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Espagne : quand la télé-réalité provoque un meurtre


Le Journal de Patricia, c’est le nom d’une émission de télé-réalité que diffuse la chaîne espagnole Antena 3. La semaine dernière, Ricardo, un espagnol de 31 ans qui venait d’être condamné à onze mois de prison pour maltraitance envers Svetlana, sa petite amie, et à une interdiction de l’approcher pendant deux ans, est sur le plateau du Journal de Patricia.
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Tags : Télévision Justice Femmes Regard sur les médias




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7 réactions à cet article    


  • 7 votes
    JL (---.---.87.192) 27 novembre 2007 12:25

    Il faut boycotter ces télé poubelles qui sont de véritables machines à abrutir les masses.


    • 3 votes
      Sheryo Sheryo 28 novembre 2007 05:00

      J’irai même beaucoup plus loin que toi, il faut boycotter la télé tout court qui n’est rien d’autre qu’une arme de propagande politique et économique au service de la publicité.


      • 0 vote
        Actias (---.---.122.250) 28 novembre 2007 09:25

        Puta mierda !

        c’est ça la fameuse LIBERTE chérie ? qu’on balance ces daubes dans les poubelles d’ou elles n’auraient jamais du sortir.


        • 3 votes
          therasse (---.---.204.158) 28 novembre 2007 14:49

          La télé-réalité existe depuis les "caméras invisibles" de Legras et Roulland et le Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille, des émissions qui n’ont rien à voir avec ce qui est arrivé à Svetlana.

          Je trouve donc inopportun d’adopter des mesures d’interdiction visant toutes les émissions dites de télé-réalité, d’autant que la définition du concept ne figure nulle part.

          Les Cinq Colonnes à la Une de jadis, les reportages d’information du JT, les scènes de vie filmées des émissions de Jean-Luc Delarue, Julien Courbet, les bachelors sur M6, l’Incroyable Fiancé de Tf1, les Lofts, Colocataires, Ferme des Célébrités, Star Ac, Caméras Cachées diverses, Vidéos Gags ou autres Secret Story ne peuvent pas être mises dans le même panier. De même qu’on pourrait aussi parler de télé-réalité pour nimporte quelle émission tournée en direct y compris les compétitions sportives.

          L’expression "télé-poubelle" est une appellation à conotation péjorative qui a été inventée par des chaînes concurrentes à titre préventif bien avant que ce type d’émissions arrivent dans le PAF français.

          Cette "précaution" prise pour préserver un audimat et des parts de marché allait de pair avec des opinions franchement négatives à propos de ce "produit" audiovisuel, émanant d’acteurs, chanteurs ou autres chroniqueurs qui craignaient de voir débouler sur les écrans des gens célèbres pour avoir figuré dans ces émissions mais sans formation préalable et qui leur auraient piqué leur job. Et ce fut parfois le cas.

          Des réactions corporatistes bien compréhensibles mais prenant l’apparence de la vertu face au vice et la mauvaise foi puante de certains faisait honte à voir.

          A certaines occasions, on plaignait ces jeunes qu’on exploitait de façon éhontée, mais quand on constatait que certains d’entre eux tiraient leur épingle du jeu à la sortie d’un quelconque Loft ou Star Ac, à l’image d’un Steevy, d’une Jenifer, Nolwenn, Olivia Ruiz, Loana, Gregory Lemarchal, Karine Ferri, Elodie Frégé, Chimène Badi et beaucoup d’autres, on leur crachait dessus, on les dévalorisait sur les écrans en leur absence tout en flattant leur album ou leur concert quand ils étaient présents. Bel exemple d’hypocrisie.

          Je pourrais m’étaler bien longtemps sur le sujet tant l’attitude des pros du Paf fut souvent ambigue.

          On parle de télé poubelle comme on peut parler de prise des usagers en otage en période de grêve. Le même déni de sens au profits d’intérêts individuels, "de caste".

