Eurocalypse est un roman d’anticipation publié en 2006 dans lequel se met en place le pouvoir des corporations après une crise cataclysmique dans les années 2010. Le récit se situe en 2038.
La ruine des Etats a conduit les classes dirigeantes à féodaliser tout azimut ce qui amène à une société aux abois qui ne se résume plus guère qu’au cantonnement des populations dans trois sortes de zones différentes : les hyper- zones, quartiers réservés à l’élite des riches et des puissants, les infra- zones dédiées aux classes moyennes majoritairement blanches géré par des entreprises privées et les extra- zones, territoires de relégation où végète dans la violence un sous prolétariat souvent coloré et toujours abandonné à lui-même.
Un roman ? En regardant cette vidéo on ne peut que saluer les auteurs pour leur clairvoyance car ils étaient très proches de la réalité. Comme ils l’avaient prévenu, « Contrairement aux apparences, ce livre n’est pas un roman ».Mais pouvaient-ils s’ imaginer que les choses iraient aussi vite ?
Extra-zones
C’est l’une des villes les plus dangereuses des États-Unis, un terrain de jeu pour les gangs et les dealers, et pourtant Trenton a dû licencier plus de 100 policiers, soit un tiers de ses effectifs. A l’image de nombreuses cités américaines au bord de la faillite, elle n’a même plus les moyens de payer pour la sécurité publique. Temps Présent s’est rendu dans cette ville, à une heure à peine de New York, pour partager le quotidien de ceux qui vivent avec des services publics réduits au minimum.
Quel rôle l’État doit-il jouer, peut-on vivre avec le moins d’État possible ? Cette thématique est au centre de l’élection présidentielle en cours. Temps Présent s’est rendu dans deux villes qui partagent un même sort : elles sont au bord de la faillite. Mais c’est leur seul point commun. Trenton, capitale du New Jersey, à majorité noire et hispanique, est complètement dévastée – et vit désormais avec une force de police amputée d’un tiers. Résultat : les crimes ont augmenté de façon spectaculaire. Une insécurité qui la fait glisser un peu plus dans l’abîme.
Infra- zones
Colorado Springs, elle, vit aussi au régime sec, mais ici c’est un choix délibéré. Dans cette ville au pied des Rocheuses, le « moins d’Etat », c’est presque une religion. Quand la crise a frappé, la ville a sauvé ses policiers, mais elle a sabordé d’autres services publics. Lampadaires éteints, parcs laissés à l’abandon, piscines fermées : les citoyens se sont réveillés du jour au lendemain dans un tout nouvel environnement. Ce qui est vraiment surprenant, c’est le programme d’adoption qui a été lancé par la ville : ainsi les plus riches ont pu se payer leur lampadaire ou leur parc… Et les businessmen les plus importants en ont profité pour prendre les rênes.
Pauvreté endémique
Selon Olivier Delamarche, les Etats-Unis trafiquent leurs chiffres du chômage et de la pauvreté : 15 % de la population américaine (47 millions d’américains) mange avec des tickets d’aide alimentaire.
Vive le rêve américain ! Source : - mécanoblog - Super résistance. |
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