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Analyse politique de Game of thrones

Attention à ceux qui n’ont pas visionné les trois premières saisons, le texte dévoile une partie de l’intrigue.

 

On mesure souvent le succès de la série « Game of Thrones » (en français « Le Trône de fer ») à ce qu’elle est la plus piratée. Au-delà de sa très large diffusion, la série, qui décrit l’affrontement entre plusieurs familles pour la domination du royaume imaginaire de Westeros, est par ailleurs devenue une sorte de référence cinématographique pour décrire les luttes de pouvoir.

 

La fascination généralisée pour cette série est un mystère qui résiste à toutes les tentatives d’explication.

 

On peut trouver dans « Game of Thrones » des parallèles assez surprenants avec la pensée du pouvoir d’Etat de Nicolas Machiavel, Thomas Hobbes , Jean Jacques Rousseau ou d’auteurs plus modernes comme Max Weber, Norbert Elias, Vilfredo Pareto ou encore Pierre Bourdieu.

 

Pour Jacques Attali, « son scenario renvoie très précisément à ce que notre planète va bientôt vivre : une sorte de nouveau Moyen Âge, plein de violences, de désordres, de catastrophes naturelles, de seigneurs de la guerre, de querelles de pouvoir aux rebondissements très rapides ». "Games of Thrones" décrit d’ après lui « le monde qui s’annonce après la fin de l’Empire américain, un nouveau Moyen Âge flamboyant où aucun pouvoir n’est stable, où tout devient possible (…) le nouveau Moyen Âge est là. Il nous fascine. Il est plein de belles histoires et de promesses ; plein de barbaries aussi. Il nous attend ».

 

Sang et terreur :

 

 

« Game of Thrones » est un manuel de science politique, qui nous parle du pouvoir, comment le prendre, comment le garder. Ce moyen âge barbare ne nous attends pas contrairement à ce qu’écrit Attali, il est déjà là et nous a précédé depuis des millénaires et existe depuis l’émergence des premiers Etats.

 

Quant aux raisons du succès de « Game of Thrones », elles sont certes sans doute moins à chercher du côté de Nicolas Machiavel que dans les recettes qui font les bons divertissements : un scénario à rebondissement, des bons acteurs et des bons dialogues, un univers riche et profond…

 

Il n’en reste pas moins qu’à ces qualités elle ajoute un questionnement intéressant sur le pouvoir et l’Etat que nous allons approfondir dans l’article.

 

 

La lutte pour l’hégémonie

 

Commençons par quelques éléments de contexte politique : « Game of Thrones » se déroule dans un royaume imaginaire dont le fonctionnement correspond à peu près à celui d’un système féodal : huit familles nobles se partagent le contrôle des provinces du royaume, chacune étant dotée d’un blason, d’une devise, et de caractéristiques propres.

 

Voici une analyse géopolitique faite par Le Monde en vidéo ! Tel un "Dessous des cartes" made in Arte, tout nous est expliqué dans une vidéo qui propose de comprendre la crise à Westeros des trois premières saisons en seulement 4 minutes.

 

 

Pierre Bourdieu évoque le rôle de premier plan que joue la maison dans le système féodal. Les individus qui « habitent » la maison sont enserrés dans une « logique maison », selon laquelle les intérêts de la maison sont transcendants à ceux des individus : les individus doivent ainsi contribuer à la perpétuation et à la prospérité de sa maison, qui " doit être perpétuée à la fois dans son patrimoine matériel – les terres, etc. – et dans son patrimoine symbolique qui est encore plus important : le nom doit rester pur de toute souillure". 

 

Cette logique que décrit Bourdieu est omniprésente dans « Game of Thrones » et explicitée de manière très claire par le patriarche de la maison Lannister dans un dialogue avec son fils :

« Les maisons qui donnent la priorité aux intérêts de leur famille surpassent toujours les maisons qui s’attachent à satisfaire les désirs et caprices de leurs fils et de leurs filles. Un brave homme fait tout ce qui est en son pouvoir pour améliorer la situation de sa famille, peu importe ses propres désirs égoïstes. »

 

Cette « logique de maison » conduit à la compétition entre les différentes maisons pour l’accumulation du pouvoir, de richesses matérielles et symboliques. Cette lutte de toutes contre toutes entraîne un processus de monopolisation du pouvoir comparable à celui qui résulte de la compétition de firmes sur un marché : à terme, une maison se retrouve en position dominante.

 

L’autorité royale, qui joue un rôle d’arbitre dans la compétition entre les maisons, contribue à centraliser le pouvoir. Si la série se déroule en grande partie dans la capitale, à King’s landing, c’est que c’est là que se prennent les arbitrages royaux, c’est là où se déroulent les intrigues de palais…

 

Cette position centrale du pouvoir royal ne va pas sans avantage. Il peut ainsi jouer des rivalités entre ses dépendants, de la multiplicité des intérêts antagonistes des groupes ou des classes avec lesquels il peut compter. Mais dans le même temps, pour maintenir sa position centrale, il doit composer avec les intérêts des autres maisons au risque qu’elles se liguent contre lui.

 

Dans « Game of Thrones », le pouvoir royal est systématiquement un pouvoir faible : les deux rois qui se succèdent dans les premières saisons de la série sont, d’une façon ou d’une autre, incapables d’« habiter » la fonction royale, qui est pourtant une des clés de l’équilibre du système féodal.

 

Le premier roi, Robert Baratheon est un guerrier qui a peu de goût pour les affaires royales. Il ne siège que rarement au Conseil restreint. Joffrey, qui lui succède, est trop jeune, trop irresponsable ; pire : sa généalogie – principe de légitimation dominant du pouvoir royal – n’est pas assurée. Robert Baratheon a lui-même succédé au roi Aerys II Targaryen dont la folie a mené à une rébellion qui l’a chassé du pouvoir.

 

Ces rois faibles sont incapables de jouer le rôle de « maître du jeu » qui est celui du roi, en tant qu’incarnation de l’Etat. Une situation d’autant plus regrettable que le royaume n’est pas seulement menacé de l’intérieur, mais aussi sur ses frontières. Une telle situation comporte évidemment un intérêt dramatique évident, en laissant plus de place pour les intrigues et complots qui menacent le pouvoir, au plus grand plaisir du spectateur.

 

 

A qui revient le pouvoir ?

 

De prime abord, la conception du pouvoir véhiculée par « Game of Thrones » semble être extrêmement caricaturale : la violence, la contrainte physique apparaissent comme l’unique fondement du pouvoir politique.

 

C’est également le message qui est transmis dans un échange entre Cersei Lannister et Lord Baelish au début de la saison 2. Lorsque ce dernier assure à la reine mère que « knowledge is power », (le savoir c’est le pouvoir), elle le fait arrêter par ses gardes qui lui mettent un couteau sous la gorge et lui réplique avec une formule sentencieuse « power is power » (le pouvoir, c’est le pouvoir), qu’on peut comprendre comme « la contrainte physique, c’est le pouvoir ».

 

Voir la scène à partir de 1 : 42 , pour activer les sous-titres en anglais, cliquez sur le bouton "Sous-titres" dans la fenêtre du lecteur.

 

https://www.youtube.com/watch?v=vwfmeWzabp4

 

Les détenteurs du pouvoir à Westeros sont-ils dès lors simplement ceux qui ont le monopole de la violence avec eux ? La réalité est plus complexe. Plus qu’une théorie primaire du pouvoir uniquement basée sur la violence, le pouvoir dans Game of Thrones s’appuie sur une série d’éléments :

 

 

De la légitimité et de son relativisme

 

La légitimité n’est rien d’autre dans la pratique politique qu’un fondement sur lequel appuyer un quelconque consentement. Ce fondement est relatif , il n’est pas un absolu.

