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Olivier Ferrand, président du think tank de gauche Terra Nova, était l’invité d’Alain Finkielkraut dans Répliques le 3 septembre. Il livre sa vision de la France et sans doute celle du PS.
Selon lui, "l’identité de la France n’est plus celles des autochtones". Il faut faire accepter aux Français blancs et vieillissants que la France n’est plus blanche, plus catholique ou judéo-chrétienne, qu’elle doit intégrer l’islam, et construire des mosquées.
"Les choses évoluent dans le bon sens", affirme-t-il. Ferrand se réjouit que l’islam se développe dans notre pays et que le débat ne porte plus, comme il y a dix ans, sur le voile, mais sur le hijab, plus sur les mosquées, mais sur la taille des minarets. On progresse.
Le rôle de la gauche n’est pas d’abonder dans le sens du peuple qui rejetterait cette évolution, par peur, par crispation, mais de lui dire qu’il a tort, et l’amener à accepter l’évolution inéluctable - et même désirable - de son pays.
Olivier Ferrand se réjouira à coup sûr de l’accession au pouvoir de Martine Aubry l’an prochain, si elle est désignée par le Parti socialiste comme sa candidate :
A comparer avec le discours radicalement différent du communiste André Gérin qui, dans Lyon Capitale du 3 septembre, affirme que l’immigration n’est pas une chance pour la France et bénéficie surtout au grand capital. Selon lui, elle "sert de variable d’ajustement et permet l’accélération du processus de dérèglementation du droit du travail et la généralisation de la précarité". "Quand les entreprises ne peuvent pas délocaliser, elles font appel à l’immigration", soutient-il.
Gérin dénonce aussi "des gourous intégristes" qui ’"entretiennent un climat idéologique dangereux, anti-France, anti-Blanc avec comme projet politique la soumission de la France aboutissant à un grave et inacceptable recul de civilisation". Parmi les solutions qu’il propose, André Gerin veut favoriser l’immigration "temporaire", organisant le retour des personnes dans leur pays d’origine après une expérience professionnelle en France.
Entre Gérin et Ferrand, on le voit, il y a un gouffre. Ce sont deux gauches que tout oppose. Mais, tandis que l’une ne pèse plus rien électoralement, l’autre a de fortes chances de revenir au pouvoir dès l’an prochain...
"Pourtant, j’suis d’gauche"
Dans cette vidéo, la réaction typique d’une bobo de gauche, qui est pour l’immigration, sauf quand c’est dans son quartier...
On peut être pour ou contre l’immigration massive, mais il faut être cohérent. Cette femme - de la gauche de Ferrand, pas de Gérin manifestement - défend une politique dont elle n’assume pas les conséquences, et là est l’insupportable. Olivier Ferrand, lui, est-il prêt à scolariser ses enfants (s’il en a) dans cette école où 80% des élèves ne parlent pas français ? Si oui, on peut le respecter... si non, il n’est pas respectable, car il ne met pas en accord son discours et ses actes, sa philosophie et sa vie. On n’a que trop vu ces donneurs de leçons de gauche qui scolarisent leurs bambins dans des écoles privées, des ghettos de riches, loin de la diversité pourtant vantée. Quand on prône une politique dont on souhaite que ce ne soit que les autres (les prolos) qui en assument les conséquences, ça s’appelle de l’ÉGOÏSME. Et l’égoïsme, ça n’est pas de gauche. |
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26 ans, étudiante en sociologie à Paris. Curieuse et idéaliste.
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