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"A la recherche des mythes avec J-L Le Quellec" - Une entrevue par La Lucarne et la Nuit

Description de la vidéo issue de la chaîne YT de La Lucarne et la Nuit :

 

"Jérémy Royaux interviewe Jean-Loïc Le Quellec*. M. Le Quellec est docteur en anthropologie, ethnologie et préhistoire, chercheur au CNRS. Il est venu parler de mythologie (définitions, études comparatives, mythes anciens et modernes, liens entre mythes et croyances).
Il est l’auteur de nombreux livres dont « Jung et les archétypes : Un mythe contemporain » qui est présenté ici dans SPS : http://www.pseudo-sciences.org/spip.p..."

 

"La question est comment fait-on pour reconnaître un mythe ? La réponse est assez simple : il faut prendre de la distance. Il y a deux types de distances. Une distance temporelle, et une distance spaciale".

 

"Le plus difficile, extrêmement difficile, c'est de se considérer soi-même. Se dire que les peuples du monde, quand on les observe et que l'on prend une distance - on ne va pas se poser la question de croire ou ne pas croire ce qu'ils racontent, on regarde simplement - on se rend compte que tous ont une explication du monde, une mythologie, quand est-il de nous ?" 

 

J-L Le Quellec.

 

Approche évolutionniste, "mentalité primitive" (pensée sauvage chez Lévi-Strauss), théorie des archétypes ... cette entrevue retrace les modes d'explication et au-delà de cela notre propre perception des mythes. JLLQ tente de répondre à des questions qui agitent le monde scientifique (et au-delà) depuis longtemps : Comment explique-t-on que des peuples géographiquement éloignés aient des approches incroyablement similaires d'un même phénomène ? 

 

Sa réponse est sujette à débats, mais comme d'habitude, l'intervenant est passionnant, traitant des méthodologies et outils (statistique, génétique, etc.) permettant d'élaborer un début de réponse, avec toutes les incertitudes que cela implique.

 

Source : la chaîne YT de La Lucarne et la Nuit

 

 

* Liens utiles :

 

- Chaîne YT de Jean-Loïc Le Quellec : https://www.youtube.com/watch?v=DjbE6Vlel4U

 

Wikipédia, CNRS / IMAF

 

- Les publications de Jean-Loïc Le Quellec disponibles ici https://cnrs.academia.edu/JeanLoïcLeQuellec ou bien ici https://www.researchgate.net/profile/Jean-Loic_Le_Quellec/publications 

 

http://www.scepticisme-scientifique.com/

 

Tags : Mythologie



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12 réactions à cet article


  • 1 vote
    sls0 sls0 28 novembre 13:43

    Le mot de la fin de la vidéo :
    Un des mythes contemporains peut être le plus embêtant c’est de croire qu’on l’on a mis fin aux mythes.

    Interview intéressante, sur agoravox TV elle risque de déplaire à certains qui sont accros à certains mythes actuels.
    Il y est aussi dit que c’est presque impossible de montrer à une personne qui croit en un mythe que c’est un mythe, c’est de l’ordre de la croyance où l’irrationnel en est souvent le moteur.

    Il est aussi dit que l’on peut discuter en sachant que ce n’est pas le croyant la cible mais la personne qui risque de tomber dans cette croyance et réveiller son esprit critique est parfois nécessaire. Démontrer le coté mythique d’une affirmation est souvent un bon réveil.

    Cela dit, je n’ai rien contre les mythes en particulier, c’est quand on veut imposer le père Noël a tout pris que ça m’interpelle.


    • vote
      Ozi Ozi 28 novembre 20:50

      Une émission intéressante, cependant J-L Le Quellec, comme la plupart des aficionados de zététique, se laisse plusieurs fois dominé par ses croyances et autres biais de raisonnement..
      Par exemple à partir de "9min", il parle de ceux qui voient dans l’art rupestre une intention E.T en l’assimilant au "délire sur les Pyramides" juste après, une technique d’amalgame et de manipulation bien connue qui s’apparente au biais de dissonance cognitive..
      .
      A partir de "37min" J-L Le Quellec affirme que les mêmes mythes que l’on retrouve au quatres coins du globe seraient si anciens qu’ils prendraient leur source chez les premiers Sapiens, tout cela pour essayer d’éviter l’idée d’une tierce civilisation planétaire à un âge reculé, mais cette hypothèse perd toute crédibilité lorsque l’on ajoute aux mythes les autres nombreux points de convergence comme l’architecture (notamment les murs polygonaux)

      Mais également la similarité de conception et de réalisation des édifices, la similarité des dialectes, ou encore plus démonstrativement, l’omniprésence de constantes mathématiques comme PI, PHI et le Mètre dans de très nombreux édifices anciens sur toute la planète sans parler de toute la complexité du phénomène des mégalithes ou des très nombreux ooparts qui s’agglutinent dans les réserves des musés quant ils ne sont pas dilués dans les collections privées..

