@ toug :
"il y a une grande différence entre chier sur son pays et être critique de son pays."
il y a une différence, mais dans la pratique, loin d’être exclus, les deux sont confondus ("nique la france" n’est pas une critique constructive), et le fruit d’une réaction haineuse impulsive et sans discernement.
"au sujet de la liberté d’expression pour moi elle ne devrait avoir qu’une seul limite, celle de l’incitation au meurtre"
Très bien ça me va, je suis contre les limites mal placées (incitation à la haine raciale/incitation à la haine contre la France : deux poids, deux mesures).
"sur le fait que les oligarques soit ravi qu’on crache sur les nations ce qui justifierai qu’on doit être nationaliste avant tout"
Appelle ça comme tu veux, "nationalisme", "souverainisme". Il ne me semble pas qu’on parlait de De Gaulle ainsi, c’était la norme de défendre l’indépendance nationale, de lui demander son avis, ton extrême droite est mon juste milieu : aujourd’hui, De Gaulle serait traité comme un illuminé obscurantiste par la classe politique qui se réclame de lui. Le peuple, dans le cadre national (à partir du moment où l’on est réaliste : on vit sur un territoire donné et pas hors-sol), a un moyen d’action, appelle ça démocratie. Il se trouve, que pour des raisons dialectiques, la nation/le cadre étatique est aujourd’hui ce qui protège du néolibéralisme supranational. Il est illusoire de croire qu’en allant dans le sens supranational on ira contre le pouvoir oligarchique ; et la souveraineté d’un pays n’empêche en rien la coopération internationale : on ne change pas les lois mondiales quand on n’a pas de souveraineté chez soi.
"Comme si seule l’échelle de la NATION, comme par miracle serait (sera ?, fut ?)
épargnée par les agissements de l’oligarchie mondiale. "
S’agissant de l’échelle, selon toi elle n’a pas d’influence sur le type de pouvoir, je ne suis pas de cet avis : si le cadre national ne s’oppose pas à lui seul à l’oligarchie (mais qui a dit ça ? moi ce que je demande, dans l’optique d’une souveraineté retrouvée, c’est justement de reprendre les leviers de la politique nationale : monétaire, politique (parce que notre législation vient de Bruxelles ; étrangère etc. ; tu peux rejeter ce que tu appelles le nationalisme, mais tu dois comprendre que le cadre national est le passage obligé, un Mélenchon, quand il parle de politique, il parle de politique française, et même s’il parle de politique européenne, il n’a pas le vrai pouvoir sur ce plan ; on parle de ce qui nous concerne et ce sur quoi nous avons une influence) il faut quand même prendre en compte le fait qu’aujourd’hui, le pouvoir oligarchique est d’ordre supranational, mondialiste, et s’il y a une oligarchie dans notre cadre national, il reste constant que c’est le mondialisme (économique, anti-politique etc.) qu’elle promeut.
Sur ce même point, il y a un principe simple, c’est que plus le pouvoir est éloigné du peuple, plus le peuple est éloigné du pouvoir. On le voit bien avec l’Union européenne, qui fonctionne de façon opaque, sans que les citoyens aient ni d’affection, ni de lisibilité, ni de réelle influence.
Alors, plus on augmente l’étendue, moins les citoyens ont une influence sur la prise de décision, qui leur échappe. Les grecs avaient trouvé la cité comme cadre idéal pour s’accomplir en tant qu’animal politique, se démarquant du pouvoir absolu et étendu de l’Orient. Aujourd’hui on a la nation. La nation et le gouvernement mondial.
Bref, on pourrait en parler longuement, mais je crois qu’on a fait le tour et qu’il est évident qu’on ne peut pas faire sans le cadre national. Les gens qui ont compris ça sont des gens sérieux (à gauche, le POI).
Pour ce qui est de Sarkozy, j’ai dit que c’était une façon pour lui de faire semblant de défendre le pays alors qu’il le déconstruit à longueur de temps. N’oublie pas que c’est un politicien qui doit (encore) se faire élire.