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Accueil du site > Actualités > Politique > Pas de démocratie sans exemplarité

Pas de démocratie sans exemplarité

JJ Bourdin reçoit Philippe Pascot au sujet de son livre "Pilleurs d'Etat".

 

Parfois je me dis que la république française ressemble à la franc-maçonnerie : une bande d'imbéciles manipulée par une poignée de crapules.

 

 

Tags : Politique Démocratie Corruption Polémique



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53 réactions à cet article


  • 4 votes
    Zatara Zatara 21 mars 16:58

    des bouquins comme ça, il en sort tous les 3 ou 4 ans sans que ça ne change rien...c’est plus une preuve de moutonnerie de la part du peuple qu’une preuve de magouille de la part des élus.


    • 1 vote
      maQiavel maQiavel 21 mars 17:13

      @Zatara
      Exactement ! 

      C’est tout à fait normal que les élus magouillent, faut arrêter de jouer les vierges effarouchées pour des banalités pareilles . Il aurait été normal qu’en réaction, le peuple se batte pour disposer de contre-pouvoirs pour contrôler ces élus, ce qui n’est pas le cas. 


    • 8 votes
      Éric Guéguen Éric Guéguen 21 mars 17:32

      @maQiavel
       
      D’ailleurs on voit rarement les gens manifester dans la rue pour demander des contre-pouvoirs. D’ordinaire, ce qui est revendiqué, c’est des avantages en nature, plus de droits et d’occasions d’hyper-consommation.
      Mais ce genre de bouquins est vendeur, il aurait donc bien tort de s’en priver le Monsieur. En plus il se paie le luxe de passer à la fois chez Bourdin et sur Meta-TV. C’est inédit ! Encore un petit effort et il fera le lien entre Soral et Ruquier. Fort le mec.


    • 3 votes
      maQiavel maQiavel 21 mars 18:00

      @Éric Guéguen
      Moi, je suis content qu’il écrive ce livre et même qu’il soit reçu en même temps dans les médias institutionnels et alternatifs, son bouquin est d’autant plus crédible qu’il faisait partie de la caste des élus, il sait donc très bien de quoi il parle. 

      Lui en reste pour des raisons marketing au scandale ( quoiqu’il fait aussi quelques propositions) mais selon moi, il peut être utilisé politiquement pour faire comprendre la neccessité de se constituer en citoyen constituant. 

      Je sais bien que ce n’est pas facile car comme vous dites, les masses se lèvent plus spontanément pour demander des droits et des avantages en nature immédiat ou pour faire totalement confiance à un homme providentiel qui les entubera de la même sorte mais qui aura peut-être la délicatesse d’utiliser de la vaseline... mais dans ce cas, il faut arrêter de se plaindre et de pleurnicher "bouhouhou, les zelus sont trop méchant". smiley


    • 1 vote
      berphi 22 mars 09:16

      @maQiavel
      Absolument, c’est un élément nouveau. L’ancien bras droit de Vals se met à table et c’est bien là, la différence avec les précédents ouvrages qui ont pu être écrits. Il ne s’agit pas de dénoncer un système mais des élus, nominativement mis en lumière. Il a ceci de particulier, il expose clairement la raison pour laquelle ce bipartisme savamment maquillé n’est qu’un leurre faite au masse votante au profit "élite" politique qui se complet dans la compromission pourvu qu’elle soit ré-élue. Ils sont clairement désignés. Il ne s’agit pas d’une enquête à la Montaldo où l’objectivité politique de l’auteur sera remise en doute par le bord opposé en le qualifiant de menteur. La crédibilité de Pascot n’est pas à remettre en doute, il est issu du sérail,là aussi, c’est nouveau. Pascot craignait des procès ; il n’y a aucune procédure en cours. Le verbe et le caractère sympathique de Pascot est accessible à tous, c’est un excellent communiquant. Ce livre ne sera pas sans conséquence.


