• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Berlin Vichy Bretagne.. VS : la volonté des Anglo-saxons de détruire la (...)

Berlin Vichy Bretagne.. VS : la volonté des Anglo-saxons de détruire la France en exacerbant ses régionalismes

« …Il existe des moyens d’obtenir la décomposition intérieure de n’importe quel état, de façon à le vaincre ensuite sans effort. Cette démolition d’un pays n’est qu’une question d’argent et d’organisation… » - Adolf Hitler

 

BERLIN VICHY BRETAGNE

 

 

Dès son accession au pouvoir en 1933, Hitler va encourager toutes les tentatives de déstabilisation à l’encontre de la France. La question des minorités régionales (alsaciennes, basques, bretonnes) retient particulièrement l’attention des services secrets allemands. Ils y décèlent un défaut dans la cuirasse du jacobinisme français. À partir de 1933, des agents du Reich – sous couvert de missions ethnologiques - entrent en relation avec les principaux chefs du P.N.B. (Parti National Breton) Olivier Mordrel et François Debeauvais. Les idées s’échangent. Les liens se tissent. Des armes seront livrées…
Le gouvernement Daladier va mettre un terme brutal à ces tentatives de déstabilisation. Condamnés à mort pour intelligence avec l’ennemi, en 1939, Mordrel et Debauvais se réfugient en Allemagne. A Berlin, ils sont accueillis à bras ouvert. Les autorités mettent à disposition bureaux et secrétaires. Tout ce qu’il faut pour donner lustre et apparence au « Gouvernement Breton en exil ».
Dès Juin 40, le Reich saura remercier ceux qui ont choisi le « bon camp ».
Si la tentative de proclamation de l’indépendance de la Bretagne est brutalement stoppée (afin de na pas froisser Vichy). La rencontre de Montoire et son « J’entre dans la collaboration » ne viendront guère troubler les excellents rapports entretenus avec les nationalistes bretons.
Si sur le plan politique, l’occupant impose une relative discrétion, sur le plan culturel, les relations sont au zénith. Journaux, revues en langue bretonne sont financés par l’occupant. Cerise sur le gâteau, une radio en langue française et bretonne voit le jour. L’occupant a vu grand : La radio emploie plus de 100 collaborateurs (dont un orchestre symphonique). Il a nommé au poste de directeur des programmes en langue bretonne Louis Nemo, mieux connu sous le pseudonyme de Roparz Hemon. Travailler pour l’occupant ne le dérange guère : la Bretagne peut enfin faire entendre sa culture et bien sûr sa voix.
Mais, quel est l’intérêt pour les autorités d’occupation à aider ces nationalistes Bretons ? La raison en est simple : C’est un excellent moyen de pression sur Vichy. Le maréchal a peur de ce séparatisme breton sous protection allemande. Un séparatisme qui ridiculise la France que le Maréchal prétend reconstruire. Pétain le sait, les allemands le savent, le jeu de dupe va commencer dès juin 40 : Il va durer toute l’occupation et tous les coups seront permis…

--------------------

La volonté de détruire la France a toujours été l'un des vœux les plus chers de ses voisins et concurrents géopolitiques anglo-saxons, qu'ils soient Anglais, Allemands, et aujourd'hui Américains.

 

Ce documentaire, intitulé « Berlin-Vichy-Bretagne », nous explique ainsi comment, dès son accession au pouvoir en 1933, Hitler encouragea toutes les tentatives de déstabilisation à l’encontre de la France en appuyant les revendications... des minorités alsaciennes, basques et bretonnes.

 

Le visionnage de ce documentaire est très intéressant, en ces temps de trahison nationale, où nos dirigeants sont en train de laisser se disloquer la France sous couvert des "euro-régions"..

 

Source : www.UPR.fr

 

Tags : Allemagne Histoire Guerre Bretagne



Réagissez à l'article

16 réactions à cet article


  • 4 votes
    Qamarad Qamarad 28 décembre 2016 14:59

    Intéressant, merci !


    • 3 votes
      Alren Alren 28 décembre 2016 19:07

      L’UE a persévéré dans cette volonté de faire éclater en faibles régions la France "jacobine".
      Elle a reçu le soutien de Hollande et du parti socialiste après celui de Sarkozy et des "républicains" (pour le coup un nom bien mal choisi !) notamment en recréant de grandes régions-provinces, suffisamment grandes pour revendiquer une grande autonomie un jour.
      Bien entendu avec Jean-Luc Mélenchon président cela serait totalement remis en cause.
      C’est pourquoi il ne faut pas qu’il soit élu et que le parti socialiste va s’évertuer à lui faire perdre des voix. (Entre autres raisons).


      • 6 votes
        pegase pegase 28 décembre 2016 22:49

        @Alren


        Merluchon ? mais vous rigolez ?

        Il est cul et chemise avec le PS, il a appelé à voter Hollande smiley

        Il a prétendu face caméra ne pas connaitre les réunions du "siècle" ... il passe régulièrement dans les médias comme son alter égo Marine Le Pen, il n’y a rien à attendre de lui, il marche avec et pour le système ..

