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Accueil du site > Tribune Libre > Avec Jaurès, l’école c’est révolutionnaire !

Avec Jaurès, l’école c’est révolutionnaire !

Ce n'est pas par hasard ou par fatalité que l'école c'est pénible ! C'est la volonté politique d'une certaine oligarchie depuis le début de la IIIe République avec la création de Science-Po et les réformes de Jules Ferry... Jaurès les a combattu sur le fond et sur la forme, une référence pour aujourd'hui... et demain !

 

 

Source : http://www.solidariteetprogres.org/jaures2014

 

Tags : Education Histoire Enseignement



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7 réactions à cet article    


  • 1 vote
    julien58 julien58 9 août 2014 18:37

    Intéressant.
    Mais ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas de cours magistraux par exemple. Il y a un "sachant" et des "non-sachants".

    Par ailleurs, ce n’est pas pour autant que je suis de l’avis de S&P pour sa relation non-écologiste à la Nature. Plus ça va, plus S&P me fait penser au parti communiste.


    • 1 vote
      marauder 10 août 2014 12:56

      Julien58
      Intéressant.
      Mais ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas de cours magistraux par exemple. Il y a un "sachant" et des "non-sachants".

      Nan, il y ’a d’abords ce que l’on sent, ce que l’on percois, ce que l’on voit, ce que l’on prend pour vrai, il y a un peu de "savoir", quand on est totalement aveugle, et il y a surtout la connaissance (naitre avec ...), la re-connaissance, avec une pincée de savoir, et beaucoup d’empirisme et de confiance en sois, on re-connait, on re-découvre plus que l’on emmagasine du savoir détaillé, ponctuel, qui est souvent une résultante d’une cause qui elle doit etre compris plus que tout.
      Ta barrière sachant/non-sachant est justement le début du probleme. Quelque soit le niveau du conférencier/du prof/"de l’apprenneur", il doit admettre qu’il créé avec ses apprennants une relation qui, d’une certaines manière est un peu égale et se compense. On a autant a apprendre de nos enfants que l’on a à leur enseigner. On peut admettre comme une sorte de différence, la conférence classique comme faisant partie de quelques moyens necessaires pour faire comprendre des choses qui demandent du temps. Cela n’est surement pas la majorité des situations. Une exeption n’est pas la règle, elle la créé.

      Par ailleurs, ce n’est pas pour autant que je suis de l’avis de S&P pour sa relation non-écologiste à la Nature. Plus ça va, plus S&P me fait penser au parti communiste.

      Pas clair ? Une relation non-ecologiste à la nature, ca veux dire quoi ? Sachant que eco c’est le lieu de vie, que la nature est le lieu de vie des animaux et des plantes (dont une partie en est le substrat lui meme), comment ne pas essayer de comprendre la logique de notre lieu de vie en prétendant comprendre la nature ?
      Le rapport avec le marxisme, je peux qu’un petit peu l’entrevoir, mais je te suis pas, tu as du te tromper dans ta phrase ?

      ffi
      Chacun de ces scientistes en politiques partagent la même erreur philosophique : ne pas réussir à distinguer la différence fondamentale entre les sciences physiques, où l’objet d’étude est conçu comme inerte, donc déterminé par une cause externe, et les sciences politiques, dont le sujet d’étude, l’homme en société, est vivant, donc déterminant ses causes en interne.
      Alors l’homme serait la seule "partie" de l’univers dont les effets peuvent précéder la cause ? Pourtant, meme ton cailloux inerte, est justement dans cet état par le fait d’une infinité de causes, de meme que les humains sont devenus ce qu’ils sont devenus par des causes qui ont bien sur précédés les effets, sinon vous ne referiez pas l’histoire pour essayer vainement la coller a vos imaginaires, qu’ils soient marxistes, bourgeois, royalistes, réac ou ce que vous voulez ;)

      ffi
      On se met les choses en mémoire par la discipline. Les chiffres et les lettres, cela ne s’invente pas, ça s’apprend par coeur ! Si chacun développait son propre alphabet, l’écriture n’aurait aucun intérêt. L’intérêt de l’écriture vient quand chacun partage la même.

      Si ta mémoire est bonne, tu devrais ne pas utiliser le mot discipline, au vu de son origine, qui fait plus penser les activités d’apprentissage de mémorisations comme des moments douloureux qu’on doit s’infliger. On s’amuse pas beaucoup a apprendre avec vous ;)
      La rigueur tant louée n’est qu’apparence et conduit plutot a fabriquer de zolis petits moutons dociles que des apprennants en recherche de sagesse et de confiance. La rigueur tant louée et mal-nommée discipline se fait par l’envie, la motivation et la compréhension des choses simples (et non simplistes ....), surtout pas par une assemblée soumise et silencieuse, totalement béate devant un orateur qui fait des kilos d’ego pour impressionner, et nous joue une piece de mauvais théatre pour soit-disant embellir.