      Bref, on est encore loin de la véritable et initiale pensée zététique.. smiley


      • 1 vote
        Qiroreur Qiroreur 28 novembre 23:05

        @Ozi

        "tout cela pour essayer d’éviter l’idée d’une tierce civilisation planétaire à un âge reculé"

        Ca ressemble bigrement à un procès d’intention. Tu devrais lui poser la question directement.

        Pour le reste ce n’est pas trop le sujet mais les murs polygonaux qui d’ailleurs n’ont pas tous le même style ne prouvent pas qu’il y ait eu une tierce civilisation. Les aspects linguistiques sont déjà plus pertinents bien qu’ils pourraient s’expliquer aussi (j’imagine que tu fais réf à Mohenjo Daro - IDP). Il ne s’agit pas de dire que cette hypothèse est ridicule en soi. Par contre on peut observer qu’elle est très mal défendue par ses promoteurs au travers de tout un tas de biais cognitifs maintes fois démontrés (pour n’évoquer que cela). 

        On peut constater qu’il y a d’un côté des chercheurs qui passent leur vie à étudier un sujet, publient leurs recherches et puis d’autres qui (se ?) font des films, ne publient rien, passent leur vie sur FB à insulter et mépriser tous ceux qui oseraient questionner leur savoir. Des deux démarches (je ne parle même pas des hypothèses ; dans une des deux démarches on est en réalité sur des théories et un raccrochage de faits pour faire coller le tout) on peut laisser chacun estimer laquelle est la plus rigoureuse. 


      • vote
        Ozi Ozi 29 novembre 12:27

        @Qiroreur :"Ca ressemble bigrement à un procès d’intention"

        On sait bien que lorsque l’hypothèse alléchante d’une tierce civilisation est évoquée factuellement, on est rapidement débouté avec sarcasme vers les petits hommes vert et les atlantes venus du fond des océans, c’est un biais récurrent dans la profession..

        Quoi qu’il en soit l’hypothèse de Le Quellec pourrait être recevable si l’on prend uniquement en compte les mythes or ce n’est pas le cas du tout..

        .

        "On peut constater qu’il y a d’un côté des chercheurs qui passent leur vie à étudier un sujet, publient leurs recherches et puis d’autres qui (se ?) font des films, ne publient rien, passent leur vie sur FB à insulter et mépriser"

        Quelle pensée binaire, y a les gentils et les méchants ? ..  smiley

        Pourquoi distinguer les spécialistes des généralistes, chacun a son utilité, seuls les faits comptent, mêmes si ils dérangent.. 


      • 1 vote
        Qiroreur Qiroreur 29 novembre 17:14

        @Ozi

        "On sait bien que l’hypothèse alléchante (...)"

        Une hypothèse n’a pas à être alléchante, sexy ou que sais-je d’autre. Cette formulation est intéressante parce qu’elle met en lumière la volonté de privilégier une explication (alléchante) par rapport à une autre qui le serait moins.


        "Quelle pensée binaire, y a les gentils et les méchants ? .. "

        Ai-je écrit un jugement moral ? Je distingue ici ce qui est produit respectivement par différentes personnes, nuance. Ton "seuls les faits comptent" vole en éclat à ce niveau : Si je te dis que certains ne publient pas leurs recherches/découvertes, c’est un fait, et que d’autres le font, c’en est un aussi. De plus il parle ici de l’archéo romantique pour expliquer que toutes sortes d’explications farfelues ont fusé et ont été démontrées comme telles. Ceux qui se prétendent experts en tout sont assez peu crédibles (sauf pour ceux qui veulent croire, mais c’est une autre démarche), particulièrement quand ils ne publient pas et qu’on ne peut même pas vérifier. 