    • 4 votes
      Éric Guéguen Éric Guéguen 22 mars 09:25

      @berphi
       
      "Ce livre ne sera pas sans conséquence."
      => Je suis prêt à parier l’inverse. Tout le monde sait que les têtes les plus en vue de la classe politique sont toutes pourries, sans avoir besoin d’une quelconque preuve.
      Et les gens revoteront tout de même pour eux en 2017. Et ils feront barrage au fascisme. Et gnagnagna... Et Pascot écrira une suite qui se vendra aussi bien parce que tout le monde se dira "il sait de quoi il parle". Ce me semble couru d’avance.


    • 1 vote
      Éric Guéguen Éric Guéguen 22 mars 09:28

      Ce livre s’inscrit, comme celui de Zemmour, dans une entreprise de déconstruction, salutaire il est vrai. Mais des livres sur la reconstruction, il n’y en a pas des masses, en tout cas pas mis en avant. C’est beaucoup plus difficile à produire, et encore plus à promouvoir. Or c’est la lecture de ceux-là qui permettrait aux gens de se projeter réellement dans autre chose, au lieu de se morfondre dans la déréliction.


    • 1 vote
      berphi 22 mars 09:41

      @Éric Guéguen
      Le pari est ouvert !
      Les conséquences ne seront peut être pas un vote massif , soudain et majoritaire de 60 %vers le FN mais dans une explosion de vote blanc. Du reste Pascot se couvre de toute accusations de voiture balaie du FN en invitant ses lecteurs à se tourner vers ce vote (et raison pour laquelle il est sans doute reçu sur RMC...). Et je prends également le pari qu’un Onfray qui, il y a quelques jours sur la même onde, expliquait ne plus voter pourrait bien aussi se prononcer sur ce vote. On reparlera du vote blanc.


    • vote
      Éric Guéguen Éric Guéguen 22 mars 10:33

      @berphi
       

      Personnellement, j’ai voté blanc en 2012. Ce vote n’est pas reconnu contrairement à ce qui avait été annoncé. Et pour cause : ils n’ont absolument aucun intérêt à lui donner du poids puisque ce serait un moyen de bloquer les scrutins. Mais en effet le vote blanc pourrait très vite devenir premier parti de France. Quant à voir les gens manifester pour qu’il soit bel et bien reconnu... On peut rêver !


    • vote
      maQiavel maQiavel 22 mars 10:53

      A certaines élections , l’abstention est déjà le premier parti de France (pas le vote blanc j’en conviens).

      Ici et maintenant , il est difficile de croire que les gens peuvent marcher pour des questions institutionnelles mais c’est tout à fait envisageable si la crise s’aggrave pour une raison très simple :il existe un lien direct entre les questions institutionnelles et les questions matérielles et identitaires.


    • vote
      berphi 22 mars 18:45

      @Éric Guéguen,

      Que le vote blanc soit pas reconnu ne lui retire en rien le poids magistral que l’élu se trouve à avoir à porter en cas de bulletins blancs majoritaires. Ce n’est pas la même chose que d’arriver à l’Elysée avec 52% des suffrages exprimés mais seulement 12 % officieux (reconnaissons qu’il ait encore 12% veaux... et c’est peut-être bien le score du PS actuellement). parce que même s’ils ne sont pas pris en compte, ils apparaîtront, la presse se chargera d’en faire le relais. La pression est bien supérieure...


    • vote
      Éric Guéguen Éric Guéguen 22 mars 19:32

      @berphi
       
      Absolument pas d’accord. De la roupie de sansonnet. Malheureusement.


    • vote
      berphi 22 mars 21:42

      @Éric Guéguen

      Mon raisonnement vous semble être de la roupie de sansonnet ?  smiley
      Ce n’est pas très grave.

      Bonne soirée 


    • vote
      Éric Guéguen Éric Guéguen 22 mars 22:41

      @berphi
       
      Ce n’est pas ce que j’ai dit berphi, ce n’est pas mon mode d’expression à votre égard me semble-t-il.
      J’ai dit que le poids du vote blanc égalait celui de la roupie de sansonnet.


