• vendredi 25 avril 2014
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Contact
Agoravox TV
Accueil du site > Actualités > Environnement > Devenir paysan dans la joie et la simplicité
par cassia vendredi 25 mai 2012
9%
D'accord avec l'article ?
 
91%
(12 votes) Votez cet article

Devenir paysan dans la joie et la simplicité

"Récréer un éco-système aussi naturel que possible"

"La permaculture permet ne ne recourir à aucune énergie fossile".

Néo-paysan tout en gardant un travail à l'extérieur. 

 


ils vivent en simplicité et dans la joie par nature-boy-79

Tags : agriculture

Réactions à la vidéo Faire un don
  • 11 votes
    par soumayahastalavictoria (xxx.xxx.15.101) 25 mai 2012 09:08
    soumayahastalavictoria

    Bravo très bel exemple !


  • 1 vote
    par gerfaut (xxx.xxx.119.174) 25 mai 2012 09:50

    Ma question est sans doute naïve, mais les paysans sont souvent et anciennement individualistes, là ils veulent créer des groupes de paysans par internet, pour quoi faire exactement ? Faire des échanges de produits ? 


    Avec son exploitation, on peut arriver à une quasi autarcie alimentaire, donc quel est le but de s’ associer, à part la formation des nouveaux et l’ échange ?

    Sinon merci encore Cassia pour le sujet.

  • 5 votes
    par Nexus5200 (xxx.xxx.14.119) 25 mai 2012 11:57

    La quête de sens qui fait défaut à tous les citadins, Admirable 

    @ Gerfaut : Je pense que l’autarcie alimentaire n’est pas le seul but recherché par cette reconversion ; renouer avec le contact tout simplement humain sans nécessairement avoir une logique de prédation quand quelqu’un d’autre est en face de nous. 

    Les différents scandales de l’industrie agro-alim sont les seuls responsables de leur "propre" déclin. Ce qui en découle c’est aussi l’élément marketing (belle présentation des produits, calibrage et pubs faisant passer les fruits et légumes comme gorgés de soleil ) qui va tomber en lambeau.  

     


    • 2 votes
      par gerfaut (xxx.xxx.119.174) 25 mai 2012 12:58

      Désolé mais qu’ est-ce qu’ il y a de ’logique de prédation’ quand vous vendez vos légumes à quelqu’ un ? 


      On fait toujours un mauvais procès à l’ argent. L’ argent permet dans une situation normale de rétribuer justement quelqu’un à la hauteur qu’ il a fait, et on ignore la plupart du temps ce qu’ il a fallu faire pour produire ladite chose achetée. Tout le monde n’ est pas paysan. Les charges qu’ il a, le quidam les ignore. On a rien trouvé de mieux pour équilibrer l’ échange que l’ argent. Un boulanger se lève à pas d’ heure pour faire son pain, pendant ce temps là tout le monde dort. On a donc pas conscience de ces efforts qu’ il a fait, on est pas là pour les constater.

      Maintenant, on peut faire des cadeaux à tout le monde, mais après il faut bien vivre aussi...

      Et on peut se faire des amis sans passer par ce biais. 

    • 3 votes
      par Nexus5200 (xxx.xxx.14.119) 25 mai 2012 15:41

      Non il ne s’agit pas içi de faire un mauvais procès à l’argent puisque c’est à fortiori le seul moyen que l’on à trouvé pour faciliter les échanges. Mais c’est plus une réorientation des priorités à initier : Ne serait-ce pas mieux de sécuriser les voix alimentaires en les adaptant à une échelle plus humaine, plus locales (au niveau de la logistique cela permettrait d’allèger la charge qui plane au dessus des réseaux d’approvisionnements, etc...)

      Le problème ce n’est pas l’argent en lui-même, c’est ce que l’on peut en faire. si on avait une propension à l’équilibre, cela se saurait, donc faire en sorte d’imposer un compromis par nos actes est une idée intéressante car c’est en quelque sorte une émancipation d’un système de consommation basée sur le "toujours plus" à n’importe quel prix. D’assujettis à un système de contrôle qualité, on devient alors son propre contrôleur qualité, n’est-ce pas un beau retournement ? ( ça agit aussi sur le contact humain puisque les organismes acréditants tel où tel produit sont lointaines et vagues, où finalement on s’en remet à un document écrit et basta.

      pour votre ex du boulanger : Un ami d’enfance est lui-même boulanger et il est payé au lance pierre, soumis à une règle de quota de baguettes, viennoiseries en tout genre ; il fait un travail remarquable et en voulant remplacer les invendus par du frais, s’est fait jeter dehors. Il ne compte/comptait pas ses heures et malgré tout... Voilà, ce n’est pas pour rentrer dans les poncifs du genre : j’ai un ami qui nanani nanana ; voyez plutôt la logique du chiffre qui traîne derrière 

