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Accueil du site > Tribune Libre > Emmanuel Todd : "Nous Français, ne sommes plus un peuple libre"...
#52 des Tendances

Emmanuel Todd : "Nous Français, ne sommes plus un peuple libre"...

Todd : La vérité ultime c'est que Macron n'a aucun pouvoir, il n'est pas le patron, il n'est pas président, le vrais président de la France c'est Angela Merkel...

Dans son nouveau livre "Où en sommes-nous ? Une esquisse de l'histoire humaine", l'essayiste et anthropologue Emmanuel Todd expose son analyse de la crise mondiale. En exclusivité pour "l'Obs", il revient sur Trump, le Brexit, Macron et Le Pen, et renvoie dos à dos élitisme et populisme. Interview : Eric Aeschimann. Réalisation : Mélody Locard.

A lire aussi sur le site de Bibliobs ...

http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20170830.OBS3997/emmanuel-todd-nous-francais-ne-sommes-plus-un-peuple-libre.html

Source : L'Obs

Tags : France Emmanuel Todd



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34 réactions à cet article


  • 6 votes
    maQiavel maQiavel 7 septembre 12:58

    Oui, c’est l’Allemagne qui gère (en partie) mais si on n’est pas content, on peut sortir de la structure européiste, rien ne nous oblige à y rester. Par contre, si on veut y rester, alors on accepte en silence que ce soit l’Allemagne qui soit la patronne (en partie).

     Les élites allemandes utilisent la zone euro comme un outil de guerre économique et elles ont bien raison de défendre leurs intérêts, je ne vois pas ce qu’on peut leur reprocher.  Ceux qui sombrent dans la germanophobie ou dans la dénonciation de l’Allemagne, ce sont ceux qui rêvent de solidarité européenne, de couple franco –allemand et de fadaises dans ce genre là.

    J’ai l’impression qu’il y’a des gens qui d’un coté veulent des maîtres mais de l’autre coté exigent des maîtres qu’ils soient gentils. Ils n’ont pas bien compris le film : un maître, ça fait ça veut, sinon, ce ne serait pas un maître. smiley


    • 4 votes
      maQiavel maQiavel 7 septembre 14:48

      *un maître, ça fait ce que ça veut


    • 2 votes
      Croa Croa 7 septembre 14:58

      À maQiavel,

      On avait comprit. Les petites fautes, oublie d’un truc pensé mais pas frappé, etc., tout le monde en fait. (Moi je ne me corrige presque jamais et tant pis !)


    • 1 vote
      wendigo wendigo 7 septembre 17:43

      @maQiavel
      un maître, ça fait ce que ça veut

      ***

       Ha bon, je croyais que ça faisant sans senti mettre ... smiley


    • vote
      Voter Après la Monnaie Voter Après la Monnaie 11 septembre 21:08

      le seul maître, c’est la monnaie, c’est l’utilisation de monnaie

      Dire que c’est l’allemagne qui dirige ou que ce sont les USA, ou la Chine ou la Russie, est totalement ridicule. Chaque utilisateur de monnaie a sa part de responsabilité dans ses choix de "qui je vais faire vivre", "qui je vais faire crever" en dépendant là, plutôt que là.

      Tous les autres acteurs économiques ne font qu’agir ainsi mais à des échelles différentes.

      C’est d’avoir à utiliser cet outil primitif qui tire l’humanité vers le bas, qui pose problème.
      Trouver "son mouton noir" est juste de la poudre aux yeux masturbatoire.


    • 7 votes
      #WorldPeaceNow* #WorldPeaceNow* 7 septembre 13:37

      Macron est un petit Antéchrist (de pacotille) ou carrément l’Antéchrist lui-même, vous allez voir que le golem d’Attali va nous imposer la RFID et supprimer le cash au cours de son pitoyable mandat (certainement courant 2018) en prétextant que ce sont des directives européennes et qu’il est obligé de s’y plier.

      La seule solution : les cryptomonnaies comme le bitcoin, l’ether, le litecoins, le Dash (non ce n’est pas la monnaie de Daesh, mais ça pourrait l’être car c’est l’équivalent du bitcoins mais avec l’anonymat en plus).

