• vendredi 25 avril 2014
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Contact
Agoravox TV
Collectif de chercheurs pour la défense de l’indépendance des scientifiques au service de l’intérêt général.

http://science21.blogs.courrierinte...


Photo : Illustration d’un livre de Giordano Bruno sur la Mnémotechnique (source : Wikipédia).

tableau de bord
Rédaction Depuis Articles publiés Réactions postées Réactions reçues
L'inscription 0 9 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0


Cet auteur n'a pas encore publié d'article
Derniers commentaires Faire un don
  • 1 vote
    par Indépendance des Chercheurs (xxx.xxx.6.117) 5 mai 2013 20:32
    Indépendance des Chercheurs

    C’est rare qu’en France un(e) journaliste ose parler de Bilderberg, a fortiori de la Trilatérale. Voir nos articles de cette année :
     
     
    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/04/bilderb erg-trilaterale-theorie-du-complot.html

    Bilderberg, Trilatérale, "théorie du complot"...

    Le 4 mai 2013, Arte écrit « La dette de la France se vend bien », tout en produisant un reportage qui précise que cette « dette » ne cesse d’augmenter. Mais en quoi consiste la prétendue « dette » de la France et d’autres Etats, d’où vient-elle vraiment et quelle peut être la souveraineté concrète des pays ainsi « endettés » ? Et comment la France et d’autres pays jadis « riches » ont-ils pu s’engager dans une politique de privatisations et de délocalisations qui a ruiné leur patrimoine public et leur économie ? Quels intérêts a servi dans la pratique une telle stratégie d’autodémolition économique et sociale ? Avec le titre « Un Français sur deux croit à la théorie du complot », Le Point fait état d’un sondage d’après lequel 51% des Français se rallient au point de vue : « ce n’est pas le gouvernement qui gouverne la France, on ne sait pas en réalité qui tire les ficelles ». S’agit-il vraiment d’un quelconque « complotisme » ou, tout simplement, du constat d’un désastre social et économique assorti d’un manque de transparence ? Le Point se réfère à un article du Monde intitulé « La moitié des Français croient aux théories du complot » et qui présente un diagramme détaillé des pourcentages de réponses par rapport à l’énoncé «  On ne sait pas qui tire les ficelles ». Le Monde précise que la source est une étude lancée par le think tank britannique Counterpoint et financée par l’Open

    Society dont le fondateur n’est autre que George Soros. L’article souligne également que « les trois quarts des sondés estiment que c’est la finance internationale qui dirige le monde ». Tel est sans doute le point essentiel : peut-on donner tort à ceux qui pensent de la sorte ? Et c’est manifestement la raison essentielle des méfiances qui depuis toujours s’expriment à l’égard de lieux de rencontre comme la Commission Trilatérale ou le cercle de Bilderberg. Peut-on raisonnablement amalgamer avec une quelconque « théorie du complot » l’inquiétude devant l’hégémonie évidente de la grande finance internationale ? Le 4 mai également, une analyse d’Eric Dupin dans Slate s’intitule « Politique : "Populiste", une injure riche de sens ». Mais peut-il y avoir un usage légitime de ce type de vocabulaire dans la situation actuelle ? La réalité est que le peuple a très largement de quoi se plaindre. Ce n’est pas le cas des « élites » qui fréquentent la Commission Trilatérale et le cercle de Bilderberg. Et le silence médiatique récurrent à l’égard de la Trilatérale et de Bilderberg, souligné encore dans nos articles de cette année « La Commission Trilatérale, à Berlin ce week-end  » et « La Commission Trilatérale, réunie à Berlin : qui en parle ? », ne contribue-t-il pas à aggraver la méfiance ? La France est précisément l’un des pays où ce silence est le plus systématique, qu’il s’agisse des médias ou du monde politique.

