant chez Platinium Gestion et chroniqueur économique sur BFM Business) de décrire la situation économique actuelle, les erreurs du passé, ce qui nous attend si on continue sur la voie de l’endettement des Etats, et quelques pistes pour corriger le tir (si c’est encore possible, avant un effondrement global...).

 

Résumé des questions/réponses :

 

Remboursement de la dette publique aux banques ?


Soit un pays fait défaut (Le cas de l’Islande) et ça peut se terminer mal, soit vous remboursez la dette et de toute façon ça se terminera très mal (récession).
Il vaut mieux ne pas faire de dettes et ne pas fonctionner sur ce système là en croyant que ça marchera toujours.
Mais ce système est mondial et aujourd’hui c’est la voie de la fuite en avant qui est privilégiée.


Une dette qui enfle entraîne un défaut de paiement généralisé ; ça veut dire qu’il faut aller voir vos créanciers : en interne avec en perspective la ruine des épargnants et à l’extérieur vous êtes aux prises avec ceux qui détiennent votre dette...


"Le Japon c’est cuit, le Japon c’est fini" (...) "ça fait 15 ans qu’ils ne font pas de croissance".
L’épargne des japonais ne suffira pas à absorber la nouvelle dette qui est émise par le Japon. Obligé d’aller sur les marchés, avec 250% de dette...
C’est sûr, le Japon fera défaut...


Une révolution possible aux Etats-Unis prochainement ?

Ça peut se finir mal...
L’illusion persiste car les résultats des entreprises américaines sont bons. Mais avec 20% de chômeurs (qui ne peuvent plus consommer) et un modèle où tout repose sur la consommation, la situation est plus que délicate...
Le pays est Endetté à environ 150%


La Chine risque de connaitre une baisse de sa croissance et la bulle immobilière menace d’exploser...


Effondrement du système ? Faillite des banques ?

Le bilan de la BNP c’est plus que le PIB français... le risque est bien présent.


Nécessité de mettre en place un Glass-Steagall Act *.

 

Renationalisation des banques ?

Les banques vont chuter...
Dexia et des banques britanniques ont déjà été nationalisées.
L’Etat garderait la partie bancaire pure.


Toute la croissance des pays occidentaux est basée sur une seule chose, la consommation...

 

Etc.

 

Un passage un peu surréaliste : on lui dit "Vénézuela", "Russie", il répond "Corée du Nord"...
 

_ _ _

 

* Glass-Steagall Act est le nom sous lequel est généralement connu le Banking Act de 1933 aux États-Unis. Celui-ci a :
 

  •  instauré une incompatibilité entre les métiers de banque de dépôt et de banque d’investissement ;
  •  créé le système fédéral d’assurance des dépôts bancaires ;
  •  introduit le plafonnement des taux d’intérêt sur les dépôts bancaires (la Regulation Q).

 

Battu en brèche depuis le milieu des années 1970 et largement contourné par l’ensemble de la profession bancaire, il a finalement été abrogé le 12 novembre 1999 par le Financial Services Modernization Act, dit Gramm-Leach-Bliley Act, juste à temps pour permettre la fusion constitutive de Citigroup.
Source : Wikipédia

Tags : Europe Economie Etats-Unis Chine International Banques Dette Crise financière



Réagissez à l'article

26 réactions à cet article    


  • 10 votes
    bebol bebol 16 mars 2012 18:37

    Je suis bien d’accord avec vous. Mais je dois avouer n’avoir pas tenu jusqu’au bout... loin de là ; 18 minutes exactement.
     
    Cet homme présente les choses d’une manière totalement cynique et inhumaine et uniquement basée sur le principe du profit financier, uniquement ; et ce, sans jamais verser dans le principe politique ou idéologique qui pourrait peut-être le faire quelque peu douter sur son assurance concernant l’inéluctabilité d’une chute totale d’un système financier dont la mécanique purement déshumanisée (!) lui apparait comme une logique sans faille qui fera nécessairement choir le monde dans le chaos.
     
