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Accueil du site > Actualités > Politique > Le totalitarisme analysé par Alain de Benoist. Au passé et au présent.

Le totalitarisme analysé par Alain de Benoist. Au passé et au présent.

Bonjour. J'ai retranscris pour la communauté Agoravox cette brève interview de Alain de Benoist sur le totalitarisme, que j'ai trouvée claire, très synthétique, au large spectre de lecture et définition de ce qu'est le totalitarisme, particulièrement pénétrante intellectuellement, et hélas je le crois devenue "un peu" nécessaire à méditer. 

 

Bon visionnage ou lecture à vous. 
Et partagez, diffusez... 

 

 

----

 

Retranscription : 

X (it) : 
Tu dis que les démocraties libérales sont toujours dans le risque de leur négation totalitaire. Donc, dans les démocratie libérales dans lesquelle nous vivons il est toujours possible d'un instant à l'autre ce déclic par lequel les démocraties libérales se transforment en un totalitarisme. 

 

Alain de Benoist :

 

Oui, c'est un sujet un peu difficile évidemment. Je pense qu'on peut l'aborder de deux manières différentes.

 

La première manière, disons, c'est une réflexion sur la notion de totalitarisme. La notion de totalitarisme a été énormément employée depuis son apparition dans les années 20 et surtout les années 30, essentiellement pour décrire les deux phénomènes qu'ont été le communisme soviétique et le national socialisme, le nazisme. Mais on a assisté depuis quelques temps à un usage je dirais inflationniste du terme totalitarisme qui aujourd'hui est employé un peu à tort et à travers comme une sorte de mot attrape tout pour définir un petit peu n'importe quoi. Et cette banalisation du terme de totalitarisme finalement le vide de son sens dans une certaine mesure ; si tout peut être totalitaire rien n'est totalitaire. Donc je crois qu'il faut revenir à un petit peu pus de rigueur concernant ce terme.

 

Cela dit il y a deux grandes manières de définir le totalitarisme à mon sens. La première c'est par les moyens dont il use. la deuxième c'est par les fins qu'il vise ou les objectifs qu'il poursuit. Et on s'aperçoit que c'est surtout la première manière qui a été exploitée. C'est à dire, on va dire par exemple, que les régimes totalitaires ce sont des régimes qui suppriment le pluralisme des partis, qui reposent sur la mobilisation des masses par un parti unique, qui suppriment les libertés élémentaires, qui exigent l'embrigadement de la jeunesse, la suppression de la vie privée, qui emploient des méthodes de répression et de contrainte extrêmement fortes allant jusqu'à des camps de concentration le goulag eccetera, bien.

 

Mais en réalité cette description des régimes totalitaires est un peu une description ad hoc, c'est à dire que l'on part de la réalité historique - il y a eu des régimes de ce type - on essaye d'en définir les caractéristiques, et on revient sur l'ordre des moyens.

 

Ce n'est pas une démarche qui est sans intérêt, mais à mon avis c'est une démarche insuffisante. Car on perd de vue la finalité de tout ça ; pourquoi est ce que les régimes totalitairs mettent en oeuvre des moyens totalitaires. Pourquoi est ce qu'un certain de nombre de régimes recourrent à ce type de moyens. Ce n'est pas pour le plaisir, ou par simple perversion, ou parce que c'est plus commode - c'est d'ailleurs pas commode du tout. 
Il y a une fin à cela. Et la fin, c'est de rendre la société aussi homogène que possible. Ca peut être l'objectif de faire apparaitre un homme nouveau.

 

Mais l'objectif à mon sens, il relève de ce que j'ai appelé l'idéologie du même. Lo stesso. C'est à dire qu'il faut faire disparaitre les disparités, les différences, ce qui distingue les individus et les groupes, pour faire en sorte que on rentre dans l'ère du même ; parce que le même c'est plus transparent, c'est plus mobilisable, et c'est un idéal. A mon avis un idéal détestable mais c'est un idéal bien entendu. Il faut qu'on aille vers le même au lieu d'aller vers le divers. Il faut qu'on aille vers l'un plutôt que d'aller vers le multiple.

 

Et c'est seulement lorsque l'on a compris que c'est cela la finalité du totalitarisme que l'on peut comprendre en quoi le totalitarisme n'est pas seulement un phénomène uniquement aberrant, circonscris étroitement dans l'histoire, mais un épisode d'un mouvement beaucoup plus ancien, beaucoup plus vaste, qui a des sources aussi bien religieuses que profanes, et qui est l'aspiration à la négation de la diversité, l'aspiration au même. 

