| Des débordements ont eu lieu samedi aux abords de la tour Eiffel, à Paris, après l’annulation de dernière minute de la distribution d’argent qui devait être organisée par le site Mailorama.fr. 7.000 personnes s’étaient massées pour cet événement. Des vitrines de magasins ont été brisées et des voitures ont été endommagées près de l’école militaire. Des témoins rapportent que le quartier est "saccagé".
TF1 rapporte des agressions de journalistes. La presse belge publie même les photos d’une agression physique.
Avant le début de l’émeute, Jean-Baptiste Descroix-Vernier, le président de Rentabiliweb, maison mère du site internet Mailorama.fr, justifiait cette annulation : "Nous nous sommes aperçus que la sécurité allait être difficile à assurer". "Je pense que c’est une décision sage. Je reverserai l’intégralité de la somme qui était prévue au Secours populaire dès lundi", avait-il poursuivi, précisant qu’il envisageait de distribuer "environ 100.000 euros". La maire UMP du 7e arrondissement Rachida Dati a demandé au maire de Paris Bertrand Delanoë, de "porter plainte" contre Rentabiliweb. Par ailleurs, l’ancienne garde des Sceaux "condamne sévèrement les agissements des casseurs qui se sont attaqués aux forces de l’ordre et ont saccagé des véhicules". Le ministère de l’Intérieur a fait savoir qu’il avait "l’intention de déposer plainte" contre l’organisateur. "Mailorama, lit-on sur son site, est l’un des leaders sur le marché du cash-back dans l’hexagone, et a pour vocation de rétribuer les internautes qui achètent chez ses partenaires e-commerçants (3Suisses.fr, Fnac.com, Yves Rocher,...) en leur reversant du cash à la manière des cartes de fidélité des enseignes de la grandes distribution." Il avait annoncé il y a quelques semaines son intention de distribuer des billets de banque aux passants afin de se faire connaître, mais aussi pour donner une "dimension sociale" à l’entreprise. Reste, comme le rappelle nouvelobs.com, que l’article R642-4 du Code pénal interdit l’utilisation de billets de banque "comme support d’une publicité quelconque". La publicité de ce jour est en tout cas absolument catastrophique pour l’entreprise, à l’origine de troubles d’une très grande gravité dans la capitale. |
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