        Ce qu’il faut c’est sortir de l’UE par l’article 50 comme les anglais, et Merluchon ne le propose pas, il n’y a que l’UPR qui le propose sans ambigüité !


      • 3 votes
        Joe Chip Joe Chip 28 décembre 2016 23:20

        Pour fournir un peu de contexte (que donne peut-être le documentaire que je n’ai pas eu le temps de visionner) il faut rappeler qu’avec cette politique de "soutien" aux régionalismes préconisée par Hitler il s’agit, du point de vue allemand, de rendre leur monnaie de leur pièce aux Français qui ont appliqué avec succès cette même politique pendant près de deux siècles dans l’espace culturel allemand en s’appuyant sur les innombrables duchés et autres micro-états qui constituaient jadis le Saint-Empire. Politique à laquelle Napoléon a mis fin en créant la confédération allemande, qui préfigurait l’unification ultérieure de l’Allemagne. 

        A la fin du XVIIIème siècle, il subsistait encore de grandes différences culturelles entre l’Allemagne de l’Ouest (catholique, rhénane, libérale et francophile) et la Prusse (protestante, autoritaire et francophobe) qui ne se sont estompées qu’au XIXème siècle avec la naissance des nationalismes. En 1918 les Français, faute de pouvoir sécuriser la rive ouest du Rhin, plaidaient encore en vain auprès des alliés pour la création d’une République rhénane. 
        Et enfin, si Mitterrand a accepté presque sans condition un euro "allemand" (de la valeur du mark), c’est parce qu’il redoutait les conséquence de la réunification et craignaient le retour de l’Allemagne à une politique d’hégémonie continentale... sans réaliser que c’était précisément l’euro qui allait être l’outil principal de cette hégémonie.

        • vote
          Squalll 29 décembre 2016 07:53

          @Joe Chip
          C’est quand même ironique de voir qu’aujourd’hui l’Allemagne semble être le pays le moins successible d’être balkanisé, y compris par rapport à des pays unifiés plus anciennement (le Royaume-Uni, l’Espagne). Pourtant les identités locales semblent demeurer plutôt fortes.

          En tous cas, ça fait plaisir de vous relire ici. 


        • vote
          Joe Chip Joe Chip 29 décembre 2016 11:53

          @Squalll

          Merci.

          Non, c’est logique. L’Allemagne a toujours eu une unité culturelle et linguistique que ne possédaient pas des pays unifiés politiquement (Grande-Bretagne, France, Espagne). Il ne faut pas perdre de vue qu’une part importante de la population rurale française ne parlaient pas le Français à la fin du XIXème siècle, alors qu’en Allemagne, il avait une langue, l’Allemand, donc un peuple, sur lequel on a édifié la nation selon des critères presque exclusivement ethniques en effaçant les identités locales qui étaient fondées sur des critères politiques et historiques. 

          C’est pourquoi l’Allemagne peut promouvoir à travers l’Europe un système fédéraliste et décentralisé basé sur les euro-régions, puisque ce modèle ne remet en aucune façon en question son unité nationale (ethno-linguistique). Elle ne risque donc aucun éclatement ni aucun affaiblissement, au contraire des Etats-Nations dont l’unité repose avant tout sur un processus d’adhésion politique (comme en France) qui doit être continuellement actualisé. 

          Ce modèle est si puissant en Allemagne qu’ils ont d’ailleurs cessé de faire de la politique et que le clivage gauche-droite a été presque intégralement substitué par les logiques de consensus et de grande coalition qui permettent à Merkel de se maintenir au pouvoir élection après élection.

          Au fond, l’Allemagne est en train d’effacer l’héritage politique de la Révolution française en Europe.


        • vote
          Squalll 30 décembre 2016 00:44

          @Joe Chip
          C’est vrai que le modèle allemand sous fond de pureté ethnique apporte ses avantages. Mais ce dernier n’est-il pas aussi une construction artificielle ? On a beaucoup accusé la France d’avoir mené une politique assimilationiste ferme, voire génocidaire selon les plus revendicatifs, envers ses langues locales. Pourtant c’est un phénomène qui a touché énormément de pays, dont l’Allemagne. Quand les Prussiens ont annexé l’Alsace, ils ont tout fait pour éliminer l’alsacien, vu comme un allemand bâtard. Et c’est sans parler des tentatives d’assimilation, plus ou moins réussies, des minorités de l’empire (Polonais, Baltes etc.). Bien sûr, c’est moins médiatisé que le cas français.

          Après je ne suis pas du tout spécialiste du monde allemand, mais j’ai du mal à imaginer que celui-ci n’obéisse pas aux mêmes règles que ses États voisins, qui sont tous des constructions.