        "Question : Une des caractéristiques des cranks est d’incarner une forme de romantisme suranné à propos de la pratique scientifique, correspondant à l’image d’Épinal du « génial inventeur isolé » alors que, globalement, la science ne fonctionne plus ainsi depuis longtemps et est devenue une entreprise de plus en plus collective et planifiée. Cela est-il vrai aussi en archéologie ?

        Réponse de JLLQ : En gros, oui. Les techniques mobilisées par les archéologues sont si nombreuses et si complexes – si coûteuses aussi – que personne ne peut avoir les moyens intellectuels ou financiers de les maîtriser toutes. Personne ne peut à la fois faire des fouilles sur un site, avoir dépouillé toute la littérature publiée dans son domaine, et être aussi spécialiste de dendrochronologie, de tracéologie et de spectrométrie Raman, sans parler de dominer les outils statistiques ou de pratiquer des examens au microscope à balayage électronique, voire de dater des poteries par électroluminescence, pour ne citer que quelques spécialisations. Ce qui est encore possible de nos jours pour un chercheur isolé, ou pour un petit groupe d’amateurs, c’est de prospecter des zones délaissées par leurs prédécesseurs et d’y découvrir des sites inédits. En France, c’est ce qui s’est passé avec la grotte Chauvet, mais, dès qu’on passe à l’étude de tels sites, il n’est plus possible de rien faire de sérieux sans former d’abord une équipe de chercheurs aux spécialités variées, qui ne peuvent être que des professionnels."

        Sur l’art rupestre du Sahara, quand il évoque son hypothèse sur les théranthropes, il dit lui-même qu’on ne saura probablement jamais ce que les artistes de l’époque voulaient dire ... pourtant il a étudié en profondeur les styles, les aires de répartition, etc., et il propose une hypothèse tout en admettant qu’il est possible qu’il se trompe. En même temps il lit des milliers de personnes qui affirment, elles, toutes sortes de théories qui ne reposent sur rien, des gens qui n’ont jamais étudié directement ce dont ils parlent, n’ont jamais publié autre chose que ce qui l’a été par ailleurs (cette mouvance fonctionne en grande partie ainsi, à savoir en cercle)... l’exaspération peut se comprendre.


      • vote
        Ozi Ozi 29 novembre 20:04

        @Qiroreur :"Une hypothèse n’a pas à être alléchante"

        Certes, mais il fallait le lire comme une hypothèse fleurtant avec le bon sens car les similitudes dépassent très largement le simple domaine de la mythologie..

        .

        "l’exaspération peut se comprendre"

        Dans les deux camps, qui n’ont plus lieu de s’opposer à partir du moment que les hypothèses reposent sur du factuel, et internet participe amplement à l’émergence de cette nouvelle configuration..


      • vote
        jean mouche jean mouche 29 novembre 01:16


         Quand bien même une civilisation ancienne supérieure aurait fondé nos mythes, merci à monsieur Le Quellec pour ses travaux, il poursuit la réflexion.

        C’est bien gentil l’hypothèse d’entités supérieures qui créent et/ou instruisent l’humanité, mais c’est une hypothèse. rien n’empêche d’aller dans d’autres directions

        Sur les murs cyclopéens deux hypothèses pour ma part :

        1 en cas de blocs taillés très lourds on procède par terrassement pour les élever de plus en plus haut, c’est à dire que l’on monte le niveau du sol en amenant de la terre pour faire une rampe sur laquelle on fait glisser les blocs sur des rondins ou des traineaux.

        2 En cas de blocs gigantesques : Ce sont des techniques de coffrages, de pierre artificielle qui va durcir, on peux donc faire un bloc de 40 tonnes en amenant 4000 paniers de 10 petits kilos contenant du mélange non durci.

        voir ci contre : https://www.youtube.com/watch?v=hgCTqXNAjrc

        ou de nos jours : https://www.youtube.com/watch?v=WbmPFHV5hJU

        ou encore pour comprendre l’intérêt de rendre liquide un matériau de construction : https://www.youtube.com/watch?v=_h1fSZ180

        La forme cyclopéenne est le fruit de l’expérience totalement empirique de nos lointains ancêtres et comme ils résistent au séismes, forcément ils constituent une part importante de vestiges.