 

Et si l'on comprend cela alors on comprend que cette aspiration au même peut éventuellemnt se passer des moyens des régimes totalitaires. Elle peut s'exprimer sous différentes formes. Et c'est là où on est renvoyés à la société actuelle. Qui de toute évidence n'est pas une société totalitaire dans l'ordre des moyens. Nous sommes en train de parler vous et moi en ce moment, nous n'avons pas à craindre d'être mis demain en prison, déportés dans un camps de concentration, eccetera. Nous sommes dans une société de surveilance, dans une société où il y a des conctraintes bien entendu, mais c'est une société qu'en même temps on décrit comme hédoniste et permissive. Donc les choses sont assez complexes. Mais cette société, on voit bien que en même temps, elle tend à éradiquer les différences. Les différences individuelles et surtout les différences collectives. Dans le vaste mouvement de mondialisation où sont enagées aujourd'hui les démocraties libérales, on voit bien que ce qui fait obstacle, ce sont les valeurs partagées particulières, les cultures populaires enracinées, les modes de vie spécifiques, et que l'idéal de transformer la planète en un immense marché exige que toutes ces différences soient petit à petit éradiquées, et que seules subsistent les petites différences individuelles insignifiantes au regard de la mise en place de c ette logique du même, gouvernée par l'idéologie dominante qu'on appele la pensée unique ainsi de suite.

 

Alors c'est sous cet angle à mon avis, et ça c'est la deuxième approche que j'évoquais tout à l'heure, c'est sous cet angle que l'on peut déceler, dans la société où nous sommes, un penchant totalitaire. Qui n'est pas un penchant de l'ordre des moyens mais un penchant de l'ordre des fins.

 

Et enfin, ce que l'on peut dire comme observation adjacente, c'est que cette société en place aujourd'hui, société d'inspiration libérale et individualiste, se caractérise très fondamentalement par la disparition des repères. Les gens souffrent de ne pas pouvoir avoir des contextes de sens, des repères qui leur permettent de se guider, on a l'impression que tout s'effrite, que tout se défait. Or une telle société est infiniment vulnérable, parce que étant donné qu'elle n'a plus d'armature organique, qu'il n'y a plus cette socialité qui fournissait des cadres et des repères, elle peut aisément basculer dans quelquechose qui ressemblerait alors là à un totalitarisme au sens strict. L'auteur auquel je pense en disant cela c'est Anna Harendt. Anna Harendt a bien montré comment les régimes totalitaires ont manipulé des masses qui étaient d'une part en crise bien sûr, mais aussi qui étaient des masses relativement amorphes, que l'on pouvait mobiliser, la fameuse mobilisation des masses. que l'on pouvait mobiliser d'autant mieux qu'elles n'offraient plus elles n'avaient plus en elles ces éléments de régularité organique qui pouvaient faire obstacle, qu'elles étaient devenues en quelque sorte amorphes ; et par conséquent très mobilisables.

 

Donc, c'est un sujet qui est un peu complexe, mais il y a aujourd'hui une croyance assez répandue qu iest de dire bon la société actuelle elle est évidemment très imparfaite mais au moins elle nous prémunit contre le risque de verser dans le totalitarisme. Certains disent même il ne faut surtout pas la changer car si on la changeait on tomberait on risquerait de retomber dans les expériences totalitaires que nous avons connues dans le passé. Ca je crois que c'est un propos qui est très optimiste mais également très faux tout simplement. Les sociétés du type dans laquelle nous vivons sont au contraire très menacées de verser dans le totalitarisme, en mesure même des caractéristiques qui sont les leurs et non pas malgrès les caractéristiques qui sont les leurs.

 

2017, 9mns 

Tags : Politique Histoire Philosophie



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112 réactions à cet article    


  • 2 votes
    Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 2 août 19:25

    Un exposé brillant dans un langage clair et élégant.


    • vote
      Croa Croa 2 août 23:42

      À Qaspard Delanuit,

      Je le trouve juste mais assez tordu au contraire. Il était possible de faire plus clair quoique peut-être moins élégamment. Lorsque nous avons affaire à un « système » qui impose une seule politique possible (qu’il n’y a « pas d’alternative »), nous subissons évidemment un régime totalitaire.


