Kenza, 30 ans, porte le voile intégral depuis 10 ans. Et elle compte bien continuer à le porter, qu’une loi l’interdisant soit votée ou non. Selon elle, elle ne fait qu’appliquer un droit humain fondamental. Kenza nous dit qu’en islam elle a trouvé la liberté d’expression et la liberté de la femme. Elle joue au tennis et au football avec ses enfants... sous son niqab. La jeune Française d’origine marocaine se dit néanmoins prête à retirer son voile si elle doit se faire soigner en urgence à l’hôpital, ou si elle doit se soumettre à un contrôle d’identité.
Une interview sous niqab en France était probablement inimaginable il y a encore une décennie. Aujourd’hui, le niqab est présenté par ses défenseurs comme l’emblème de la liberté de la femme. Comme quoi, tout est possible...
Certains ne comptent pas pour autant laisser cette nouvelle "liberté" s’épanouir plus longtemps. Ainsi, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, estime qu’une loi pour interdire le voile intégral en France est "indispensable", dans une tribune publiée mardi 15 décembre dans Le Figaro. Il juge qu’avec le voile intégral "des extrémistes testent la République en encourageant une pratique qu’ils savent contraire aux principes essentiels de notre pays". Copé écrit : "La réalité, c’est que personne en France ne souhaite raisonnablement que cette pratique s’installe sur notre territoire." Espérons-le.
Le combat ne fait que commencer...
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