      Ces monnaies virtuelles sont codées avec un tel niveau de sécurité (blockchain) que pour l’instant elles échappent au contôle de la mafia bancaire internationale. Par contre le jour où on sera obligé de se connecter à son Wallet (portefeuille) via une puce RFID, un tatouage numérique ou une système biométrique, là les illuminati auront gagné la partie.

      Seule chance de s’en sortir en France : préserver le cash et développer l’anonymat des utilisateurs de crypto-monnaies. Quand au troc, c’est trop limité pour être viable, on ne peut pas troquer un crédit immobilier par exemple...

      Ou bien faire une vraie révolution populaire, non instumentalisée, mais avant que les français (totalement divisés et moutonnés) parviennent à se réunir tels les cinq doigts de la main pour former un poing, il va falloir beaucoup de patience. Mais le gaulois peut s’énerver très vite. J’espère que le gouvernement Macron va le pousser à bout !


      • 3 votes
        Gollum Gollum 7 septembre 13:43

        @#WorldPeaceNow*

        ou carrément l’Antéchrist lui-même

         smiley Z’aimez vous enfoncer dans le ridicule, pilule bleue.. (je crois pas que vous ayez réellement pris la rouge en fait…)

        Si c’est tout ce qu’on a comme Antéchrist le moins que l’on puisse dire c’est que Lucifer a eu un léger coup de mou… smiley

        Misère de misère...


      • 2 votes
        #WorldPeaceNow* #WorldPeaceNow* 7 septembre 14:34

        @Gollum

        C’est ce qu’il veut faire croire aux zombies et ça marche du tonnerre de Zeus smiley


      • 3 votes
        Ar zen 7 septembre 13:49

        Ce n’est ni l’Allemagne ni Merkel qui dirigent l’Union européenne. 

        En réalité, l’Union européenne a été construite sur un modèle ordo-libéral, celui appliqué en Allemagne. 

        L’Allemagne, comme les autres nations de l’UE, applique les traités européens. Ce n’est donc pas l’Allemagne qui dicte sa conduite à l’UE. Mais puisque les traités sont tous de nature ordo-libérale rien d’étonnant à ce que l’on pense que c’est l’Allemagne qui tire les ficelles. 

        Les traités ont été construits selon une idée libérale avec la mise en place des 4 libertés de circulation : des biens, des personnes, des capitaux et des services. Une Union européenne et des traités où la concurrence libre et non faussée est une valeur absolument dominante. 

        Todd oublie, par conséquent, de dire et de souligner que se sont les traités qui encadrent l’action de politique économique et sociale de l’UE et non les "désirs" et les volontés venant d’Allemagne ou de Merkel. Zéro pointé pour son analyse. 

        • 2 votes
          yoananda yoananda 7 septembre 13:58

          @Ar zen
          bien qu’état d’accord avec votre explication de la construction européenne, je ne suis pas tout à fait d’accord avec la première phrase "Ce n’est ni l’Allemagne ni Merkel qui dirigent l’Union européenne."

          Officiellement et statutairement non, ce n’est pas elle.

          Mais dans la pratique, à cause du solde target 2 et de l’aplaventrisme français (le seul pays pouvant équilibrer l’Allemagne) ... ben si, ce sont eux qui dirigent.

          Cf le sauvetage des banques en Grèce par exemple.


        • 1 vote
          Ar zen 7 septembre 15:00

          @yoananda

          Les dispositions des traités s’appliquent, à l’Allemagne comme aux autres. 

          L’exemple que vous donnez du "sauvetage" des banques grecques est un bon exemple. Qui a pris la décision ? L’Allemagne ou l’Union européenne ? Ce sont bien les institutions européennes et la BCE qui ont pris la décision. L’Allemagne fait partie de ces institutions, comme la France et comme les autres. 

          Une petite étude en lien. 

          https://france.attac.org/nos-idees/mettre-au-pas-la-finance-les-banques-et-les-transnationales/articles/plans-de-sauvetage-de-la-grece-77-des-fonds-sont-alles-la-finance


        • 1 vote
          yoananda yoananda 7 septembre 15:08

          @Ar zen
          je n’ai pas le temps de lire l’étude, mais je ne vois pas ce que ça change.

          C’est la "Troïka" qui à pris la décision de "sauver" la Grèce. Et ?

          Au sein de la Troïka, qui donne le la ? 