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/05/04/bilderb erg-trilaterale-theorie-du-complot.html ]


    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/04/20/commiss ion-trilaterale-europe-et-afrique.html

    Commission Trilatérale, Europe et Afrique (I)


    Le 20 avril, Le Point écrit « L’Afrique peut désormais contribuer à la croissance mondiale (ministres) ». L’article se réfère à des déclarations récentes de ministres africains en rapport avec la publication, cette semaine, d’une étude du Fonds Monétaire International prévoyant notamment une forte croissance pour l’Afrique subsaharienne en 2013 et par la suite. Même si Jeune Afrique rétorque « Afrique : en 30 ans, le nombre de pauvres a été multiplié par deux ». En revanche, la situation en Europe ne paraît guère prometteuse. Peut-on estimer dans ces conditions que les interventions européennes en Afrique sont vraiment désintéressées ? Au même moment, la Commission

    Trilatérale vient de mettre en ligne les comptes rendus de sa réunion européenne d’il y a un an et demi (La Haye, novembre 2011). Se trouvait déjà en ligne un long document intitulé « Europe’s Response to the Arab Awakening, Contributions by European Members to the Panel Discussion » qui recommande notamment la création d’une grande zone économique comprenant l’Europe et l’Afrique. Mais dans quelle mesure les auteurs (Elisabeth Guigou, Andrzej Olechowski, Volker Perthes, Stefano Silvestri et Peter Sutherland) avaient-ils demandé l’avis des Africains ? Vu la situation actuelle, il convient d’analyser en détail ces documents de la Trilatérale. Nous nous proposons donc de le faire dans une série d’articles sur ce blog. Mais force est de constater que les pays jadis « riches » payent lourdement la facture de leur stratégie de privatisations et de délocalisations des trois dernières décennies. Qui peut, sérieusement, s’en étonner ?

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/04/20/commiss ion-trilaterale-europe-et-afrique.html ]


    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/03/14/la-commission-trilaterale-a-berlin-ce-week-end.html



    La Commission Trilatérale, à Berlin ce week-end


    Le 14 mars 2013, Les Echos écrit « Hollande veut répondre à l’impatience par ordonnances ». De quelle impatience s’agirait-il ? La réalité est que les citoyens portent au quotidien un jugement de plus en plus négatif sur la politique de François Hollande et sur les prétendues « réformes » gouvernementales. Au même moment, Les Echos publie un article du Prix Nobel d’Economie Joseph Stiglitz intitulé « Les élections italiennes et la faute des dirigeants européens », soulignant la « nocivité d’une austérité généralisée » et réclamant un changement de politique l’échelle européenne. Mais la solution préconisée par Stiglitz, à savoir un renforcement des pouvoirs de l’Union Européenne, ignore la cause principale de la situation actuelle : la politique de privatisations et de délocalisations menée depuis trois décennies dans les pays jadis « riches ». L’Union Européenne a été un vecteur privilégié de cette stratégie aux conséquences fatales. Sauf méprise de notre part, Joseph Stiglitz ne fait pas partie de la Commission Trilatérale dont la réunion plénière de 2013 commence à Berlin ce vendredi et durera tout le week-end. Mais les membres français de la Trilatérale sont relativement nombreux : un quota de dix-huit, comme pour l’Italie et la Grande-Bretagne, à côté de vingt pour l’Allemagne. Et c’est un français, l’ancien président de la Banque Centrale Européenne Jean-Claude Trichet, qui en préside la section européenne succédant à Mario Monti. Le site de la Commission Trilatérale n’annonce pas d’avance le programme de la réunion plénière de 2013. Mais de toute évidence, la situation financière des Etats-Unis et de l’Europe occidentale occupera une place importante dans les débats. La Trilatérale compte également des représentants de la République Populaire de Chine. Sa section Amérique du Nord est présidée par le spécialiste du « renseignement  » militaire US et professeur à l’Université de Harvard, Joseph S. Nye, Jr. Le 14 mars également, le Quotidien du Peuple rapporte « La Bundesbank : la crise de l’euro n’est pas terminée ». L’article souligne notamment l’appréciation du président de la Bundesbank : « le cours de la réforme semble avoir stagné en France ». De quelle « réforme » s’agit-il, si ce n’est d’une nouvelle étape de la casse économique, sociale et institutionnelle entreprise dans les années 1980 ? Le Point du 14 mars porte à la une la phrase « sauver nos retraites ». Mais les retraités n’ont-ils pas cotisé toute leur vie ? Au fond, rien de vraiment nouveau par rapport à l’analyse déjà présentée dans nos articles récents «  Hollande, Ayrault et la mondialisation » (I) , (II) et (III). Le dumping social planétaire fait de plus en plus de ravages dans les pays jadis « riches ».