       Bien evidemment, il ne s’agit pas de la question de se "faire des amis" en les soudoyant avec des légumes^^ Imaginez le nombre de champs qu’il faudrait cultiver 


    • 1 vote
      par gerfaut (xxx.xxx.119.174) 25 mai 2012 18:09

      Mais le problème vient surtout de nous, c’est de NOTRE FAUTE ! Si on abandonne la production à un nombre de plus en plus restreint d’ homme, il va y avoir intensification, et tous ses problèmes. Si vous produisez vous même vous savez ce que vous mangez. Donc ne pas accuser le systême économique, ou je ne sais pas.


      Jean ferrat nous avait pourtant prévenu, le veau aux hormones, tout y est
      http://www.dailymotion.com/video/x3xsmd_jean-ferrat-la-montagne_music 

      En revanche, pour vôtre ami boulanger, là, le problème est la concentration récente des moulins de farine aux mains de quelques sociétés peu nombreuses. Elles forcent ensuite les boulangers à signer des contrats d’ exclusivité de livraison de farine et à produire des baguettes normées comme Baguépi, Gana,... Auparavant, chaque boulanger pouvait demander à son concurrent voisin de lui prêter de la farine en cas de manque, maintenant, ce n’ est plus possible. Ils ne sont donc plus maîtres chez eux ! C’ est un problème et il faut que cela se sache.

    • 1 vote
      par Nexus5200 (xxx.xxx.14.119) 25 mai 2012 18:30

      Justement, pourquoi on abandonne ce qui pourrait être notre propre production en la lèguant à d’autre ? Celui à qui l’on a abandonné notre production vivrière possède alors un pouvoir inégalable sur nous : celui de nous nourrir.

      Notre révolution française à débuter non seulement car les caisses étaient vides mais le prix du pain avait plus que doublé.

      Donc faisons en sorte de pouvoir s’engraisser, prenons de l’embonpoint avant que les plus aisés ne commencent à maigrir et nous, à mourrir. 

       


    • vote
      par gerfaut (xxx.xxx.119.174) 25 mai 2012 18:37

      Mais non, pour la Révolution, il y a eu des mauvaises récoltes, c’ était comme ça avant.


    • 3 votes
      par Nexus5200 (xxx.xxx.14.119) 25 mai 2012 19:04

      Oui à la base , et cela à entrainé une raréfaction / pénurie donc hausse des prix.

      Aujourd’hui encore, cela peut se reproduire en dépit des progrès techniques dans la production des denrées alimentaires et leur acheminement.

      Il faut se souvenir des inondations qui ont eu lieu en Thaïlande l’an dernier (impressionnantes et les sacs de sable déployés comme remparts sont toujours sur les paliers et pas de portes des habitations et des commerces !) 

      Cet évènement a engendré des problèmes d’acheminements de composants électroniques à travers le monde et particulièrement au Japon. D’entrée de jeux : hausse des prix et tout le toutim sur ces composants et les produits qui en découlent...

      Agir à son échelle avant que nous n’ayons nul autre moyen que d’en venir aux mains. 

        


    • 1 vote
      par rastapopulo (xxx.xxx.75.186) 27 mai 2012 14:08
      rastapopulo

      Ce qu’il y a de génial au niveau raisonnement, c’est qu’il faudrait soutenir le libéralisme de manière planifié par pays pour contre balancer le court-termisme de la loi du plus fort


    • vote
      par Nexus5200 (xxx.xxx.14.119) 28 mai 2012 16:50

      +1000 ; mais le problème c’est que on est régit (à mon sens) par cette vision court termiste. D’une certaine manière, c’est triste, car on veut tous de la croissance de malade ( c’est le cas de le dire) quitte à y laisser notre santé.

      La classe politique veut de la croissance pour avoir à éviter de faire face au mécontentement populaire, ça leur permet alors de pouvoir continuer leur petites affaire aux frais de l’Etat (que nous sommes)

      Il y a une chose qu’il admettent difficilement, c’est la prévoyance, le bon sens dont peut faire preuve au quotidien la plèbe . Cette plèbe grossissante et menaçante. 


  • 6 votes
    par Arsene Icke (xxx.xxx.159.140) 25 mai 2012 12:05
    Arsene Icke

    "Il faut franchir le pas sans hésiter", certes mais il ne parle pas du budget qui lui a été nécessaire et vu sa baraque et sa propriété il a bien du avoir besoin du bonus de sa femme, avocate internationale à Tokyo. Bref projet irréalisable pour le commun des mortels.

