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Accueil du site > Tribune Libre > Clouscard : domination par le marché du désir

Clouscard : domination par le marché du désir

Anthropologie de notre domination par le marché du désir. (Michel Clouscard) 

 

 

Tags : Livres - Littérature Consommation Capitalisme



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19 réactions à cet article



    • 2 votes
      La mouche du coche La mouche du coche 27 juin 17:04

      Tous ces intellectuels marxistes sont sympas mais ils s’arrêtent toujours en chemin de leur réflexion. Pour s’opposer au marché du désir, il n’y a pas 36 solutions, il faut se tourner vers Dieu, et ces demi-intellectuels ne le disent jamais. Ils semblent alors être les agents les plus efficaces des maux qu’ils dénoncent. 


    • 1 vote
      Emma Joritaire 27 juin 18:46

      @La mouche du coche

      "Pour s’opposer au marché du désir, il n’y a pas 36 solutions, il faut se tourner vers Dieu, et ces demi-intellectuels ne le disent jamais."

      Dire cela, ce serait reconnaître la faillite sans rémission des fameuses Lumières, sans guillemets et avec le "L" majuscule. Ce serait donc la fin de la Gauche elle-même !


    • vote
      wendigo wendigo 27 juin 18:50

      @La mouche du coche

       Je vous rappelle que pour certains la religion parle de 72 vierges ...


    • 1 vote
      yoananda yoananda 27 juin 18:52

      @Emma Joritaire
      "Dire cela, ce serait reconnaître la faillite sans rémission des fameuses Lumières, sans guillemets et avec le "L" majuscule. Ce serait donc la fin de la Gauche elle-même !"

      Pas par le même cheminement intellectuel (loin s’en faut) mais j’en suis arrivé à la même conclusion de faillite totale et définitive des lumières.

      On pourrait arguer qu’elles sont à la base de "progrès" institutionnels, la séparation des pouvoirs, l’état de droit, toussa toussa, et ce qui en découle de moindre violence sociale mais pour moi, (c’est vraiment une interrogation) ça reste à prouver :

      * ne serait-ce pas dû aux progrès matériels, scientifiques, médicaux, tout simplement ?

      * que fais-t-on des grandes guerres entre états de droits dans le bilan ?

      Mais en dehors de ces considérations ce sont les présupposés anthropologiques que je rejettes à la lumière des découvertes de la science moderne. L’homme n’est ni rationnel, ni conscient, ni un individu (sauf de manière ponctuelle et au prix d’un effort important). Ce qui fausse toute la logique et les institutions qui en découlent.


    • 1 vote
      CoolDude 27 juin 19:09

      @La mouche du coche

      Le Marxiste est matérialiste... Je ne suis pas sûr que la notion de Dieu soit au programme chez eux.


    • 4 votes
      La mouche du coche La mouche du coche 27 juin 19:12

      @CoolDude

      Exact. Le Marxiste est matérialiste ..... comme le capitaliste. Devinez qui est l’idiot utile de l’autre ? smiley


    • 2 votes
      Emma Joritaire 27 juin 21:12

      @yoananda

      "Mais en dehors de ces considérations ce sont les présupposés anthropologiques que je rejettes à la lumière des découvertes de la science moderne. L’homme n’est ni rationnel, ni conscient, ni un individu (sauf de manière ponctuelle et au prix d’un effort important)"

      Dont certains ont eu l’intuition depuis longtemps. Dans "De la démocratie en Amérique" Tocqueville décrit ainsi, en 1840, les conséquences de la sorte d’oppression dont sont menacés les peuples démocratiques :

      "...je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie."

      Schopenhauer (1788-1860) a cette phrase géniale : "L’homme peut certes ce qu’il veut, mais il ne peut pas vouloir de qu’il veut", et Gustave Le Bon (1841-1931) souligne combien l’affectif l’emporte sur le rationnel dans les comportements de l’être humain.

      "Les raisons que nous attribuons à nos actes constituent rarement leurs vrais mobiles. Elles servent surtout à justifier les impulsions sentimentales et mystiques qui nous font agir."

      "La raison sert beaucoup plus à justifier la conduite qu’à la diriger."

      "Les disciplines purement rationnelles qu’on prétend généraliser aujourd’hui resteront toujours impuissantes à dominer les impulsions instinctives."


    • vote
      yoananda yoananda 27 juin 22:49

      @Emma Joritaire
      c’est à ça qu’on mesure la grandeur de ces hommes smiley


    • 1 vote
      Zatara Zatara 28 juin 08:10

      @wendigo
       Je vous rappelle que pour certains la religion parle de 72 vierges ...

      oui, une façon de dire que la partouze est reine au paradis.... l’acte sexuelle comme seul plaisir, et une façon de fabriquer des petits anges une fois qu’on est mort....


    • vote
      Emma Joritaire 28 juin 11:19

      @Emma Joritaire

      MODIFICATION

      Schopenhauer : L’homme peut certes faire ce qu’il veut, mais il ne peut pas vouloir ce qu’il veut


    • vote
      CoolDude 28 juin 14:35

      @La mouche du coche

      Exact. Le Marxiste est matérialiste ..... comme le capitaliste. Devinez qui est l’idiot utile de l’autre ?

      Le Marxiste est "La" critique du système de domination économique et politique par le Capital qui sévit encore de nos jours.

      L’idiot utile, ne serait ce pas plutôt la personne qui dit que cette analyse est idiote car elle est tout autant matérialiste que le capital lui-même ?

      De plus, que disent déjà certains religieux et spirituels à ce sujet ? "Qui ne fait rien, n’a rien !"... Et je suis tout aussi d’accord avec eux !