          Je le redis, le solde target 2 donne les "plein pouvoirs" de facto à l’Allemagne. Que ce plein pouvoir s’exerce à travers la commission européenne ou tout le monde fais des courbettes aux surplus commerciaux de l’Allemagne, ça change quoi ?

          J’ai l’impression que vous confondez façade institutionnelle et rapport de force politique réel ...

          En tout cas, je veux bien avoir tort, mais vous ne répondez pas à mes objections.


        • 1 vote
          Croa Croa 7 septembre 15:14

          En fait ce n’est pas l’Allemagne qui commande mais une classe actuellement bien représenté en Allemagne, d’où cette impression. Si l’Allemagne basculait à gauche je la vois mal faire basculer la politique européenne, preuve que tout cela n’est qu’une apparence. En fait l’UE suit une feuille de route libérale et totalitaire et les vrais chefs de tout ça ne sont pas sous les feux de la rampe.


        • 1 vote
          Djam Djam 7 septembre 16:22

          @Ar zen Zéro pointé, vous exagérez un peu Ar zen... Certes Todd oublie certaines choses mais si l’on veut vraiment se rapprocher des origines, on peut affirmer sans trop de risque d’erreur que le NOM qui s’exprime à présent partout et passe, entre autres, par ce machin d’administration totalitaire qu’on appelle l’UE, a des origines très anciennes. A ce propos, l’ouvrage de David Graebber (Bureuacratie) est assez éclairant pour comprendre comment les sociétés modernes (dont l’idéologie "moderne" remonte elle aussi à loin dans le passé) ont créé à jet continu des millions de lois, toutes plus restrictives, normatives et contraignantes les unes que les autres accouchant in fine d’un monstre bureaucratique qui a fini par prendre le pas, le pouvoir en fait, sur tout le reste. Le juridisme américain, qui nous est imposé depuis quelques temps par le truchement là aussi de l’UE, devient LE pouvoir et l’Allemagne le subit comme tous les autres résidus défaits de nation.


        • 3 votes
          Joe Chip Joe Chip 8 septembre 10:51

          @Ar zen

          C’est exactement ça. Les Allemands ont laissé aux Français le leadership diplomatico-verbal et l’imaginaire lyrique (ah, la fameuse "Europe sociale" qui a pris la suite de "l’Europe-puissance" !) pour se concentrer sur l’économie, le seul outil de puissance qui leur restait. Mitterrand, par peur de voir une Allemagne réunifiée renouer avec ses ambitions hégémoniques continentales ou dériver vers l’Est, a cédé sur l’euro, laissant les Allemands indexer ce dernier à leur mark, ce qui revenait à leur accorder un avantage économique d’autant plus fondamental que nous n’avons pas mené dès les années 90 les réformes difficiles qui auraient pu nous permettre de rester dans la roue de l’Allemagne.  

          Ils ont façonné l’esprit des constitutions selon leur modèle politique basé sur la décentralisation et l’ordolibéralisme qui "offre des règles parfaitement adaptées à la gestion d’une union économique et monétaire rétive à toute intégration politique. Soucieux de préserver leurs souverainetés, les États membres ont ainsi mis en place un fédéralisme tutélaire peu démocratique, axé sur des principes de rigueur et de surveillance multilatérale. En réalité, l’ordolibéralisme originel ne s’arrête pas à l’économie. Il propose aussi une vision du monde dont le contenu social et humaniste interpelle et ouvre des débats sur l’Europe face à son avenir."

          https://www.cairn.info/revue-internationale-et-strategique-2016-3-page-26.htm

          Donc en réalité les Allemands ont paradoxalement utilisé à leur profit les réticences des Etats-Nations à consentir des abandons de souveraineté, c’est donc plus complexe qu’une simple opposition binaire entre souverainisme et éuropéisme.

          La difficulté des Français en Europe sont liées au fait qu’ils ont avalé depuis 40 ans les mensonges de leurs élites qui ont menti, délibérément ou par omission, sur la véritable nature des institutions européennes. 

          L’ordolibéralisme n’est qu’un néolibéralisme adapté à la mentalité germanique basé sur une gouvernance par le droit (les fameuses "normes") qui correspond tout à fait aux modalités imposées par la commission européenne (dominée par les Allemands et leurs "alliés" des pays du nord).

