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ARTE – La croissance, à quel prix ?

la croissance à quel prix ?

 

Source : Arte - Déchiffrage – La croissance, à quel prix ?

 

S’il est une notion centrale dans nos économies occidentales, c’est bien celle de « croissance ». Elevée au rang de divinité du monde économico-industriel, cet indicateur est présenté comme l’étalon parfait du développement. Qu’un pays affiche un plus fort taux de croissance que ses voisins et alors il deviendra le modèle à suivre. Pourtant, derrière ce consensus apparent sur les bienfaits de la croissance semble se cacher une réalité plus contrastée, plus subtile.

 

Qu’est-ce que la croissance ? Quels sont les éléments pris en compte pour la calculer ? Que révèle vraiment cet indicateur ? Quels peuvent être les effets concrets à plus ou moins long terme sur les populations, sur l’environnement ?

 

Du Portugal à l’Inde, en passant par l’Allemagne ou la France, le premier numéro du magazine « Déchiffrage » d’Arte : « La croissance, à quel prix ? », vient remettre en cause les vérités et idées préconçues sur ce concept central. Au travers de leur questionnement, Bruno Masi et Jacques Goldstein plongent dans notre histoire économique, explorent les politiques publiques des Etats, abordent les questions liées à la financiarisation de l’économie, mais aussi les rapports entre croissance économique, éducation, santé et bien-être des populations.

 

Une approche différente qui remet en questions les certitudes d’une société. Et si la croissance n’était pas obligatoirement la solution, mais une partie du problème ?

 

Tags : Economie Politique Croissance Décroissance



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6 réactions à cet article    


  • 22 votes
    Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 24 novembre 2013 08:35

    "Et si la croissance n’était pas obligatoirement la solution, mais une partie du problème ?"


    C’est tellement évident pour moi depuis toujours que je ne peux m’empêcher de penser que le problème réside dans le fait que cela ne soit pas évident pour tout le monde. Développer la qualité de vie est un projet sensé, et qui implique de poser correctement et avec subtilité la question de ce qu’est la qualité et donc d’ouvrir et de maintenir ouvert un débat concernant les "valeurs". Mais croître indéfiniment en faisant de la croissance une valeur en soi, voilà qui est totalement stupide et même plus précisément démentiel. Cette obsession de fous est aussi destructive qu’auto-destructive, car rien n’augmente indéfiniment dans la nature et tout ce qui accélère sa croissance hâte sa mort.

    La "croissance" est très exactement un processus cancéreux. C’est cette maladie qui est proposée à l’adoration des foules médusées par l’intoxication médiatique.

    La sagesse, comme la santé, consiste à être capable de se donner à soi-même des limites, afin de trouver sa juste place dans un ordre plus grand que soi, qui s’appelle la Vie. En l’absence de cette intuition du vivant, tout ce ce que l’on fait est mort et porteur de mort. Que ce soit minuscule ou immense n’y change rien. 

    Seul un con peut croire qu’en grossissant il va devenir intelligent. Mais il ne devient qu’un gros con. 



    • 3 votes
      Yoann Yoann 24 novembre 2013 20:56

      Bonsoir Gaspard,

      Ce n’est pas encore évident pour tout le monde, ça l’est pour toi depuis toujours, pour moi depuis 6 ans et combien n’ont pas encore compris ?
      Pour changer un modèle, il faut qu’une majorité de citoyens le souhaite, en espérant que nous soyons de plus en plus nombreux à prendre conscience que la croissance n’est pas la solution mais le problème ... ;)


    • 4 votes
      Yaduboulo Yaduboulo 24 novembre 2013 11:21

      On sortira de ce mantra sur la croissance quand et seulement quand chacun d’entre nous aura compris qu’ une nouvelle anthropologie humaine est nécessaire : "De quoi avons nous réellement besoin ?" Si notre modèle social favorise la rente, c’est parce que notre économie psychique ne tolère plus l’incertitude et considère le capital acquis comme une assurance sur l’avenir. Il suffirait simplement de rompre avec le modèle :
      1 - Tous propriétaires
      2 - Tous en adoration devant le "veau d’or" du fétichisme de la marchandise et de son pouvoir symbolique.
      3 - Revenir sur quelques moments historiques charnières et promouvoir la reconnaissance que le pouvoir de quelques uns est à l’origine de la souffrance de la majorité.
      Démagogique me direz-vous !!
      Sans doute !
      Toutefois, je doute que notre modèle social ne tienne ses promesses encore longtemps...


      • 2 votes
        Voter Après la Monnaie Voter Après la Monnaie 24 novembre 2013 13:19

        La croissance est nécessaire à un système monétiste.
        Sans croissance, impossibilité de payer les intérêts (même ceux des banques centrales nationalisées si on fonctionnait sur cette base.)
        Vous pouvez avoir alors l’idée de supprimer les intérêts, mais la cascade des problèmes se remet en route (dont l’inflation exorbitante qui ruine les plus pauvres et pousse à vivre à crédit).
        .
        Quand comprendrez-vous qu’il n’y a aucune solution équitable tant qu’on utilisera de la monnaie ?


        • 1 vote
          Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 25 novembre 2013 11:38

          "Quand comprendrez-vous qu’il n’y a aucune solution équitable tant qu’on utilisera de la monnaie ?"


          Je peux comprendre tout ce qu’on m’explique raisonnablement.

        • vote
          Voter Après la Monnaie Voter Après la Monnaie 25 novembre 2013 14:49

          La monnaie est un "outil d’échange", une sorte de troc amélioré. Ok ? ou pas ?
          .
          Est-ce qu’on échange (des services ou des biens) contre quelque chose qui ne vaut rien en soit ? En général, la réponse est non, car si "oui", on se fait arnaquer.
          La monnaie en elle-même est donc une valeur (a une valeur).
          .
          Pour que cette valeur soit, il ne faut pas qu’elle soit "trop disponible", sinon sa valeur baisse.
          1 kilo de sable en plein Sahara ne vaut rien, mais 1 kilo de sable où on en a besoin et où il n’y en a pas en se baissant, ça vaut quelque chose.
          Autrement dit, pour avoir de la valeur, il faut que le bien échangé, soit suffisamment rare.
          Ce qui implique que la monnaie, pour avoir de la valeur, doit être aussi suffisamment rare.
          Et pour qu’elle soit suffisamment rare, il ne faut pas que tout le monde en ai suffisamment.
          Autrement dit : si on veut vivre dans une société "équitable", (et non égalitaire car c’est autre chose), que chacun ait suffisamment tout le temps, il ne faut pas baser son économie sur un outil comme la monnaie.
          .
          Bon, votre question était probablement plus provocatrice qu’une réelle demande d’explications, mais si par hasard cette explication est merdique, n’hésitez pas à poser une question plus précise sur ce type d’analyse.



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