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    totof (---.---.---.209) 18 avril 19:37

    On nage en plein New Age. Que des amalgames sans queue ni tête. Il compare, entre autre, la vengeance avec le système carcéral, confondant de fait la vengeance et le châtiment (je suis contre le système carcéral mais je conseille à ce monsieur de lire "Crime et châtiment" de Dostoïevski). Ce Thierry Casasnovas n’a rien d’alternatif, il n’est qu’un rouage du système idéologique dominant. Ainsi, il nous décrit comment il "sent" l’unité qui dirige le monde. Il est trop ignorant pour le savoir mais il ne fait que nous resservir, à la sauce New Age, une resucée de l’idéalisme platonicien, celui qui est à la base même de l’idéologie dominante actuelle, qui nous dit que le monde fonctionne de façon unitaire, qu’il y a ce qu’on appelle une ontologie unitaire et que par conséquent, il n’y a qu’une façon d’être. Pierre Clastres a montré comment la philosophie amérindienne, en ayant une approche du monde par le Multiple, rejetait l’Un, donc l’idéalisme, vers la nature, là où l’on n’a pas le choix, on est violenté parce qu’il n’y a qu’un fonctionnement admis. Selon les amérindiens, le rôle de la société était de permettre à tout un chacun d’être ce qu’il avait envie d’être, sans le violenter avec l’Un.
    Dans le cas de ce Thierry Casasnovas, il s’agit de nous effrayer en nous disant que si nous n’adoptons pas son point de vue sur le monde, nous tomberons malade. C’est d’ailleurs totalement immoral : ce serait donc pour mon intérêt personnel que je deviendrais bon et aimant envers tout le monde.
    Remarquez au passage la cohérence avec le discours dominant : c’est exactement la soupe idéologique que nous sert l’industrie culturelle (regardez cette merde de Star War pour prendre un exemple parmi de multiples autres). Regardez aussi comme le patronat aimerait bien que les salariés adoptent la posture de ce Thierry Casasnovas.
    Derrière ce discours pseudo-cool se dissimule un accroissement du contrôle social dans le sens où l’individu devient le propre flic de son âme. Il n’y a plus de spontanéité et ça, cet approfondissement, n’est qu’un signe de l’implantation du totalitarisme dans nos esprits. C’est gravissime. Mais pas pour tout le monde, je suis sûr que ce petit entrepreneur de moral qu’est Thierry Casasnovas gagne bien sa vie...


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    totof (---.---.---.209) 28 janvier 13:28

    A propos de l’école, j’avais entendu cette phrase : on n’a jamais grandi quelqu’un en le mesurant.
    Pas mal, je trouve...


  • 2 votes
    totof (---.---.---.56) 2 décembre 2014 10:43

    @wendigo : ton commentaire, c’est une blague ou c’est sérieux ?


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    totof (---.---.---.65) 10 novembre 2014 13:47

    Avec Patrocle, on se croirait sur France Info. C’est la "positive attitude", à donf’. T’as raison, on n’est pas "cool", le changement est bon en soi-même, peu importe qu’il soit le produit d’une élite qui veut nous réduire à être un tas de moutons bêlant devant un trognon de culture débile. Le règne de l’entropie quoi... On s’en fout tant qu’on est "cool".

    "Ils chantent anglais parce qu’ils en ont envie"

    Alors ça, c’est typique de la soupe insignifiante que nous sortent les libéraux et tous les collabo du système. On oublie toutes les médiations, toute la domination, il n’y a plus de vainqueur ni de vaincu, tout le monde a gagné, etc. Dans cette logorrhée dépolitisée, tout coule de source et l’individu est ce qu’il est, naturellement. Fin de tout débat...
    Putain, au niveau abrutissement, on en est donc là. Misère de misère...


  • 2 votes
    totof (---.---.---.65) 9 novembre 2014 15:21

    Oui, ça fait vraiment de plus en plus mal au coeur de voir tous ces jeunes français qui rendent les armes, à s’exprimer dans la langue des vainqueurs (provisoires), à reprendre l’imaginaire de nos maîtres anglo-saxons. C’est un des signes de l’acculturation généralisée que nous subissons. Parmi tous les pièges qui en découlent et qui sont tendus à la jeunesse, le fait de parler anglais n’est pas le moindre.

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