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Accueil du site > Actualités > Société > Michel Drac et Stéphane Edouard sur la "zombification de la société"

Michel Drac et Stéphane Edouard sur la "zombification de la société"

"Sur l'épuisement des ressources humaines" : Michel Drac s'interroge dans cette vidéo sur le phénomène de "zombification" de notre société, où les hommes obéissent de plus en plus servilement à des systèmes techniques qui guident leurs actions. Il invoque une tentative de fuir l'angoisse de la mort.

 

 

 

Le sociologue Stéphane Edouard a rebondi aux propos de Drac, en évoquant son expérience avec les chauffeurs Uber :

 

 

Réaction de Michel Drac dans les commentaires à cette vidéo sur YouTube :

Salut,
Je suis d'accord sur le fait qu'une des grilles de lecture qui a tendance à émerger, c'est : zombies contre réveillés. Ok aussi avec le constat qu'une partie non négligeable des tensions observables dans nos sociétés développées vient du monde de l'entreprise. Je trouve que les gens plutôt politisés, comme toi et moi je pense, avons tendance à surévaluer les causes proprement politiques des phénomènes sociaux, et à sous-évaluer les causes qui ne sont pas à proprement parler politiques. Les tensions baisseraient fortement en France si les transports en commun étaient moins insupportables, les entreprises gérées de manière plus pragmatiques, et surtout les médias moins occupés à paralyser tout vrai dialogue, tout vrai discours, tout échange authentique. Bref, on sent la même chose.

Tags : Société Entreprises Travail Uber Michel Drac



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81 réactions à cet article


  • 6 votes
    wendigo wendigo 7 juin 09:33

     Une donne à prendre aussi en compte, c’est l’impacte psychologique de la surpopulation !
    Quand l’humain est peu nombreux, les autres sont perçus comme un don du ciel, une rareté que chacun préserve.
    Mais quand l’autre devient trop nombreux on le voit comme envahissant, comme une concurrence à éliminer. L’homme devient individualiste la seule chose qui lui impose de supporter l’autre sont les règles du système.
    Faites chuter ce système et vous verrez la sauvagerie prendre le pas .... du moins le temps que la population diminue jusqu’à un retour à la rareté de l’autre.
    Les populations Inuits et Bushmen nous le démontre (vous avez d’ailleurs une belle analyse de cela dans l’intro du génial film "les dieux sont tombés sur la tête" :

    http://www.dailymotion.com/video/x15vb9v_l-homme-moderne-est-il-vraiment-plus-evolue_shortfilms


    • 2 votes
      yoananda yoananda 7 juin 10:05

      @wendigo
      "Une donne à prendre aussi en compte, c’est l’impacte psychologique de la surpopulation !"

      Très intéressante ta réflexion.

      Il y a aussi un autre impact de la concentration (en ville) : dans la "nature" un étranger est un "cadeau" AUTANT qu’une menace potentielle. Donc tous les systèmes de défenses sont éveillés dans la nature (étranger ou pas d’ailleurs).

      En ville, on ne peut pas se méfier de tout le monde puisqu’on croise des centaines de personnes, donc on est obligé de se mettre en "sommeil", de s’auto-zombifier, sinon c’est invivable.


    • 3 votes
      le celte le celte 7 juin 11:44

      @wendigo
      Les Hommes dits modernes et surtout urbains se sont complètement déconnectés de leur environnement naturel, il me parait urgent, pour éviter les conséquences tragiques d’un individualisme poussé aux extrêmes, celui auquel, si j’ai bien compris, vous faites allusion, serait de remettre les gens en contact avec la terre. Certains pays, comme le japon par exemple (ville de Tokyo), après des années de déconnexion, décident de renouer le lien Homme/nature en multipliant les espaces verts productifs. D’après les spécialistes, cela à un impact important sur le comportement individuel, donc collectif.


    • 1 vote
      Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 7 juin 12:31

      @wendigo
      "Une donne à prendre aussi en compte, c’est l’impacte psychologique de la surpopulation !"


      Très juste. La quantité produit la masse, la masse supprime l’humain dont l’intelligence se conjugue au singulier. 


    • 3 votes
      Qiroreur Qiroreur 7 juin 12:37

      @Qaspard Delanuit
      Pas si simple, l’intelligence c’est aussi l’interdisciplinarité, l’interaction. 