    Quand à faire un potager qui nourrit 10 familles sur 1.000 m2 (i.e. 30m*30m) alors là ça relève tout simplement de la magie (ou plutôt de l’escroquerie)


    • 5 votes
      par Talion (xxx.xxx.57.177) 25 mai 2012 12:33

      Aucune sorcellerie là-dedans...
      .
      Il ne faut pas confondre les rendement par paysan et les rendements par hectare.
      .
      Aujourd’hui les rendements par unité de surface sont misérables en agriculture intensive. On produit environ 3 à 6 fois moins qu’il y a un siècle.
      .
      Seulement évidement ça ne se voit pas parce qu’aujourd’hui la seule chose que les économistes et nos abrutis de politiques regardent, c’est le rendement par tête de pipe.
      .
      Ce mode de calcul est stupide... Il pousse à la destruction des bocages et à la sur-exploitation de terres ou de plantes qui à force d’être violentées ne demandent qu’à mourir... Chose que l’agriculteur moderne est poussé à empêcher par l’usage abusif de produits phytosanitaires.
      .
      Quant au prix d’achat d’un terrain... Évidement si vous le voulez dans la région Paca ou en Ile-de-France, ça va vous coûter un bras.
      .
      Par contre en centre-Bretagne ou dans le Massif Central et la "diagonale du vide", ces terres ont va quasiment vous les donner !


    • 9 votes
      par Arsene Icke (xxx.xxx.159.140) 25 mai 2012 13:25
      Arsene Icke

      Tu sais, sur 1.000 m2, même en "permaculture" on ne fait rien. On nourrit à peine une seule famille, et certainement pas 10. Sans même parler des bêtes. Le gars dit avoir 5.000m2 et vu le nombre de bêtes il faudra m’expliquer comment il les nourrit. Je le soupçonne fortement de claquer le bonus de sa femme en sacs d’orge et d’avoine ...
      Pour le prix des terrains avec une maison dessus (comme notre ami sur la vidéo) le tout pour quelques pièces jaunes je demande à voir des exemples concrets car je ne vois rien a moins de 100.000 euros (maison habitable sur 5.000 m2 de terrain). Si t’as un lien merci d’avance ....
      En fait ces gars qui disent faire de la permaculture vivent en réalité des bouquins qu’ils écrivent et des stages qu’ils organisent à domicile (et du bonus de leur femme). C’est ça la véritable permaculture.
      Maintenant ne me faites pas dire ce que je ne dis pas : il faut bien entendu bannir tout produits chimiques de l’agriculture et revenir a des méthodes ancestrales. Mais gare aux escrocs et aux menteurs.


    • 5 votes
      par Talion (xxx.xxx.57.177) 25 mai 2012 13:40

      Tu viens faire un tour en centre Bretagne tu trouves un maximum de terrain en friche dont personne ne veut...
      .
      Après je dis ça, je dis rien...
      .
      Quant aux rendements, l’open-field n’est pas un modèle agricole durable.
      .
      Le meilleur modèle, c’est le bocage avec des cultures mixtes : Une partie des plantes alimentent le sol avec l’azote dont les autres ont besoin pour se développer.
      .
      Oui effectivement c’est parfaitement incompatible avec l’agriculture mécanisée, mais les rendements sont 3 à 4 fois supérieurs à tout ce que tu peut obtenir avec l’aide d’un tracteur.
      .
      C’est pas nouveau comme méthode... Déjà les mayas faisaient pousser le maïs et des haricots en culture mixte.
      .
      Oui effectivement on ne peut pas le faire autrement qu’à la main... Du coup les rendements par tête de pipe sont moindres... Par contre les rendements à l’hectare se situent à une toute autre échelle et si tu gères bien ton affaire tu n’as pas besoin d’engrais additionnel.
      .
      Après si certains ne veulent pas y croire, tant pis pour eux !
      .
      Le principe avec cette méthode c’est de permettre à chaque paysans de nourrir 10 autres personnes en plus de sa propre famille... Et non pas 50 ou 100 comme c’est le cas aujourd’hui.
      .
      Ce n’est pas le même principe économique et social.


    • 6 votes
      par gerfaut (xxx.xxx.119.174) 25 mai 2012 13:55

      Dans les ruées vers l’ or, ce sont les marchands de pelles qui font fortune. 


      Non, il est sûr qu’ il faut avoir un discours réaliste, et on a besoin de gens pragmatiques et honnètes. Cassia, elle, elle plante ses trucs vraiment, et sait de quoi elle parle.