          La morale de la tragédie générée par l’attitude inadmissible de la production de cette émission de la télévision espagnole, c’est, au contraire d’une généralisation à toute une catégorie aux contours nébuleux d’émissions, que peut-être il faudrait traiter cas par cas les situations "provoquées" par les producteurs en ayant autant le soucis de limiter les risques collatéraux que l’autre soucis qui consiste à optimiser la rentabilité par le sensationnalisme.

          Dans le cas de ce programme à l’issue duquel Svetlana a perdu la vie, il est évident que la responsabilité, au moins morale, de la chaine est engagée. Sur le plan juridique, les tribunaux trancheront s’ils sont saisis. Mais il me semble, de prime abord, que la prod qui décide de remettre en présence sur l’écran un mari violent et son ex-victime ne s’est pas vraiment embarrassée de préoccupations déontologiques.

          Mais ne nous leurrons pas, des violences pourraient très bien s’exercer à la suite de révélations faites à l’occasion d’émission du style Ca se Discute, Sans Aucun Doute ou un quelconque débat ou interviendraient des télespectateurs. Ce fut d’ailleurs, jadis, le cas dans certaines émissions de Dechavanne.

          Le risque subsistera toujours, c’est le propre de l’émotion vécue en direct.

          Mais est-ce parce que des hooligans viennent à en découdre à l’issue de matchs de foot qu’on va envisager d’interdire les compétitions de ballon rond ?

          Comme disait l’autre, il faut raison garder.


          • 5 votes
            Sheryo Sheryo 28 novembre 2007 16:28

            Bonjour therasse, je rebondis sur ton message qui est fort intéressant.

            Sur le fond je suis d’accord avec toi, il n’y a guère de différence entre une émission de Delarue et une émission de Bataille et Fontaine sur TF1. C’est pour cela qu’il faut critiquer la télé dans sa globalité et ne pas pointer du doigt telle ou telle émission.

            La solution est simple et a toujours fonctionné. Elle a même atteint son apogée en matière d’efficacité. Il suffit tout simplement d’abrutir la population en lui proposant des émissions décérébrantes et en ne lui proposant aucune alternative. C’est désormais chose faite. Tf1, leader incontesté dans l’application de cette méthode, peut se targuer d’avoir de l’expérience. La recette est simple :

             Des sujets touchants tout le monde, traités par un animateur chaleureux (mais pas intelligent et objectif pour autant, ne mélangeons pas tout)

             De l’émotion de bas étage ainsi que des bons sentiments

             Et surtout une mise en scène respirant la bêtise, et par conséquent accessible à tous.

            De toute façon il est clair que le métier d’animateur télé est un métier de raté. Incapable de faire autre chose, l’animateur télé se prend pour une star, et tend même à être le héros du plateau écrasant ses invités (l’exemple d’Ardisson). Devenir animateur télé est devenu un but en soi, le rêve suprême du jeune con, arriviste, inculte, programmé (type Fogiel ou Arthur).

            Quand on a le choix entre 100 chaînes, il est difficile de débusquer les rares programmes valant le coup. Et voici la censure par l’excès : on interdit pas, mais on inonde de programmes concurrents de manière à ce que le téléspectateur ne s’y retrouve plus. Arte, Planète, National Geografic (...) sont noyées dans la masse des chaînes avilissantes. Pourtant quand on regarde Arte - seule chaîne culturelle accessible à tous - il est facile de s’apercevoir que tout (charte graphique, ton de voix, choix des animateurs) est fait pour persuader le français moyen que ce n’est pas pour lui et l’inciter à aller voir ailleurs. Arte participe donc de cette logique antidémocratique d’une société à deux vitesses ; pour l’élite : les soirées thématiques d’Arte et pour la masse, les beaufs, les cons, la horde des consommateurs suiveurs : la boîte, la star’ac, le foot...