        L’érosion donne aussi un côté moins artificiel à ces murs. Par ailleurs en décoffrant on peut brosser le "béton" encore tendre pour donner un aspect de roches.

        Pour les PHI, les PI et autres, bien souvent c’est plus joli à l’oeil et le plus joli est copié puis reproduit par habitude, et franchement entre nous pour me prononcer sur des mesures je préfèrerais être sur place avec un décamètre, voir avec un géomètre et du matos . Parce qu’a mon avis dans les vidéos qui présentent ce genre de thèse on est pas à trois mètre près


        • vote
          Ozi Ozi 29 novembre 12:45

          @jean mouche : "en cas de blocs taillés très lourds on procède par terrassement pour les élever de plus en plus haut"

          Sur les pentes Andine à 70% ça devient compliqué..

          .

          "En cas de blocs gigantesques : Ce sont des techniques de coffrages, de pierre artificielle qui va durcir"

          L’hypothèse géopolymère est bien réelle sur certains blocs de calcaire mais généralement lorsque l’on parle blocs gigantesques on est plus dans du granit, de la diorite ou du basalte, et rendre liquide ce type de roche serait une prouesse phénoménale qui a elle seule boulverserait nos croyances sur notre passé..

          Quoiqu’il en soit, si l’hypothèse géopolymère devait se généraliser à d’autres roches, alors là encore cette connaissance stupéfiante serait planètaire à un âge reculé..

          .

          "pour me prononcer sur des mesures je préfèrerais être sur place avec un décamètre, voir avec un géomètre et du matos ."

          C’est ce qui a été fait, 2017 sera grandiose en terme de révélations..  smiley


        • vote
          jean mouche jean mouche 29 novembre 23:24

          @Ozi

          Pas besoin d’aller jusqu’à rendre liquide en transformant toute la roche en poudre.

           Je pense que de la diorite peux casser de la diorite, on peut même s’imaginer des précolombiens qui balancent des blocs du haut d’une falaise afin de les pulvériser.

          Pour faire le géopolymère de davidovits, du calcaire en poudre et en agrégats, de l’eau, du natron et de l’argile kaolin.

          Donc nos andins avaient besoin de diorite éclatée en fragments de différente taille, d’eau ainsi que d’un activateur et d’une colle.

          Je ne connais ni l’activateur, mais je pense que le natron suppure sur les murs des caves de pierre aux andes comme ici.

          Pour le kaolin, je ne suis pas spécialisé dans la géologie de l’amérique du sud, mais on doit pouvoir trouver quelques lieux où s’en procurer.

          à suivre


          • vote
            jean mouche jean mouche 29 novembre 23:29

            Je ne parle pas l’espagnol, mais regardez ce qu’on peux trouver en France :

            Argile kaolin en vente ici en gros : http://www.sibelco.fr/argile.html

            Natron alias carbonate de soude : http://www.ceradel.fr/fr/matieres-premieres-de-base/3406-carbonate-de-soude-25kg.html

            des roches :

            http://www.sbcholding.fr/b%C3%A9tons-en-auvergne/basaltes-du-centre/

            http://www.carrieres-pierre.com/bretagne.html

            http://achat-materiaux-construction.com/gravier-/14-gravier-610.html

             Finalement c’est pas aussi cher que je pensais, je ferai peut être un mur cyclopéen si un jour j’ai ma propre maison.


            • vote
              jean mouche jean mouche 29 novembre 23:30

              Tout ça pour dire que ces connaissances dites extraordinaires c’est juste la recette du quatre quart ou de la pâte à crêpe.

              Un jour on tombe dessus par hasard ou alors après moultes expériences pratiques on y arrive par un autre chemin.

              Des connaissances élargies du sujet ont pu être oubliées au fil des génération, pour cause d’épidémies, de guerres, de catastrophes... ou bien encore ce phénomène auquel on assiste aujourd’hui dans la société française : la culture va tomber malade et en mourir ou beaucoup maigrir et perdre des connaissances.

              Entre 1950 en 2016 combien de métiers, de techniques de savoirs pratiques déjà perdus...


            • 1 vote
              Qiroreur Qiroreur 30 novembre 14:25

              @jean mouche
              "Entre 1950 en 2016 combien de métiers, de techniques de savoirs pratiques déjà perdus..."

              Énormément c’est certain.

            

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