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Accueil du site > Actualités > International > Shlomo Sand : du traquenard patriotique en Israël
par sheeldon mardi 18 septembre 2012
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Shlomo Sand : du traquenard patriotique en Israël

Shlomo Sand, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Tel-Aviv, interrogé pour Mediapart par Antoine Perraud et Françoise Blum au Centre d'histoire sociale du XXe siècle (Paris I-CNRS), alors que sort en librairies son dernier essai : « Comment la terre d'Israël fut inventée » (Flammarion).

 

 

 

 

vidéo 1 :
 

Shlomo Sand répond d’abord sur les différences (illusoires de son point de vue) entre Benjamin Netanyahou et Ariel Sharon par rapport au (prétendu) processus de paix avec les Palestiniens. Shlomo Sand revient sur sa vision évolutive des accords d’Oslo signés à Washington en septembre 1993 (à partir de 1’30"). Il raconte une anecdote éclairante (à partir de 5’55") au sujet de Haider Abdel Shafi (1919-2007), ce médecin palestinien de gauche et laïc, prêt à reconnaître Israël et à stopper toute violence, à condition qu’Israël arrête la colonisation. Shlomo Sand est interrogé (à 9’) sur un invariant dans lequel s’inscrit Israël : négocier avec des interlocuteurs une fois que ceux-ci sont discrédités et débordés par plus belliqueux, ce qui rend la paix inatteignable. Il résume la position d’Israël (à 15’45"), qui veut la paix et la terre (ce qui permet en anglais un jeu de mot : to want peace, plus a peace of Gaza and a peace of the West bank). Enfin (à 19’30"), pour faire comprendre aux Français les difficultés du compromis territorial, Shlomo Sand prend l’exemple de la perte d’Orléans, si liée à Jeanne d’Arc dans l’imaginaire hexagonal – avant que ne lui soit soufflé le nom plus symbolique encore de Reims, ville du sacre des rois de France...

 

vidéo 2 :

Shlomo Sand répond d’emblée à une question (coupée au montage) concernant la résistance au sionisme au sein même de la société israélienne. Il introduit (3’30") une analyse en termes de classes sociales, montrant que les couches les plus défavorisées parmi les juifs d’Israël sont conduites, sous l’effet de la crise économique, à opter pour l’extrémisme politique tout en lâchant du lest sur le sionisme même. Il insiste cependant (6’15") sur l’absence de solidarité avec les Palestiniens, maintenus dans l’angle mort de la gauche israélienne, lors des récentes grandes manifestations de protestations sociales dans le pays – ainsi qu’en ont témoigné les propos de la responsable d’Avoda, le parti travailliste rénové : Shelly Yachimovich (à 9’14"). Shlomo Sand se définit lui-même comme « non sioniste », ou « post-sioniste » plutôt que comme anti-sioniste (12’30") et prend l’exemple de la France qui serait définie comme un « État gallo-catholique » (13’03"). Il pointe la responsabilité occidentale, rehausse Carter et rabaisse Obama et Clinton (à partir de 14’20"), tout en insistant sur l’écrasante responsabilité du lobby évangéliste (15’45"). Enfin (à partir de 16’20"), Shlomo Sand évoque le cas de l’Iran et l’enrôlement dangereux d’Israël dans une politique de “clash des civilisations”, qui joue avec le feu symbolique et nucléaire...

 

merci à médiapart pour cette interview.

 

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