    [ la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/03/14/la-commission-trilaterale-a-berlin-ce-week-end.html ]


    http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/170313/la-commission-trilaterale-reunie-berlin-qui-en-parle

    La Commission Trilatérale, réunie à Berlin : qui en parle ?

    Ce dimanche 17 mars 2013 se tient toujours à Berlin la réunion plénière annuelle de la Commission Trilatérale. Nous avons déjà consacré à cette réunion l’article de jeudi dernier « La Commission Trilatérale, à Berlin ce week-end » sur notre blog La Science au XXI Siècle. Comme d’habitude, aucun média « sérieux » n’en parle. Quant aux prétendus « progressistes », les « gauches » participent directement à la Trilatérale (la « socialiste » française Elisabeth Guigou en est membre actuellement), et les « gauches de la gauche » ont besoin des « gauches » pour accéder à un certain nombre de « bonnes places ». Il en résulte un silence spectaculaire. Pourtant, au vu de son site, on ne peut pas reprocher à la Commission Trilatérale une réelle opacité. Bien au contraire, les informations et le matériel considérables qui y sont diffusés s’ajoutent aux rapports commercialisés par la Brookings Institution. C’est bien au niveau des médias et du monde politique et syndical, que se fait la censure de l’information. Sans oublier ceux qui crient à la « théorie du complot ». Pourtant, il ne semble pas qu’il soit interdit, voire même difficile, de s’informer sur les réunions de la Commission Trilatérale, à en juger par les photos diffusées hier par le site VigiInfos sur l’accueil offert la veille par Angela Merkel à la réunion de Berlin. VigiInfos relève également que l’Agenda international de cette semaine affiché par l’Assemblée Nationale comportait explicitement la mention : « Commission des affaires étrangères. Participation de Mme Elisabeth Guigou, présidente, à la Trilatérale ». Il n’y a donc pas de secret, uniquement des silences. Lieu de réflexion commune des représentants du capitalisme mondial, la Trilatérale ne se cache ni ne se renie. « En face », on ne peut pas en dire autant... Et quel média français a fait savoir à ses lecteurs que l’ami personnel de longue date de François Hollande qu’est le PDG d’AXA Henri de Castries est en même temps le président des rencontres de Bilderberg ?

    [la suite, sur le lien http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/170313/la-commission-trilaterale-reunie-berlin-qui-en-parle ]


    Cordialement

    Le Collectif Indépendance des Chercheurs
    http://science21.blogs.courrierinternational.com/
    http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


  • 5 votes
    par Indépendance des Chercheurs (xxx.xxx.50.248) 22 octobre 2011 11:09
    Indépendance des Chercheurs

    Les publicités médiatiques dans cette affaire paraissent d’ailleurs très "orientées". Voir cet autre article dans notre blog La Science au XXI Siècle :
     

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/10/13/vitesse -de-la-lumiere-opera-et-superbradyons-iii.html


    Vitesse de la lumière, OPERA et superbradyons (III)