 

Il n’y a pas dans Game of Thrones une vérité politique absolue, tout ne semble être que constructions sociales et illusions. Les couronnes et titres ne sont que des mythes. « Tu penses réellement qu’une couronne donne du pouvoir  ? » demande ainsi Tywin Lannister à son fils Tyrion.

 

Les attributs du pouvoir ne sont que des impostures et les fondements sur lesquels ils reposent ne sont que des illusions et mystifications : ainsi, même l’Histoire n’est qu’un mythe, une construction sans valeur absolue.

 

Varys n’hésite pas à affirmer à Tyrion que le « pouvoir ne réside au fond que là où les hommes croient qu’il réside, le pouvoir n’est qu’un tour de passe-passe. » 

 

 

Le mal, le bien, le royaume, ne sont que des mythes, des constructions, seul le pouvoir est lui bien réel : « Nombreux sont ceux qui échouent à y monter, et ne s’y essaient jamais plus. La chute les brise. Et d’autres, qui ont la chance de pouvoir monter, s’y refusent. Ils s’attachent au royaume, à l’amour, aux dieux… des illusions. Seule l’échelle est réelle. Y monter est la seule chose qui compte. » dixit Lord Baelish dans un dialogue phare de la série.

 

On se retrouve donc dans une situation dans laquelle différents acteurs se considèrent légitime pour gouverner. On distingue :

 

1. Une légitimité traditionnelle : il s’agit des «  coutumes sanctifiées par l’habitude enracinée en l’homme de les respecter » décrites par Max Weber. Le royaume ayant été gouverné par le Roi Robert Barathéon, en vertu des liens de sang, son fils ainé, Joffrey s’en réclame. Cependant, étant le fruit d’une relation incestueuse entre sa mère et son oncle, cette légitimité est contestée par le frère de Robert, Stannis Baratheon qui se proclame son successeur légitime.

 

 

2. Une légitimité légalo-rationnelle : c’est-à-dire le consentement à un ordre rationnel et impersonnel fondé sur le respect de la loi. Le royaume ayant été fondé par les Targaryen, Daenerys le revendique de droit en tant que dernière héritière de la famille royale chassé jadis du pouvoir par Robert Barathéon.

 

3. Une légitimité charismatique : vient de l’autorité personnelle du chef ou la force héroïque d’une personne, même les qualités extraordinaires d’un individu. On peut citer Robb Stark, chef d’une grande famille du nord de Westeros dont l’ambition est de faire renaitre l’ancien royaume du nord, qui en est proclamé roi par ses hommes et qui a fait étalage de ses qualités de chef militaires.

 

 

On peut également citer Renly Baratheon, frère cadet du roi Robert, mais qui décide tout de même de réclamer le trône, parce qu’il estime que son frère Stannis a "la personnalité d’un homard" et qu’il ferait, de ce fait, un piètre roi. Pour finir Balon Greyjoy, seigneur des îles de fer qui s’autoproclame roi de sa seigneurie.

 

4. Une Légitimité religieuse : le mot de religion englobe tout un éventail de croyances, de dénominations et de conceptions qui a toujours constitué une source importante de légitimité du pouvoir. Considérant qu’ « ils ont une mission divine », ceux qui s’en revendiquent exigent un droit quasi divin à l’exercice du pouvoir. On peut mentionner la prêtresse rouge Mélisandre, âme damnée de Stannis, et ses acolytes, pour qui cette guerre n’est qu’une croisade, un jihad pour le maitre de la lumière.

Ces légitimités n’opèrent pas seules chacune et, en général elles sont présentes se combinant les unes aux autres à un degré quelconque !

 

Des légitimités toute relatives donc, qui puisent leurs sources dans une notion de justice contestable, qui fait que chaque prétendant a le droit à un temps de présence à l’écran.

 

Max Weber définit le pouvoir comme étant la potentialité que la volonté d’un individu ou d’un groupe l’emporte sur un autre, lors des relations sociales et c’est précisément pour cela que « Game of Thrones  » est une série si passionnante à visionner : on analyse, on observe, on questionne les raisons pour lesquelles chaque prétendant se croit légitime à succéder au trône.

 

 

Des alliances

 

 Pour Norbert Elias, qui s’est penché sur le « mécanisme absolutiste », si le roi de France parvient à imposer un pouvoir absolu au tournant du 17e siècle, c’est parce qu’il « équilibre la lutte à la corde que se livrent les groupes et forces sociales différents ». Le roi devient un monarque absolu lorsqu’il s’affirme comme une centrale de coordination, une figure centrale entre les différents groupes d’intérêts.

 

Le roi absolu n’est pas celui qui clive mais celui qui assure la synthèse, celui qui est au-dessus de la mêlée et joue des conflits sociaux en se plaçant en retrait, pas en fonçant tête baissée dans la mêlée.

 

En faisant décapiter Ned Stark, Joffrey rompt l’équilibre : il perd toute possibilité de s’élever en figure centrale, d’union, d’équilibre des différents groupes d’influence du royaume.

 

A l’inverse Tywin Lannister, qui désapprouve complètement la décision de son petit-fils de tuer Ned Stark, est bel et bien un maître du jeu : Patriarche de la plus puissante famille de Westeros et « main du Roi », », il n’a que pour seule fin la préservation des intérêts de sa famille, qu’il garantit grâce à un habile système d’alliances pour isoler ses ennemis, à l’image de son alliance avec les Tyrell pour battre Stannis Baratheon.

 

Il est donc important d’élaborer des systèmes d’alliance pour préserver un certain équilibre des puissances pour conserver le pouvoir.

 

 

De la réalpolitik

 

La série scelle en effet le triomphe de la real politik internationale, des pragmatiques « aux mains prestes et aux nerfs glacés » selon l’adage.

 

Pour tirer son épingle du jeu, mieux vaut en effet faire fi de toute considération morale ou idéologique susceptible d’influer sa prise de décision : seule la poursuite rationnelle de l’intérêt personnel ou familial permet de l’emporter, les valeurs et principes moraux n’étant que des freins qui précipitent la chute de ceux qui s’y soumettent.

 

Tous les protagonistes prisonniers de considérations autres qu’un pur réalisme politique échouent, à l’image de Robb Stark, dont la décision d’exécuter Richard Kastark à la suite de son crime conformément aux valeurs qu’il défend, lui coûte la défection de la moitié de son armée. Idem pour la famille Greyjoy et leur rapport sacré à l’ « iron price » : leur refus dogmatique d’élaborer des alliances et de tout obtenir par leurs seuls moyens les empêche d’étendre réellement leur influence. Ou encore Ned Stark qui se refuse à faire prisonnier la reine et ses enfants avec l’aide de Renly Baratheon , pour sauvegarder son honorabilité , ce qui lui coutera sa tête.

 

Remplacez le mot « famille » par « Empire allemand » et vous comprendrez que Tywin Lannister n’est qu’un énième avatar du maître de la real-politik qu’est Bismarck : tous deux partagent un même et unique souci de préserver les intérêts des Lannister pour l’un, de l’Allemagne pour l’autre.

 

 

Déconcentration du pouvoir et fonctionnaires du royaume

 

La loi du monopole qui explique la formation du phénomène Etatique établie par Norbert Elias l’auteur de « La Dynamique de l’Occident » trouve en effet dans le monde de Westeros sa parfaite illustration.

 

Le pouvoir royal doit composer avec le pouvoir économique, avec les banques mais avec les maisons les plus riches, ainsi qu’avec le pouvoir spirituel : au Conseil restreint – l’institution exécutive du Royaume – siège le Grand Mestre qui est nommé par le Conclave (sorte d’université).

