• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Alban Dousset

Alban Dousset

Un disciple de Spinoza.
Une sentinelle du peuple.
Un virus de la démocratie.
Un avocat du diable.
Un chercheur en Vérité.
Un agent subversif.
Un amoureux de la contradiction.

Tableau de bord

  • Premier article le 15/09/2014
  • Modérateur depuis le 26/02/2015
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 15 32 156
1 mois 1 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 0 0 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • vote
    Alban Dousset Alban Dousset 3 avril 13:33

    @Djam

    D’abord je vous remercie pour ce long commentaire. Je vais m’efforcer d’y répondre de manière structurée et argumentée.

    1/ Contrairement à vous, je crois que la globalisation, notamment à travers internet, apporte quelque chose à l’humanité que l’on pourrait qualifier de « pré-conscience ». Je reconnais volontiers que « un cerveau ne peut traiter bien qu’une seule chose à la fois ». Les neurones d’un cerveau humain ne sont capables que d’un traitement très binaire mais leur mise en réseau fait naître une intelligence relativement complexe. Je crois que l’humanité « mise en réseau » peut être comparée à un cerveau et, malgré la médiocrité individuelle, un surplus d’intelligence (c’est-à-dire une pré-conscience) est très susceptible d’apparaître à long terme (ou très long terme) vu l’apparition d’internet ou, pour filer la métaphore, de connections synaptiques. Cela doit être compris comme un virage anthropologique (comme la naissance de l’écriture ou de l’imprimerie). Ce point de vue est largement développé dans ma vidéo sur l’influence sociologique des médias : https://www.youtube.com/watch?v=lA0rUVjIpf0&t=1s.

     2/ Je trouve que vous manquez de nuance. Déjà, aucun de nous ne connait l’objectif réel des conflits armés récents (je pense particulièrement à la Syrie ou l’Ukraine). On doit reconnaître que :

    - L’incapacité des États-Unis à établir (comme en Irak ou en Afghanistan) ou à maintenir (comme en Egypte) des gouvernements fantoches est en soit une preuve de faiblesse.

    - L’incapacité à remporter (directement ou indirectement) totalement une victoire militaire nette (comme en Ukraine ou en Syrie) est également une preuve de faiblesse.

    Je me garde donc bien de dire que les résultats obtenus sont « ce que voulaient les pays organisateurs » car je n’en sais rien. En revanche, ces résultats sont une preuve de la faiblesse des organisateurs, au moins sur la forme, dans l’apparence qu’ils renvoient – ce qui n’est pas rien.

    Par ailleurs, la stratégie du « chaos » est une stratégie d’empire en déclin. Un empire puissant conquiert son pouvoir en instaurant l’ordre, un empire en déclin défend son pouvoir en « organisant » le désordre.

    3/ Drac indique que la réintroduction d’inégalité est perçu comme une solution pour l’oligarchie (pas de son point de vue). Je crois que Drac est très favorable à l’indépendance du pays.

    4/ La systèmisation de la dette n’est qu’un moyen pour le Capital de poursuivre sa croissance. Les dettes publique ne sont qu’un modeste aspect de l’économie financière (la dette publique américaine s’élevant à 19 400 Md$ et l’économie financière à 2 024 800 Md$). La notion de pilotage par le virtuel me paraît donc relativement pertinente.

    5/ Oui, je vous rejoins globalement sur ce point. Néanmoins, il ne s’agit pas d’avoir une « démographie forte » mais une « démographie stable » - ce que possède la France. Outre le problème des communautés exogènes, l’Allemagne a une natalité déclinante, ce qui lui posera des problèmes tant économiques que sociaux.

    6/ Sans commentaires

    7/ Je ne veux pas nier l’existence d’un pourrissement, cela existe sous de nombreux angles (politiques, économiques, sociologiques, géopolitiques). Néanmoins, il me semble inévitable qu’une crise « véritable » advienne sur le plan financier/économique et qu’elle se transmette sur le plan sociologique/politique. Mais vous avez raison, les peuples resteront endormi encore de nombreuses générations… mais ont-ils jamais été réveillés ?


  • 2 votes
    Alban Dousset Alban Dousset 7 octobre 2016 21:47

    @Stupeur
    La monnaie est un outil, comme un marteau.
    Elle peut servir le camp de la coopération comme celui de la domination.
    Abolir un outil de résoudra pas les déviances de la nature humaine.

    Cordialement,


  • 1 vote
    Alban Dousset Alban Dousset 15 juillet 2016 00:06

    @legrandjeu
    A 18min20, le propos ne concerne pas la colonisation (et encore moins à qualifier cette colonisation d’un point de vue moral).

    Ce propos constate qu’internet "rapproche" les individus et rend plus difficile une lecture raciste de l’humanité, c’est à dire une approche hiérarchisant les peuples et les ethnies.
    Lecture raciste ayant servi (notamment en France) et servant toujours (en Israël) à justifier des politiques coloniales.

    Mais pour assumer mon côté "gôchiste" :

    La colonisation implique un rapport de domination et hiérarchisation entre les peuples que je condamne d’un point de vue moral et rationnel.


  • 1 vote
    Alban Dousset Alban Dousset 9 juin 2016 20:25

    @Candide
    "duplicité avec le système" peut également se comprendre comme "complicité avec une forme de totalitarisme féminin" [Cf ma vidéo sur l’ingénierie sociale].
    Il ne s’agit pas d’un procès d’intention car j’ignore dans quelle mesure Durkheim avait conscience de la dégradation du langage à laquelle il se livrait. Beaucoup d’universitaire on se plaisir, que l’on appelle vulgairement masturbation intellectuelle, qui consiste souvent à hypertrophier et désarticuler le langage sous des prétextes fallacieux.

    Bourdieu et Lordon entrent dans cette catégorie. Je ne dis pas qu’ils ne sont jamais intéressant sur le fond, je dis que le jargon universitaire qui structure leurs analyses est nuisible à l’éducation populaire et favorise l’élitisme intellectuelle (qui est une composante essentielle de l’abrutissement populaire).
     
    "A vouloir trop vulgariser ne prend-on pas le risque de simplifier et donc de prostituer une analyse ou une démonstration, qui n’est alors plus celle établie initialement ?"
    Effectivement, c’est un risque à courir.
    Mais je préfère prendre ce risque d’altération (que je modère en préférant les faits et les analyses relativement maîtrisée) plutôt que de participer à un élitisme de la connaissance qui contribue massivement à l’abrutissement populaire et donc, dans une certaine mesure, à l’asservissement du peuple.

    Je suis un "demi-habile" comme disait Pascal, mais je ne le suis pas par défaut, je le suis pas choix.


  • 6 votes
    Alban Dousset Alban Dousset 8 juin 2016 20:14

    @Candide
    J’éprouve la plus grande défiance pour les universitaires qui s’évertuent à utiliser un jargon inaccessible au grand publique.
    Selon moi, ils contribuent autant que les émissions de télé réalité à l’abrutissement populaire en rendant la connaissance inaccessible au vulgaire.

    Les sociologues que vous évoquez sont de cet acabit.

    L’extrait de Durkheim révèle même sont extrême duplicité avec le système : en s’efforçant de faire passer l’individualisme pour "la pitié et la sympathie de l’homme pour l’homme", il œuvre à la destruction du langage et à l’avènement d’une novlangue (la guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force...).

Tous les commentaires de cet auteur