    Le 13 octobre, la Fête de la Science commencée la veille se poursuit. Mais la Science fait-elle vraiment la fête ? L’Alsace s’interroge sur la « crise des vocations », alors que La Voix du Nord commente : « Pauvre science ». Certes, France Soir écrit « La Fête des sciences célèbre ses 20 ans ! » et L’Express invite : « Menez l’enquête pour la Fête de la science ». Mais la dégradation progressive de l’ambiance au sein des institutions scientifiques françaises s’exprime, par exemple, par la chute de plus en plus inquiétante de la participation des scientifiques aux élections professionnelles. Ou par l’arrêt de fait, depuis deux ans, des activités de la Coordination dite des « laboratoires en lutte » au bénéfice de transactions et de réunions restreintes aux directeurs de laboratoire et aux « membres d’instances », laissant de côté la grande majorité des chercheurs et des autres personnels de la recherche. Même le Prix Nobel de Jules Hoffmann (70 ans) ne change pas le constat des ravages causés par la politique appliquée depuis plus de vingt-cinq ans et qui a considérablement affaibli des organismes publics comme le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). La manière sensationnaliste, hâtive et peu fondée dont ont été rédigés les communiqués officiels sur les résultats récents d’OPERA à propos de la possibilité d’un neutrino dépassant la vitesse de la lumière, est-ce autre chose qu’une tentative de masquer la réalité et la gravité de cette crise ? En même temps, certains comportements au sein de la recherche et de l’information scientifique françaises paraissent très contestables et contraires à l’intérêt général. C’est le cas, par exemple, du silence institutionnel gardé sur le travail récent de notre collègue Luis Gonzalez-Mestres, pourtant chercheur au CNRS, concernant les possibles incompatibilités du résultat annoncé par OPERA avec l’ensemble des données phénoménologiques bien établies en Astrophysique et en Physique des Particules. Alors qu’un journal comme Le Monde fait une importante publicité d’un travail concurrent, de portée moins importante, du Prix Nobel US Sheldon Glashow (avec Andrew G. Cohen, qui n’est pas, non plus, mentionné). En réalité, les idées générales de ce type d’approche critique avaient déjà été exposées par Gonzalez-Mestres la veille de la parution de son deuxième article plus détaillé diffusé en même temps que celui de Cohen et Glashow. Les sources d’information de l’article de David Larousserie dans Le Monde « Neutrinos plus rapides que la lumière, une illusion d’optique ? » paraissent donc regrettablement incomplètes ou biaisées.

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/10/13/vitesse -de-la-lumiere-opera-et-superbradyons-iii.html ]

     


    Cordialement


    Le Collectif Indépendance des Chercheurs

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/

    http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


  • 6 votes
    par Indépendance des Chercheurs (xxx.xxx.50.248) 22 octobre 2011 11:06
    Indépendance des Chercheurs

    Quant à l’annonce du résultat d’OPERA, telle qu’elle a été formulée dans les communiqués du CNRS ou ministériels, elle était manifestement prématurée. Surtout, dans un domaine comme la Physique des neutrinos où les erreurs expérimentales, assorties de publicités qui se sont avérées infondées, n’ont pas manqué par le passé.
     
    Voir nos articles :

     
    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/09/23/vitesse -de-la-lumiere-et-superbradyons.html

    Vitesse de la lumière, OPERA et superbradyons (I)


    Le 23 septembre, la collaboration OPERA (Oscillation Project with Emulsion-tRacking Apparatus) diffuse sur le site arXiv.org son article faisant état d’une vitesse des neutrinos supérieure à celle de la lumière. L’article d’OPERA confirme ainsi la précédente annonce publiée par l’expérience MINOS il y a quatre ans. Un résultat expérimental qui fait couler de l’encre, mais qui n’est pas si surprenant dans le contexte de l’hypothèse des superbradyons formulée il y a bientôt dix-sept ans par notre collègue Luis Gonzalez-Mestres. Même si les données et l’analyse d’OPERA nécessitent une vérification plus poussée, et qu’il reste à comprendre de manière précise la valeur expérimentale de l’effet détecté. L’annonce de ce résultat donne lieu depuis jeudi à des réactions diverses. Si Sciences

    et avenir écrit « Neutrinos superluminiques : des résultats "à prendre avec des pincettes"  », Métro France interroge : « La vitesse de la lumière enfin dépassée par une particule ? ». Le Point publie une interview de Thibault Damour avec le titre « Ne détrônons pas trop vite Einstein ». Mais s’agit-il vraiment de cela ? Et peut-on vraiment comparer les neutrinos d’OPERA avec ceux émis par l’explosion de la supernova SN1987A ? Maxisciences évoque une « découverte inattendue de particules qui dépassent la vitesse de la lumière », alors que Le Temps souligne : « Plus vite que la lumière et plus loin qu’Einstein ». On oublie un peu vite Henri Poincaré, qui fut le véritable créateur de la théorie de la relativité. Même le communiqué du 22 septembre du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) emploie à tort ce type de raccourci inexact. De même, lorsque l’auteur du communiqué du CNRS écrit « Jusqu’ici, la vitesse de la lumière a toujours été considérée comme une limite infranchissable », il oublie le travail de longue date de Luis Gonzalez-Mestres, pourtant chercheur de cet établissement, qui depuis 1995 a émis et étudié à contre-courant l’hypothèse de la possible existence de particules avec masse et énergie positives et avec une vitesse critique dans le vide très supérieure à celle de la lumière (les superbradyons). Le 23 septembre également, Gonzalez-Mestres a mis