    • 2 votes
      Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 7 juin 12:58

      @Qiroreur
      Oui mais j’ai choisi avec précision mes termes. La masse n’est pas l’interdisciplinarité, l’interaction. Le singulier n’est pas l’isolement ni la réduction à l’individu. 


    • 2 votes
      gaijin gaijin 7 juin 13:23

      @Qiroreur
      la question est celle de l’opposition du qualitatif et du quantitatif : quelle interaction ? choisie ou subie ? le mec qui bosse en open space et qui est dérangé toutes les 30 secondes l’interaction lui apporte quoi ?

      https://www.youtube.com/watch?v=BoD7jtD3R24

      et puis au sujet de l’intelligence se souvenir de ceci : la différence entre l’intelligence et le sable c’est que beaucoup de petits grains de sables font un gros tas de sable alors que beaucoup de petites intelligence ne font pas une grosse intelligence ....


    • vote
      Qiroreur Qiroreur 7 juin 13:29

      @Qaspard Delanuit
      Oui.


    • 1 vote
      yoananda yoananda 7 juin 13:43

      @Qiroreur
      oui, l’intelligence est aussi collective qu’individuelle.

      Il y a des études passionnantes la dessus d’ailleurs, et une première approche sur la mesure du QI collectif. (je ne dis pas que la mesure du QI est l’alpha et l’omega, mais c’est une approche intéressante en soi et complémentaire des autres)


    • 1 vote
      Zatara Zatara 7 juin 15:30

      @gaijin
      et puis au sujet de l’intelligence se souvenir de ceci : la différence entre l’intelligence et le sable c’est que beaucoup de petits grains de sables font un gros tas de sable alors que beaucoup de petites intelligence ne font pas une grosse intelligence ....

      ça dépend de comment "on" organise les grains de sable.... la nature fait un boulot bien plus remarquable qu’un seul génie, encore faut il en avoir conscience.....


    • vote
      pegase pegase 7 juin 16:01

      @yoananda

      Un groupe de 20 joueurs d’échecs au niveau moyen ne pourront rien contre un champion de classe internationale, par contre, comme on peut le constater parfois dans les forums, la somme des connaissances de chacun permet obtenir de bons résultats en terme d’analyse ou de conclusion à tirer ... mais on parle ici de culture générale, de connaissance et non pas d’intelligence ...


    • vote
      yoananda yoananda 7 juin 16:38

      @pegase
      "Un groupe de 20 joueurs d’échecs au niveau moyen ne pourront rien contre un champion de classe international"

      Oui, mais à l’inverse, il a été montré (mais j’ai oublié dans quelles situations) qu’un groupe "soudé" peut faire mieux qu’un expert dans certains domaines.

      Ceci dit ton exemple est très bon sur le cas inverse.


    • vote
      gaijin gaijin 7 juin 16:55

      @yoananda
      mais l’expert n’est pas forcément structurellement supérieur aux individus du groupe

      ( expert c’est juste des compétences ) en parlant de qi ( avec tout le mal qu’il y a lieu d’en penser ) si vous avez un groupe a 100 de moyenne et un expert a 110 120 le groupe peut arriver a faire mieux ( d’autant plus qu’il sera moins grand ) mais si le groupe est a 50 et l’expert 120 vous pouvez toujours augmenter la taille du groupe ..............



    • vote
      Zatara Zatara 7 juin 17:46

      @gaijin
      dans une forme de réflexion de groupe, je dirais que ça dépend plus de la disparité des éléments dans leurs propositions que du QI moyen.... A ce titre, c’est stupide de parler de moyenne de QI pour évoquer la puissance d’une réflexion.....


    • vote
      Zatara Zatara 7 juin 17:52

      .... de groupe


    • vote
      yoananda yoananda 7 juin 18:01

      @gaijin
      je crois que tu ne te rends pas compte de ce que c’est un groupe à 50 ...

      moi je te parles d’études, ce ne sont pas des vagues idées du genre "ça devrait fonctionner comme ça intuitivement".


    • vote
      yoananda yoananda 7 juin 19:12

      @Zatara
      A priori ce qui jouerais dans le QI de groupe, plus que le QI moyen, ce serait les EF.


    • vote
      Zatara Zatara 7 juin 19:43

      @yoananda
      EF ?


    • 1 vote
      yoananda yoananda 7 juin 19:51

      @Zatara
      Executive Fuctions.

      Jusqu’ici on a eu pas mal d’études sur le QI, corrélant avec le niveau d’études, la violence, la richesse du pays (dans le cas du QI moyen*) [1].

