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Accueil du site > Actualités > Société > Sétif : 8 mai 45 le devoir de mémoire
par Yacine mercredi 12 mai 2010
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Sétif : 8 mai 45 le devoir de mémoire

Le 8 mai 45, date de la victoire des Alliés sur l’Allemagne Nazie et la fin de la Seconde Guerre est célébrée chaque année en Europe, Cette date est également célébrée en Algérie, mais pour une autre raison : les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata. Ce furent des répressions sanglantes par l’armée et les colons Français, d’émeutes nationalistes, survenues dans la liesse et la joie engendrées par le premier évènement. Jacques Vergès nous en dit plus.
 
Les évènements débutent le 8 mai 1945 : pour fêter la fin des hostilités et la victoire des Alliés sur les forces de l’Axe, un défilé est organisé. Les partis nationalistes algériens, profitant de l’audience particulière donnée à cette journée, décident par des manifestations d’abord pacifiques de rappeler leurs revendications patriotiques. Mais un policier tire sur un jeune algérien tenant le drapeau algérien (rouge, vert, blanc) et le tue, ce qui déclenche des émeutes entre Algériens et Européens, avant que l’armée n’intervienne.
 

 Kateb Yacine, écrivain algérien, alors lycéen à Sétif, écrit :

« C’est en 1945 que mon humanitarisme fut confronté pour la première fois au plus atroce des spectacles. J’avais vingt ans. Le choc que je ressentis devant l’impitoyable boucherie qui provoqua la mort de plusieurs milliers de musulmans, je ne l’ai jamais oublié. Là se cimente mon nationalisme. »
Il y aura parmi les Européens plus d’une centaine de morts et autant de blessés. Le nombre des victimes algériennes, difficile à établir, est encore sujet à débat ; Un rapport des services secrets américains à Alger en 1945 notait 17 000 morts et 20 000 blessés. Le gouvernement algérien avance le nombre de 45 000 morts. Les autorités françaises, quant à elles, ne reconnaissent que 1165 morts.
 
Pour bon nombre d’algériens, cet évènement constitue encore une séquelle, qui pèse dans les relations entre les deux pays, et qui ne pourra cicatriser que lorsque les français auront reconnu le massacre.
 
 
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