    • vote
      berphi 22 mars 23:19

      @Éric Guéguen

      Merci de votre précision Eric. C’était ambigu. Mais je maintiens qu’un élu désavoué à 85% ne peut envisager le Pouvoir comme il ferait avec le soutient de 52% des votants. 
      Allez
      re bonne soirée


    • vote
      Éric Guéguen Éric Guéguen 22 mars 23:25

      @berphi
       
      Et pour ma part je pense qu’un élu n’envisage rien d’autre que le pouvoir effectif. Or le pouvoir effectif peut très bien lui échoir avec uniquement 1% de soutien à partir du moment où il y n’y a plus que 1,99% des Français à voter.
      Bonne nuit à vous également. smiley


    • vote
      ffi 27 mars 11:57

      @maQiavel
      Le problème est que ces contres-pouvoirs, puisqu’ils obtiennent eux-même un pouvoir, vont en abuser de la même manière... Le calcul est donc faux.

      Le bon calculs consiste à minimiser le nombre de personnes en position de pouvoir. L’augmenter reviendrait à augmenter la magouille.

      C’est si vrai que le parlement est, à l’origine, censé contrôler les abus de l’exécutif. Or, loin de le contrôler, il abuse à son tour.

      C’est pourquoi, il faut que le pouvoir découle d’un Roi. Ok, le Roi peut abuser. Mais il est le seul à avoir ce droit, il n’est pas 20 ministres, 1000 parlementaires, 1000 conseillers régionaux, 10 000 conseiller municipaux... Les abus d’un seul feront toujours moins que les abus de milliers de personne.

      La bonne illustration de ce que je dis se trouve dans les monarchies scandinaves (Norvège, Suède, Danemark) : là-bas, gare à qui abuserait du système ! L’institution monarchique veille au grain.

      Seule une institution royale, dotée d’un pouvoir exécutif et judiciaire, est en mesure de contrôler le système de représentation pour en éradiquer les abus.

      Quand le chat est parti, les souris dansent.


    • vote
      maQiavel maQiavel 27 mars 12:33

      Bonjour ffi

      L’erreur de calcul consiste à croire que les abus de pouvoir ou la corruption puisse être éradiqués. Cela existera toujours mais à des degrés divers. Le bon calcul consiste à trouver des mécanismes institutionnels qui feront qu’il y’aura le moins de corruption et d’abus de pouvoir possible.

       

      S’en remettre à une petite élite qui aurait tous les pouvoirs et sans qu’il n’existe aucun contre pouvoirs conduira nécessairement à la multiplication des abus de pouvoirs. Ce calcul est donc faux.

       

      Les contre pouvoirs ne sont pas parfaits mais on peut diminuer les risques en créant des mandats courts et non renouvelables, une reddition des comptes etc.

       

      Et surtout, si ces contre pouvoirs sont citoyens, ils ne peuvent aller à l’encontre de leur propre intérêt, ce qui n’est pas le cas d’une petite oligarchie qui gouverne de façon permanente qui finit par gouverner pour elle-même et non pour les citoyens.

       

      -Seule une institution royale, dotée d’un pouvoir exécutif et judiciaire, est en mesure de contrôler le système de représentation pour en éradiquer les abus. Quand le chat est parti, les souris dansent. 

       

      ------> Et qui protégera les citoyens des abus de cette institution royale ? Quand le renard est assigné à la garde du poulailler, c’est lui qui danse. smiley

      Après , on peut toujours croire à l’incorruptibilité des institutions royales , c’est une utopie monarchiste à laquelle on peut croire , comme on peut croire au père noël...


    • vote
      Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 27 mars 13:11

      @maQiavel
      "L’erreur de calcul consiste à croire que les abus de pouvoir ou la corruption puisse être éradiqués."


      Oui et d’une façon plus générale, l’erreur fondamentale est la même en politique qu’en science : croire que la bonne démarche consiste à faire des concours en vue de trouver la meilleure formule définitive. Non. Le bon système consiste à chercher le système qui permet de toujours améliorer et adapter le système. C’est ce que qu’on appelle un système ouvert. Et donc en politique une "société ouverte". Il vaut mieux une formule médiocre dans un système ouvert capable de corriger les imperfections et capable de mettre en oeuvre des réajustements... qu’une excellente formule très performante mais figée. N’oublions pas que même la personne à la fois la plus morale et la plus intelligente qui se trouverait sur terre peut devenir aussi démente que Charles VI.

      http://www.herodote.net/5_aout_1392-evenement-13920805.php

      Bref, il ne faut pas viser l’infaillibilité (piège idéalisant potentiellement totalitaire) mais la correctibilité (je crois que je viens d’inventer ce mot en ce dimanche de Pâques de l’an de grâce 2016  smiley). 