    "C’est foutu, on peut plus se faire du pognon ! Putain, on a été trop con à sucer comme ça sur cette queue rincée depuis perpet’ pourtant ! Bon, allez, on va dire aux blaireaux de base qu’en plus d’avoir eu à sucer, il se sont bien faits enculés et que c’est pas fini ! Et puis, quand ce sera fini pour de vrai, pour eux... on reviendra !", voilà ce qu’il me semble dire.
     
    Peut-être le reste de son discours diffère grandement de ce que j’ai entendu jusqu’à la 18ème minute... Mais je ne me sens plus de l’entendre, cet homme-là. Donc, pour ceux qui pensent qu’il a des choses autrement intéressantes à dire... Je suis bien prêt à entendre vos récriminations à l’égard de mon mot.


  • 4 votes
    RepublicainVox RepublicainVox 17 mars 2012 17:48

    Le probleme de Delamarche, c’est qu’il ne dit jamais qu’il faudrait que les état ne payent pas d’interet.


  • 3 votes
    maQiavel machiavel1983 17 mars 2012 17:52

    @republicanvox

    Ce qui revient à ne plus payer la dette puisqu’ on ne fait que payer des intérets, je me trompe ?

  • 6 votes
    fanc 17 mars 2012 20:13

    @Charli123

    Je crois que tu n’as rien compris aux propos de Delamarche, je doute même que tu l’ai écouté car sinon tu saurais que justement il réussit à engraisser ses petits rentiers, et ce même à cette époque !!!

    Comment fait-il ?
    Il analyse objectivité la situation.

    Pourquoi son discours est-il cynique ?
    Parceque l’objectivité de ses analyses le pousse à être cynique, car c’est le monde dans lequel on vit.

    D’une manière générale ; les commentaires postés ici sont infondés et simplistes.


  • 3 votes
    Radix 17 mars 2012 22:09

    bonjour

    L’objectivité consiste à dire : "Nous avons fait des bêtises et vous aller les payer".

    Radix


  • 1 vote
    fanc 17 mars 2012 22:53

    l’objectivité consiste à dire : "Nous avons fait des bêtises et vous aller les payer".

    NON, Delamarche dit : ON a fait des erreurs (pas NOUS) et ON va le payer (pas VOUS).

    Dans les deux cas il ne désigne personne et ne s’y inclue nullement.


  • 2 votes
    Radix 18 mars 2012 15:17

    Bonjour Fanc

    C’est le fait qu’il ne s’y inclut pas qui décrédibilise son discours !

    Radix


  • vote
    Rick Rick 18 mars 2012 22:37

    Il me semble qu’a un moment donné, il désigne bien la source du probleme comme étant la dette justement. J’ai pas trop envie de rechercher le passage mais je suis sur qu’il en parle.


  • vote
    Rick Rick 18 mars 2012 22:45

    Désolé mon message ci-dessus était destiné a républicanvox.


  • vote
    Rick Rick 18 mars 2012 22:46

    Désolé mon message ci-dessus était adressé a Republicanvox.


  • vote
    Garuda 19 mars 2012 17:04

    Il se trompe rarement et en même temps, il me laisse sur ma faim.
    Ok les dettes d’états ne seront jamais remboursées, les USA sont ruinés, le système va s’effondrer. Et après ? Aucune piste, aucune idée, aucune suggestion.
    Alors je comprend parfaitement qu’il ne puisse avoir aucune certitude sur le monde d’après, (qui le pourrait d’ailleurs), mais ce grand vide me donne le vertige


  • 9 votes
    flesh 16 mars 2012 20:36
    "Un passage un peu surréaliste : on lui dit "Vénézuela", "Russie", il répond "Corée du Nord"..."

    Oui, j’avais noté aussi... On voit là les bornes qu’il ne doit pas dépasser... Poubelle


    • 9 votes
      bebol bebol 16 mars 2012 21:55

      Tout à fait. Tout comme vous, je suis bien loin d’être aveugle sur cette situation terrible qu’est la nôtre. Seulement, contrairement à Delamarche et ses afficionados, je ne vois pas en quoi il faudrait nécessairement considérer toute cette situation critique par le seul prisme du bilan comptable tout-puissant qui, par sa nature même, s’exclue de toute considération humaine.
       