      Mais il semblerait qu’ils aient trouvés un nouveau critère que corrèle encore mieux (ou de manière complémentaire), les executive functions, qui s’apparente grossièrement au self control (du coup faudrait voir si la méditation pourrait modifier ça).

      C’est encore balbutiant mais prometteur.

      En tout cas, pour le QI de groupe ce qui joue c’est la capacité de lecture des émotions de l’autre (notamment les micro-expressions faciales, entre autres). Et j’infère que l’EF doit jouer un rôle (mais aucune étude encore à ce stade).

      * hors asie de l’est : du coup ce serait la proportion de QI verbal > 105 qui compte


    • vote
      wendigo wendigo 7 juin 22:22

      @ Tous ;
      J’ai pris beaucoup de plaisir à vous lire et je dois reconnaître que nous avons tous dit des conneries (Nous veut bien dire que je suis compris dans le lot, ne vous offusquez pas ) mais aussi nous avons tous apporté chacun des pièces complémentaires les unes au autres. Ce qui prouve que le collectif n’est pas forcement source de zombification, dans un premier temps je dirais que c’est l’inattention à l’autre. Mais vous lire m’a remémoré un dicton Chinois qui dit "pour comprendre l’autre il suffit parfois de l’écouter" et c’est peut être là le point de départ de cette zombification, le non partage, l’égocentrisme, le refus d’écoute ... toutes ces joies que nous offre la compétitivité.
      Je reste sur mon idée première, que la surpopulation est une cause, mais j’approfondirais mon opinion par une précision " surpopulation compétitive".
      Mais bon j’irais certainement plus loin après une bonne nuit là dessus .


    • vote
      yoananda yoananda 7 juin 22:41

      @wendigo
      "j’approfondirais mon opinion par une précision " surpopulation compétitive"."

      Ca semble intéressant.

      Je peux déjà dire que les villes, et la concentration humaines qu’elles impliquent sont reconnues comme étant le moteur de l’innovation, et jouent donc un rôle essentiel dans le développement économique d’un pays (même si ça ne se résume pas à ça bien sûr).

      Il y a aussi la forme traditionnelle de compétition démographique pour avoir plus de guerrier.

      Bref, je suis curieux de savoir ce que tu comptes dire sur le sujet smiley


    • vote
      Zatara Zatara 7 juin 22:44

      @wendigo
      surpopulation compétitive

      je dirai que l’un est la clé de l’autre surtout.... d’ailleurs, la nature fait aussi son chemin la dessus....


    • vote
      gaijin gaijin 8 juin 08:51

      @yoananda
      " je crois que tu ne te rends pas compte de ce que c’est un groupe à 50 ..."

      mais si bien sur c’était humoristique ...je ne vous parle pas de vagues idées mais depuis une longue étude des dynamiques de groupes divers que ce soit en tant que participant ou dirigeant ..........

      ce que je voulais pointer c’est la différence ( devriez pas commencer par vous dire que de toute façon votre interlocuteur ne sait pas de quoi il parle mais essayer de comprendre ce qu’il dit ......) donc comme je disais si vous avez un groupe a 100 et un expert a 170 .......vous voyez mieux là ?

      les études ? ils sont a combien ? vous voulez que je fasse mon mao ?

      c’est une des question que l’on a étudié en arts martiaux par exemple : comment et a partir de quel différence de " niveau " un individu peut battre un groupe ( je parle d’étude in vivo )


    • vote
      gaijin gaijin 8 juin 09:04

      @gaijin
      les variables a prendre en compte dans l’efficience d’un groupe sont sa taille sa structure et la culture de ses participants ( si c’est un groupe d’allemands ou un groupe de français c’est pas pareil ........)


    • vote
      yoananda yoananda 8 juin 10:38

      @gaijin
      je n’avais pas du tout compris que c’était de l’humour. Il manquait un petit " smiley" ou "lol" pour ça.

      La d’ailleurs, je ne comprends pas plus ce qui est factuel ( = tiré d’une étude), de ce qui est un exemple imaginaire.

      Moi ce que je dis est simple : dans certaines situation l’expert est indépassable par la "foule" (cf les échecs par exemple, très bon exemple). Dans d’autres situations, la foule fait rapidement mieux que l’expert, quelque soit son niveau (exemple connus : les marchés - mais ça suppose certaines conditions).

      Le seuil est variable en fonction des situations.