 

On assiste ainsi à une déconcentration du pouvoir. Comme le décrit Elias, le roi devient dépendant de ses dépendants à mesure que son pouvoir s’accroît et devient moins contrôlable. Le pouvoir passe des mains de quelques individus à un nombre croissant de puissants, détenteurs de principes de puissance différents – religieux, bureaucratique, juridique, économique, qui forment un réseau d’interdépendance à l’origine des décisions étatiques.

 

Les luttes de pouvoir ne sont plus des luttes frontales – sauf guerres civiles – mais des luttes pour le contrôle du monopole étatique, dans les couloirs du palais. C’est précisément ce « jeu du pouvoir » qui donne son titre à « Game of Thrones », et c’est à l’aune de leur capacité ou de leur volonté à « jouer le jeu » que sont jugés les puissants.

 

Dans ce « jeu des puissants », tous les joueurs ne sont pas des nobles issus des grandes maisons : c’est le cas du Maître des espions Varys, un des personnages emblématiques et influents du Conseil restreint. Eunuque né esclave, Varys est un ancien comédien errant.

 

L’apparition de cadres dont le mode de reproduction est non héréditaire constitue une première étape vers la formation d’un corps de fonctionnaires. Si l’on regarde bien la constitution du Conseil restreint, plusieurs ministres et conseillers relèvent de cette catégorie.

 

On retrouve grossièrement deux catégories parmi ces fonctionnaires : 

 

A. Les premiers, souvent issus de basses classes, ils doivent tout au royaume, qui peut obtenir en retour d’eux un grand dévouement. Ils sont, en quelque sorte, les premiers fonctionnaires, et leur pouvoir repose moins sur le sang que sur d’autres principes d’autorité, comme une forme de « mérite » ou de compétence. Ils représentent par ailleurs une forme de continuité du pouvoir, comme l’exprime Varys :

 

« Les tempêtes vont et viennent, le gros poisson mange le petit poisson, et moi, je continue à barboter. »

 

 

Ils incarnent également la raison d’Etat : le personnage de Varys, le maître espion, qui se targue de ne souhaiter que le « bien du royaume ». Si on ne lui connaît ni famille, ni attaches ou inclinations d’aucune sorte, et s’il apparaît si froidement calculateur, c’est qu’il symbolise en quelque sorte cette raison d’Etat.

 

S’il a autant intérêt à l’Etat, au royaume, c’est qu’il est partie lié à lui, que son existence dépend de lui. On pourrait citer l’exemple historique de François Leclerc du Tremblay, pour lequel le terme "éminence grise" fut pour la première fois employée.

 

B. Si la première catégorie de fonctionnaire est une incarnation de la « raison d’Etat » sorte de garant du « jeu », la seconde symbolise à l’inverse l’excès et la soif de pouvoir et est incarné par Baelish dans « Game of thrones ». A l’inverse des grands nobles, Baelish n’est pas tenu par l’honneur, et tous les moyens lui sont bons pour parvenir. Il intrigue pour faire un bon mariage, qui lui permet d’obtenir un fief et des terres. Il ne se « tient pas à sa place », ce qui constitue une transgression supplémentaire, une forme d’hubris.

 

Baelish menace le jeu en transgressant ses règles, qui sape les fondements de la société. Pour lui, l’Etat est un mensonge dont il faut se débarrasser pour considérer les voies pour accéder au pouvoir, qui lui seul est réel. C’est à ce titre que Varys tient Baelish pour « un des individus les plus dangereux du royaume » qui « verrait bien le royaume brûler s’il pouvait être le roi des cendres ».

 

On pourrait mettre Nicolas Fouquet dans cette catégorie de fonctionnaire ambitieux.

 

 

Game of thrones, un remède contre le manichéisme, la binarité, le complotisme et l’anti-complotisme en politique ? 

 

"Game of thrones" ne raconte pas une bête histoire de bien contre le mal, ce qui lui donne beaucoup de réalisme.

 

A ce stade la série, il y’ a pas un grand complot pluriséculaire qui expliquerait tous les événements de A à Z. Navré pour les complotistes mais pour les antis-complotistes également car s’il n’ ya pas un grand complot qui expliquerait tout, il y’ en a plusieurs qui n’expliquent les événements qu’en partie.

 

Les choses sont donc bien plus complexes que le complotisme (qui voudrait qu’un grand complot explique tout depuis des siècles) et l’anti-complotisme (qui voudrait que les complots n’existent pas ou soient négligeable au regard des événements historiques).

 

La réalité est intermédiaire à ces deux visions du monde : l’histoire n’est pas le produit d’une action structurée, qui a été déployée comme prévu, et a atteint ses objectifs comme prévu, il est souvent le fait d’une collision, d’un chaos, d’un enchaînement de faits non programmés.

 

Par contre il y’ a des processus historiques qui peuvent s’appréhender sociologiquement et qui expliquent les complots, les organisations, les concertations d’oligarchies tantôt alliée tantôt ennemie mais toujours rivales dans la course pour le contrôle du pouvoir.

 

On constate que tous les personnages de game of thrones sont prit dans une dynamique holistique qui les dépasse, personne n’a le contrôle …

 

 Il n’y a pas de gentils et il n’y a pas de méchants, les personnages bons sont capables de cruautés et les personnages cruels sont capables d’actes bonté.

 

Et comme il est mentionné dans cette bande annonce « il est tentant de voir son ennemi comme le diable mais il y’ a du bon et du mauvais dans chaque camp de toute guerre ».

 

 

Cette série permet de regarder en face les vicissitudes de l’humanité."Game of thrones" est sans doute l’une des meilleures séries qui ait existé.

 

 

Sources :

Slate.fr : Game of thrones, un manuel de science politique, d’Alex Baptiste Joubert

Rue89 : Comment bourdieu éclaire « game of thrones » , par Frédéric Le Maire

Le huffington post : De la notion de légitimité dans game of thrones, par Marie Tucan

DirewolfTeam

Le Monde.fr

lmaccsen

Alex andra

TheDarkEzio

Frédéric Lemaire

Trône de Fer




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99 réactions à cet article    


  • 8 votes
    Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit (le vrai) 9 mai 2014 15:34

    Il me semble que la "royauté" décrite dans cette histoire est plutôt un "empire" (du genre égyptien, romain ou chinois). Je ne connais pas sa dimension, mais on observe en son sein une grande diversité ethnique et culturelle, les peuples qu’il prétend englober sont extrêmement différents les uns des autres. Et en même temps, il manque à ce gouvernement ce qui est nécessaire et fait la force de tout empire : une administration. Donc, ce n’est ni un empire administré ni une royaume uni, et à mon avis c’est pour ça que c’est mal parti ! 


    • 3 votes
      maQiavel maQiavel 9 mai 2014 16:27

      Oui, c’est plutôt un empire à mon avis …

      Je ne connais pas bien les structures politiques de l’Egypte antique, mais on peut effectivement comparer westeros à la chine impériale, mais du temps des royaumes combattants, ou elle était morcelé en petits royaumes rivaux qui se faisaient la guerre (le stratège Sun tzu qui a écrit l’art de la guerre vivait dans ce temps).

      Le premier avoir unifié ces royaumes se nomme Qin Shi Huang (le nom « Chine » dérive de son nom) et s’est proclamé empereur. On pourrait donc aisément le comparer à Aegon le Conquérant  dans « Game of thrones » qui a unifié les sept couronnes.

      On peut aussi comparer westeros à l’empire romain du temps de la crise du III ème siècle , une période d’instabilité historique assez riche sur ce qu’elle enseigne politiquement …

      Mis à part le coté fantastique, il n’y a rien de nouveau sous le soleil dans la série !


    • 1 vote
      Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit (le vrai) 9 mai 2014 16:30

      "on peut effectivement comparer Westeros à la chine impériale, mais du temps des royaumes combattants"


      Oui, c’est à cela que je pensais. 

