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Joe Chip

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  • vote
    Joe Chip Joe Chip 18 juillet 18:12

    @La mouche du coche

    Trump est tout sauf un conservateur.


  • vote
    Joe Chip Joe Chip 18 juillet 17:46

    En résumé, ce qu’il manque en France, c’est une véritable pensée conservatrice structurée. Les conservateurs français se sont ralliés à la bourgeoisie libérale (de gauche) après la révolution, nourrissant un rapport éternellement nostalgique et pour ainsi dire élégiaque avec les "valeurs" et les traditions qu’ils avaient abandonnés ou trahis. Châteaubriand a écrit des pages brillantes à ce sujet, pour justifier son ralliement par défaut à la modernité démocratique.

    Au contraire, les conservateurs anglais ou américains ont toujours cultivé leur différence avec les libéraux. 

    Résultat, il ne reste plus à droite que des orléanistes (c’est à dire comme l’explique assez bien Rochedy, des gens de gauche aimant le fric) et des extrémistes en tout genre héritiers de la droite ultra réactionnaire de Charles X. 

    Ce qui est incroyable, c’est que ces gens sont allés de défaite en branlée depuis deux siècles au point d’être devenu ultra-minoritaires sur le plan politique, mais ils continuent paradoxalement à y croire et à s’agiter comme s’ils allaient reprendre le pouvoir l’année prochaine. C’est comme s’ils avaient trouvé une raison d’être dans cette condition d’éternels losers du jeu politique, et que celle-ci se suffisait en fin de compte à elle-même. 

    Sinon, je n’arrive pas à m’expliquer rationnellement ce paradoxe.


  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 18 juillet 13:48

    @Gollum

    Effectivement le darwinisme a survalorisé ce qu’on appelle le struggle for life, mais en quoi cela est-il étonnant ? La société occidentale a toujours été une des plus violentes qui soit et c’est en toute logique, et non pas par calcul ou perversité, que le darwinisme influencé par le paradigme dominant, a appliqué des lunettes déformantes..

    Il ne faut pas croire non plus que les vues chrétiennes là dessus auraient pu être plus douces.. Pourquoi ? Parce que pour le christianisme (je parle là du christianisme officiel, sociologique) la douceur vient du surnaturel, car l’homme pécheur, entravé par la lourde faute du péché originel, est spontanément attiré par le crime.

    Excellent commentaire. Au XIXème siècle, les premières validations de la théorie darwinienne ont été aussitôt interprétées dans le champ de la sociologie comme une confirmation des valeurs et des angoisses de la bourgeoisie face à la marée montante du prolétariat. Ce faisant, la sociologie bourgeoise a récupéré à son compte la théorie de Darwin et l’a largement influencé en retour, donnant naissance au darwinisme social. Ne restait plus que le "struggle for life" ou loi des vainqueurs, valable tant dans la nature que de la société, l’homme étant un animal comme un autre.

    Pertinent aussi sur la comparaison entre ce darwinisme social et la vision traditionnelle de l’homme déchu dans le christianisme. La société urbaine, comme la création, est condamnée du fait du péché originel qui entraîne une dégénérescence morale et physique manifestée par la criminalité au sein du prolétariat et la dégradation des quartiers pauvres. La réprobation divine s’est déplacée du champ de la métaphysique vers la génétique. Les stigmates de la pauvreté sont des marqueurs objectifs des tares biologiques permettant de distinguer les "élus" de la nouvelle société capitaliste et les "réprouvés". En éliminant les stigmates, on éliminera les pauvres et la pauvreté, recréant un paradis sur terre. On voit à quel point la science a pu contribuer à la sécularisation de certaines idées chrétiennes (essentiellement protestantes) et comment la religion a pu en retour contribuer à l’acceptation et à la démocratisation de ces idées dans la société capitaliste naissante. 

