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Samsara, Baraka, Chronos et Koyaanisqatsi : dernier inventaire avant liquidation ?

Après les superbes (documentaires sans narration) Baraka et Chronos, le réalisateur américain Ron Fricke récidive avec Samsara, dont la sortie en salles est prévue pour le 24 août aux Etats-Unis.

 

Ron Fricke démontre une fois de plus que la beauté des images se passe de mots...

 

SAMSARA : bande-annonce officielle (voir les dates de sorties)

 

Samsara, signifie "le cycle éternel de la vie" (“the ever turning wheel of life”) en Sanskrit.
Réalisé par Ron Fricke et produit par Mark Magidson, le film Samsara a été tourné sur une durée de 5 ans, dans 25 pays différents (dont la France : Château de Versailles...). La musique a été composée par Michael Stearns, Lisa Gerrard (*) et Marcello de Francisci.
Samsara a été filmé au format 70mm et chaque image a ensuite été numérisée dans une résolution de 8K, pour être ensuite réduite. Au final, le film peut être projeté au format numérique 4K, avec une qualité d’image exceptionnelle.

 

Le voyage offert par Samsara, à l’instar de Baraka ou Chronos, est autant intérieur qu’extérieur. Ici, on tente de mettre en images les différents cycles qui s’enchevêtrent en formant la trame de toute vie. On y voit l’humain s’agiter frénétiquement dans cet agencement démiurgique, parfois dans le bon rythme, souvent à contretemps... Le côté lumineux, trop souvent éteint par le côté sombre, brille malgré tout, par instant...

 

Une chose est sûre en voyant Samsara, Baraka, Chronos ou Koyaanisqatsi, on peut dire que l’humain peut faire preuve d’un certain génie pour filmer ses multiples activités frénétiques (à défaut d’en maîtriser les conséquences...) sur l’ensemble de la planète. Il sait même comment ajouter de la musique à ces sublimes images qu’il met en boîte... pour produire ce magnifique spectacle son-et-lumière, qui participera peut-être à faire comprendre que chaque spectateur est aussi un acteur... Quant aux décors, ils sont ni plus ni moins que notre unique lieu de vie, fournis gracieusement, pour le bénéfice de l’ensemble des acteurs.

 

Il semblerait pourtant que la troupe d’acteurs qu’est l’humanité soit très mal dirigée actuellement (et depuis longtemps déjà...). Rappelons-nous que d’innombrables troupes ont été définitivement congédiées au cours de l’évolution de notre petit théâtre terrien...

 

Alors, dernier inventaire avant liquidation, ou électrochoc salutaire devant tant de splendeur ?

 


 

BARAKA (1992 - 96 min - HD), réalisé par Ron Fricke, musique de Michael Stearns et Dead Can Dance

 

CHRONOS (1985 - 42 min - HD), réalisé par Ron Fricke, musique de Michael Stearns

 

KOYAANISQATSI (1983 - 87 min - HD) réalisé par Godfrey Reggio, musique de Philip Glass, images de Ron Fricke, produit par Francis Ford Coppola. Premier volet de la Trilogie Qatsi

Synopsis de Koyaanisqatsi : Le film n’est ni une œuvre narrative, ni documentaire. Il propose simplement des images où l’on joue sur les échelles d’espace et de temps pour montrer au spectateur le monde où il vit sous un angle différent, et l’inviter lui-même à conclure dans le sens qu’il jugera bon. On peut considérer ce film par moments comme une description enthousiaste de la technologie, parfois au contraire comme une vive critique de celle-ci. Le réalisateur admet avoir voulu montrer ce qu’il nomme la beauté de la bête.

Une chose ne fait pas de doute à la vue du film : la technologie qui, il y a peu (du temps des Hopis, par exemple) n’était qu’utilitaire, est maintenant omniprésente et se développe selon sa logique propre. Une image impressionnante d’une ville vue du ciel à différentes échelles se termine par la photographie des circuits d’un microprocesseur ; l’image est claire : la population humaine, quand elle est prise dans son ensemble, a (à peu près) autant de liberté d’action que les électrons dans un microprocesseur. Même si l’individu reste libre, son ensemble, lui, ne l’est plus totalement et n’est pas programmé pour l’être. La frénésie de l’activité urbaine (dans la très esthétique séquence The grid, tournée à l’accéléré) alterne avec une image frappante d’ennui et de vide intérieur des individus quand ils ne sont plus en train de produire (séquences passées au ralenti).

 

Les prophéties Hopis

Le film se base sur 3 prophéties Hopis annoncées et explicitées dans le générique de fin du film :

1 - Si l’on extrait des choses précieuses de la terre, on invite le désastre.
2 - Près du Jour de Purification, il y aura des toiles d’araignées tissées d’un bout à l’autre du ciel.
3 - Un récipient de cendres pourrait un jour être lancé du ciel et il pourrait faire flamber la terre et bouillir les océans.

 

 

(*) Lisa Gerrard (Dead Can Dance) - Sanvean

Lisa Gerrard (née le 12 avril 1961 à Melbourne) est une musicienne et chanteuse australienne, membre fondatrice du groupe Dead Can Dance avec Brendan Perry de 1981 à 1998.

 

 

 - Lila, Nina et Alice -

 

Tags : Environnement Société Cinéma Musique Spiritualité Culture International


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