    • 2 votes
      izarn 9 mai 2014 22:21

      Exact et cela n’a rien à voir avec le Moyen-Age. Il s’agit plutot de la fin de l’Empire Romain qui était aussi multi-ethnique, multi-religieux, multi n’importe quoi.
      Il y a eu un essai de le réunifier dans le christianisme, mais cela n’a pas duré bien longtemps...Trop tard !
      A Rome, c’était comme ces gens : Par ici le pognon, par ici le pouvoir, la vendetta, le mafiosisme, etc...


    • 1 vote
      Morpheus Morpheus 10 mai 2014 10:30

      Je ne suis pas entièrement d’accord. Les peuples de Westeros sont assez semblables, tant d’un point de vue ethnique que culturels, bien qu’il y ait quelques différences mineures. ils parlent la même langue, on les mêmes dieux (les Sept), et sont sur le même continent.
       
      Les peuples qui sont différents ethniquement et culturellement sont de l’autre côté du détroit, sur l’autre continent (d’ailleurs, je ne sais pas si c’est voulu et si cela a un sens ou non, mais Westeros se présente comme un continent vertical, tandis que Essos est horizontal).
       
      D’un point de vue des structures politique, on se situe clairement dans une structure féodal et médiévale : un Grand Roi (le roi des Sept Couronnes), et des rois vassaux, ayant eux-mêmes des barons et seigneurs féaux. La structure des maisons est exactement celle des « mesnies » du moyen-âge, comme le décrit très bien maQiavel.
       
      Les luttes de pouvoir après la mort de Robert Barathéon s’apparentent à de nombreuses périodes de guerres de succession qui eurent lieu tout au long de la période dite du moyen-âge, et cela dès le début, à la fin de l’empire romain, au Ve et VIe siècle (haut moyen-âge - que les anglais appellent "dark age"), jusqu’à la guerre de cent ans XIVe et XVe siècle (bas-moyen-âge).


    • 1 vote
      Morpheus Morpheus 10 mai 2014 10:40

      En fait, ce qu’on pourrait qualifier d’Empire dans Game of Thrones, c’est l’époque antérieur au récit, à savoir l’Empire Targarien. Cet Empire effondré, arrive un "Grand Roi", exactement comme dans la Bretagne des Ve et VIe siècle (époque "arthurienne" classique).
       
      Les anciens dieux (dieux celtes dans notre histoire) ont été supplanté par les Sept qui, eux-mêmes, commencent à être supplantés par une nouvelle religion (chrétienne dans l’histoire, R’hlor, le Dieu de la Lumière dans Game of Thrones). Le parallèle est saisissant.
       
      Après la mort du Haut Roi (Uther Pendragon dans l’histoire arthurienne, Robert Barathéon dans Game of Thrones), s’ensuit une période de grande instabilité et de divisions. les rois et roitelets sont divisés et s’affrontent, alors qu’ils sont menacés à l’est par les Black Shields (Irlandais) et à l’ouest par les envahisseurs Saxons. Sur le continent (Petite Bretagne = actuelle Bretagne française), c’est la menace des Francs qui met en péril le royaume de Ban. Encore une fois, le parallèle est saisissant.


    • 4 votes
      lord volde 10 mai 2014 23:12

      J’ai lu les quatre premiers tomes et j’ai regardé avec intérêt les trois premières séries qui m’ont permis de comprendre bien des choses à propos de cette fabuleuse histoire relative au trône de fer. 


      Je ne partage que très partiellement les analyses que tu développes à partir de considérations historiques et sociologiques se rattachant à des analogies précises issues de ta sélection personnelle.

      Je m’abstiendrais de livrer pour le moment mon opinion sur cette fable et ses dimensions d’ordre culturel, historique et créatif.

      C’est une guerre des chefs et des clans, une lutte à mort entre plusieurs rivaux qui souhaitent, soit s’emparer du trône de fer, soit le conserver. Une guerre d’usure et de domination où tous les coups sont permis, l’essentiel reposant sur le succès ou la défaite des ambitions en émoi ou en perspective. 

      Pendant que les sept royaume s’entre-déchirent dans une lutte à mort, la Calicie renforce ses positions en constituant une armée motivée prête à lui obéir et à marcher partout où elle commandera de le faire. 

      Notre époque, contrairement à ce que d’aucuns peuvent s’imaginer, est entrée de nouveau dans les temps féodaux. La puissance régnante d’aujourd’hui a organisé autour d’elle un puissant réseau de vassaux pour conquérir le monde à travers le prisme de la fin des états-nations et du transfert de la souveraineté à une entité globalisée. Games of Thrones est aussi d’une certaine manière et d’un certain point de vue une histoire reliant le passé médiéval, le présent et le futur. 

      J’aurais beaucoup à dire sur cette fable, mais je ne le ferai pas aujourd’hui.

      A bientôt Mac.... 

    • 6 votes
      medialter medialter 9 mai 2014 16:07

      Merci pour ce long développement, j’ai tout lu attentivement, et j’imagine le temps que ça a du te prendre. Mes respects pour ça.
      *
      J’ai pas du tout aimé cette série, mes fils ont voulu me la faire voir coûte que coûte, j’ai décroché au bout du 2° ou 3° épisode. Mauvais jeu d’acteurs, banalité de la mise en scène, dialogues creux, liaisons entre les scènes trop décalées (besoin de beaucoup trop de concentration), avalanche de noms qui engendrent une grande confusion. Autant, dans le genre série, j’ai complètement accroché à "Breaking Bad", autant là, c’était une torture. Maintenant je suis peut-être passé à côté de quelque chose !?
      *
      Il me semblait déjà connaître la conclusion de toute cette série au premier ou deuxième épisode : le plus pourri finira par gagner. Ce que tu sembles confirmer, en y rajoutant cette subtilité : à condition d’avoir un peu de moule, en plus, même la fourberie ne suffit plus. La conclusion de cette série se réduit-elle à ça ? Cette série reflète-t-elle la vraie vie ? J’espère que non, parce que j’appelle ça du nihilisme. Finalement en lisant ton analyse, je me conforte dans mon choix de ne pas l’avoir regardée.
      *
      "Les choses sont donc bien plus complexes que le complotisme (qui voudrait qu’un grand complot explique tout depuis des siècles)"
      *
      Elles le paraissent, mais ne le sont pas : un destin qui dépend d’un coup de dés, ça réduit toute complexité à une simplicité extrême. Tellement facile que les théologies s’en sont emparées ; "Dieu l’a voulu". Philosophiquement (je ne parle pas des faits), le complotisme me plaît mieux, car il échappe au chaos en dévoilant une structure, indépendamment du fait qu’elle soit morale ou non, juste ou non. Il échappe surtout au coups de dés, car même au travers d’éléments défavorables, chaotiques, contraires, il se reconstitue, comme la salamandre qui perd un membre : il repousse.
      *
       Je me suis longtemps demandé comment une théologie dogmatique (pour ne parler que de celle_là) aussi misérable que le christianisme avait pu tenir si longtemps (mon côté nietzschéen qui me dévore). Elle a traversé " le fait d’une collision, d’un chaos, d’un enchaînement de faits non programmés". Selon ta théorie, elle aurait du disparaître. Pourtant elle est toujours là.


      • 5 votes
        maQiavel maQiavel 9 mai 2014 16:41

        Bonjour.

        -Cette série reflète-t-elle la vraie vie ? J’espère que non, parce que j’appelle ça du nihilisme. Finalement en lisant ton analyse, je me conforte dans mon choix de ne pas l’avoir regardée.

        Concernant le nihilisme, si on en croit wikipédia (et il faut évidemment s’en méfier comme de la peste),  c’est un point de vue philosophique d’après lequel le monde (et plus particulièrement l’existence humaine) est dénué de tout sens, de tout but, de toute vérité compréhensible ou encore de toutes valeurs.