          Un article qui fait le tour du sujet : 

          http://l-arene-nue.blogspot.fr/2015/08/lordoliberalisme-allemand-comment-il.html 

          C’est pourquoi la monomanie caricaturale anti-allemande de Todd sur le sujet est pathétique et ridicule de la part de quelqu’un qui prétend produire une pensée objective, mais il y a également Rougeyron du côté des "souverainistes" de droite qui tombe dans la même facilité avec une couche de franchouillardise en prime vis-à-vis des "boches".

          Les "boches" ont habilement manœuvré, voilà tout. Au lieu de chercher à faire renaître une puissance géopolitique qui se heurtait depuis un siècle à des obstacles à la fois externes et internes, ils ont subtilement modifié les règles du jeu économique en leur faveur, ou plutôt non, en faveur de leur modèle de société, ce qui leur a fourni un avantage concurrentiel que la réunification a concrétisé. 

          Pendant ce temps-là, les Français se sont trop laissés aller à l’idée gaullienne que leur terrain de jeu était toujours mondial et que les concurrents naturels de la puissance française étaient les USA ou la Russie. Même les élites néolibérales françaises ont toujours préféré les institutions internationales (FMI, OMC) aux institutions européennes, où la France est aujourd’hui sous-représentée. La bombe nucléaire, l’emphase droit-de-l’hommiste, les interventions militaires aux quatre coins du monde, l’universalisme, la "deuxième ZEE du monde" (inexploité de peur d’être qualifié de colonialisme, donc essentiellement inutile et coûteuse)... tout cela a concouru à porter un regard un peu abstrait et condescendant sur les affaires européennes. 

          Pour le dire de manière imagée, on a laissé les clés de l’Europe aux Allemands, les Allemands en ont fait ce qu’ils voulaient.


        • vote
          yoananda yoananda 8 septembre 11:32

          @Joe Chip
          super post.

          En gros les allemands ont fait ce que tout le monde fait : ils ont voulu appliquer ce qui marche chez eux chez les autre. Les français ont fait pareil pour ainsi dire à une nuance près : ils ont essayé d’appliquer ce qui ne marche pas chez eux chez les autres ! lol

          Il ne faut pas oublier que si la France à des sérieux atouts, des chef d’entreprise parmi les meilleurs au mondes, des ingénieurs de haut vol, des mathématiciens hors pairs, elle à aussi une armée mexicaine de fonctionnaires, d’associations et syndicats qui, s’ils permettent de garantir une certaine stabilité politique et paix sociale ont la contrepartie de rendre le pays irréformable.

          Mais de toute manière, tout cela à peu d’importance et est en train d’être balayé par la démographie.

          Les institutions et l’économie vont s’effondrer à mesure que la substance du peuple (des peuples européens devrais-je dire) va changer, dans les 50 prochaines années pour l’Europe, et bien avant pour la France.

          La France est actuellement dans la phase de pente maximale de sa courbe de remplacement. Le point d’inflexion sera atteint dans moins de 10 ans probablement (c’est à dire 50% de naissances allogènes). Bon allez, 20 ans si vous voulez pour les esprits tatillons à cause des erreurs de mesures.

          Le français de sang ne sera minoritaire de façon visible que d’ici 30 ans environ. Mais je dis bien de façon visible, car, c’est dans les crèches que ça se passe et la mise en minorité se fait avant de manière moins visible.

          Il est déjà trop tard.


        • vote
          Ar zen 8 septembre 20:22

          @yoananda

          Non, les soldes target 2 ne donnent pas le pouvoir à l’Allemagne. En lien, 3 études de Vincent Brousseau, spécialiste de la question et ancien de la BCE. Premier lien un article écrit en février 2016. Ce que montrent les soldes Target c’est simplement que l’Euro est condamné et non que l’Allemagne dirige l’UE. 

          Vous parlez de façade institutionnelle. Je ne suis pas du tout, mais pas du tout d’accord. L’U.E fonctionne sur la base des traités que la France a signés mais aussi l’Allemagne. Les décisions se prennent, au sein de l’UE, soit à l’unanimité, soit à la majorité qualifiée, soit à la majorité simple. Expliquez moi comment l’Allemagne pourrait régner en sous marin sur l’UE ? 