        • vote
          Joe Chip Joe Chip 30 décembre 2016 13:19

          @Squalll

          Pour dissiper tout malentendu, je ne défends pas le modèle "organique" allemand. Je pense simplement qu’il existe une relation étroite entre le modèle administratif décentralisé (régionaliste) de l’Allemagne et cette relative homogénéité culturelle. A l’inverse, la plus grande diversité géographique et culturelle de la France a plutôt favorisé l’émergence d’un modèle politique fort et centralisateur.

          On peut effectivement considérer que la dimension ethno-linguistique associée à une revendication messianique, surtout à partir de la seconde moitié du XIXème siècle, est une construction artificielle visant à créer une mythologie nationale qui n’existait pas auparavant. Comme le disait Pascal, il n’est pas toujours aisé de trancher entre ce qui relève du "naturel" et du "culturel", car il existe une réciprocité et une imprégnation entre les deux. Mais dans l’ensemble, c’est bien cette homogénéité culturelle du monde germanique qui a permis au Saint-Empire de se maintenir pendant plusieurs siècles et qui a permis la diffusion rapide de la Réforme à partir du XVIème siècle.

          A propos de l’Alsace, l’historien français Fustel de Coulanges répondait à un historien allemand qui estimait que l’Alsace était allemande par l’histoire, la langue et la race, dans le contexte de la défaite de 1870 :

          Vous croyez avoir prouvé que l’Alsace est de nationalité allemande parce que sa population est de race germanique et parce que son langage est l’allemand. Mais je m’étonne qu’un historien comme vous affecte d’ignorer que ce n’est ni la race ni la langue qui fait la nationalité.(...) Il se peut que l’Alsace soit allemande par la race et par le langage ; mais par la nationalité et le sentiment de la patrie elle est française.


        • vote
          yoananda yoananda 29 décembre 2016 00:02

          Oui sauf que ce n’est pas un politique anti-française mais anti-européenne (anti-nation) ...et officiellement c’est une politique "pro-européene" soutenu par des gens que nous avons élu !

          Donc bon ... faut quand même nuancer un peu tout ça.


          • 2 votes
            michel-charles 29 décembre 2016 07:34

            La France est un pays FOUTU car son peuple est bien trop LÂCHE pour vouloir changer les choses...

            pays de grandes gueules sans couilles..comptant TOUJOURS sur la venue des autres pour la sortir d’affaires...
            Vous méritez la MERDE dans laquelle vous êtes..Des VEAUX disait De Gaulle !

            • 3 votes
              yoananda yoananda 29 décembre 2016 11:00

              @michel-charles
              "Lache" pas vraiment, on était un peuple de grand guerriers il n’y a pas encore si longtemps.

              Mais peuple vaincu oui. Peuple de vieux et de fiotes, oui.

              Je crois aussi que le pays est foutu, en tout cas, dans un avenir prévisible. Ça ne sert à rien de le défendre.


            • 2 votes
              Joe Chip Joe Chip 29 décembre 2016 12:00

              @yoananda

              Avec des "patriotes" de votre acabit et celui de michel-charles, effectivement il faut trouver des raisons de le défendre.

              Heureusement, beaucoup de gens ne pensent pas comme vous et se détournent de ce nationalisme éploré et défaitiste.


            • 2 votes
              pegase pegase 29 décembre 2016 12:23

              @michel-charles

              La France a tourné vinaigre surtout depuis notre adhésion forcée à l’UE par la voie parlementaire ... n’oubliez pas que nous avons voté majoritairement NON à notre adhésion à l’UE ...à partir de là, que vouliez vous qu’on fasse ? Déjà on ne savait pas trop de quoi il en retournait en 2008, Sarko a aussi bien enfumé son monde, puis les événements se sont enchainés jusqu’à aujourd’hui ...


              Il est très intéressant de noter la courbe d’évolution du chômage, on la voit très nettement grimper en flèche dès 2005 ... Les entreprises ayant déjà anticipé les délocalisations avant même 2008 smiley


            • vote
              pegase pegase 29 décembre 2016 12:28

              @michel-charles

              La France a tourné vinaigre surtout depuis notre adhésion forcée à l’UE par la voie parlementaire ... n’oubliez pas que nous avons voté majoritairement NON à notre adhésion à l’UE ...à partir de là, que vouliez vous qu’on fasse ? Déjà on ne savait pas trop de quoi il en retournait en 2008, Sarko a aussi bien enfumé son monde, puis les événements se sont enchainés jusqu’à aujourd’hui ...


              Il est très intéressant de noter la courbe d’évolution du chômage, on la voit très nettement grimper en flèche dès 2005 ... Les entreprises ayant déjà anticipé les délocalisations avant même 2008 smiley


            • vote
              yoananda yoananda 29 décembre 2016 12:45

              @Joe Chip
              je ne pense pas qu’on défende la même France ...

              je vous la laisse.


            • 2 votes
              Joe Chip Joe Chip 29 décembre 2016 16:04

              @yoananda

              Vous n’en défendez aucune.

            

            Ajouter une réaction

            Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

            Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


            FAIRE UN DON







Palmarès