      "c’est une des question que l’on a étudié en arts martiaux par exemple : comment et a partir de quel différence de " niveau " un individu peut battre un groupe ( je parle d’étude in vivo )"

      Ca m’intéresse beaucoup comme exemple. Et alors ça dit quoi ?


    • vote
      gaijin gaijin 8 juin 13:36

      @yoananda
      ça dit ça : en tenant compte des problèmes spécifiques liés a ce cas * il faut un peu plus de la moitié plus de " compétences " quelles que soient les compétences en question ou l’échelle sur laquelle on les situe si le groupe est a 100 et l"individu autour des 160 il va gagner .........

      * problèmes spécifiques :

      il faut que le groupe soit relativement homogène si un des individus est a 140 et les autres en dessous de 100 le groupe va gagner

      c’est un cas ou l’augmentation de la taille du groupe va automatiquement lui permettre de gagner a partir d’un certain seuil et d’une certaine durée ( variables ) 

      " (exemple connus : les marchés "

      vous voulez dire gagner sur les marchés financiers ? c’est un cas très particulier ....


    • 1 vote
      wendigo wendigo 10 juin 06:29

      @Zatara

      je dirai que l’un est la clé de l’autre surtout.... d’ailleurs, la nature fait aussi son chemin la dessus....

      ***

       Je ne dirais pas cela, puisque la surpopulation est affaire de démographie alors que la compétition est de l’ordre de l’enseignement (je dirais la "programmation") dispensé par les programmes scolaire. (l’une est affaire de braguette, l’autre de propagande).
      Bref.
      Dsl pour le retard face à mes promesses, je ne gère pas tous mes emmerdeurs travaillistiques comme je le souhaiterais.
      Ceci dit, j’ai bien aimé votre petit débat, pour une fois que le terme "QI" est lâché à bon escient et sans déclencher une guerre, ça mériterait de sortir le champagne et les gonzesses. mais je ne pense pas que le QI, l’éducation, le niveau culturel ... soient des causes indépendantes à la non zombification (ou aussi normalité dans un autre monde) C’est plus à mon sens un bouquet garni de tout ce que vous avez énuméré, en rajoutant tolérance et ouverture d’esprit. En fait la réponse se trouve dans notre démarche (et principalement la votre) durant ce débat.
      Mais là je constate qu’il sera peut être plus simple de parler de zombification attendu qu’elle n’est pas une chose naturelle pour le genre humain.
      Le nombrilisme, les soucis, la compétitivité institutionnelle, l’abrutissement par la scolarité, la tv, les communications en général et tout ces petits trucs que ce monde malade de lui même nous propose et nous impose, amène obligatoirement à cette stérilisation tant cognitive que sociale, la surpopulation n’étant en fait qu’un agent multiplicateur. je serais tenté de rajouter les ondes électromagnétiques dans cette équation de l’absurde, dont les effets sur le neurone et le génome ne sont pas à mépriser. Remarquons que des études, on dernièrement démontré que le QI avait baissé de 4 point ces dix dernières années, autant dire depuis l’apparition de la 4G, nous aurons aussi la multiplication des écran bleu qui nous entour, et les objets connectés (à se demander si certains ne chercheraient pas à nous lobotomiser délibérément)... la zombification à mon sens n’est pas qu’une étude à aborder par la sociologie, mais élargir cela au plan biophysique globale, mais aussi psychophysique.


    • 1 vote
      Zatara Zatara 10 juin 10:50

      @wendigo
       Je ne dirais pas cela, puisque la surpopulation est affaire de démographie alors que la compétition est de l’ordre de l’enseignement (je dirais la "programmation") dispensé par les programmes scolaire. (l’une est affaire de braguette, l’autre de propagande).

      Il y a une accélération de la compétition dés lors que les ressources se tarissent (surpopulation), ce qui est valable pour l’homme l’est tout autant pour les animaux, à la différence que certains se sont littéralement extirpés de cette logique par le haut....


    • 2 votes
      yoananda yoananda 7 juin 10:08

      "Je trouve que les gens plutôt politisés, comme toi et moi je pense, avons tendance à surévaluer les causes proprement politiques des phénomènes sociaux, et à sous-évaluer les causes qui ne sont pas à proprement parler politiques"

      100% d’accord. En tant que sociobiologiste amateur, j’étudie justement les causes non politiques des tensions sociales : c’est l’éléphant dans le couloir.
      Personnellement je trouve tellement dommage que personne n’en parle (peut-être par manque d’outils intellectuels, peut-être parce que c’est trop tabou de parler de l’animal en nous).