          Je ne confonds pas rapport de force et "institutions européennes". Est-ce que l’Allemagne désobéit aux traités ? Non ! Pas plus que les autres pays. Et s’il advient qu’un pays désobéit, la CJUE intervient et sanctionne le dit pays. 

          Où allez vous chercher cette notion de rapport de force alors que tout est confiné et enfermé dans le TUE, le TFUE et le TSCG ? Vous avez une lecture bien curieuse des traités européens. 

          L’UE est une organisation intégrée au service d’un véritable « projet » parfaitement « autonome », annoncé et lisible. Ce « projet » européen n’est pas défini, modifié, adapté par les Etats au fil de leurs réunions, non ! Il est figé dans le marbre du traité lui-même. Les orientations programmatiques de l’Union européenne, du fait qu’elles sont intégrées aux traités sont « gelées », bien moins révisables qu’une norme constitutionnelle de niveau national. Les traités européens ont ainsi opté pour une « intégration négative », c’est à dire l’intégration économique par la suppression de toutes les barrières et distinctions nationales, par opposition à l’intégration « positive », c’est à dire le développement de politiques de limitation, de palliation et de correction des distorsions du marché. L’intégration « négative » est institutionnalisée dans le droit primaire de manière directe à travers, notamment, la protection des 4 libertés de circulation fondamentale (biens, personnes, services).


          A votre tour de répondre. 

          https://www.upr.fr/actualite/pourquoi-leuro-est-condamne

          https://www.upr.fr/actualite/crepuscule-de-leuro-targets-degel-de-pensee-vincent-brousseau

          https://www.upr.fr/actualite/ce-que-doit-a-ses-consoeurs-une-banque-centrale-qui-quitte-leuro-la-prime-de-sortie-vincent-brousseau


        • 1 vote
          Ar zen 8 septembre 20:32

          @Joe Chip

          J’apprécie au plus au haut point votre commentaire. Je tenais à vous le dire. 

          Votre phrase : "Ils (les Allemands) ont façonné l’esprit des constitutions selon leur modèle politique basé sur la décentralisation et l’ordo-libéralisme". 

          C’est pour cette raison que d’aucuns ont le sentiment que c’est l’Allemagne qui dirige l’UE mais cela va bien au delà. Ce sont biens les traités européens qui ont copié et intégré l’orthoxie allemande en matière économique et leur ordo-libéralisme. 

          Mais ce système à des limites. Aujourd’hui certains parlent d’un "budget européen" et d’un "ministre de l’économie européen". Il faudrait pour cela que l’Allemagne abandonne sa souveraineté économique. Je ne pense pas qu’elle soit prête à ce sacrifice. Les vraies tensions vont commencer sitôt que cette idée sera à l’ordre du jour. 




        • vote
          pegase pegase 9 septembre 00:11

          @Ar zen
          Je vais vous donner mon point de vue qui à mon avis explique en grande partie notre débâcle économique vis à vis de l’Allemagne ...

          Nous pouvons tous constater que de nombreux produits proviennent de Chine, notre balance commerciale au titre des échanges Chine <=> France est largement déficitaire alors que ce n’est pas le cas de l’Allemagne, c’est même parfois l’inverse, ils sont bénéficiaires ...

          Les taxes d’imports Chine => UE sont établies pour toutes l’UE, de mémoire 2,7% pour ce qui concernant le matériel de loisirs qui entre en Europe (ça inclue beaucoup de choses), or les taxes ont été établies en tenant compte du volume global des échanges, et non à titre individuel par nation comme c’était le cas avant ... Ces faibles taxes sont justes pour les allemands puisqu’ils exportent beaucoup vers la Chine, mais pas pour nous qui sommes largement déficitaires en volume d’échange (il nous faudrait des taxes bien plus importantes pour ré-équilibrer) ....

          L’Allemagne profite donc directement de ce déséquilibre au détriment de la France ... ...