    • vote
      Emma Joritaire 2 août 21:23

      Merci pour la retranscription : c’est à la fois plus agréable et plus profitable, de lire que d’écouter.


      • vote
        jimontheair jimontheair 2 août 22:28

        Tant mieux si cela vous a facilité l’accès à ces réflexions, et peut aider à les disséminer. 

        Le seul petit reproche que je fais à Alain de Benoist dans cet exposé brillant, c’est d’écarter complètement la possibilité qu’il y ait aussi dans la société actuelle une tendance aux moyens totalitaires, à certains du moins, et pas seulement aux fins. 


      • 2 votes
        Croa Croa 2 août 23:51

        Où ça le risque totalitaire ? Le régime est déjà totalitaire !
        *
        Il y a tout de même un truc intéressant dans cet exposé, c’est la mise en garde d’une définition de ce qu’est un régime totalitaire « par les moyens ». Il a d’autant plus raison qu’un système totalitaire parfait n’a pas besoin d’être violent. La violence politique ne caractérise que les systèmes en déclin et c’est valable aussi pour les totalitarismes (plus les totalitarismes en fait).


        • 1 vote
          LUCA LUCA 3 août 07:27
          Si l’on constate le fait d’hégémonie politique de l’Union Européenne, par sa constitution et ses moyens, sur les pays qui la composent, on peut facilement admettre son aisance totalitaire.

          - Régime à parti unique
          - Aucune opposition organisée
          - Confiscation des activités de la société
          - Surveillance policière
          - Remplacement culturel
          - ...

          Il se fonde insidieusement et insoucieusement un totalitarisme latent que malheureusement seuls les informés peuvent lire.

          Très bon choix d’article, merci.

          • vote
            Croa Croa 3 août 08:49

            À LUCA,

            T’as pas écouté le conférencier !

            Un totalitarisme ne se caractérise pas par les moyens mis en œuvre mais par ses fins.

            On peut toutefois discuter des moyens si tu y tiens :

            - Régime à parti unique : Pourquoi faire si la politique suivie reste la même ?
            - Aucune opposition organisée : Pourquoi faire si ces oppositions ne sont pas dangereuses ?
            - Confiscation des activités de la société  ??? (La société est active quel que soit le régime quitte à bien contrôler tout ça.)
            - Surveillance policière : Elle peut être discrète.
            - Remplacement culturel  ??? (La pensée unique peut-être ?)

          • vote
            LUCA LUCA 3 août 10:11

            @Croa

            "T’as pas écouté le conférencier !"

            A moins d’avoir mal compris ce que répond De Benoist...

            "Cela dit il y a deux grandes manières de définir le totalitarisme à mon sens. La première c’est par les moyens dont il use. la deuxième c’est par les fins qu’il vise ou les objectifs qu’il poursuit. "

            La fin justifiant les moyens il semble que l’UE est par définition un Etat totalitaire.


          • vote
            jimontheair jimontheair 3 août 11:08

            Si je peux me permettre, à mon avis vous pourriez vous mettre d’accord si vous examiniez attentivement la différence entre dictature et totalitarisme d’une part, et d’autre part entre moyens + personnes + groupes et fins + idéologie(s) promues qui caractérisent nos sociétés en cette époque et tout particulièrement la France. 


          • vote
            Croa Croa 4 août 08:09

            À LUCA

            « l’UE est par définition un Etat totalitaire. »

            « La fin justifiant les moyens »

            Oui, c’est ça. Pour le moment certains moyens ne sont pas nécessaires mais il faut bien comprendre que ça pourrait advenir si la fin était menacée.


          • vote
            le celte le celte 4 août 08:11

            @jimontheair
            J’insistais sur la vérification de l’analyse en citant l’exemple du système UE./ 


          • vote
            LUCA LUCA 4 août 08:34

            @le celte
            J’insisterais...


          • vote
            le celte le celte 4 août 08:42

            @LUCA
            On pourrait rajouter à votre liste la baisse générale du niveau intellectuel qui favorise le processus de gestion du troupeau.