    en ligne dans arXiv.org une nouvelle version élargie de son article « Cosmic rays and tests of fundamental principles » explicitant davantage, dans le Post Scriptum, les conséquences de son approche spinorielle à la géométrie de l’espace-temps déjà évoqué dans notre article Frères Bogdanoff, cosmologie, pré-Big Bang, Wikipédia...(I). Si les données récentes d’OPERA et leur interprétation devaient s’avérer exactes, la différence observée entre la vitesse des neutrinos et celle de la lumière ne paraît pas facile à expliquer. Un très faible mélange avec des superbradyons pourrait être une éventuelle explication de ce phénomène. La géométrie spinorielle de l’espace-temps proposée par Luis Gonzalez-Mestres peut également jouer un rôle.

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/09/23/vitesse -de-la-lumiere-et-superbradyons.html ]


    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/10/01/vitesse -de-la-lumiere-opera-et-superbradyons-ii.html

    Vitesse de la lumière, OPERA et superbradyons (II)


    Le 1er octobre, Atlantico écrit : « Ce ne sont pas les neutrinos qui vont trop vite, ce sont les médias », à propos de l’annonce de la collaboration OPERA sur la vitesse critique dans le vide du neutrino associé au muon. Lequel neutrino serait légèrement supraluminal. Alors que Cyberpresse exalte « Plus vite que la lumière : du boulot pour les cerveaux ! » et le Courrier Picard alerte à son tour : « High-Tech. Un accélérateur américain détrôné par le LHC ferme ses portes », évoquant la fermeture prochaine du Tevatron dans l’Illinois. Sur cette fermeture du Tevatron, Nature commente : « Fermilab faces life after the Tevatron ». Mais quel est le rapport entre les enjeux financiers et les annonces institutionnelles plus ou moins sensationnalistes sur des « découvertes » ? France Soir emploie le titre « Théorie de la relativité  : Einstein avait raison », se référant à un article de Radoslaw Wojtak, Steen H. Hansen et Jens Hjorth intitulé « Gravitational redshift of galaxies in clusters as predicted by general relativity » et paru également dans Nature. Mais l’analyse de France Soir est inexacte sur au moins deux points. Le premier, comme déjà évoqué dans notre article « Vitesse de la lumière, OPERA et superbradyons (I) », réside dans l’attribution à Einstein de la paternité exclusive de la théorie de la relativité au détriment du rôle bien connu d’Henri Poincaré qui fut le véritable auteur de la relativité restreinte, même si Einstein élabora par la suite la relativité générale que le résultat paru dans Nature vient de vérifier encore. Mais surtout, France Soir estime à tort que l’annonce récente d’OPERA « remettait totalement en cause la théorie de la relativité d’Einstein ». En réalité, il s’agit d’un écart relatif de 2.5 x 10−5 entre les vitesses critiques du neutrino associé au muon et du photon. C’est une violation de la relativité restreinte, certes, mais faible dans l’absolu (même si elle est beaucoup trop forte pour être phénoménologiquement viable) et sans rapport avec la vérification de la relativité générale parue dans Nature dont l’intérêt n’est point en cause. A propos du résultat d’OPERA, notre collègue Luis Gonzalez-Mestres, cherchant notamment à explorer le rôle éventuel de son hypothèse des superbradyons dans la génération d’une telle anomalie, a tout d’abord entrepris de vérifier dans un cadre général la consistance globale entre cette annonce d’une vitesse supraluminale du neutrino et les données expérimentales bien établies de la Physique des Particules et de l’Astrophysique. En clair : que se passerait-il inévitablement si le neutrino avait une telle vitesse critique ? Luis Gonzalez-Mestres a ainsi abouti, de manière indépendante de toute théorie spécifique, au constat d’une inconsistance claire entre l’annonce du 22 septembre de la collaboration OPERA et ce contexte expérimental. Il s’ensuit que l’idée d’un caractère supraluminal aussi marqué pour le neutrino associé au muon doit en tout état de cause être dès à présent abandonnée, même si la porte reste ouverte à de possibles violations de l’invariance de Lorentz beaucoup plus faibles. Les données d’OPERA semblent donc avoir comporté une erreur expérimentale.