      En pratique cela signifie que la population doit pouvoir être gouvernée grâce à un appareil d’Etat doté d’une certaine puissance effective mais que celui-ci doit pouvoir être surveillé et si nécessaire réformé par une contre-puissance populaire toujours en éveil. De cette dialectique résulte l’équilibre précaire mais dynamique de la Cité réelle. 

      *j’espère que personne ne prétendra que j’ai affirmé que la politique est une science, ce serait une sottise. 


    • vote
      maQiavel maQiavel 27 mars 13:19

      @Qaspard Delanuit

      C’est horrible , j’ai honte de moi , pourtant ce passage de votre lien m’a tué de rire  : « La folie du roi s’aggrave au début de l’année suivante, le 28 janvier 1393, au cours d’un bal donné à l’hôtel Saint-Pol (ou Saint-Paul), résidence habituelle du souverain. À l’occasion de cette fête, dite bal des Sauvages ou bal des Ardents, quatre jeunes princes et le roi lui-même se sont déguisés en satyres.cUne torche met le feu à l’étoupe et à la poix. Plusieurs jeunes gens sont brûlés dans d’atroces douleurs et mettront trois jours à mourir. Le roi lui-même, qui se tenait à l’écart, échappe à la mort mais il a tout vu et en reste commotionné ». smiley smiley

      Sinon, je suis totalement en accord avec vous. 


    • vote
      Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 27 mars 13:51

      @maQiavel
      Ah oui, vous ne connaissiez pas cette anecdote de l’histoire de France, elle est en effet à la fois grotesque et tragique... Il semble que le traumatisme de cet événement a fini d’entraîner le roi dans une folie chronique. Et ce dément (qui semblait sage en dehors de ses crises) a régné pendant 42 ans, quand même... jusqu’à sa mort en fait. 


    • vote
      maQiavel maQiavel 27 mars 14:17

      @Qaspard Delanuit
      Je connais un peu l’histoire de Charles VI mais je n’avais jamais lu cette anecdote sur sa démence. La façon dont cette histoire est formulée est tordante. 

      Et puis vous aussi, vous vous y mettez : " ce dément qui semblait sage en dehors de ses crises ". smiley

      Mais c’est terrible ça, imaginez un peu un dément dans votre entourage qui paraît sage, c’est dangereux. smiley

      Moi je préfère les déments qui paraissent dément, au moins on sait à quoi s’attendre. smiley


    • 1 vote
      Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 27 mars 15:37

      @maQiavel
      "Moi je préfère les déments qui paraissent dément, au moins on sait à quoi s’attendre."


      Oui, moi aussi. De ce point de vue, ce forum est rassurant : les dingues se reconnaissent de loin et font sonner eux-mêmes la sirène de l’ambulance. 

       smiley

    • 4 votes
      maQiavel maQiavel 21 mars 17:04

      Qui octroie autant de privilèges aux élus ? Réponse : les élus eux-mêmes ! 

      À partir de là, comment peut-on s’étonner des "abus légaux" dont parle Pasco ? smiley
       C’est l’absence d’abus qui aurait été étonnant, soyons sérieux. 
      La faute en incombe avant tout aux gouvernés (que nous sommes) qui acceptent de tels non sens... 

      • vote
        ffi 27 mars 12:16

        @maQiavel
        Par définition, les gouvernés sont soumis à la loi. Il n’y a aucune faute de leur part, puisqu’ils sont démunis de tout moyen d’agir. Il n’y a aucune raison de faire porter une faute à ceux qui n’en sont pas responsables. Dans l’ancien-régime, ce fut toujours l’institution monarchique qui réprima ces abus des oligarchies représentatives, parlementaires ou communales : normal, elle seule en avait les moyens. Dans les monarchies scandinaves, c’est ainsi que cela fonctionne (et plutôt bien !)

        Ce n’est pas pour rien qu’à la révolution ces oligarchies représentatives ont voulu se débarrasser de l’institution royale : ainsi, elles avaient les mains libres. L’institution présidentielle en aurait les moyens, mais puisque le président est issu du sérail, il est de son intérêt de ne pas agir.