      • 1 vote
        Qiroreur Qiroreur 7 juin 10:12

        Pourquoi tu ne nous ponds pas un article sur le sujet ? Ca serait intéressant...


      • 2 votes
        Qiroreur Qiroreur 7 juin 11:31
        Travaillant autrefois pour de grands comptes (entreprises du CAC40, souvent des entreprises anciennement publiques) j’ai pu constater qu’il y avait une large part des intervenants, dirigeants inclus, qui en réalité poussaient des boutons. Tout le cérémonial, les protocoles, toutes ces réunions inutiles et leurs comptes-rendus interminables, réunions où tout le monde parle mais rien n’en ressort, me paraissaient n’avoir aucune autre raison d’être que d’occuper les cerveaux autour de la table (le mien inclus). Certains, les ingénieurs surtout, les gens habitués à concevoir et mettre en œuvre des solutions concrètes, ressentaient bien cette forme d’aliénation. En revanche les administratifs, beaucoup de décideurs, les coordinateurs, les postes transversaux très nombreux dans ces grandes entreprises qui ont gardé l’organisation à l’ancienne (avec des grades, comme dans l’armée) s’y sentaient comme des poissons dans l’eau. Les gens un peu touche-à-tout, sans formation académique dans le métier exercé, dangereusement pragmatiques, holistes, innovants, se heurtaient à une masse informe d’individus ultra résistante car majoritaire, résiliante et comme figée dans des modèles écrits par d’autres (les bibliothèques de best-practice sont légions dans ces entreprises : ITIL...). Des solutions évidentes et efficaces étaient parfois écartées simplement parce qu’elles ne correspondaient pas au schéma opérationnel pré-défini et dont il était hors de question de remettre en cause le supposé bien-fondé. Il fut un temps où l’on décidait d’un projet esquissé dans les grandes lignes sur la nappe en papier d’un restaurant mais cette époque s’est achevée avec l’industrialisation des process. D’ailleurs tout est devenu "processus". L’avantage - pour la majorité dormante - est qu’il n’y a pas d’imprévus. L’inconvénient est que la créativité est réprimée, mise au placard. Beaucoup d’anciens dans ces entreprises s’y sentent mal. Il y a là probablement une explication au mal-être ressenti par certains collaborateurs que ces grandes boîtes connaissent.

        Intéressante cette histoire d’uber... il met arrivé la même chose avec des chauffeurs VTC suivant aveuglément leur GPS au point d’ignorer les panneaux. Un soir l’un d’eux a fait plusieurs centaines de mètres dans une rue qui avait changé de sens. Comme je connaissais parfaitement le quartier, je l’ai informé dés qu’il s’est engagé dans la voie à contre-sens mais il m’a répondu "non, non, c’est bon, je suis dans le bon sens", et j’ai eu beau insister il a fallu qu’une voiture arrive en face et manque de nous percuter pour que le chauffeur admette l’évidence : son GPS n’était pas à jour et pour des raisons de travaux le sens de la rue avait temporairement changé. "Saloperie de GPS de merde" avait-il lancé, alors qu’il avait été très courtois tout le long du trajet. Je me souviens que suite à cela, la fin du trajet fut bien moins plaisante que le début. Je voyais dans le rétro son visage fermé, la mâchoire serrée, des tics nerveux au niveau de sa bouche, et puis des accélérations, freinages et passages de vitesse inutilement brusques... 
        Je conseille de regarder cette conférence  : il y est question un moment donné notamment de l’avenir de l’automobile et le fait que demain nous n’aurons plus le droit de toucher le volant. Une IA décidera de tout et fera chuter le nombre de victimes de la route... et probablement par la même occasion le niveau de conscience des individus...

        • 1 vote
          Zatara Zatara 7 juin 12:21

          @Qiroreur
          Une IA décidera de tout et fera chuter le nombre de victimes de la route... et probablement par la même occasion le niveau de conscience des individus...

          https://www.youtube.com/watch?v=h1BQPV-iCkU


        • vote
          Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 7 juin 13:02

          @Qiroreur
          Excellent témoignage. 


        • 1 vote
          yoananda yoananda 7 juin 13:40

          @Qiroreur
          "il y est question un moment donné notamment de l’avenir de l’automobile et le fait que demain nous n’aurons plus le droit de toucher le volant."