          • vote
            jimontheair jimontheair 4 août 09:45

            @le celte

            C’est un excellent exemple à mon avis que l’UE (mais de manière plus large le projet "Europe") pour appliquer un examen et diagnostic attentif de 

            la différence entre dictature et totalitarisme d’une part, 

            et d’autre part entre moyens + personnes et groupes sociaux et professionnels + institutions
            et
            fins essentielles + axes idéologiques promus voire imposés

            qui caractérisent nos sociétés, ceci tout particulièrement au niveau national (pour nous la France), et non pas trop seulement au niveau Bruxellois et Washingtonien comme le font certains pro-frexit... 



          • vote
            le celte le celte 5 août 13:16

            @jimontheair
            Ne jouons pas sur les mots, comparer dictature et totalitarisme reviendrait à comparer une épée et un sabre. La France souveraine n’existe plus, et cela ne concerne évidemment pas que l’UE, mais il s’agit bien d’uniformiser les masses pour en contrôler plus facilement l’existence et les diriger vers une idéologie de soumission totale au marché, transformant ainsi l’individu en un produit conditionné facilement malléable.


          • vote
            yoananda yoananda 5 août 13:28

            @le celte
            je trouve qu’il manque un aspect dans le discours de De Benoist : le totalitarisme est censé être "total", c’est à dire, s’intéresser à TOUS les aspects de la vie, régire absolument tout, de la bouffe, l’économie, la vie après la mort, avec qui tu te maries, etc...

            L’Islam est un totalitarisme, puisqu’il te dit même comment chier correctement.

            Une dictature, c’est juste un moyen, la finalité n’est pas forcément "totale". D’ailleurs, l’Islam n’est pas à proprement parler une dictature

            "Une dictature est un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu’aucune loi ou institution ne les limite."

            Ou alors c’est une dictature de "Dieu", mais en tout cas pas au sens ou l’entends.

            Donc dictature et totalitarisme, ce n’est pas la même chose.

            La république française n’est pas une dictature, on n’est pas soumis au caprices d’une personne ou d’un groupe en vertu (du moins en principe) de la séparation des pouvoirs et du bicaméralisme.

            Bon, dans la pratique, avec le temps, on peut finir par se poser la question, vue qu’on a tout de même quelques dictateurs en herbe comme BHL, ConBandit, et qq autres qui semble "dicter" un peu trop de choses.

            Par contre, la république, a des grosses velléités totalitaires dans ses finalités. Ce n’est pas toujours exposé au grand jour, mais quand tu écoutes un Vincent Peillon, le doute n’est plus trop permis. Il s’agit de créer un homme nouveau, un homme républicain, et gare à ceux qui ne s’y conforment pas !


          • vote
            yoananda yoananda 5 août 13:30

            @le celte
            j’ajouterais que le régime soviétique, que je ne connais pas dans le détail, me semble très proche d’une dictature totalitaire, puisque le pouvoir était concentré dans quelques mains et même s’il y avait des règles théoriques, ça me semble très arbitraire dans la pratique.

            Bon, peut-être que je me trompe, je ne connais pas bien ce régime, d’ailleurs, un coco croisé par hasard m’avait expliqué qu’il y avait pas mal d’élections chez les soviets (du moment que tu n’étais pas chrétien ...).


          • vote
            le celte le celte 5 août 14:30

            @yoananda

            Ben moi je considère que nous sommes bien dans une dictature, dirigée par une petite élite connivente. qui exerce son pouvoir dans un but d’instaurer un régime totalitaire pour les raisons que j’ai invoqué plus haut.

            Dette monstrueuse, immigration de masse et lois liberticides sont, entre-autre, des moyens d’affaiblir une civilisation pour mieux en prendre le contrôle.


          • vote
            jimontheair jimontheair 5 août 14:35

            @le celte

            Je ne joue jamais sur les mots, je les utilise pour différencier ce qui doit l’être et tender de bien voir pour éventuellement mieux agir. 

            Je suis bien plis inquiet dans les tendances totalitaires que je perçois, et que de Benoist aborde, par ce qui vient de l’Etat Français per se que par ce qui vient de l’UE ou du marché. Car notre Etat a le pouvoir de la police, de la "justice", et du législateur qui peut légiférer pour instaurer le totalitarisme d’une "pensée" et d’un idéal. 

            Bien entendu, quelqu’un d’obnubilé par le marché, la finance, le capitalisme ou que sais je, ne verra pas cela. Il pourra même pour ne pas le voir arguer du fait que l’Etat est mis au service du marché, et que cela. 