        Il faut donc changer votre raisonnement. Si le parlement doit contrôler l’exécutif, l’exécutif doit contrôler le parlement. Pas besoin d’inventer de nouveaux contre-pouvoirs. Il suffit de faire en sorte que le chef d’état soit hors de tout parti parlementaire, afin qu’il ne soit pas corruptible par eux.

        Le mieux est donc un Roi à la tête de l’état, un Roi dont la mission essentielle serait de lutter contre la corruption et les abus dans l’état.


      • vote
        maQiavel maQiavel 27 mars 12:42

        @ffi

        -Par définition, les gouvernés sont soumis à la loi. 

         

        ------> Ca, c’est un postulat théorique. En pratique, les gouvernés peuvent s’insurger contre des lois qu’ils jugent illégitime, c’est un classique historique …

        Et lorsqu’ils ne le font pas, par paresse, par peur ou par servitude volontaire, ils sont les premiers responsables de leur sort.

         

        -Le mieux est donc un Roi à la tête de l’état, un Roi dont la mission essentielle serait de lutter contre la corruption et les abus dans l’état. 

         

        ------> Même question que elle que je vous ai posé plus haut : et qui protégera la collectivité de la corruption et des abus de pouvoir de votre monarque ?

        Vous pouvez croire à l’existence d’une monarchie parfaite avec à sa tête un monarque fondamentalement bon et vertueux mais moi je n’y crois pas, je ne crois pas non plus au père noël …


      • vote
        ffi 27 mars 15:24

        @maQiavel
        « Ca, c’est un postulat théorique. En pratique, les gouvernés peuvent s’insurger contre des lois qu’ils jugent illégitime, c’est un classique historique … »

        C’est votre réflexion qui est hors de la pratique. En effet, il arrive fréquemment qu’une fraction du peuple se révolte. Mais, comme il n’a ni l’organisation, ni les armes nécessaires à la réussite de son insurrection, il se fait généralement mâter.

        Votre réflexion revient à affirmer qu’une armée qui perd une bataille, faute de puissance suffisante, est responsable de sa défaite. Et bien non : l’armée qui perd est moins forte, c’est tout. Pour le peuple, tel est le cas : le peuple n’a ni organisation, ni moyen militaire, donc le peuple est moins fort, donc le peuple n’a pas les moyens de contrer la corruption de ses élites.

        Bref, c’est votre réflexion qui repose sur un postulat théorique erroné. En pratique, toute lutte implique une force armée, ce dont le peuple ne dispose pas actuellement.

        Si jamais vous pensiez à l’insurrection révolutionnaire de 1789 comme exemple d’insurrection réussie, je vous signale que la situation n’a rien à voir : En effet, à l’époque, toute commune disposait d’une milice bourgeoise, qui servait de troupe supplétive pour le monarque et pour la défense de la ville. En particulier, ce qui a fait la réussite de l’insurrection, c’est la milice de Paris, laquelle a pris le nom de « garde nationale », à laquelle s’est agrégée par la suite l’ensemble des milices bourgeoise du royaume. C’est cette garde nationale qui a mis en échec la garde royale.

        Or, aujourd’hui, il est illégal de détenir une arme. Donc le peuple est désarmé. Donc le peuple n’a aucun moyen de contrôle efficace sur la corruption.

        « Vous pouvez croire à l’existence d’une monarchie parfaite avec à sa tête un monarque fondamentalement bon et vertueux mais moi je n’y crois pas, je ne crois pas non plus au père noël … »

        Je ne crois pas à la monarchie parfaite. Pour moi, la perfection n’est pas de ce monde (je ne suis pas messianiste...). Simplement, un monarque imparfait a le moyen de contrôler un parlement imparfait, comme un parlement imparfait a le moyen de contrôler un monarque imparfait. Il suffit de considérer les monarchies scandinaves pour constater combien ce système est plus efficace en pratique. Il suffit de considérer la République française pour voir combien les théories révolutionnaires furent inefficaces en pratique.

        C’est vous qui cherchez la perfection, ce n’est pas moi.