      Moi, je me méfie du discours politique qu’ il y a derrière. Les Verts commencent par des grands discours sur la Nature, et puis cela vire à gauche vite fait, on ne parle plus d’ écologie comme dans la campagne d’ Eva Joly, pour finir en maroquin.

      Je pense sincèrement que le retour à la terre d’ un maximum de gens permet aux Français de retourner à ce qui a fait nôtre force depuis toujours. On est un peuple de paysans qui a rompu avec la terre, dès lors on continue de manier la Raison, on adore la politique, débattre d’ idées, mais on n’est plus des pragmatiques, on gobe alors n’ importe quoi. 

      Pour moi, tout belle idée qui ne passe pas par la réalisation ne vaut rien. Avoir un jardin permettrait à beaucoup d’ avoir les pieds sur terre, et à de nombreuses personnes de prendre confiance en elles. De réaliser quelque chose tout seul. On peut ensuite développer doucement les choses, avec le temps. C’ est bien mieux que ceux qui attendent tout d’ une hypothétique Révolution. Et cela ne veut pas dire envoyer tout le monde planter des choux.

      Il faut se méfier des idées, il faut d’ abord les appliquer gentiment. Les intellectuels, c’ est bien connu, sont des sots.





    • 3 votes
      par Nexus5200 (xxx.xxx.14.119) 25 mai 2012 16:10

      Pour les Verts, l’écologie, c’est leur image de marque, quant à attendre des actes de leurs parts lié à leur image de marque... On peut se frotter.

      Et ceux qui attendent cette révolution comme solution à tous les maux, c’est dommage pour eux tout à fait d’accord, il remettent leur idéal révolutionnaire entre les mains d’autres qu’ils ne connaissent pas donc ils n’ont pas fini de "braîller" une fois que le train sera passé   


    • 4 votes
      par Uru-anna (xxx.xxx.39.232) 25 mai 2012 20:15
      Uru-anna

      Arsène à dit quelque chose de très juste, avec 1000 m2 (même en permaculture) on nourrit une famille nombreuse (5 à 8) toute l’année (l’autosuffisance) mais c’est tout...

      Le reportage fait rêver mais il faut bien comprendre que l’investissement de départ est conséquent ! quand on voit la maison + terrain + animaux (chevals et ânes ne sont pas donnés) + outils (mécanique pour cercler les sols.... ça vaut une fortune) + facture (foncière, revenu, énergies, ect...) + tout ce que j’oubli.... on se rend compte qu’il faut un sacré investissement que malheureusement peu de personnes possèdent !

      Il est probable en plus que pour joindre les deux bouts, cette famille propose des stages en permaculture (payant), ainsi que des conférences, livres, ect....

      Donc il faut relativiser, même si tout ce que montre ce reportage est profondément positif et l’avenir en matière d’écologie, d’agriculture et de sobriété heureuse...

      La question, c’est comment faire pour que ceux qui n’ont pas ces investissements (cad les 8/10 ème) puissent également tenter l’expérience !


    • 3 votes
      par Talion (xxx.xxx.57.177) 25 mai 2012 22:12

      "La question, c’est comment faire pour que ceux qui n’ont pas ces investissements (cad les 8/10 ème) puissent également tenter l’expérience !"
      .
      Simple... A l’argent tu peux substituer du temps...
      .
      Certaines parcelles de terrain agricole sont complètement laissées à l’abandon en France.
      .
      En repérer une dans une zone hors des sentiers battus peut déjà être un premier point.
      .
      Je peux te parler de là ou je me trouve.
      .
      J’habite dans les Côtes d’Armor, dans une petite commune de moins de 10000 habitants, à côté d’un grand axe (toutes proportions gardées bien sur) et à égale distance de plusieurs agglomérations et nœuds de communication importants (même si là encore, tout est relatif).
      .
      Seulement dès que je m’enfonce dans le sud, j’arrive sur les Monts d’Arrée et la région centre-Bretagne.
      .
      Pour faire court, à cet endroit c’est le trou-du-cul du monde !... T’as que des agriculteurs et la zone a été vidée à la suite de l’exode rural qui a poussé tous les jeunes à aller chercher du boulot dans les villes.
      .
      Conséquence : Tu as un maximum de zones en friches, laissées à l’abandon, avec AUCUN axe de communication majeur et des patelins qui font en moyenne 500 à 1000 habitants. La plupart retraités ou sans activité... Ou agriculteurs bien sur...
      .
      Bref... Tout en continuant à habiter dans un petit appart qui me coûte même pas 200 euros par mois (l’immobilier ne vaut rien en Bretagne), je peux accumuler du matériel et chercher un petit lopin de terre jusqu’à environ 25 kilomètres de distance.
      Il est assez logique de penser que pas mal de terrains à vocation agricole avec une ruine dessus sont disponibles.
      .
      Il suffit alors d’en acheter un (certains appartenant aux domaines) dans un de ces endroits qui ont le don de faire fuir les touristes et les investisseurs immobilier (la brume et le temps de merde légendaire breton c’est pas très sexy pour les visiteurs).
      .
      Après c’est juste une question d’effort et de weekends (pendant 1 à 3 ans) consacrés à préparer tranquillement sa base autonome durable tout en conservant un pied-à-terre urbain plus approprié à l’exercice d’une profession en ville (instituteur, commerçant, que sais-je...).
      .
      Voilà...
      .
      Maintenant ce qui est valable pour la Bretagne l’est forcément aussi pour d’autres régions... Il suffit d’être organisé, de se donner le temps et de chercher.