        Ce n’est pas ce que dit la série et ce n’est pas d’ ailleurs ce que je pense.

        L’existence humaine et le monde ont un sens mais c’est celui qu’on lui donne. Mais ce sens qu’on donne au monde et à la vie humaine ne peut être un absolu, plusieurs personnes peuvent avoir une conception du monde, de la vie, des valeurs très différentes les une des autres.

        Dans cette série, comme dans la vie, on retrouve ces différences et le contexte les amène à se clasher !

        A ta question « Cette série reflète-t-elle la vraie vie ? », ma réponse est oui, mais ce n’est évidemment que mon opinion !


      • 8 votes
        maQiavel maQiavel 9 mai 2014 16:58

        - Philosophiquement (je ne parle pas des faits), le complotisme me plaît mieux, car il échappe au chaos en dévoilant une structure, indépendamment du fait qu’elle soit morale ou non, juste ou non. Il échappe surtout au coups de dés, car même au travers d’éléments défavorables, chaotiques, contraires, il se reconstitue, comme la salamandre qui perd un membre : il repousse.

        Voilà, c’est justement le problème que j’ai avec le conspirationisme, c’est qu’il permet de tout expliquer sous l’angle de la paranoïa !

        Tout est explicable car tout est simple, le conspirationniste peut s’exonérer de la charge d’étudier le réel dans sa complexité, et accessoirement, de s’interroger sur le rôle que lui-même (ou la catégorie à laquelle il se rattache) a pu jouer dans un enchaînement de faits néfastes.

        Cela débouche sur du manichéisme, l’histoire devient le résultat de l’intervention de « forces obscures », qui tentent d’imposer un pouvoir invisible par des moyens vils.

        C’est aussi un moyen de se rassurer : elle fournit une cause, elle permet d’organiser la réflexion en fonction d’un point fixe, elle rend pensable un réel trop complexe pour être intelligible.

        En dépit de leur absurdité manifeste, les théories du complot possèdent une cohérence interne telle que ceux qui y croient ne peuvent plus penser hors d’elles au point que quiconque démontrera l’absurdité se verra accusé de faire partie du complot. Le conspirationnisme, en ce sens, finit par ressembler à une pseudo-religion, dotée d’un Diable (le comploteur), de damnés (ceux qui ne croient pas au complot) et d’élus (ceux qui ont découvert le complot).

        Vous comprenez bien que tout ce que je dis là ne fait pas de moi un anti-conspirationiste, il n’ ya pas UN complots mais DES complots, qui parfois échouent, qui d’autres fois sont mené à terme, mais qui n’expliquent jamais la totalité de l’histoire … 


      • 1 vote
        maQiavel maQiavel 9 mai 2014 17:04

         -un destin qui dépend d’un coup de dés, ça réduit toute complexité à une simplicité extrême. 

        Au contraire, ça illustre parfaitement la complexité de la chose, les dés ayant six faces, il y’ a donc six possibilités et chaque individus doit lancer à chaque étape.

        Cela montre bien que les événements ne peuvent pas être tout le temps sous contrôle …


      • 6 votes
        medialter medialter 9 mai 2014 18:36

        "le conspirationniste peut s’exonérer de la charge d’étudier le réel dans sa complexité, et accessoirement, de s’interroger sur le rôle que lui-même (ou la catégorie à laquelle il se rattache) a pu jouer dans un enchaînement de faits néfastes."
        *
        C’est exactement le contraire, non seulement il ne s’exonère pas, mais au contraire il creuse en profondeur. Cela se fait en 3 étapes :
        1/ Remise en cause d’une couleuvre qu’on veut lui faire gober
        2/ Émission d’hypothèses sur les théories alternatives qui peuvent répondre au problème
        3/ Extension des hypothèses à d’autres évènements pour éventuellement trouver des liens
        *
        Alors oui, la recherche de cohérence peut être interprétée comme un refus d’accepter le chaos de l’histoire, mais la médaille est à deux faces, on pourrait très bien te répondre que tu t’en remets à la surface des choses, à leur apparence (le leitmotiv religieux : dieu l’a voulu), alors que ce chaos apparent pourrait s’inscrire sur une ligne non-visible
        *

        "Cela débouche sur du manichéisme, l’histoire devient le résultat de l’intervention de « forces obscures », qui tentent d’imposer un pouvoir invisible par des moyens vils."

        *

        Je pense que tu pourrais adhérer à cette théorie plus facilement que ce que tu crois. Par exemple je suis certain qu’il ne serait pas très dur de te convaincre que la culture peut tout-à-fait être ce manichéisme, que des forces obscures peuvent l’induire, et qu’il n’y aura pas plus de différence, au niveau délire culturel, entre le XXI°s et le moyen-âge qu’il n’y en aura entre le XXVIII° s et le XXI°. Avec un peu de hauteur, on se rend facilement compte que la culture est une conspiration. Pour reprendre ton sujet favori, le terrorisme, je peux prendre l’exemple du vilain barbu qui menace l’occident.


      • 2 votes
        maQiavel maQiavel 9 mai 2014 19:47

        -il ne s’exonère pas, mais au contraire il creuse en profondeur.

        Non, il ne creuse rien en profondeur, il se focalise sur son point fixe qui devient vite une obsession. Il valide tout ce qui correspond dans le réel à cette obsession et rejette tout ce qui n’y correspond pas !

        Le problème survient lorsqu’ il y’ a un effet de groupe qui s’incarne en la croyance en la même conspiration, qui devient alors véritablement une psychose collective paranoïaque, le groupe croit qui détenir une terrible vérité dont il est le seul à posséder les outils pour l’interpréter !

        Et il se crée un paradoxe : alors que le conspirationnisme est censé être un moyen de se rassurer, elle lui fait de plus en plus peur. Et ils vont alimenter cette peur par une mécanique d’auto- cautionnement, cela devient un cercle vicieux !

        -Remise en cause d’une couleuvre qu’on veut lui faire gober

        Il gobe surtout tout ce qui correspond à un semblant d’explication de son obsession, qui est alors hissé au rang de vérité absolue.

        -Émission d’hypothèses sur les théories alternatives qui peuvent répondre au problème

        Hypothèses ne validant que son obsession, jamais celle qui les infirme …

        -Extension des hypothèses à d’autres évènements pour éventuellement trouver des liens

        Ah oui, ça c’est la grande spécialité des conspirationistes délirants : appréhender l’histoire à partir de photos. On prend un individu, on le photographie et on brode une théorie sur son rôle historique (toujours en lien avec l’obsession du sujet). On en prend ensuite un second 50 an plus tard et on use de la même méthodologie pour établir un lien de cause à effet entre les deux, le second poursuivrait le travail de subversion du premier comme si ils étaient les mêmes individus. On répète l’opération quelques fois et voilà toute l’histoire expliquée.

        J’ai déjà suivi des conférences de Ploncard d’ Assac ou d’autres délirants dans le genre, c’est exactement cela.

        Et en général (mais pas toujours ) , ça se termine par « ils sont trop puissant , on ne peu plus rien faire , c’ est finit , tout est déjà calculé et planifié à l’ avance ».Ou alors , on attend le retour du christ ou d’ une quelconque force surnaturelle qui  remettra de l’ ordre car au fond , à l’ origine du complot … il y’ a Satan ( évidemment , le mal absolu ).

        on pourrait très bien te répondre que tu t’en remets à la surface des choses, à leur apparence (le leitmotiv religieux : dieu l’a voulu), alors que ce chaos apparent pourrait s’inscrire sur une ligne non-visible

        Le chaos apparent n’est pas juste un chaos sur lequel personne n’aurait prise, ça c’est aussi du délire mais anti – conspirationiste, il y’ a des groupes, des organisations, qui ont le pouvoir non pas de le contrôler mais au moins d’en assurer même momentanément la gestion !

