L’homme fait partie de l’univers
- L’homme peut transformer l’univers
- Ainsi, l’univers, par l’intermédiaire de l’homme -donc de la vie, peut se transformer lui-même.
La simple logique implique donc de reconnaître l’univers comme vivant.
Ceci est en bon accord avec la phrase de Pasteur "la vie ne naît que de la vie"
La science contemporaine - qui recherche un univers mort - fait fausse route. Elle s’acharne à vouloir déterminer le destin de l’univers dans "l’identité de ses parties les plus infîmes", les particules, les gènes... Comme si le destin d’un être était résultat de l’"identité" de ses parties ?
Cette science identitaire catégoriquement matérialiste, n’est jamais qu’une ontologie "raciste". La catégorie de telle chose l’expliquerait entièrement. Les présupposés de ce paradigme sont directement issus des conceptions Nitschéennes (Dieu - comprendre l’univers - est mort) qui a donné par la suite l’historicité de Heidegger (l’historicité Nazie) et globalement des conceptions de l’être proposées par Aristote.
Or les faits scientifiques, au contraire des théories issues de ce paradigme contemporain, tendent à montrer que c’est une fausse vision. Les "êtres" de l’univers sont pris dans un métabolisme externe et garde leur cohérence grâce à leur métabolisme interne, véritable signature de leur espèce.
Au-delà de son identité objective (paramètre quantitatif mesurable de l’extérieur), il y a en fait deux choses à envisager pour connaître le destin d’un être, observer comment son métabolisme interne peut réagir à un métabolisme externe
Leibniz faisait à peu près cette distinction lorsqu’il distinguait une vitesse externe et une vitesse de transformation interne, en découvrant la force vive (énergie cinétique).
Qu’il ait dénommé la force vive de ce nom est bien révélateur du fait qu’il envisageait l’univers comme vivant. Chacun devrait savoir tout ce que doit l’Europe à Leibniz en matière de science et on peut y voir le principal protagoniste du décollage scientifique européen.
Christophe Bourseiller est assez partial lorsqu’il rapporte son analyse sur les "marges" politiques qui "contamineraient" idéologiquement la société.
Il évoque quelques mystérieuses catégories, dans l’ultra-gauche.
Il n’explicite pas le processus qui ferait que ces idéologies "contamineraient" obligatoirement le reste de la société. Par quel prodige, si jamais ces catégories fantasmées existaient, y aurait-il contamination sociales des idéologies qu’il décrit ?
Mystérieux et mystique...
Dans une pensée qui envisage les choses sous l’angle du métabolisme, on peut distinguer la noosphère, ie la sphère des idées, qui alimente les idées de chacun des citoyens et se forgent leur propre opinion, tant à partir de ce qu’ils y entendent, mais aussi à partir de leur propres conceptions personnelles (cohésion nécessitée par le métabolisme interne - idéel dans ce cas- à la personne en question).
Tout ce qui se dit peut être vu comme partie du métabolisme idéel interne à la noosphère, et chacun des citoyens qui s’y trouve confronté, est porté, de part son propre métabolisme idéel interne, à se positionner en rapport.
Il faut donc prendre l’intervention de Bourseiller pour ce qu’elle est, une promotion publicitaire de certaines idées :
l’ultra-gauche existe, elle est post-situationniste, libertaire
la technophobie est une pensée d’avenir.
(Alors qu’en fait rien ne dit comment les populations vont se positionner face à ces idées "technophobes". Quel réflexion vont-ils en tirer ? Les délocalisations des emplois industriels ne poussent-ils pas les gens à considérer qu’un bon niveau technologique des emplois est une force pour le pays ?)
Et aussi la promotion d’une certaine manière de pensée :
- une pensée s’acharnant à expliquer les choses par l’identité des êtres, plutôt qu’un éclairage sur les processus (métabolismes) externes/internes auxquels ils sont confrontés (d’où la nécessité de pour l’être de se perfectionner par des rites maçonniques)
- une pensée mystique et magique où les "symboles", les "classes", les "catégories", les "stérotypes", - toutes ces fictions de l’esprit - prennent une valeur explicative intrinsèque, du fait de leur identité propre, ce qui n’est rien d’autre qu’une ontologie à tendance raciste.
Je rappelle que "rite" vient du latin ritus, exprimant l’idée de se corriger soi-même par l"exécution de cérémonie.
En allant en loge se faire façonner la pensée et en acceptant de laisser toutes ses opinions au vestiaire, Bourseiller, et cela se voit à ses yeux, n’aura fait qu’accepter de se faire laver le cerveau, en se plaçant délibérément dans un processus d’écervelage.
Comme dans toute secte, l’adepte qui consent à laisser ses vieilles opinions au vestiaire, pour en adopter de nouvelles, mais sans que ne lui soit laissé le temps d’en vérifier le bien-fondé et d’y lier ses anciennes idées avec les nouvelles, finit dans une espèce d’état schyzoïde, sorte de dédoublement de la personnalité.
Pauvre vieux, il me fait de la peine.