      Delamarche (n’oublions pas quelle est son activité professionnelle) ne fait que hurler avec les loups après s’être gentiment bâfrer sur le dos des moutons crétins. Et tout le monde de l’applaudir comme s’il tenait en ses cordes vocales la seule voix (voie) du destin mondial : "aucune puissance politique ne peut ou ne doit agir, si personne ne peut payer pour rembourser des dettes qui ne sont celles du peuple,ce sera pourtant au peuple de payer de sa chair", voilà ce qu’il semble dire.
       
      Plutôt qu’avoir la tête dans le sable, je me vois plutôt comme préférer vouloir trouver de quoi respirer un air encore vivifiant quelque part, plutôt que garder mon nez au niveau du fondement de tels individus aux rejets presque aussi nauséabonds que ceux qui sortent de leur bouche.


    • vote
      bebol bebol 16 mars 2012 21:57

      Pour l’erreur : "s’exclut", bien sûr.


    • 5 votes
      Hijack ... Hijack 16 mars 2012 20:55
      Sheikh Imran Hosein - The Dollar will collapse

      Vidéo sous titrée en français ...


      • 17 votes
        Croa Croa 16 mars 2012 23:48

        Ce monsieur ment sur un point essentiel en laissant entendre qu’en cas de non remboursement des dettes les épargnants allaient être les perdants et donc que « ça se passerait très mal » ! C’est laisser ainsi entendre (sans le dire car il ne veut pas passer pour incompétent) qu’au départ ce serait les épargnants qui prêteraient ! Il sait très bien que les sommes en jeux (les dettes) n’ont rien à voir avec les épargnes (infinitésimales à coté !) Mais ce serait alors reconnaître la responsabilité pleine et entière des banques émettrices de monnaie de singe, et ce faisant cracher dans la soupe !

        En fin de compte il existe une solution simple : Les états font défaut (en effaçant les dettes), assurant juste les garanties d’épargnes véritables (pas de problèmes avec ces sommes peu importantes) et nationalisent les banques ruinées donc gratuitement (chaque état les siennes.) Suite à quoi on abolie l’usure pour éviter que ça recommence (les banques redevenues un service public n’ont plus besoin d’arnaquer pour vivre.) Le monsieur sait cela mais cet imposteur sait se faire juste assez critique pour justement ne pas révéler l’évidence voire faire peur au gens qui iraient dans ce sens genre « nous allons à la catastrophe mais surtout ne touchez à rien ! »


        • 3 votes
          babs 17 mars 2012 00:05

          y a pas grand chose de faux dans ce que tu dis !!!
          +1


        • 12 votes
          Alexiox 17 mars 2012 02:50

          Ce n’est pas ce qu’il dit.
          Les dettes des états sont sous plusieurs formes : certaines achetées par des banques et autres sociétés privées, d’autre achetées par des épargnants.
          Donc si on annule les dettes des états, tous perdent leur investissement.
          Alors on nationalise pour gratuit les banques, dont l’investissement sur les dettes en question ne vaut plus rien. Du coup l’état qui nationalise, doit sur ses fonds propres (le pognon en caisse), payer la valeur des "comptes en banques" des particuliers, des entreprises, plus leur "épargne véritable". Sachant qu’à partir de là, il est impossible d’emprunter pour financer cela, au pire faire marcher la planche à billet, à savoir créer de la monnaie à 0% non remboursable .

          Le monsieur sait que le capital plus le travail et le savoir-faire créent de la richesse. Il a aussi bien compris l’absurdité du système actuel. (il a probablement compris Smith et Marx)
           
          On juge le messager sans tenir compte de son message ?


        • 4 votes
          ffi 17 mars 2012 10:09

          Quand on voit le montant cumulé des dettes de toutes les nations du monde, il me semble un peu présomptueux d’assurer que personne ne serait lésé lors d’un effacement généralisé des dettes.
           
          Mais le plus gros problème est encore le fait que les dettes soient en général détenues à l’internationale (Il suffit de voir l’exposition des banques françaises en Grèce). Un effacement pur et simple de dette peut mener à de violents casus belli, et tout peut dégénérer une guerre généralisée.

          De plus, il faut voir que toutes les mutuelles ont aussi profité à fond de ce système. Donc, derrière, c’est tout le système d’assurance qui est susceptible de s’effondrer (c’est pour cela que la gauche, très en cheville avec les mutuelles, ne voudra pas remettre en cause le système).
           