        -Par exemple je suis certain qu’il ne serait pas très dur de te convaincre que la culture peut tout-à-fait être ce manichéisme, que des forces obscures peuvent l’induire

        Le problème est que ces groupes que vous appelez force obscure, sont aussi le produit de cette culture, ça, c’est aussi un des gros problèmes de la grande théorie du complot !

        Les comploteurs seraient à la fois étrangers à l’humanité ordinaire vivant dans un vase clos culturel impénétrable et sont cependant immergés dans la société. Ca ne tient pas la route !

        C’est ce qui explique que le conspirationniste ne pense pas la rétroaction du réel sur la conspiration, celle-ci reste stable, dans un environnement culturel mouvant.

        La seule explication plausible à ce phénomène apparait alors clairement : les comploteurs ne sont pas des humains ordinaires, ils ne sont peut être même pas humain et c’ est pourquoi les thèses sur les reptiliens ont tant de succès.

        Game of thrones illustre bien au contraire que ces groupes sont constitués d’humains traversés par des contradictions et qui sont souvent dépassé par les événements …


      • 4 votes
        la mouche du coche 9 mai 2014 21:55

        Si je puis me permettre d’intervenir je dirais que la vision du monde décrit par
        cette série (que je n’ai évidemment pas regardé 1 minute ) repose dans sa parfaite conventionnalité. Elle est parfaitement à la mode. Elle nous décrit les rapports économiques sous un mode méchant, viril, violent, etc. ce qui est la vision ultra-libérale contemporaine habituelle du Moyen-Age.
        C’est pour cela que M. Attali adore cette vision. Elle nous fait peur pour que nous supportions la société actuelle. Quel bonheur pour lui ! Inutile de dire que les historiens sérieux disent tous que le Moyen-Age était très exactement le contraire de ce que décrit ce film qui est financé mais c’est un hasard, par des amis de M. Attali.


      • 3 votes
        la mouche du coche 9 mai 2014 21:58

        Medialter : "Je me suis longtemps demandé comment une théologie dogmatique (pour ne parler que de celle_là) aussi misérable que le christianisme avait pu tenir si longtemps (mon côté nietzschéen qui me dévore). Elle a traversé " le fait d’une collision, d’un chaos, d’un enchaînement de faits non programmés". Selon ta théorie, elle aurait du disparaître. Pourtant elle est toujours là."
        .
        Le christianisme prône l’entraide et la coopération. C’est exactement tout ce que détestait Nietzsche, mais c’est exactement ce qui permet d’être toujours le plus fort. (Re)lire Kropotkine qui en donne toutes les preuves.


      • 2 votes
        izarn 9 mai 2014 22:32

        Bien sur vous comparez l’Eglise de Rome avec ce qu’elle est devenue, et non avec ce qu’elle était mille ans avant. Cela n’a rien à voir. Rassie d’une consternante bourgeoisie, influencée par cette horreur qu’est le protestantisme.
        Au moins les curés pouvaient s’envoyer en l’air en bravant Dieu (Voir Montaillou village occitan). Au lieu de ces pitoyables pasteurs qui cherche le trou à travers les vetements de leur sainte femme...
        Quels cons !
        Ceci dit la chrétienté est bien à l’origine de l’occident moderne. Il ne faut pas avoir lu "Ainsi parla Zarazoustra" pour ne pas comprendre que Nietzsche chie sur la bourgeoisie allemande protestante, et non pas sur le Christ lui-meme.
        Mais il faut etre fou pour chier sur le libéralisme, hein ?


      • 6 votes
        medialter medialter 9 mai 2014 22:41

        @Maq
        Je constate que tu tiens tellement à ta théorie que tu t’enfonces sans t’en rendre compte dans le négationnisme voire dans le déni des faits. Le 11 septembre, Kennedy, l’Ukraine, c’est quand même pas un fantasme des conspis, ni une projection de leurs désirs ? La tête bicéphale américaine, c’est quand même bien elle qui tient le pays depuis des décennies malgré tous les revers et impondérables ? Si un évènement comme le 11 septembre a été possible, cad monté avec la complicité de milliers, de dizaines de milliers de personnes, puis maintenu sous une chape de plomb politique et médiatique, c’est quand même pas une vue de l’esprit ? je suis quand même sidéré d’avoir à rappeler de telles évidences avec toi, on croirait vraiment que tu fais une allergie au mot "conspi", ce qui prouverait que tu en es une victime puisque tu serais esclave de la diabolisation qui a été montée autour de ce mot.
        @La mouche
        Non, le christianisme ne prône que l’entraide dans son strict cadre. Nietzsche aussi enseignait l’entraide, mais d’une manière plutôt militaire :"Propose un matelas à ton ami, mais que ton matelas soit dur". Je pense qu’il avait raison, les bénéficiaires de l’entraide ont souvent tendance à glisser dans l’assistanat. J’aime bien Kropotkine, j’ai lu son étude anthropologique il y a quelques temps. Même si je suis un ultra-individualiste, je défends malgré tout l’entraide, mais juste pour des frères de guerre. Là, je suis même prêt à aller au sacrifice. Mais pour le reste, j’ai plutôt tendance à basculer à l’extrême opposé.
        *
        Merci pour la piste du financement, il y a des fois où je me foutrais de ces pieds au cul. Mais oui, j’ai même pas eu l’idée d’aller voir ; Time Warner, capitalisée à 280 milliards en 2000 smiley


      • 2 votes
        maQiavel maQiavel 10 mai 2014 11:20

        @médialter

        Lit ce que j’ai écrit sur les anti-conspirationistes et tu comprendras que je les trouve aussi délirant (voir plus) que les conspirationistes.

        Donc je ne sombre pas dans le négationnisme ou le déni des faits.

        Tu parles du 11 septembre, c’est un très bon exemple. Je pense qu’effectivement l’Etat profond américain a organisé ces attentats, ça parait même une évidence !

        Mais ce n’est pas parce que cet Etat profond  contrôle que ces attentats ont été organisé, c’est au contraire parce qu’ils perdaient le contrôle !

        Je ne vais pas entrer dans les détails, mais non seulement il fallait réussir à souder l’élite avec elle-même ( qui est traversé par de grandes contradictions , avec des réseaux sont en concurrence voir en affrontement ) et ensuite l’ élite avec le peuple ( qui croit de moins en moins en la légitimité de cette élite ) autour d’ en ennemi commun factice ( les islamistes ) pour faire face à la montée de leur véritables ennemis , les oligarchies des nouveaux pôles de puissance ( les émergents et particulièrement la Chine ) qui remettait en question le nouvel ordre mondial unipolaire américano -sioniste.

         

        Donc contrairement à ce que pense l’ anti-compltiste , les conspirations comme celle du 11 septembre , Kennedy, l’Ukraine existent  mais contrairement à ce que pense le complotiste , les conspirateurs ne contrôlent pas grand-chose , ils font face à des contraintes , des nécessités , parfois même au chaos incontrôlé , et ne font en réalité que réagir , ils ne font pas l’ histoire dans sa totalité , ils ne font que réagir à un enchaînement de faits non programmés.


      • 4 votes
        medialter medialter 10 mai 2014 13:12

        "Mais ce n’est pas parce que cet Etat profond  contrôle que ces attentats ont été organisé, c’est au contraire parce qu’ils perdaient le contrôle !"