    • 5 votes
      par Kuota (xxx.xxx.32.169) 25 mai 2012 23:52

      Voyez vous j’ai acheté un petit jardin de 500 m2 avec sa cabane à outils, son ruisseau. J’emprunte les outils qu’ils me manque à des amis en échange d’autres services et outils que je possède.... 

      Budget 3000 €.... c’est pas tant que cela quand on compare à ce qu’on peu dépenser en babiole.

      L’idée du réseau de paysans permet de s’entraider en pret de matériel, en main d’oeuvres....

      Je suis en train de faire cette expérience à temps partiel... vous n’imaginer pas ce bonheur que de se retrouver dans un jardin... 

      En une année, alors que je suis un novice, les denrée alimentaires que j’ai sorti de terres sur suelement 150 m2 m’aurait couter 900 € si j’avais du les acheter.... 

  • 4 votes
    par Hijack (xxx.xxx.62.194) 25 mai 2012 16:13
    Hijack

    Merci Cassia, ça fait du bien un doc pareil !!!
    .

    J’aimerai vivre pareil, même à plein temps ... marre de la ville, la nature c’est ma nature, perso.
    Regardez-moi ça, les humains ont l’air heureux, les enfants surtout ... et les animaux, sont les premiers à y être heureux.
    Merde alors ... Je suis jaloux !!!


  • 4 votes
    par Alsace (xxx.xxx.190.71) 25 mai 2012 16:25
    Alsace

    C’est très interessant, et d’ailleurs, ce couple là semble correspondre à des modèles de plus en plus répandus. Effectivement, le nouveau rêve paysan n’est pas sans frais, et il faut bien différencier les nombreux modèles :

    - Ici, il s’agit d’un couple qui vit dans une vielle ferme et possèdes quelques lopins et quelques animaux, tout en exercant à coté une profession socialement elevée (cadre, libéral, technicien, ingé,etc.). Petits bourgeois aisés ou populos ruraux, tous entretiennent plus ou moins ce style de vie, avec des niveaux de salaires très variables.

    - Mais se lancer réellement dans l’agriculture est bien différent, et c’est là qu’un certain antagonisme peut être perçu avec les agriculteurs professionels actuels, qui sont issus des 3 générations d’après guerre (grand-père, père, fils ou fille) qui eux, notamment pour les pères nés entre 1950 et 1969, ont une vision naturellement bien plus stréssée de la campagne, puisqu’ils savent bien la tragique direction que prend actuellement l’agriculture, donc la ruralité française.


    • 4 votes
      par Talion (xxx.xxx.57.177) 25 mai 2012 17:09

      En fait il est également possible pour quelqu’un qui n’a pas de thunes de se lancer dans ce type de projet, mais il faut alors compenser avec du temps et ses propres compétences ce que notre manque d’argent nous interdira d’avoir.
      .
      Pour la baraque, l’autoconstruction est parfaitement envisageable...
      .
      ... Et accessoirement il y a pléthore de ruines à restaurer partout en province (chez les bouseux comme nos amis parisiens ont tendance à nous appeler) !
      .
      Maintenant dans l’idéal, cette préparation est plutôt à prévoir sur ses W-E avec un travail qui n’est pas trop chronophage (peu-importe qu’il ne rapporte pas grand chose)... Et il vaut par ailleurs mieux avoir une bonne dose de débrouillardise ainsi que quelques potes pour vous aider.
      .
      Ça se fait sur 1 à 2 ans... Au mieux !... Et surement pas du jour au lendemain.
      .
      En attendant, la location d’un petit appart de 30 m2 (en logement social) dans la petite commune à côté est parfaitement suffisant. Ça coûte que dalle dans les petites villes de province et on y vit très bien ! J’en sais quelque chose...
      .
      ...
      .
      Quant aux animaux, on peut commencer petit avec des poules (pour les œufs) et quelques moutons noirs (pratique pour la pelouse)... Ça permettra de se faire la main en attendant de pouvoir attaquer les choses sérieuses.
      .
      Comme un postier breton, quelques cochons, ou deux-trois vaches par exemple... Mais ça c’est bien plus tard !
      .
      Le retour à la terre ne se fait pas du jour au lendemain... C’est un vrai métier, il ne faut pas se faire d’illusion.