            Sans oublier les classements débiles qui jouent sur la nostalgie et sont de véritables pièges à audimat, les beaufs sont rassurés, ils se sentent cultivé. Mais oui bien sûr, ils connaissent ces images rediffusées des dizaines de fois préalablement. L’objectif principal - surtout pour une chaîne privée - étant bien entendu de nous tenir en haleine jusqu’au prochain écran de pub.

            Quant aux diffusions journalistiques, point n’est besoin d’en parler : PropagandaStaffel et Audimat : ce qui est monté en épingle au jour J est oublié à J+1, car cela se vend mieux : à vomir. Quant à la politique, elle tient plus du bistrot du coin que de la véritable information.

            La censure médiatique est affligeante. Le journal télévisé du 20 heures est abject (quelque soit la chaîne). On n’y apprend absolument rien d’intéressant, c’est un journal de faits divers qui se contente de mettre en image les dépêches AFP les moins importantes. Faites le test un soir, regardez la différence entre le journal d’Arte qui dure 15 minutes et celui de France 2, 35 minutes.

            Voilà, pour votre santé mentale, éteignez votre téléviseur et ouvrez un bouquin.


          • 5 votes
            Sheryo Sheryo 28 novembre 2007 20:06

            Oui tu as encore une fois raison, il y a de bons livres et pas mal de torchons qui pourraient servir de papier toilette.

            En ce qui concerne les journaux, ils ne "vivent" plus des lecteurs mais de la publicité. Ce n’est pas une caricature, c’est la réalité économique. C’est donc ceux qui vendent les espaces pubs des journaux qui imposent la ligne éditoriale ne devant surtout pas choquer les annonceurs. On ne peut donc pas dire ce qu’on veut à propos de la consommation (la pub pousse à surconsommer) ou des dangers potentiels de la téléphonie mobile par exemple. Les opérateurs téléphoniques sont parmi les principaux annonceurs (presse, télé...). Par contre les OGM (pour lesquels on n’a jamais vu une campagne de pub, sic !) on nous dit que c’est suspect, peut-être dangereux. Il faudrait être vraiment naïf pour ne pas se rendre compte de la supercherie.

            Donc la presse papier au même titre que la télévision est globalement devenue très médiocre.

            L’avantage de l’écrit, par rapport à l’image c’est que le lecteur peut encore être critique. On est d’avantage dans la réflexion que dans l’émotion avec l’image.


          • 0 vote
            therasse (---.---.138.3) 28 novembre 2007 17:32

            @Sheryo

            Encore faut-il relativiser là aussi : Il y a de bons livres et de mauvais tout comme il y a aussi beaucoup d’intoxe sur la toile.

            Beaucoup de journaux, comme nombre de médias sont aux mains de groupes de presses aux mains des amis du Président. Quelle objectivité peut on attendre dès lors de rédacteurs "aux ordres".

            Et par contre, la télévision propose pour peu qu’on soit équipé, des centaines de chaînes enrichissantes, parmi lesquelles ARTE que tu as citée, le bouquet Canal+, LCP/Public S, Planète, Planète Thalassa, Odyssée, Voyage, Histoire, Toute l’Histoire, Ushuaïa TV, National Geo, Escales, Mezzo, Animaux, Encyclopedia.

            Par ailleurs, les programmes proposés par les chaînes publiques ne sont pas tous débiles.

            En conclusion, je me dis qu’entre internet, quelques journaux qui ont su opposer une relative résistance aux pressions du pouvoir, les chaines télévisuelles que je viens de citer et pour autant qu’on use judicieusement de sa zappette, les nourritures culturo-intellectuelles ne manquent pas quelles que soient nos centres d’intérêt.

            Par ailleurs, j’avoue que, de temps à autre, il m’arrive de passer un moment à me détendre, et je l’avoue, à passer un moment agréable devant certaines des émissions de télé-réalité précitées.

            Ce qui serait dommageable à la bonne santé intellectuelle de tout un chacun ce serait de ne faire que ça.

            Et, il est vrai, je le crains fort, que les ados sont très friands de ces programmes. Et là il y a un vrai problème



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