        • 1 vote
          Ar zen 9 septembre 08:28

          @pegase

          J’abonde dans sens. Il est très juste d’écrire que la balance commerciale de l’Union européenne, à savoir la différence entre les exportations vers l’extérieur de l’UE et les importations vers l’UE, est considérée en agglomérant le résultat de tous les pays. 

          http://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php/International_trade_in_goods/fr

          Un pays qui fonctionne équilibre autant qu’il peut sa balance commerciale. S’il y a des déséquilibres, il met en place des mesures de protection. Ces mesures de protection sont aujourd’hui prises au niveau de l’UE et non pays par pays. Comme l’Allemagne est la championne du monde des exportations, celles ci équilibre immédiatement le déficit d’exportation de pratiquement tous les autres pays de l’UE réunis. 

          Dans le cas d’un pays qui exporte trop, comme l’Allemagne, les marchés seraient supposés intervenir immédiatement et la taux de change de la monnaie allemande, comparé aux autres monnaies, s’apprécierait sans délai. Or, l’Allemagne n’a plus de monnaie propre puisqu’elle a l’Euro. Et c’est ainsi que le système de l’euro favorise d’une manière éhontée l’économie Allemande. C’est l’Allemagne qui tire profit de l’existence de l’euro et elle seule. Il faut rapidement sortir de l’UE pour équilibrer tout ceci et mettre en place les instruments de protection que les autres pays appliquent. 

          Les principaux instruments de protection

          Les interventions directes 

          Les interventions indirectes

          Les droits de douane
          Les quotas d’importations et exportations
          Les subventions aux exportations
          Les barrières sanitaires et phytosanitaires

          La gestion du taux de change
          Les programmes par produit
          Les aides à la commercialisation
          Les subventions aux intrants et les exonérations d’impôts
          L’aide à l’investissement à long-terme

          https://www.insee.fr/fr/statistiques/2381432&nbsp ;


        • 1 vote
          Ar zen 9 septembre 08:39

          @Djam

          Si vous devez lire un seul livre, lisez "l’Europe sociale n’aura pas lieu". Pour un investissement de 8 euros vous saurez tout sur la construction européenne depuis ses débuts et connaitrez les acteurs qui ont concouru à la naissance de l’UE. 

          Un tout petit livre, 120 pages seulement, bourré de références. Incontournable.

          https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/41ft952MppL._SX300_BO1,204,203,200_.jpg

          Ce petit ouvrage rend compte de recherches universitaires, menées depuis une dizaine d’années, dans les domaines de l’histoire et de la Science Politique de l’Union Européenne.

          Ces travaux montrent que, dès la création de la CEE, les partisans d’une Europe intégrant une harmonisation sociale par le haut (une partie du PS et des hauts fonctionnaires français), se sont heurtés à une coalition franco-allemande (Monnet-Rueff en France, ordo-libéralisme en Allemagne), qui n’a eu de cesse d’empêcher cette perspective. Cette coalition a conçu l’Europe comme un moyen d’inscrire les politiques économiques nationales dans un cadre néolibéral. Ce cadre, inspiré de l’ordo-libéralisme allemand, vise le libre échange généralisé, le plein développement de la concurrence et une orthodoxie monétaire stricte. Dans cette perspective, l’action économique de l’Etat doit être encadrée par des règles de type constitutionnel, qui le mette à l’abri de l’influence des populations. Comme si l’on pouvait construire une Europe sans la prise en compte effective des aspirations économico-sociales des peuples qui la constitue.

          Le livre, écrit dans un langage clair et accessible à chacun, retrace les différentes étapes de cette évolution, les débats qui l’ont émaillée et son résultat. Il donne un sens à ce que certains voient comme une lente dérive, vers une vaste zone de libre échange, sans autre perspective à offrir, qu’un approfondissement de la mise en concurrence des espaces économico-sociaux nationaux. A lire ce livre il s’agirait plutôt de la révélation au grand jour d’un aspect constitutif de la construction européenne depuis les années 1950.

          Et si vous avez un peu plus de temps à consacrer à la lecture, un ouvrage conséquent, le seul qui existe sur le sujet : "la démocratie à l’épreuve de l’intégration européenne", un travail de recherche de doctorat. 

          Si vous lisez ces deux livres vous saurez très exactement ce qu’est l’UE et pourquoi il faut en sortir le plus vite possible. 

          https://static.fnac-static.com/multimedia/Images/FR/NR/0e/8c/55/5606414/1507-1/tsp20170106174735/La-democratie-a-l-epreuve-de-l-integration-europeenne.jpg



        • vote
          Ar zen 9 septembre 08:41

          @yoananda

          Je partage votre sentiment. Une autre vie, différente, se prépare en France. 