    • 5 votes
      par Arsene Icke (xxx.xxx.159.140) 25 mai 2012 17:54
      Arsene Icke

      Il faut revenir sur terre. Tu imagines le gars qui a passé 25 ans dans une caisse régionale de la banque populaire construire sa maison de ses mains et aller couper du bois dans la foret ? Le gars en question ne sais même pas changer une bougie sur sa voiture ou réparer un pneu crevé sur son vélo. Et tu voudrais qu’il construise sa maison ... C’est le choc thermique ! C’est tout juste si il sait faire la vaisselle et c’est le cas de 90% des français. Donc y a pas 36 solutions : soit on a du capital et on achète tout ce qu’on peut, de la maison au terrain en passant par l’outillage nécessaire (comme Piero San Giorgio ) et on a assez de fric pour survivre pendant les 5 premières années d’apprentissage du métier de paysan ou alors on continue à faire ses courses au Franprix et on se prend la crise en pleine gueule.
      Budget (cout de l’indépendance) = strict minimum 200.000 euros sur 5 ans avec une forte probabilité d’échec.
      PS : j’oubliais qu’il faut aussi une belle paire de koukougnettes


    • 7 votes
      par Talion (xxx.xxx.57.177) 25 mai 2012 17:58

      "Il faut revenir sur terre. Tu imagines le gars qui a passé 25 ans dans une caisse régionale de la banque populaire construire sa maison de ses mains et aller couper du bois dans la foret ?"
      .
      Et bien en fait c’est simple : Soit il fait effectivement ça et il se sort les doigt du cul... Soit il crève.
      .
      L’équation se résume à ça et c’est pas plus compliqué.


    • 7 votes
      par Arsene Icke (xxx.xxx.159.140) 25 mai 2012 18:06
      Arsene Icke

      Ouais c’est exactement ça. Ce gars va crever comme beaucoup d’autres d’ailleur...


    • 5 votes
      par Talion (xxx.xxx.57.177) 25 mai 2012 18:18

      Ben ouais... Qu’est-ce que tu veux, c’est comme ça... C’est la dure loi de la vie !
      .
      Cette crise ça fait depuis des années qu’elle est parfaitement prévisible... Certains ONT FAIT LE CHOIX de ne pas l’admettre.
      Les infos étaient là sous nos yeux pour qui voulait bien les regarder et agir en conséquence.
      .
      En résumé ce qui arrivera aux cigales sera de leur pleine et entière faute... Chacun porte en définitive la responsabilité du destin qui l’attend.
      .
      Libre à nous d’en dévier le cours ou de décider de subir les évènements de plein fouet.
      .
      L’inaction n’est jamais ni une solution, ni une excuse.
      .
      On peut parfaitement commencer petit, mais il faut commencer un jour... Celui qui est prêt à 1% sera toujours moins dans la merde que celui qui est prêt à 0%.
      .
      Exemple concret de prise en main : http://h16free.com/2012/05/25/15265...


    • 4 votes
      par cassia (xxx.xxx.205.61) 25 mai 2012 18:30
      cassia

      La liberté ça se gagne, faut aller la chercher sinon on peut choisir de mourir enchainé !
      Dixit Dieudo que je suis en train de regarder !
      Aide toi et le ciel t’aidera !
      En tout cas, tous ces commentaires ça trés plaisir car en général ce sujet est occulté !
      Prise de conscience ?
      Prémices d’un changement de paradigme ?


    • 2 votes
      par Nexus5200 (xxx.xxx.14.119) 25 mai 2012 18:48

      Prise de conscience ou crise de sens

      Peut être les deux 


  • 1 vote
    par Pyrathome (xxx.xxx.148.24) 25 mai 2012 22:36
    Pyrathome

    Très beau doc, merci !
    Cela est une réelle prise de conscience, c’est un choix de vie mais deviendra une nécessité prochainement, la vraie richesse est là, les billets de banque, les titres de valeur, les lingots et les pièces d’or et d’argent ne se mangent pas....et n’achètent pas le vrai bonheur !!