    • vote
      La mouche du coche La mouche du coche 28 juin 21:59

      @CoolDude
      Le marxiste critique en apparence le capitalisme mais le valide dans les faits. Ce ne sont que les deux faces d’une même pièce, le matérialisme.


    • vote
      Emma Joritaire 28 juin 07:54

      "c’est à ça qu’on mesure la grandeur de ces hommes "

      En même temps que l’inéluctabilité déterministe de la dégradation de la situation générale de la société.


      • vote
        Djam Djam 28 juin 12:33

        @ loiic16 (auteur de la vidéo, je suppose)

        Clouscard est l’un de nos meilleurs sociologues et sans doute l’un des premiers de l’ère du consumérisme totalitaire à avoir pigé en quoi consistait cet "american way of life" que je modifierai en le qualifiant plutôt comme "l’american way of slow death" (le style de mort lente américain).

        Il y a un souci, cher Loïc, c’est que vos lectures sont excellentes et vous avez raison de les faire connaître par voie du net, mais... compte tenu du style d’écriture clousdardienne (!), il est effectivement nécessaire d’expliquer plus simplement ce qu’il veut dire, or... vos explications sont à leur tour passablement embrouillée. On sent que vous avez compris de quoi il retourne mais que vous ne parvenez pas à trouver les mots et les phrases clarifiantes pour le dire...

        Quant au néo capitalisme, pour ma part, j’ai toujours affirmer que la seule et unique façon de détruire ce système mortifère qui nous étrangle et nous tue lentement est de cesser tout simplement d’aller acheter des trucs, des machins, des colifichets et autres gadgets de la "modernité.

        Le problème c’est qu’effectivement, ce réflexe d’achat est sciemment relié partout au principe du désir. Or, le désir est consubstantiel au manque, l’un nourrie l’autre (tant que je n’ai pas, je désire et tant que je désire c’est que je ne possède pas). Il y a là un système pervers que la société de la marchandisation totale à récupéré via la propagande (qu’ils appellent "pub") et dont le moteur consiste à titiller en permanence le sentiment de frustration (le manque) pour maintenir le désir de possession. (titiller = tittytainment, concept lancé aussi par le malveillant Brzezinski - mort depuis peu - mais inventé par Kissinger. Il s’agit d’un ensemble d’objets, de gadgets censés occuper les esprits frustrés des masses... le portable, le jeux viédo ou en ligne, le cinéma etc....)

        Nous possédons vraiment le moyen de faire chuter tout le système, et ce, en cessant simplement d’acheter n’importe quoi et en cessant d’aller dans les hypers marchés. Seulement voilà... le vrai problème c’est d’avoir la force d’esprit de le faire, c’est de réussir à dépasser ses réflexes d’accaparement, c’est d’être conscient qu’on est sans cesse "titiller" et sans cesser tenté d’imiter ceux qui "ont déjà" ceci ou cela. Il faudrait être capable de faire la distinction entre l’utile, le nécessaire et... le futile, l’inutile, le superflu.

        Mais... l’homo consumérismo technobéat de la post modernité est déjà transformé en un paquet de réflexes robitisés. Il est anesthésié et son niveau de pensée descend d’année en année. Il déteste faire des efforts, abomine le temps nécessaire pour apprendre et comprendre, il veut tout immédiatement et refuse de renoncer, comme les mômes, à ses pulsions.

        C’est le fameux programme post 68tard du "jouir sans limite" dont se réclament les Cohn Bendit et autres jouisseurs douteux.


        • vote
          Emma Joritaire 28 juin 21:41

          @Djam

          "Clouscard est l’un de nos meilleurs sociologue..."

          Tiens, un incurable smiley

          "Il déteste faire des efforts, abomine le temps nécessaire pour apprendre et comprendre..."

          Apprendre et comprendre quoi ? Et une fois qu’il a appris et compris, il fait quoi ? Evangélisateur itinérant comme les Témoins de Jéhovah ? Quelle perspective !

          Il aurait le droit de calcer les ménagères, de moins et de plus de 50 qui se laissent embobiner, au moins ?


        • 1 vote
          La Plume La Plume 30 juin 01:44

          Tant de mots pour une explication qui n’a plus de fin.
          La jouissance tirée d’une autre forme de vanité.
          C’est du pédantisme, du gargarisme, une forme d’élitisme, un capitalisme du savoir, afin de mieux laisser les culturellement pauvre dans leur fange intellectuelle.
          Aucune volonté de pédagogie. On peut pourtant expliquer tout cela en termes simples.
          Rien de très philanthropique dans cette démarche, ni de très philosophique.
          C’est une fétichisation de la matière grise. De même que d’autre fétichise l’argent.
          Une autre forme de recherche de puissance afin de nourrir son égo ! "ça y est j’ai compris le problème central du monde ! J’ai compris un auteur qui écrit de manière très obscure. Je fais parti des élus au club de l’ésotérisme scientifique et je vous montre comment je suis incompréhensible !!!
          Tout ça pour décrire une société de singes dominés par quelques autres singes qui connaissent un peu plus l’usage de leur pulsions, sans toujours savoir qui ils sont et d’où ils viennent, et vers où ils vont !
          Nous sommes dans l’ère de l’animalisme amélioré. l’ère du singe qui a appris à fumer une cigarette et qui se croit philosopher. L’animal qui fait l’animal avec de la technologie. Point barre. Très peu d’humain en somme. Beaucoup d’animaux déguisés en humains. Beaucoup d’humains qui se comportent comme des animaux.


          • vote
            microf 30 juin 13:12

            Je ne porte jamais de jeans.

            

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Loiic16


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