          En effet, j’ai vu les vidéos de voitures Tesla qui EVITENT des accidents, c’est carrément impressionnant. On a tous entendu parler du gars qui s’est fait tuer en passant sous un camion car la voiture à "cru" que la voie était libre. Soit.

          Mais en réalité, l’IA ne fatigue pas, n’a pas d’innatention, ne fait pas autre chose, ne bois pas et a des bon réflexes, ne sur-réagit pas à cause de l’émotion.

          En voyant les vidéos, j’ai réalisé à quel point l’IA était déjà bien meilleure qu’un humain pour éviter des accidents.

          https://www.youtube.com/watch?v=—xITOqlBCM

          Dans moins de 10 ans, à la louche, je pense que conduire une voiture ce sera du passé.

          Le niveau de conscience des individus ? ben par contre, je pense qu’ils feront simplement autre chose : ça va décupler la productivité, on pourra travailler dans nos voitures ! génial non ? lol


        • 2 votes
          Qiroreur Qiroreur 7 juin 13:58

          @yoananda
          Le conférencier (de mémoire) de la vidéo linkée explique notamment que le niveau de sécurité, grâce à l’IA, atteindra le 100% et, à terme, nous n’aurons plus aucune victimes de la route (passants, conducteurs...). C’est objectivement une bonne nouvelle mais cela pose d’autres questions en rapport avec le sujet ici, à saoir la zombification. Par exemple que feront les individus ? A mon sens ils seront encore plus scotchés à leur pad/smartphone et cie... tu as mis un "lol" qui indique clairement que tu n’y crois pas toi-même. Perso ce que j’observe, quand je viens sur panam, c’est que 80% des gens dans les transports en commun ont les yeux scotchés sur des écrans. Ils ne verraient même pas un terroriste déposer une bombonne de gaz au milieu du wagon tellement ils sont obnubilés par leur objet transitionnel. Leur interconnexion est en quelques sortes leur tombeau, leurs "solutions" clés en main, potentiellement le catalyseur de leur fin. 


        • vote
          Zatara Zatara 7 juin 15:55

          @Qiroreur
          Le conférencier (de mémoire) de la vidéo linkée explique notamment que le niveau de sécurité, grâce à l’IA, atteindra le 100% et, à terme, nous n’aurons plus aucune victimes de la route (passants, conducteurs...). C’est objectivement une bonne nouvelle

          Je n’ai pas vu la vidéo mais encore faudrait il préciser ce que signifie une degré de sécurité de 100%... et puis c’est surtout impossible....On peut comprendre qu’il le dise dans une logique de business ou d’acclimatation du consommateur pour le rassurer, mais c’est faux. Aucune IA ne pourra empêcher un accident, quel qu’il soit. Il pourrait prendre cependant une meilleure décision quand à la façon d’avoir l’accident en limitant le nombre de victime ou le degré de bobo.... I, Robot présente ce dilemme dans le choix du moindre mal de l’AI lors du sauvetage du Willou préféré au sauvetage d’une fillette.....


        • vote
          Zatara Zatara 7 juin 15:59

          @Qiroreur
          ... mais pour en revenir au sujet, je pense que les voitures automatiques ne s’imposeront que si elles sont obligatoires (ou alors par un coup de baguette magique des sociétés d’assurance rendant les voitures classiques, "conductible en temps réel", comme des gouffres financier pour le pékin moyen), ce qui risque de poser un sacré problème en cas d’accident de masse par hacking....hé oui.....


        • vote
          Zatara Zatara 7 juin 16:03

          @Qiroreur
          ... tout cela pour en revenir à cet aspect de zombification : quand bien même la technologie nous rendrait de plus en plus "libre", le danger ne disparait pas, puisque des nouvelles formes de danger apparaissent... Inventer l’avion, c’est inventer les crashs


        • vote
          pegase pegase 7 juin 16:35

          @yoananda

          En voyant les vidéos, j’ai réalisé à quel point l’IA était déjà bien meilleure qu’un humain pour éviter des accidents.


          Je doute que votre machin électronique soit capable de se mesurer aux pilotes du championnat du monde de rallyes ... même dans 100 ans ...

          Voyez plutôt ...

          WRC 2016 TRIBUTE : Maximum Attack, On the Limit, Crashes & Best Momentshttps://www.youtube.com/watch?v=fu4gF7u8opk
        

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