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/10/01/vitesse -de-la-lumiere-opera-et-superbradyons-ii.html ]


    Cordialement

    Le Collectif Indépendance des Chercheurs
    http://science21.blogs.courrierinternational.com/
    http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


  • 10 votes
    par Indépendance des Chercheurs (xxx.xxx.50.248) 22 octobre 2011 10:55
    Indépendance des Chercheurs

    Il faudrait d’emblée préciser que la relativité restreinte ne fur pas l’oeuvre d’Einstein, mais d’Henri Poincaré avec une importante contribution de Lorentz. Surtout, en ce qui concerne le rôle de la vitesse de la lumière en tant que vitesse critique. Voir notre article :
     
    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/10/16/cnrs-opera-einstein-poincare-lorentz-relativite.html

    CNRS, OPERA, Einstein, Poincaré, Lorentz, relativité

    Le 16 octobre, La Montagne évoque « Douze projets pour défendre la science » mis en avant par Claudie Haigneré dans le cadre de la Fête de la Science. Mais a-t-on vraiment besoin de «  projets pour défendre la science », ou le problème réel se situe-t-il ailleurs ? Précisément, des organismes comme le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) se trouvent sous la coupe des « projets » depuis deux décennies, et le bilan de cette stratégie ne paraît pas très brillant. Pas seulement dans le domaine de la recherche, mais aussi dans celui de l’information scientifique. Les communiqués du CNRS et du gouvernement français sur les résultats annoncés par la collaboration OPERA, concernant la possible évidence d’un caractère supraluminal du neutrino associé au muon, semblent avoir semé une confusion dans les médias qui risque de se retourner contre les objectifs apparents de cette propagande hâtive et démesurée à la recherche d’un « effet grand public » immédiat. C’est ainsi, par exemple, que le 16 octobre International Business Times écrit « Neutrinos aren’t Faster than Light : Einstein’s Theory comes to His Rescue », se référant à un article récent de Ronald van Elburg qui estime avoir répéré une erreur expérimentale. Et de toute évidence, ce n’est pas fini. Précisément, les photos grand format d’Albert Einstein ont fait le tour des journaux sous l’impulsion des communiqués du CNRS et de ses tutelles, où on peut lire des inexactitudes flagrantes telles que : « Avec la théorie de la relativité restreinte énoncée en 1905, Einstein avait notamment prouvé que rien ne pouvait dépasser la vitesse de la lumière dans le vide » (CNRS). Ou encore, même contenu : « Einstein avait prédit, avec la théorie de la relativité restreinte en 1905, que la vitesse de la lumière dans le vide ne pouvait pas être dépassée » (Le portail de la science). Comment des textes émanant d’instances au plus haut niveau peuvent-ils affirmer des choses pareilles ? La réalité est qu’Henri Poincaré fut, avec une importante contribution de Hendrik Antoon Lorentz, le véritable auteur de la théorie de la relativité restreinte qu’il annonça dès 1904. Mais de surcroît, s’agissant de l’impossibilité de dépasser la vitesse de la lumière, cette situation était bien connue de Poincaré et de Lorentz depuis longtemps avant l’article d’Albert Einstein de 1905. Elle s’est même trouvée à la base de leur démarche théorique depuis les années 1890.