    Et sur le christianisme soi-disant social, il est effectivement important de rappeler que les pauvres et les indigents étaient traités avec une grande dureté avant le XVIIIème siècle, et en règle générale tenus à l’écart de la communauté. Dans le meilleur des cas, les pauvres servaient de faire-valoir à la charité des riches, permettant à ces derniers de montrer leur pouvoir, leur importance et leur richesse.


  • 7 votes
    Joe Chip Joe Chip 18 juillet 13:13

    @yoananda

    De plus en plus de Juifs sont opposés à cette néoreligion shoatique basée sur la mémoire et l’émotionnel et redoute même qu’à termes elle se substitue à la vraie religion judaïque, dans toute la légitimité et la dignité qu’elle peut avoir par rapport à la longue histoire du peuple juif.

    Par ailleurs, conscient des réalités démographiques, ils perçoivent aussi le danger que cette repentance d’Etat pose par rapport aux autres "minorités", qui voient cette exclusivité shoatique comme un privilège politique accordé à la communauté juive ou en tout cas à ses élites. Leur ressentiment ne peut donc s’en trouver que démultiplier. 

    Ce qui est insupportable dans tout ça, c’est de voir en plus que l’Allemagne se voit dédouanée de toute forme de responsabilité, comme s’il n’y avait pas eu de défaite militaire et l’occupation. Il ne fait aucun doute que le Vel d’Hiv ne se serait jamais produit dans des conditions normales, de la même manière que Dreyfus a fini par être innocenté. 

    C’est la double peine, la double humiliation.


  • vote
    Joe Chip Joe Chip 18 juillet 13:00
    La critique, à la base légitime mais devenue systématique, du politiquement correct a permis à tout un "aréopage" de réactionnaires et d’intégristes de se repositionner dans de nombreux débats au seul prétexte qu’ils s’opposaient à la pensée libérale dominante, au "nouvel ordre mondial" ou ce qui était présenté comme tel. Malheureusement, c’est une des conséquences du verrouillage idéologique total que la gauche avait organisé depuis la fin des années 70. 

    De manière assez maline, beaucoup se sont engouffrés dans la brèche ouverte par Soral en ajoutant une couche superficielle de marxisme à leur paradigme de base pour séduire un nouveau public. Sur le fond du discours, ils ont fait peu de concession. On se retrouve donc avec des gens qui articulent plus ou moins habilement (ou maladroitement) fin des services publics et défense de l’organicisme social tel qu’il a pu exister sous Vichy, critique de la pensée libérale et réhabilitation de la société d’Ancien Régime, défense de l’égalité sociale et promotion de l’Islam rigoriste, etc...

    Le problème, c’est qu’on voit de plus en plus de mouvements/figures de second plan investir cet espace idéologique qui se restreint de plus, donnant lieu d’une part à une guerre des chefs et de clochers permanente au sein de la "dissidence" auto-proclamée (Soral affirmant que c’est lui qui a permis tout ça, non sans raison) et d’autre part à une surenchère antilibérale, antimoderne, anti-Lumières et à vrai dire anti-tout qui devient complètement absurde.

    A la différence des anciens réactionnaires qui possédaient une culture classique et jouaient le jeu des institutions, ces mouvements ont par ailleurs intégré le vocabulaire et la dimension paranoïaque du complotisme anglo-saxon. Il est donc devenu impossible de dialoguer avec eux sans être aussitôt traité de mouton influençable, d’agent de ceci ou cela, ou de participer au grand complot contre l’avènement de la seule vérité vraie (la leur). 

    Au final, on se retrouve avec des gens de plus en plus extrémistes voire folkloriques, se disant à la fois censurés tout en refusant toute remise en question de leur paradigme idéologioque et/ou religieux. Et malheureusement, ces gens font le jeu des néolibéraux et de tous ceux qui estiment que la parole publique et le débat devraient être confisqués au profit d’une poignée d’experts qui sont les seuls à avoir une parole fondée et légitime.  

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