George Frêche avait peut-être un franc-parler plutôt rare en politique, peut-être aussi a-t-il fait beaucoup pour sa région, néanmoins doit-on aimer un criminel qui avoue ses fautes et qui continue à en commettre en toute conscience ?
Par ailleurs le jugement de M. Frêche était pour le moins subjectif. La connerie ne se mesure pas avec un baromètre. Beaucoup de ceux qu’il a insulté par ces propos (c’est à dire la quasi totalité de la population) ne doivent pas être de son avis. Peu de gens en vérité se considèrent cons, mais beaucoup sont facilement enclin à considérer comme tel leurs voisins, collègues et autres.
On pourrait être tenté d’établir une liste de pensées ou d’agissements qui seraient universellement reconnus comme de la connerie, mais la tâche est simplement impossible. Il y a juste des gens qui pensent et agissent différemment et qui sont définitivement incapables de se comprendre. La sagesse n’est pas humaine...
Merci pour vos liens. J’ai en effet oublié de préciser que dans le documentaire il est fait mention d’une évasion fiscale d’environ 60 milliards d’euros par an. Antoine Peillon évoque, lui, une fuite de 600 milliards d’euros depuis le début des années 2000. Le reportage d’Elise Lucet n’est donc, a priori, aucunement mensonger sur ce point. Si l’on tient compte de la date de mise en circulation de l’euro, soit en 2002, on obtient bien le résultat astronomique d’environ 600 milliards. On peut tenter de faire des comptes d’apothicaire pour déterminer le montant exact de la facture, cela dit à ce niveau ce qui choque c’est surtout l’énormité de la somme (on n’est plus à deux ou trois milliards près).
Je suis comme vous, semble-t-il, un auditeur attentif aux discours de François Asselineau, je ne peux donc ignorer l’article 63 du TFUE. J’avoue qu’en écrivant mon précédent commentaire j’y ai fortement pensé... Comment en effet pourrions-nous interdire à une entreprise de délocaliser dès lors que la constitution européenne nous interdit d’interdire à celle-ci de transférer ses capitaux en dehors de nos frontières ? Il n’y a qu’une réponse, il faut sortir de l’Union Européenne. C’est la première chose à faire, en effet.
Il est difficile de trancher en faveur d’un pays ou d’un autre dans ce genre de conflit, chacun jouant de sa nécessité en eau et en énergie, chacun ayant des arguments à faire valoir. Le plus raisonnable serait que les différents pays traversés par le Nil trouvent un consensus profitable à tous, comme par exemple une mutualisation de la consommation en eau ou en énergie électrique produite, ou d’un échange eau contre électricité. Bref, un sujet complexe qui risque fort de dégénérer si l’Ethiopie s’obstine à vouloir construire son barrage.
D’accord avec vous, il faut arrêter de taper sur les immigrés qui ne sont en rien responsables de la fuite des capitaux. Même si le système social en France leur est particulièrement favorable, il faut le reconnaître, puisque la France est l’un des rares pays (sinon le seul) à accueillir des ressortissants étrangers et leur allouer des aides financières sans contrepartie. Et même dans ce cas on ne peut leur reprocher de profiter d’un système qui fait tout pour les aider à s’intégrer. Les véritables ennemis des pays en général ce sont avant tout les banques, les actionnaires "vampires" et les responsables de la finance (le marché de la bourse), lesquels amassent des profits indécents sur le dos de la masse salariale, seule véritable créatrice de biens et de services.