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Suite à la votation suisse sur le renvoi des criminels étrangers, Claude Askolovitch a la dent dure contre nos voisins helvètes. Selon lui, le peuple suisse est "un salaud collectif" et il existe même aujourd’hui "un problème suisse". Le chroniqueur n’hésite pas à dire - sans crainte d’être traité à son tour de xénophobe - qu’il n’aime pas ce peuple.
Sur RTL aussi, on débat de la votation suisse, avec Robert Ménard, Ivan Rioufol, Anne-Sophie Mercier et Joseph Macé-Scaron (écouter à partir de 13min30). Les deux premiers approuvent plutôt les Suisses, quand les deux derniers les condamnent. Anne-Sophie Mercier, ancienne de Charlie Hebdo, se montre très réticente vis-à-vis du référendum : elle se dit favorable à "une société de tabous" et opposée à "une société de la parole libérée". Elle ne souhaite pas "que l’on donne la parole au peuple systématiquement sur tous les sujets" (à 17 min). Car on connaît son opinion à l’avance... haineuse selon elle... et il convient donc de la museler.
Quant à Eric Zemmour, qui rejoint Rioufol, il considère que les Suisses ont voté en quelque sorte pour tous les peuples européens, auxquels on ne donne pas la possibilité de voter, mais qui n’en pensent pas moins, et approuvent les Suisses, comme lors de la votation précédente sur les minarets.
Au fond se pose la question de la démocratie. La démocratie est-elle, comme en Suisse, le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ? Ou, comme chez nous, le gouvernement d’une élite politico-médiatique, auquel le peuple est sommé d’apporter sa caution, sous peine d’être bâillonné ? ou désavoué, comme en 2005, avec le Traité de Lisbonne ? |
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