    • 2 votes
      par cassia (xxx.xxx.234.45) 25 mai 2012 23:08
      cassia

      L’or ne se mange pas, c’est un proverbe sioux !
      "Quand ils auront coupé le dernier arbre, pollué le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson.
      Alors ils s’apercevront que l’argent ne se mange pas."
      Tatanka Yotanka - Sitting Bull, guerrier sioux


    • 1 vote
      par cassia (xxx.xxx.234.45) 25 mai 2012 23:04
      cassia

      Quand tu n’as les moyens de faire grand, tu peux faire petit...
      Et il y a aussi "Peas and Love Révolutions"
      2 à 3 poules pour les oeufs et le recyclage de nos déchets organiques, un petit potager...Pas besoin de bcp d’espaces et m^me en ville, c’est tout à fait possible (terrasses, toit des immeubles etc...) Faites pression sur les communes pour que des bâtiments et espaces désaffectés soit réhabilités en jardin ouvrier, réappropriez-vous chaque espaces verts...
      N’attendez pas des gouvernements qu’ils fassent ce que "vous" pouvez faire pour vous-m^me...
      Faites pression sur vos communes !


    • 2 votes
      par -Spartacus- (xxx.xxx.114.70) 26 mai 2012 00:42
      -Spartacus-

      Il va falloir arrêter les pleurnicheries un jour et se sortir les doigts du cul !!!!!


    • 4 votes
      par cassia (xxx.xxx.159.125) 27 mai 2012 10:00
      cassia

      Je pense que c’est exactement ce que l’oligarchie attend de nous, que nous nous comportions comme "des bêtes" afin de justifier une répression avec des moyens technologiques contre lesquels nous ne pourrions lutter et qui légitimera des nouvelles lois sécuritaires portant atteinte de manière extrêmement grave à nos libertés....


    • vote
      par Nexus5200 (xxx.xxx.14.119) 28 mai 2012 16:58

      Il suffit de voire ce qu’il se passe avec Occupy WS : les forces de l’ordre sont quasiment désarçonnés, si bien qu’il provoque eux-même les hostilité mais... C’est identifié et ça marche plus^^ 

      Je leur dit bravo !!! 

      C’est fou comme on peut mettre à mal les moyens technologiques les plus avançés avec seulement nos petites mimines et notre bon sens ! 

      Ils ont perdu, ils le savent et ils provquent.. Qu’ils adbiquent !


  • 3 votes
    par Hijack (xxx.xxx.62.194) 25 mai 2012 23:01
    Hijack

    Je vais finir par faire comme ces gens là ... que ce soit en France ou ailleurs ...


  • 2 votes
    par Hieronymus (xxx.xxx.234.99) 25 mai 2012 23:18
    Hieronymus

    tout cela me parait un peu trop bucolique et idéalisé
    la vue de potagers biologiques en été par beau temps
    les p’tits bouts de chou qui donnent à manger aux animaux

    ces gens sont des intellectuels qui ne sont pas représentatifs du monde rural
    la terre, pour en vivre, c’est une somme considérable d’efforts pour un maigre résultat
    en clair le rapport peine-souffrance/gain-profit est un des plus désavantageux qui soit
    rien que de les voir penchés comme ils sont, je sais au bout de qq mn quel mal de dos !

    en fait je me rappelle les propos de ma grand mère (née au XIX siècle)
    qui gardait un souvenir affreux de son enfance à la campagne et se félicitait presque jour d’être parvenue à mener une existence de ²petit bourgeois² en ville
    gardons nous d’idéaliser trop vite ..


    • 1 vote
      par gerfaut (xxx.xxx.119.174) 25 mai 2012 23:38

      S’ occuper, c’ est savoir jouir :

      L’ oisiveté pèse et tourmente.
      L’ âme est un feu qu’ il faut nourir,
      Et qui s’ éteint s’ il ne s’ augmente

      Voltaire (Stances XIII)

    • 2 votes
      par cassia (xxx.xxx.234.45) 25 mai 2012 23:40
      cassia

      La nature a ses rigueurs qui permet d’en apprécier les fruits et de rester humble !
      Lisez Emilie Carle, une écrivain(e), bien de chez moi !
      Ménagez la terre nourricière, elle nous le rendra... Apprenez les sciences de la vie et non celles de la mort en ’ide" pesticides, fongicides...
      Nous ne pourrons guère, plus longtemps, vivre sur des richesses que nous ne produisons pas.
      La contrainte écologique s’imposera à nous faisant fi, de toutes notions politiques, idéologiques ou culturelles...