          Par conséquent, la seule solution raisonnable est la monétisation progressive de la dette de chaque Nation, ce qui implique que chaque Nation ait une souveraineté monétaire, et par conséquent que la France retrouve la sienne.


        • 3 votes
          maQiavel machiavel1983 17 mars 2012 14:17

          Incompétence politique ? C’ est bien de ça qu’ il s’ agit ? Ou bien est ce une stratégie ? Désolé de poser des questions de soucoupistes conspirationniste d’ extrème droite hein , mais j’ ai bien l’ impression qu’ il s’ agit surtout de plumer au maximum les peuples !


          • 2 votes
            Le Bordelleur Le Bordelleur 17 mars 2012 16:03

            Ce n’est pas pire, même s’il fait dans l’anticonspirationiste pavlovien, ça se regarde.


            • 4 votes
              rmusic Mahler 17 mars 2012 17:51

              Olivier Delamarche est un Homme, donc comme tous les Hommes il n’est pas parfait. Cependant globalement ses analyses sont pertinentes, après c’est comme tout il faut savoir prendre ce qui est bon et enlever le plus mauvais. Après il analyse tout d’un point de vue économique où on dirait que l’Homme ne pèse peu, bein c’est un peu le monde dans lequel on vit, un monde déshumanisé complètement régit par l’économie. A nous de prendre les bonnes décisions et de la changer.


              • 6 votes
                suumcuique 17 mars 2012 19:12

                Dès que Delamarche sort de son domaine d’expertise, qui se réduit à bien peu de choses, il enfile perles sur perles, comme celle-ci : "La BCE n’est pas privée..." 


                Il n’a jamais entendu parler des Rothschild, ni des Rockefeller. Pire, il voudrait un nouveau Churchill - un énergumène qui, pour se faire lordiser, n’avait pas hésité à se vendre aux Levantins dans les années 1920. 

                Il gère - avec une faconde d’une rare suffisance et un bon sens de turfiste. 





                • 1 vote
                  gazatouslesetages 18 mars 2012 02:44

                  le pire, c’est qu’il a raison..
                  faire défaut, supprimer les dettes, pour ensuite user de la planche à billets, faudra pas s’étonner du résultat., et ça plaira aux cigales qui ne veulent pas entendre qu’il faut planquer ses sous.
                  ce seront les premières à n’avoir que leurs yeux pour pleurer...


                  • 1 vote
                    Rick Rick 18 mars 2012 22:33

                    Sa remarque quand au fait que personne n’ai rien dit du moment que l’argent coulait a flot et que l’on pouvait consommer à volonté et que maintenant que l’on en paye les conséquences, tous le monde vient pleurer pour l’injustice subie, est une des choses les plus pertinentes que j’ai pu entendre ces derniers temps. Je pense qu’il a mit là le doigt sur quelque chose d’essentiel.
                     


                    • 3 votes
                      katouch53 19 mars 2012 01:07

                      J’écoute régulièrement depuis deux ans Olivier Delamarche, il ne s’est jamais trompé. Tout ce qui est arrivé ces derniers mois, il l’avait prévu depuis deux ans. Dans son domaine, la gestion de patrimoine, ce qui ne fait pas de lui un trader, ils y en a dans ce forum qui feraient bien de se renseigner avant de parler. Par ailleurs, un économiste, qui passe, un peu, à la télévision et qui s’appelle Jacques Sapir dit à peu près la même chose, sans jamais se tromper non plus. Sapir est classé politiquement et discrètement, plutôt à l’extrême gauche. Ces gens ne cherchent, ni à nous affoler, ni à nous spolier. Ils cherchent juste à nous éclairer sur les mensonges des politiques qui font sommet sur sommet européen en nous disant, chaque fois, que l’euro est sauvé. Faux !! Il y a certains experts, hélas peu connus, parce qu’ils doivent gêner quelqu’un ou quelque chose, qui prédisent la faillite financière de la France dans l’année qui vient. Delamarche et Sapir se fatiguent à nous le dire. Mais..... rien de mieux que de faire l’autruche et pleurer quand les livrets A seront pillés. 



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