        *

        Moi je trouve plutôt qu’ils ont considérablement accru leur pouvoir après de 11 septembre : ouverture pour une invasion de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Lybie, même si dans ce dernier cas ils ont utilisé le pion Sarkozy ; ça ressemble beaucoup plus à une immense ouverture stratégique qu’au chant du cygne d’une équipe de malfrats qui perdent le contrôle. Al-Qaida est une invention extraordinaire, c’est le croquemitaine rêvé mis à toutes les sauces pour justifier à peu près n’importe quoi, je pense que tu n’as pas vraiment assimilé que ces mecs là agissent sur une échelle de temps qui chevauchent les décennies, ce que ne ferait pas une équipe en panique.

         

        "Donc contrairement à ce que pense l’ anti-compltiste , les conspirations comme celle du 11 septembre , Kennedy, l’Ukraine existent  mais contrairement à ce que pense le complotiste , les conspirateurs ne contrôlent pas grand-chose , ils font face à des contraintes , des nécessités , parfois même au chaos incontrôlé , et ne font en réalité que réagir , ils ne font pas l’ histoire dans sa totalité , ils ne font que réagir à un enchaînement de faits non programmés."

        *

        Voir le paragraphe ci-dessus. C’est eux qui programment, et je pense que tu t’es fait niquer avec cette superproduction Zioniste qui a certainement voulu faire croire à ceux qui y cherchent une justification philosophique que les choses sont trop complexes pour être planifiées. En réalité, la complexité des évènements et son côté faussement chaotique a délibérément été mise en avant pour justement masquer les forces souterraines. Sans vouloir te vexer, la politique, c’est un peu la science des cons, c’est comme contempler d’un bateau un iceberg sans considérer les 9/10 qu’il y a dans l’eau, on ne fonde pas une science sur de la décadence pure, c’est un peu comme si on cherchait une esthétique dans le fumier.


      • 3 votes
        maQiavel maQiavel 10 mai 2014 13:48

         

        -Moi je trouve plutôt qu’ils ont considérablement accru leur pouvoir après de 11 septembre : ouverture pour une invasion de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Lybie, même si dans ce dernier cas ils ont utilisé le pion Sarkozy ; ça ressemble beaucoup plus à une immense ouverture stratégique qu’au chant du cygne d’une équipe de malfrats qui perdent le contrôle.

        Ne pas du tout, compare le poids des USA avant le 11 septembre avec leur poids aujourd’hui. Il n’ ya aucune comparaison possible, des stratèges comme Brezinsky l’ont très bien compris et savent que le monde sera multipolaire et les guerres menées par l’empire n’y a rien changé …

        -je pense que tu n’as pas vraiment assimilé que ces mecs là agissent sur une échelle de temps qui chevauchent les décennies, ce que ne ferait pas une équipe en panique.

        Là-dessus tu te trompe encore, l’un des grand reproche de Brezinsky est justement ‘l incapacité de la clase dirigeante américaine de mettre en place une véritable stratégie de long terme, les néoconservateurs au pouvoir ont fait n’ importe quoi d’ après lui !

        Je pense que c’est toi qui ‘n a pas assimilé l’imprédictibilité de  la géopolitique, des stratégies sont élaborée mais jamais exécutée comme elles étaient planifié, il y’ a des imprévus, des tensions au sein de ces classes dirigeantes qui finalement en sont réduit à s’adapter tactiquement !

        C’est eux qui programment, et je pense que tu t’es fait niquer avec cette superproduction Zioniste qui a certainement voulu faire croire à ceux qui y cherchent une justification philosophique que les choses sont trop complexes pour être planifiées.

        Comprenons nous bien : « Game of trones » ne m’ apprend rien sur la politique , cette série illustre simplement des choses que je sais déjà et c’ est pour cela qu’ elle m’ intéresse.

        Quant au « c’est eux qui programme », je répondrai par le bon sens : il n’a jamais existé sur terre de centre décisionnel unique (donc sans conçurent) et qui ne soit pas traversé par des contradictions.

        En réalité, la complexité des évènements et son côté faussement chaotique a délibérément été mise en avant pour justement masquer les forces souterraines. 

        ---> Voilà, sans vouloir te vexer, pour moi, c’est du complotisme délirant !

        Sans vouloir te vexer, la politique, c’est un peu la science des cons, c’est comme contempler d’un bateau un iceberg sans considérer les 9/10 qu’il y a dans l’eau, on ne fonde pas une science sur de la décadence pure, c’est un peu comme si on cherchait une esthétique dans le fumier.

        ---> A vrai dire je suis d’ accord avec cela, la politique n’est pas une science. Quant à la comparaison avec le fumier je suis d’ accord, de sensibilité anarchiste, l’ idéal pour moi serait l’ abolition de la politique mais cet idéal utopiste ne correspond pas à la réalité , la politique est bel et bien là et elle nous gouverne , il nous faut donc faire avec …


      • 4 votes
        medialter medialter 10 mai 2014 16:58

         "l’un des grand reproche de Brezinsky est justement ‘l incapacité de la clase dirigeante américaine de mettre en place une véritable stratégie de long terme, les néoconservateurs au pouvoir ont fait n’ importe quoi d’ après lui !"

        *

        Oui mais là tu es déjà dans les couches visibles, dans l’information publique. Les néocons ne sont que la pâture offerte au peuple, la moitié de la tête bicéphale, comme chez nous l’UMP n’est que la moitié de l’UMPS. Effectivement eux ne contrôlent rien, il y a des officines montées pour régler les comptes, comme Mediapart chez nous. Là je suis complètement d’accord avec toi, le modèle que tu proposes avec la comparaison de cette série peut être correct, c’est le chaos complet, le nihilisme intégral même si tu réfutes le terme. Mais ce n’est pas de ça que je te parle. Je te parle de ceux qui sont en profondeur, ceux qui ont, par exemple, planifié l’Europe d’aujourd’hui il y a un siècle, Hillard explique ça très bien, et eux montent un projet à long terme qui fonctionne très bien et qui passe au travers de tout impondérable chaotique. 

        *

        "A vrai dire je suis d’ accord avec cela, la politique n’est pas une science. Quant à la comparaison avec le fumier je suis d’ accord, de sensibilité anarchiste, l’ idéal pour moi serait l’ abolition de la politique mais cet idéal utopiste ne correspond pas à la réalité , la politique est bel et bien là et elle nous gouverne , il nous faut donc faire avec …"

        *

        ... Ou sans. Sachant qu’on ne changera jamais le fumier, ou à peine, on peut très bien faire comme si le politique n’existait pas, ne rien en attendre, prendre ce qu’il y a à prendre, et pratiquer à petite échelle ce qu’ils pratiquent à grande échelle : le droit naturel.


      • 2 votes
        maQiavel maQiavel 10 mai 2014 17:52

        -Je te parle de ceux qui sont en profondeur, ceux qui ont, par exemple, planifié l’Europe d’aujourd’hui il y a un siècle, Hillard explique ça très bien, et eux montent un projet à long terme qui fonctionne très bien et qui passe au travers de tout impondérable chaotique. 

        ---> Pour moi un projet à long terme sans contradiction, c’est du délire conspirationiste mais on ne sera pas d’ accord là-dessus

         -Sachant qu’on ne changera jamais le fumier, ou à peine, on peut très bien faire comme si le politique n’existait pas

        ---> Si vous ne vous occupez pas de politique, la politique s’occupera de vous ...


      • 3 votes
        medialter medialter 10 mai 2014 19:40

        "Si vous ne vous occupez pas de politique, la politique s’occupera de vous ..."
        *
        Dans la limite de son champ d’action. Merci pour cet échange


      • vote
        nymeo nymeo 12 juin 2014 10:55

        "C’est ce qui explique que le conspirationniste ne pense pas la rétroaction du réel sur la conspiration, celle-ci reste stable, dans un environnement culturel mouvant."