      Bref, solidarité et progrès, c’est tres bofff, mais ca récupère de "bon filons" bien réels, encore une fois, malheureusement ...


    • 1 vote
      ffi 10 août 2014 16:53

      1° La causalité interne.
      Il est très facile de démontrer que l’homme n’est pas déterminé uniquement par des causes externes, un contre-exemple suffit : quand vous voulez uriner, est-ce une cause externe ou une cause interne qui vous y a poussé ? Quand vous avez faim ou soif et que vous cherchez à manger ou à boire, est-ce une cause externe ou une cause interne qui vous y pousse ?
       
      2° La discipline.
      (xi e siècle) Du latin disciplina, dérivé de discipulus (« disciple »), lui-même de discere (« apprendre »).
       
      Apprendre n’est pas toujours facile (mais pour ma part, étant très curieux, cela ne me fatigue jamais)
       
      On s’amuse pas beaucoup a apprendre avec vous ;
      s’amuser : suivre son museau...
       
      Sous couvert d’humanisme, ce n’est que proposer une errance au gré de ses petits plaisirs (avec le comportement addictif qui en résulte à terme).
       
      Un homme responsable a le sens du devoir.
      Pour ce qui concerne votre corps, vous devez le nourrir, sinon vous mourrez, n’est-ce pas ?
       
      Ainsi, la vie exige-t-elle des obligations, en particulier celle de produire ce dont on a besoin, même s’il faut faire des efforts pour cela. L’éducation doit amener l’enfant peu à peu du statut de simple consommateur à celui du producteur. C’est un service qu’elle leur rend pour l’avenir.
       
      Le principe de plaisir ne permet pas de faire une société viable, il y faut le principe de devoir, car la survie implique des obligations.
       
      Comme disait Bossuet : la liberté, c’est pouvoir ce qu’on veut et vouloir ce qu’on doit. Une fois le devoir accomplit, alors on peut se faire plaisir. Mais privilégier le plaisir au devoir, c’est aller au-devant d’une perte de liberté à terme. Il faut donc régler les volontés infantiles, afin de leur donner la bonne tournure d’esprit : le devoir passe avant le plaisir, sinon, c’est la faillite.


    • 1 vote
      mmbbb 10 août 2014 09:15

      pourquoi cette tendance francaise a se retourner sur le passe Jaures c’etait hier J’eusse aime que l’enseignement recu soit de meilleur qualite ( charcutage des programmes et selection sociale ) avec de bon profs afin d’hisser comme l’aurait du le faire l’education nationale ceux qui aspiraient a faire des etudes longues a etre une chance pour la France Ces references a ce passe a ces hommes politiques n’apportent rien puisque l’education nationale est devenu un enorme foutoir et que l’elite ( differend rapport ) s’est s’autoproteger et ne se mele pas a cet enseignement laique obligatoire de qualite moyenne ( Rapport Pisa ) 


      • 3 votes
        marauder 10 août 2014 13:01

        En théorie, celui qui ne se rappelle pas son passé est condamné a le revivre.

         Malheureusement, aujourd’hui, l’histoire est en apparence un tel foutoir que ca fait autant de dégat de ne pas revenir dessus que de tenter d’éclarcir les choses.


      • vote
        mmbbb 10 août 2014 17:09

        J appartiens a une generation ou le passe etait plus invoque que le futur Qu’il faille ne pas ignorer l’histoire certes mais se complaire dans ce passe et se retourner sans cesse sur notre histoire recente et plus lointaine ne permet pas aller de l’avant et est une erreur De surcroit une demarche intellectuelle sclerosante Par exemple a l’ecole cette attidude stupide de certains enseignants qui n evoquaient que chateaubriand et nous faisait comprendre que nous nous n’aurions jamais son genie Entre tout sacraliser comme hier et tout banaliser comme aujourd hui il peut y avoir une reflexion sur ce que doit nous apporter notre passe sans ce laisser paralyser Quant a l’annivesraire de Jaures il fut invoque par tout le monde et meme le ministre du travail affirmait sans rire que Jaures aujourd hui serait socialiste L histoire chacun se l’approprie a sa facon et heureusement que le ridicule ne tue pas il y aurait beaucoup de morts et cela ne mange pas de pain comme on dit a la campagne Salutations 


      • 2 votes
        ffi 10 août 2014 11:17

        Liens vers les personnalités citées :
        Emile Boutmy, fondateur de Science-Po. Boutmy était membre du Cercle Saint-Simon, un club de réflexion adepte de la doctrine Saint-Simonienne, développée par Saint-Simon. Saint-Simon voulait fonder une nouvelle religion d’État, "un nouveau christianisme" selon son expression, dont le clergé devaient être des scientifiques et des artistes. C’est la religion laïque "à la Peillon". Les réseaux saint-simoniens furent très puissants sous la troisième république, et même sous le second Empire.
         