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/10/16/cnrs-opera-einstein-poincare-lorentz-relativite.html ]
     

    Cordialement

    Le Collectif Indépendance des Chercheurs
    http://science21.blogs.courrierinternational.com/
    http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


  • 1 vote
    par Indépendance des Chercheurs (xxx.xxx.69.152) 28 octobre 2010 18:19
    Indépendance des Chercheurs

    Voir nos deux articles du 27 octobre :
     
    http://www.mediapart.fr/club/blog/scientia/271010/carmen-de-jong-saisit-la-presidence-du-cnrs

    Carmen de Jong saisit la présidence du CNRS

    Le 27 octobre, la géographe Carmen de Jong, spécialiste connue notamment dans les domaines de l’hydrologie et de la géomorphologie, nous informe de sa démarche auprès de la présidence du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) demandant l’annulation de la décision de la direction du CNRS d’il y a un an et demi qui supprime l’Unité Mixte de Service UMS 3046, intitulée Montagne. Carmen de Jong dirigeait cette unité jusqu’à sa suppression. Un tel recours est encore possible, en principe, du fait que la notification adressée à l’intéressée ne comporte aucune mention des délais et voies pour contester la décision. L’UMS 3046 avait été créée moins de deux ans avant cette étrange suppression, qui ne semble évoquer aucun avis d’une instance scientifique statutaire. Pourquoi une telle décision, prise d’une manière pour le moins surprenante ? La question paraît d’autant plus pertinente que, comme le souligne notre article du 27 octobre « CNRS - universités : non au projet d’accord-cadre !  » (blog du Courrier International), le CNRS s’apprête à transférer aux universités « autonomes » l’essentiel de ses prérogatives en matière de gestion. Quelles en seront les conséquences ? Ce premier article que nous consacrons à la situation de Carmen de Jong aborde la question des rapports entre les universités et le CNRS à propos de la création et la fermeture de l’UMS 3046.

     
    [la suite, sur le lien http://www.mediapart.fr/club/blog/scientia/271010/carmen-de-jong-saisit-la-presidence-du-cnrs ]
     

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/10/27/ou-mene-la-tant-vantee-autonomie-des-universites-i.html 

     

    Où mène la tant vantée "autonomie" des universités ? (I)

     

    Le 27 octobre, dans un article intitulé « Le lifting géants des universités », Le Post évoque l’inauguration par Valérie Pécresse de l’exposition « 12 campus du 21ème siècle ». Expositions, « liftings »... est-ce cela dont l’enseignement supérieur et la recherche français ont besoin ? Le 27 octobre également, avec le titre « Les projets du Plan Campus présenté à Sarkozy », France BTP évoque la présentation à Nicolas Sarkozy, par Valérie Pécresse, des cinquante-huit chantiers du Plan Campus. De même, notre article du 27 octobre sur ce blog : « CNRS - universités : non au projet d’accord-cadre ! » souligne la gravité du projet d’accord-cadre entre le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et la Conférence des Présidents d’Université (CPU) qui sera soumis demain au Conseil d’administration du CNRS. Quelles seront les conséquences réelles du démantèlement du CNRS et de la prétendue « autonomie » d’universités placées de plus en plus ouvertement sous la tutelle de fait du secteur privé ? La question est invariablement étouffée par un flot de propagande gouvernementale, mais la situation réelle devient de plus en plus inquiétante. Notre article du 27 octobre sur Médiapart « Carmen de Jong saisit la présidence du CNRS » aborde, précisément, les conclusions que l’on peut tirer de l’affaire de Carmen de Jong en ce qui concerne l’évolution des deux dernières décennies vers une « autonomie » croissante des universités au détriment du rôle national du CNRS en tant qu’organisateur de la recherche publique. Et que penser du fonctionnement actuel des institutions françaises, du point de vue des risques de conflits d’intérêts ?

     

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/10/27/ou-mene-la-tant-vantee-autonomie-des-universites-i.html ]

     
    Et pour rappel, notre article :
     
    CNRS - universités : non au projet d’accord-cadre !



    Cordialement

    Le Collectif Indépendance des Chercheurs
    http://science21.blogs.courrierinternational.com/
    http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


Les thèmes de l'auteur

Réclame
Vidéos les plus vues
Réclame

Facebook Facebook  Friendfeed Friendfeed  RSS RSS  Twitter Twitter 


Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site optimisé pour le navigateur Firefox. Site hébergé par la Fondation Agoravox

Mentions légales Charte de modération