            Quant à ceux qui ne regardent que l’UE en oubliant ce qui dans la seule dimension franco française tend vers le totalitarisme en raison même des "valeurs" portées par l’Etat français, ses diverses institutions et dogmes, voire la République opposée à la démodratie, ma fois, je les invite à relire et bien méditer la dernière phrase de l’exposé de de Benoist et à tenter de l’appliquer à ce qui complètement indépendant de l’UE et ne regarde que la France et ses "élites". 


          • vote
            jimontheair jimontheair 5 août 14:41

            @yoananda

            "Donc dictature et totalitarisme, ce n’est pas la même chose. La république française n’est pas une dictature, on n’est pas soumis au caprices d’une personne ou d’un groupe en vertu de la séparation des pouvoirs et du bicaméralisme." 


            Et bien comment dire, justement, ... 


            Opposez la République telle qu’elle est en réalité et non telle qu’elle et déclamée,

            à une Démocratie un peu aboutie qui je le crois est le contraire d’une dictature, 


            et vous obtiendrez peut être si vous êtes audacieuse comme résultat de cette équation ceci : 


            République = Dictature. 


          • vote
            yoananda yoananda 5 août 14:42

            @le celte
            d’accord, dictature franmaçone, car dans la pratique la séparation des pouvoirs est de plus en plus illusoire chez nous.

            Mais n’empêche que les mots dictature et totalitarisme ne veulent pas dire la même chose smiley [même si en France ça se confonds un peu]


          • vote
            le celte le celte 5 août 14:59

            @jimontheair

            Car notre Etat a le pouvoir de la police, de la "justice", et du législateur qui peut légiférer pour instaurer le totalitarisme d’une "pensée" et d’un idéal. 

            Bien entendu, quelqu’un d’obnubilé par le marché, la finance, le capitalisme ou que sais je, ne verra pas cela. Il pourra même pour ne pas le voir arguer du fait que l’Etat est mis au service du marché, et que cela. 

                           ______________________o0O0o_________________________


            C’est fait ! smiley .....

            ...Il n’y a plus de pouvoir législatif, les élections sont truquées, Les décisions se font par des non-élus, la démocratie war einmal, les flics sont des mercenaires et la justice est corrompue...What else ? smiley


          • vote
            le celte le celte 5 août 15:03

            @yoananda
            Non mais je suis d’accord avec vous, c’est juste que je n’arrive pas à assimiler des mots aussi affligeants ! smiley


          • vote
            jimontheair jimontheair 5 août 15:10

            @yoananda
            Méfions nous de l’antimaçonnisme primaire, comme de tout ce qui est primaire - sourire. 

            Néammoins, il n’y aucune raison sérieuse, la première étant l’exercice de la Raison sur Elle, de ne pas questionner le grand écart entre les idéaux affichés par cette Eglise et la manière dont elle Est et Fait. 

            Mon conseil intellectuel est celui -ci. Lorsque vous étudiez une question quelconque, ou que vous examinez une quelconque philosophie, demandez vous seulement : "Quels sont les faits ?" "Et quelles sont les observations qui les confirment ?" Ne vous laissez jamais détourner par ce que vous voudriez croire, ou par ce que vous pensez qui serait bénéfique pour notre société si on se mettait à les croire, mais regardez uniquement les faits et rien d’autre. Voilà le conseil d’ordre intellectuel que je souhaiterais donner. 

            - clin d’oeil et rire. 


          • vote
            jimontheair jimontheair 5 août 15:20

            @le celte
            What else ? plein de choses, notamment celles que j’ai tenté de vous soumettre dans ma réponse précédente à vous... 

            Pourquoi dites vous "flics", au passage ? Ces gens là sont à mon avis pour la plupart autant conscients du niveau de pourriture atteint par la République, même si leur"devoir " et leur amour de l’ordre les font se tenir tranquilles. Mais ils ont leurs limites. Sans compter sir le fait qu’à un moment donné, vers qui ils se tourneront pourrait bien être décisif. 


          • vote
            le celte le celte 5 août 15:48

            @jimontheair
            Sans vouloir vous vexer, je n’ai pas tout compris, j’ai donc tenté de répondre avec les maigres moyens de compréhension qui me reste.

            Pourquoi dites vous "flics", au passage ?

