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l’accord proposé par l’ancien président de la République, Jacques Chirac, et l’UMP, à l’actuel maire de Paris, Bertrand Delanoé, a été adopté hier par le conseil de Paris. En échange d’un remboursement de 2 200 000€ , la ville de Paris accepte d’abandonner sa plainte. Cela est bien sûr insuffisant pour bloquer le procès qui aura lieu dans les prochains mois. En revanche, Paris ne sera pas présente sur le banc des parties civiles.
Bertrand Delanoé est satisfait de cette conclusion provisoire. Il argue du fait que la ville va récupérer les sommes indument versées et que la justice en France passe aussi par des règlements à l’amiable. Les opposants à cet accord sont ses alliés de la majorité municipale, verts et front de gauche qui trouvent choquant ce qui passe à leur yeux comme un petit arrangement entre "amis".
Le maire de Paris est donc dans la situation paradoxale suivante : contre l’avis de ses alliés, il fait bloc avec son opposition pour en finir avec une affaire politico-judiciaire emblématique des années Chirac. Et cette alliance n’est pas totalement anodine quand on fait attention à certains des protagonistes : regardez la photo ci dessous.
![]() Eh oui, Mme Dati est au conseil de Paris, comme maire du VIIème arrondissement, et elle approuve cette décision. mais, Mme Lagarde, Ministre de l’Economie et des Finances siège aussi dans cette auguste assemblée, et il y a fort à parier qu’elle n’a pas voté contre.
Décision légale, donc, mais qui rappelle aux yeux de certains les vilaines pratiques d’amnistie que notre classe politique avait trop l’habitude de pratiquer. Et passer un coup d’éponge, même justifié, sur des malversations financières à un moment où le pays se serre la ceinture, peut avoir des conséquences fâcheuses en période de pré-campagne présidentielle.
Reste à connaitre le jugement de l’opinion publique. De quel coté penchera la balance ? |
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