    • 6 votes
      par bergerlotois (xxx.xxx.27.16) 25 mai 2012 23:43

      Je suis paysans et je tire une grande fierté de mon métier (si on peut appeller ça un métier). Je le fais par choix et franchement je comprends pourquoi le secteur où je vis se désertifie. Si vous n’êtes pas passionné, c’est pas la peine de se lancer dans une telle aventure. Quand tous les jours sont des lundi et que vous faîtes 400 lundi de suite sans un jour de congé (ça a été mon cas dernièrement) vous comprenez pourquoi bcp en parle mais aussi pourquoi ils sont si nombreux à ne pas franchir le pas.
      Je pense que le même reportage avec un animal qui perd la vie à la mise bas par météo merdique donnerait effectivement moins de commentaires si positifs.
      La paysannerie, ce ne sont pas que de bons moments, en revanche (et c’est à mon avis le plus important), chaque moment est pétri d’authenticité. Et ça vaut le coup juste pour ça...être dans le vrai.


    • 1 vote
      par Hijack (xxx.xxx.62.194) 26 mai 2012 09:31
      Hijack

      Hieronymus,
      .
      Non, du tout ... ce que tu dis est évident ... Mais tout le monde sait que l’hiver c’est autre chose à la campagne.
      .
      Ces gens (intellos cadres) vivent comme vit Soral et sa famille à la Campagne ou à peu près pareil.
      .
      Ceux qui s’imaginent que la vie aux champs (si petits soient-ils), c’est Walt Disney ... feraient mieux de changer d’objectif.

      .
      Enfin,ceux qui choisissent de vivre ainsi, le font en connaissance de cause, je pense.


  • 1 vote
    par aobc (xxx.xxx.94.89) 26 mai 2012 14:30

    Bonjour,

    concernant la France :
    voici un ( super ) site de "geispe", un Alsacien qui partage depuis des années toutes ses experiences de vie en (quasi ) autarcie avec nous :

    http://monotarcie.blogspot.fr/p/cultiver.html

    http://monotarcie.blogspot.fr/

    Sinon, pour se rendre compte/apprendre et avoir des informations concernant le developement à long terme d´un projet/commune "autonome" -
    l´exemple classic c´est bien Longo Mai - France
    Coopératives Longo Maï
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Coopératives_Longo_Maï

    Une autre discussion se deroule a l´instant ici :
    http://lesmoutonsenrages.fr/2012/05/25/devenir-paysan-dans-la-joie-et-la-simplicite/#comments

    Pour ceux qui parlent l´anglais, il y a de l´ infos en masse - pour une simple raison :
    quasi toutes les histoires/idees/mouvements/hypes etc passent d´abord par les infos/sites/blogs/marchés  en anglais,
    ensuite en recyclage en allemand et puis peut-être finalement (avec un grand retard ) en francais

    Bon week-end et bonne fête à vous.
    Cordialement , aobc


  • vote
    par La Plume (xxx.xxx.89.239) 27 mai 2012 23:36
    La Plume

    Très bon exemple, pas forcément. Ce monsieur invite les gens qui le souhaite à faire de même... mais cela à un coût très très important. 


    Rien qu’à voir le nombre de bêtes, la mansarde avec le toit de chaume, les cabanons, le four à pain, les serres. Le patrimoine est important et forcément ce couple possède beaucoup d’argent. C’est un cas qui, je pense, reste exceptionnel.

    C’est vrai ça fait rêver. Mais c’est loin d’être accessible à tous ceux qui le souhaite. 
    C’est une vidéo destinée à des gens qui ont une très bonne situation, des cadres fortunés en mal de nature qui veulent sortir de leur train train quotidien. Sans quoi il serait difficile d’arriver au même résultat avec un smic.





    • vote
      par cassia (xxx.xxx.159.125) 28 mai 2012 09:12
      cassia

      Ce couple possède beaucoup d’argent effectivement....Pourtant j’ai des amis qui vivent sur le m^me modèle.
      Les premiers sont smicards, ils sont en locations en Aveyron.
      Les seconds sont au RSA (grosso modo), prés de Castres, ils ont achétés à plusieurs une ruine sur un terrain de plusieurs hectares avec source qu’ils sont entrain de retaper.


Ecrire un commentaire Faire un don

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Réclame

Facebook Facebook  Friendfeed Friendfeed  RSS RSS  Twitter Twitter 


Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site optimisé pour le navigateur Firefox. Site hébergé par la Fondation Agoravox

Mentions légales Charte de modération