            Je dis "Flics" car la police est au service du citoyen et de la nation, savez-vous à ce propos que nous sommes les seuls en France à avoir une police militaire toujours en fonction ?...La gendarmerie !

            même si leur"devoir " et leur amour de l’ordre les font se tenir tranquilles

            Ils sont sous contrat avec l’Etat, on ne mord pas la main qui vous nourrit, n’est-ce pas ?

            vers qui ils se tourneront pourrait bien être décisif. 

            Absolument ! en auront-ils pour le faire est une autre question.


          • vote
            le celte le celte 5 août 16:07

            @le celte

            Un petit mot de Voltaire...
            Un jour tout sera bien, voilà notre espérance, tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion.


          • vote
            jimontheair jimontheair 5 août 16:12

            @le celte
            Vous ne me vexez pas, j’admets tout à fait que ma façon d’écrire peut être trop elliptique, ne pas développer assez les sous titres, surtout sur internet en commentaires. 

            Il me semblait que la gendarmerie avait cessé d’être une police militaire il y a quelques années, sous sarkozy, qu’elle était maintenant rattachée au ministère de l’intérieur. Dommage, j’aimais bien l’idée de deux polices un tout petit peu "indépendantes". Mais je peux me tromper. 


          • vote
            le celte le celte 5 août 16:33

            @jimontheair
            Ne vous formalisez pas, de mon côté je déteste l’écriture donc ne me tenez pas rigueur d’être parfois un peu trop bref.

            Il me semblait que la gendarmerie avait cessé d’être une police militaire il y a quelques années, sous sarkozy, qu’elle était maintenant rattachée au ministère de l’intérieur.

            Oui, c’est le cas, il y a eu changement de propriétaire car la France en avait marre de payer une amende à l’UE, un petit coup de baguette magique et le tour est joué ! 


          • vote
            jimontheair jimontheair 5 août 17:27

            @le celte

            Vraiment Voltaire aurait dit ça, ou pire l’aurait pensé ? 

            C’est à peine croyable tant cela ne ressemble pas à son mental. 

            Quoi qu’il en soit, espérer le "tout sera bien", surtout en politique sujet du texte de de Benoist, c’est assurément prendre la voie du totalitarisme. De là à accepter les situations inacceptables et les tendances qui le sont encore moins, n’est ce pas... 

            Sur ce, bonne fin de journée à vous. 


          • vote
            le celte le celte 5 août 17:32

            @jimontheair

            ...c’est assurément prendre la voie du totalitarisme. De là à accepter les situations inacceptables et les tendances qui le sont encore moins, n’est ce pas... 


            Absolument d’accord !

            Bonne soirée à vous et merci pour le dialogue.


          • 3 votes
            Gollum Gollum 3 août 10:54

            Pas mal mais bon assez évident pour beaucoup aujourd’hui il me semble.

            D’un autre côté beaucoup n’ont pas encore compris, donc...

            J’aurai ajouté ceci : le désir du même s’inscrit aussi dans l’idée que le même c’est la Paix. C’était assez la façon de voir soviétique qui d’ailleurs se voulait le champion de la Paix, c’était très net dans les discours de l’époque.

            À l’inverse, la diversité c’est la guerre. Toujours selon le même point de vue d’aujourd’hui.

            D’où L’Union européenne. On gomme les diversités des états au sein d’un même ensemble pour avoir la Paix. D’où le prix Nobel de la Paix en 2012.

            Quant aux diversités on les importent, par l’immigration massive, afin de les diluer.
            Le jour où il y aura dans tous les pays le même nombre de blacks, musulmans, asiatiques, blancs, etc… le grand brassage homogène sera réalisé.

            On peut dire que le désir d’homogénéisation va de pair avec le matérialisme de la société d’aujourd’hui qui nie toute transcendance, tout sens (d’où l’absence de sens et la nécessité d’être distrait en permanence par : smartphone, twitter, jeux vidéos, télés, jeux réalités, etc.. pour ne pas prendre conscience de cette absence de sens) et le refus de l’hétérogène va de pair avec la négation du spirituel.

            On peut dire aussi que la société moderne est toute entière devenue post-soviétique et a adopté cet idéal soviétique de la masse soumise et amorphe. En bref, quelque part l’idéologie marxiste a gagné (c’est Jean Robin qui va être content, lol).