      • vote
        Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 27 mars 15:31

        @ffi
        "Simplement, un monarque imparfait a le moyen de contrôler un parlement imparfait, comme un parlement imparfait a le moyen de contrôler un monarque imparfait. Il suffit de considérer les monarchies scandinaves pour constater combien ce système est plus efficace en pratique."

         

        Si nous parlons efficacité pratique, ma question sera la suivante : Estimez-vous efficace en pratique le retour à une monarchie en France ? Vous y croyez sincèrement ? Vous voyez cela comment, concrètement en pratique ? 


      • vote
        ffi 27 mars 16:35

        @Qaspard Delanuit
        Je pense en effet qu’une monarchie serait bien plus efficace que les dispositifs actuels en ce qui concerne la lutte contre la corruption de l’élite politique.

        Hélas, pour le retour à une monarchie, il faut attendre une décomposition totale du système politique, conjugué à une faillite économique de l’état, provoquant une vacance du pouvoir, qu’un général de l’armée remettra à un monarque (De Gaule lui-même avait fait quelques tractation avec le comte de Paris). Il me semble qu’on y va petit à petit, et de manière assez fatale, puisque la corruption des élites politique est la conséquence de leur irresponsabilité en pratique.

        Un Roi, lui, en revanche, s’il n’est jamais totalement responsable, l’est au yeux de sa descendance, destinée à le remplacer, c’est pourquoi, si un Roi aime sa progéniture, comme tout Père normal, au moins parfois pense-t-il à ne pas scier la branche sur laquelle sa descendance est assise...


      • 1 vote
        maQiavel maQiavel 27 mars 16:37

        @ffi

        Je vais vous dire : un peuple n’a pas besoin d’être armé pour s’insurger et renverser ses élites. Il n’a besoin que de volonté. Il lui suffit de considérer que sa mort vaut mieux que la servitude pour changer la donne. Cette détermination et cette volonté suffit à changer le cours des choses, comme on l’a vu mainte fois dans l’histoire lointaine ou parfois proche.

        Face à cette détermination, les élites qui ne peuvent pas se résoudre à tuer tout le monde comme pour vouloir gouverner un pays de cadavres finissent par plier. Et en général, lorsque le peuple a une telle détermination, une frange des forces de sécurité basculent comme on a pu la voir au Venezuela lors du coup d’Etat contre Chavez ou encore au Burkina Faso lors de la chute de Compaoré et des tas d’autres exemples modernes ou anciens.

        Stendhal écrivait que les peuples n’ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert sur la peur et il avait tout à fait raison. La vie vaut ce que nous sommes capables de risquer pour elle. Celui qui ne veut pas risquer sa vie risque fort la servitude.

        Regardez autour de vous, est ce que vous voyez cet état d’esprit dans les masses qui se complaisent dans les divertissements et la consommation que leurs élites ont mit en place tel un panem et circenses moderne ? Et on va me dire que ce n’est pas de leur faute ? La Boetie avait déjà tout dit là-dessus …

        Il suffit de considérer les monarchies scandinaves pour constater combien ce système est plus efficace en pratique.

        ------>En pratique, les monarchies scandinaves ne sont pas les seules monarchies parlementaires, c’est aussi le cas de la Belgique, de l’Angleterre et de bien d’autres nations gangrénée par la corruption et les abus de pouvoir.

        Et je pourrai vous citer aussi des régimes qui ne sont pas des monarchies et qui sont bien moins corrompues que la France comme la Suisse, la Finlande ou l’Islande par exemple.

        Votre correlation « monarchie = baisse de la corruption et des abus de pouvoir » ne tient donc pas la route.


      • 3 votes
        maQiavel maQiavel 27 mars 16:58

        Je  précise que je fais partie du peuple, cette servitude volontaire est également de ma responsabilité en tant que membre du collectif. C’est de notre faute.

        Je précise aussi que notre servitude moderne qui est consentie et désirée (cfr Edward Bernays ) ne nécessite même pas  de nos jours , comme dans les dictatures à l’ancienne que l’on risque sa vie.

        Un simple boycott massif du consumérisme et des médias conduirait le système à son effondrement. Même de cela, nous en sommes incapables. 