        Saint-Simon, dans une conception évolutionniste "à la Marx", qui était très en vogue à l’époque, avait considéré la Révolution française comme le passage pour la société d’un âge théologique et féodal à un âge positif et industriel. A sa suite, les Saint-simoniens s’organisèrent en un réseau d’industriels et de financiers pour orchestrer l’industrialisation de la France, ce qui se traduisit par l’accroissement du salariat et un important exode rural. Parmi leurs réalisations, on y trouve le développement du ferroviaire, le canal de Suez et la tentative ratée du canal de Panama.
         
        L’action d’Emile Boutmy, la fondation de science-po, s’inscrit dans ce projet de créer une élite Saint-Simonnienne pour la France. Note : Aujourd’hui les réseaux Saint-Simoniens restent puissants, et le parti-socialiste s’en réclame, puisqu’il y a deux ou trois ans l’hebdo des socialistes la revue du parti a fait un numéro spécial sur Saint-Simon en le qualifiant de premier des socialistes.
         
        Lazare Hippolyte Carnot participa également du Saint-Simonisme. Je dirais donc que son action participe du même mouvement de création d’un "clergé" Républicain que celle d’Emile Boutmy.
         
        La réflexion ici me semble donc viciée.
        Science-po est fondée en 1872 comme une école indépendante de l’état par une jonction entre les cercles Saint-Simoniens et les orléanistes suite à la défaite de 1870, c’est une école privée. La tentative des Saint-Simoniens, via Lazare Hippolyte Carnot en 1876, de créer une école publique pour former l’élite se soldera par un échec, les Saint-Simoniens n’étant pas majoritaires politiquement et n’ayant pas réussi à s’attacher les orléanistes. Si Jacques Siegfried (ou plutôt Jules Siegfried, en fait) est en effet impliqué dans la fondation de Science-Po, il n’est pas Saint-Simonien pour sa part. Alfred André, et Léon Say sont conservateurs et libéraux (donc orléanistes) et sont tous deux membres du cercle des chemins de fer (notices ici et ). Quant à Paul Janet, il goutait visiblement peu le Saint-Simonisme (voir ici).
         
        Bref, l’analyse sociologique me montre que Science-Po fut fondée en 1872 dans un contexte d’unité nationale, suite à la défaite de 1870, par une jonction entre Saint-Simoniens et orléanistes, l’idée venant des Saint-Simoniens. Mais les Saint-Simoniens, voulant fonder une école d’état pour l’administration républicaine en 1876, ne purent renouveler leur alliance politique de 1872, et la tentative se solda donc par un échec.
         
        La vidéo prétend exactement le contraire : c’est donc du roman. L’alliance politique composite à l’origine de Science-Po avait tout simplement cédée.
         
        La vidéo n’évoque d’ailleurs nullement Saint-Simon, mais seulement en de ses continuateur, Auguste Comte, fondateur du positivisme. Elle manque ainsi un des grands mouvement intellectuel qui a forgé la France actuelle (dont le crédit Lyonnais,...). Saint-Simon se voulait le "Newton" de la politique, de même que Comte ou encore Charles Fourrier, le fondateur du socialisme utopique (c’était la mode à l’époque).
         
        Chacun de ces scientistes en politiques partagent la même erreur philosophique : ne pas réussir à distinguer la différence fondamentale entre les sciences physiques, où l’objet d’étude est conçu comme inerte, donc déterminé par une cause externe, et les sciences politiques, dont le sujet d’étude, l’homme en société, est vivant, donc déterminant ses causes en interne.
         
        Cette erreur philosophique mise en application aboutit ainsi nécessairement en la construction par l’élite d’une société-système, c’est les temps modernes, où l’homme est tel un objet pris dans un engrenage, car sa volonté propre est niée du fait du modèle "objet inerte" importé des sciences physiques.
         
        Cela dit, je doute que Jaurès n’apporte de bonnes solutions à cet endroit. Puisque l’homme se détermine librement sa volonté, la société doit réguler les volontés. C’est la raison même de l’existence des lois : toutes les volontés ne sont pas licites. Certaines sont des crimes.
         
        Le laisser-vouloir de Jaurès n’est pas plus valide que le récuser-tout-vouloir de Ferry. Il faut laisser le Bon vouloir et récuser le Mauvais vouloir. Il faut des temps de liberté, mais encore des temps de discipline.
         
        On se met les choses en mémoire par la discipline. Les chiffres et les lettres, cela ne s’invente pas, ça s’apprend par coeur ! Si chacun développait son propre alphabet, l’écriture n’aurait aucun intérêt. L’intérêt de l’écriture vient quand chacun partage la même.



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