            Alors que l’idéologie capitaliste, jusqu’ici, avait vanté l’hétérogène. Le self-made man qui avait son idée, son projet.. Le Capitalisme c’était la possibilité de la réussite individuelle. C’est de moins en moins vrai sauf pour quelques privilégiés, la grande masse se retrouvant dans la pauvreté. Le Capitalisme est en train de se soviétiser c’est-à-dire qu’il a pris le relais de l’homogénéisation de masse et va donc, en toute logique, basculer dans le totalitarisme hard à un moment ou à un autre, alors que pour le moment on a un totalitarisme soft.

            Mais les contraintes économiques feront basculer vers le totalitarisme hard (on en a des signes de plus en plus visibles d’ailleurs). Ou le chaos si on a de la chance.

            • vote
              jimontheair jimontheair 3 août 11:11

              Intéressant ! 


            • 1 vote
              Heimskringla Heimskringla 3 août 11:56

              @Gollum

              "On peut dire aussi que la société moderne est toute entière devenue post-soviétique et a adopté cet idéal soviétique de la masse soumise et amorphe. En bref, quelque part l’idéologie marxiste a gagné"

              Bien sur qu’elle a gagné 


            • vote
              Heimskringla Heimskringla 3 août 12:01

              @Heimskringla

              Vaut peut être mieux le chaos que cet URSS 2.0 en fait. Pour résumer grossièrement. 

              Le chaos rendrait lui ou moins vivant et non pas amorphe et de plus, c’est sur les ruines de la vie que les âmes fleurissent. 

              Tout sauf la demi mesure, qu’on me donne la possibilité de vivre ou qu’on me tue. 


            • vote
              Heimskringla Heimskringla 3 août 12:10

              @Heimskringla

              "À l’inverse, la diversité c’est la guerre. Toujours selon le même point de vue d’aujourd’hui.


              D’où L’Union européenne. On gomme les diversités des états au sein d’un même ensemble pour avoir la Paix. D’où le prix Nobel de la Paix en 2012."


              Passage intéressant je trouve (comme le reste d’ailleurs).

              Les puissants préfèrent un feu de buisson à un feu de forêt, plus facile à éteindre mais à l’échelle du monde et donc de la mondialisation, les nations sont le feu de buisson et le globalisme le feu de forêt...

            • vote
              Heimskringla Heimskringla 3 août 12:26

              @Heimskringla

              Faut regarder du coté des US ce qu’il se passe. Les néo cons qui sont les instaurateurs de cette URSS 2.0 perdent du terrain, un peu pour ça qu’ils poussent autant à la guerre, ils en ont besoin. 

              L’illusion ne prend plus. 

              Pour celui qui parle Anglais ou du moins le comprend, suffit de regarder les vidéos de Ben Shapiro qui est un conservateur Américain juif orthodoxe qui démonte tous les arguments (ridicules pour la plupart) des sociaux démocrates qui est la même peste qui domine aujourd’hui en Europe.

              Sur la question sociétale, il est très très très fort, personne n’ose débattre avec lui. 

              Il sera surement président sauf catastrophe particulière. 

              Bon après je ne dis pas que c’est le sauveur, mais sa façon de démonter la propagande sociétale, c’est déjà pas mal. 

              https://www.youtube.com/watch?v=ppc_YTqOeh8


            • vote
              yoananda yoananda 3 août 12:27

              @Heimskringla
              faut pas trop y compter sur le chaos, ça fait 11000 ans qu’on involue ainsi de la sorte



            • vote
              Heimskringla Heimskringla 3 août 13:40

              @Heimskringla

              Il viendra peut être en partie de la le chaos : 

              « L’intelligence de l’homme est, spontanément, adaptée à connaître le réel. A force de le refuser, pour se replier sur elle-même, elle en est arrivée à fonctionner à vide sur ses propres constructions. Une lente imprégnation de l’homme moderne par l’idéalisme régnant a fini par modifier sa psychologie et par le désaccorder du réel. L’homme contemporain souffre d’une véritable maladie psychique : il s’enferme en lui-même et crée des mythes, des idéologies, des fabrications de son esprit.

              C’est d’ailleurs un fait connu que chaque année augmente d’une manière inquiétante le nombre des fous, des névrosés, des déséquilibrés. Les psychiatres reconnaissent que la plupart des maladies mentales ont leur source dans une rupture avec le réel. Mais il faut prendre conscience que ces cas pathologiques reconnus ne sont qu’une aggravation de plus en plus fréquente d’un état pathologique général de l’humanité contemporaine : la majorité de nos contemporains souffrent sans le savoir d’une telle désadaptation. »




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