        La théorie de la concentration du capital peut expliquer en partie cette stabilité -même si elle peut, à l’occasion, souffrir quelques exceptions- et va donc dans le sens d’une interprétation conspirationniste de l’Histoire.

      • 4 votes
        juluch juluch 9 mai 2014 16:17

        Pas mal cette analyse de la série MaQiavel.


        Je conseille vivement de lire les livres.....il y en a 15 jusqu’à présent !

        C’est une véritable saga ou tout s’emmêle avec amour, trahisons , combats, alliances, cruauté, magie etc.

        Elle est pas près de s’arrêter.

        • 3 votes
          juluch juluch 9 mai 2014 18:40

          la série TV survole l’essentiel des livres.....






        • 2 votes
          maQiavel maQiavel 9 mai 2014 20:02

          Promis Juluch , à la fin de la diffusion de la quatrième saison , je vais m’ y mettre ( je n’ ai pas le choix de toute façon , je ne peux pas attendre une année ).


        • 2 votes
          izarn 9 mai 2014 22:42

          Voui...Moi je ne lis pas de la merde, je préfere les bons auteurs, Jack Vance par exemple...Je recommande chaudement la saga :

          Le prince des étoiles

          La machine à tuer

          Le palais de l’amour

          Le visage du démon

          Le livre des réves

          Ca c’est top ! Autre chose que les étrons reaganiens libertaromongoloides.


        • 4 votes
          juluch juluch 10 mai 2014 01:35

          je connaissais pas.


          C’est pas pour autant que je dis que ton auteur est de la merde !

          sans déconner..............

        • 10 votes
          Haze Haze 9 mai 2014 16:29

          Maquiavel, tu as oublié de citer l’Iron Bank.
          Tywin Lannister rappelle d’ailleurs que l’Iron Bank finance à coup de prêts les guerres, et qu’elle est en faite le plus haut pouvoir de leur monde. Plus forte que le trône de fer, que tout Westeros réunit.
          Bel article, merci.


          • vote
            Haze Haze 9 mai 2014 16:34

            Pour ce qui est des ’ familles ’, ceci a perduré après le Moyen-Âge avec les luttes entre familles dans les républiques Italienne puis de nos jours avec la Mafia Italienne.
            La trilogie du Parrain de Coppola est centrée sur la famille au travers de la mafia ( puisque c’est le milieu dans lequel la défense de la famille est le plus présent ) ainsi qu’à sa dislocation dans le deuxième volet puis le troisième.


          • 2 votes
            maQiavel maQiavel 9 mai 2014 16:41

            Je ne sais pas ce que tu as écrit mais comme je ne te fais pas confiance , je ne peux pas te lire , d’ ailleurs , je souhaite que tu n’ intervienne pas vu le coup que tu nous a fait la dernière fois. 

            Je suis désolé si je te fais un procès d’ intention , j’ espère que tu m’ excusera mais je ne peux pas prendre de risque.
            Salut !

          • vote
            Haze Haze 9 mai 2014 16:41

            ’ SPOIL ’
            En comparaison, on a dans Game of Thrones la dislocation des grandes familles part la mort pour les Stark ( a peu près tous leurs membres masculins sont tués ) ou les moeurs avec les Lannister. ( un nain, Jaime qui a renoncé à sa famille par sa rentrée dans la garde royale ect ... )
            Ainsi, le premier volet du Parrain est comparable à la famille Stark du départ : plein de fils, avec les valeurs de leur père ect ...
            Puis à la mort du père ( Ned / Vito ), la dislocation de la famille par la transgression des règles primaires ( Michael Corleone se mariant avec une non sicilienne, une " civile ", / pareil avec le refus du mariage avec la fille Frey pour une paysanne par Rob )
            On a aussi le cas du fils non apte intellectuemment et physiquement à hériter : Le nain chez les lannister par exemple, ou le frère ainé chez les corleone, qui trahit Mick entre autre par sa faiblesse.


          • vote
            Haze Haze 9 mai 2014 16:42

            De quoi parles-tu ?


          • vote
            Mr.Knout Mr.Kout 9 mai 2014 18:13
            Tout d’abord j’espere ne pas en dire trop ayant deux tomes d’avances su rl aserie

            Je vais dans le sens de Haze.
            On ne peut analyser la géopolitique de Westeros et Esteros en oubliant de mentionner la puissance de la banque de fer qui : 

            -Finance tout les protagoniste

            -A les moyens de dresser une armée de mercenaires rivalisant avec n’importe lequel des protagonistes.

            Puis il y a l’aspect "fantastique" et les intervention "surnaturelle" qui nous réserve encore je pense l’apparition de puissances inconnues jusqu’ici.


            Sinon donnée très importante pour comprendre les actions du père Lanister 
            SPOIL ALERT :
            .
            .
            .
            .
            Il n y a plus d’or dans les mines et la maison est très endettés.

            Il est donc essentiel pour cette maison de prendre le pouvoir royale avant que son influence basé principalement sur l’or ne decroit..



            Sinon HS :

            @ ?mac M’etonne pas que tu est bien aimé "le principe de lucifer 2".Merci de m’avoir démontré, (etait ce vraiment nécessaire ?) que LLP est une vrai tanche (sa video ou il passe complètement a coté du livre sans aucun doute parce qu’il est avant tout un véritable antisémite primaire.(Je l’ai vu face à jacob cohen et il insisté en permanence pour qu ecelui ci reconnaissent qu ele probleme c’est pas le sionisme mais les juifs en general).

          • vote
            Qamarad Qamarad 9 mai 2014 19:47

            @MaQ kout
            Du travail chirurgical, comme à l’accoutumé !
            Dans cette série, comme beaucoup je pense, c’est bel et bien le personnage de Tyrion qui me fascine. C’est mon pari gagnant. C’est un point machiavélien assez central je trouve : comment inverser la fortune et faire en sorte d’imposer sa volonté sur le trône royal ? Il en serait bien capable...

            Kout :

            On ne peut analyser la géopolitique de Westeros et Esteros en oubliant de mentionner la puissance de la banque de fer qui : 

            -Finance tout les protagoniste

            Aïe... Si cela remonte aux oreilles de Jakubowitz, demandez soit un passeport russe, soit une séance de rééducation à Yad Vashem.


          • 2 votes
            izarn 9 mai 2014 23:03

            Non. Nein. No. Nada.
            L’aristocratie médievale n’avait rien à voir avec la mafia.C’est impensable, impossible. C’est de la propagande abjecte néo-conservatrice ricaine.
            Lisez Chretien de Troyes : Perceval ou le Conte du Graal.
            Les Lays de Marie de France.
            La chanson de la croisade albigeoise (Copiée par Tolkien)

            Ces gens ricains sont sont tellement ras de terre, rapaces, qu’ils n’arriveront jamais à comprendre.


          • vote
            Morpheus Morpheus 10 mai 2014 10:47

            Effectivement, maQiavel n’a pas mentionné la Banque de Fer, à mon avis pour la raison qu’elle apparait dans la saison 4 et maQiavel a fondé son analyse sur les trois premières saisons. Mais en effet, il y a là une nouvelle donne qui va rajouter un ingrédient dans la saison 4. La Banque de Fer pourrait être similaire aux Banquiers Lombards, ou aux Templiers.


          • 5 votes
            Ozi Ozimandias 9 mai 2014 16:30

            Exélente série, et bien vu pour le dessous des cartes de la crise à Westeros !
            .
            Par contre je ne sais pas si on peut véritablement faire un rapprochement entre cette série et notre monde géopolitique à venir... mise à part les 3 dragons que j’élève dans ma cave...


            • 3 votes
              maQiavel maQiavel 9 mai 2014 18:13

              Bon, après m’être fait accusé d’être un propagandiste jihadiste, me voilà devenu un propagandiste réactionnaire monarchiste Maurassien à présent …



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