        Mon but n’est pas de moquer les masses, j’en fait partie, je ne fais qu’un constat. L’autocritique est importante, si fort de ce constat, on essaie de se comporter différemment ... politiquement, pour ne plus être des masses mais une plèbe dans le sens romain du terme, la donne changera.

        Si par contre, on se complaît dans la victimisation  en rejetant sans cesse la faute sur une oligarchie qui ne fait que servir ses intérêts (quoi de plus normal au fond ) et que nous sommes bien content de suivre lorsqu’elle daigne nous laisser des miettes , alors nous ne seront rien d’autres que de pathétiques et répugnants caliméro méritant leur sort.


      • 1 vote
        Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 27 mars 17:25

        @maQiavel
        La pratique du végétarisme est très intéressante comme action politique quotidienne. La question que l’on doit se poser en politique est la suivante : "que se passerait-il si tout le monde faisait comme moi". 


      • vote
        ffi 27 mars 21:45

        @maQiavel
        « Je vais vous dire : un peuple n’a pas besoin d’être armé pour s’insurger et renverser ses élites. Il n’a besoin que de volonté.  »

        Et après, vous vous faites le chantre du réalisme ? Mais, voyez-vous, une volonté pure est sans action sur le cour des choses. Seriez-vous un croyant de la psychokinésie ? Nous ne sommes pas de purs esprits évoluant dans un monde spirituel, nous sommes des esprits incarnés évoluant dans un monde matériel. Un paralytique cloué sur son lit aura beau avoir toute la volonté du monde, puisqu’il ne peut se mouvoir, il dépendra entièrement d’autrui pour la réaliser.

        Vous vous accrochez désespérément aux sophismes révolutionnaires...

        « -> En pratique, les monarchies scandinaves ne sont pas les seules monarchies parlementaires, c’est aussi le cas de la Belgique, de l’Angleterre et de bien d’autres nations gangrénée par la corruption et les abus de pouvoir. »

        Il resterait à prouver que l’Angleterre ou la Belgique sont plus corrompues que la France... C’est à mon avis loin d’être évident, vu la gabegie de notre pays.


      • vote
        ffi 27 mars 22:33

        *Vous vous accrochez désespérément aux sophismes révolutionnaires...

        Car quand vous attribuez au peuple une volonté... c’est bien un sophisme.

        La volonté est un attribut personnel, propre à une personne.

        La seule foule dont l’agir correspondrait à une seule volonté, c’est une foule hiérarchisée, dont chaque membre obéirait aux ordres de sa hiérarchie, autrement dit, c’est une armée, et sa volonté... c’est alors celle de son général... Il n’y a pas de volonté générale, il n’y a que la volonté du général.

        Mais le peuple, désorganisé, n’a pas une seule volonté, il est traversé par une multitude de volontés, assez souvent contradictoires entre elles, contradictions qui se traduisent parfois en conflit, et c’est ce qui justifie l’autorité par-dessus le peuple, afin d’éviter que ces conflits ne dégénèrent.


      • 2 votes
        yoananda yoananda 21 mars 17:05

        cette république doit tomber.


        • 3 votes
          Hieronymus Hieronymus 21 mars 17:26

          son chapeau est affreux et ridicule, un air plouc pas possible

          en plus à l’intérieur devant des gens on se découvre

          ce sont des petits détails qui comptent...


          • 4 votes
            Éric Guéguen Éric Guéguen 21 mars 17:28

            @Hieronymus
             
            Outil marketing. Cela dit il passe à la radio il me semble.


          • 2 votes
            michel-charles michel-charles 21 mars 17:26

            Nous avons une raie-publique bananière... !


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              Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 27 mars 15:33

              @michel-charles

              Et une banane michel-charlique. 


            • vote
              maQiavel maQiavel 21 mars 17:43

              Pour reprendre le titre, ce n’est pas tant d’exemplarité dont nous avons besoin que d’instances de surveillance citoyenne qui forceront ceux qui incarnent l’autorité publique à se conduire de façon exemplaire par crainte d’être sévèrement sanctionné. 

              "Quand il institue les magistrats, le peuple doit faire en sorte qu’ils aient de la crainte à devenir scélérats". Nicolas Machiavel. 
              

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