        • vote
          ged252 10 septembre 10:05

          @Ar zen

           ;

          Pour l’instant la politique mise en place par Draghi fonctionne, la situation économique en Europe s’améliore, enfin disons que le spectre de la déflation est parti. Même si comme pour les USA il n’y a pas encore de croissance, pas d’inflation.

          .

          Le "Trade Balance" de l’Europe est à +19 milliards, et celui de l’Allemagne est à +19 milliards.

          C’est l’Allemagne qui fait tous les frais de l’Europe.

          .

          Trade Balance =

          Difference in value between imported and exported goods during the reported month ;

          .

          Cherchez "Balance" sur cette page

          Pour avoir celle de la Chine, Italie, Allemagne Europe



        • 1 vote
          ged252 10 septembre 10:14

          @Ar zen

          .

          Merci pour les indications des livres, je vais voir si je trouve le premier smiley


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          ged252 10 septembre 10:28

          @Ar zen

          .

          Draghi dit dans un discours prononcé il y a un mois, que dans les années 70, les politiques avaient décidé dans un but de "wellfare",( pour le bien public), de faire le choix de l’inflation et de la croissance, et apparrement ça a abouti à l’inflation délirante des années 1980.

          .

          Pour Draghi la perspective d’un homme politique c’est le court terme de sa prochaine réélection, autrement dit, ils sont incompétents en économie et ne pense qu’à leur intêret personnel.

          C’est Draghi qui décide et qui mène la politique économique en Europe ; en respectant les règles, les traités ; Les hommes politiques sont à la ramasse .... les journalistes aussi


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          ged252 10 septembre 10:34

          @ged252

          .

          extrait :

          "In the 1970s governments attempted to maximise social welfare, in the form of low unemployment and inflation, by trying to exploit the short-run trade-off between the two. They engineered surprise booms “just once” before promising to revert to a policy of low inflation in future, especially when motivated by the electoral cycle. The insights of a number of Nobel laureates showed how these policies were bound to fail and why they were time inconsistent.[2] The same incentive to renege remains in the future, and promises to do otherwise lack credibility. Rational wage and price setters will not believe in a policy that policymakers will find it optimal to renege on, making it difficult for policymakers to achieve price stability without a recession. "



        • 1 vote
          pegase pegase 10 septembre 17:18

          @Ar zen

          Voilà, on est bien d’accord ... et pourtant cette petite analyse très simple n’est jamais exposée dans les médias, ils s’en gardent bien ...


        • 15 votes
          Hieronymus Hieronymus 7 septembre 14:20

          Todd, c’est le mec qui mélange 10% de faux à 90% de vrai et comme ça il parvient forcément à des conclusions fausses mais qui ont le grand avantage d’être généralement politiquement correct, ce qui fait qu’il n’a rien à craindre pour "sa place"

          taper sur l’Allemagne (avec sa voix angoissée) c’est un de ses leitmotiv, ça ne mange pas de pain et en sus c’est sans danger, depuis 1945 les Allemands ont pris l’habitude d’être désignés comme étant les méchants sans protester

          sauf que à la base de toute cette sujétion économique des vieux pays européens, ce n’est pas l’Allemagne qui est le décideur et le profiteur principal mais c’est l’oligarchie financière anglo-saxonne et ce depuis 2 bons siècles et le chef d’orchestre n’est pas à Berlin mais serait plutôt à Londres, Washington ou Tel Aviv .. mais c’est beaucoup moins politiquement correct de parler de ça donc on continue à taper sur l’Allemagne, on tient un bon coupable


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            Olivier Perriet 7 septembre 15:41

            @Hieronymus

            Sembleriez-vous convenir que taper sur l’islam, c’est sans risque, et c’est taper sur un faux coupable ?


          • 4 votes
            yoananda yoananda 7 septembre 15:47

            @Olivier Perriet
            moi je tapes sur tout ce qui passe, et il n’y a qu’avec l’Islam que j’ai reçu des menaces de mort de la part d’un musulman qui prétends défendre une religion d’amour et de paix.

            Je crois qu’il y a un ou 2 caricaturistes aussi qui ont essayé : ils ont eu des problèmes.


          • 1 vote
            La mouche du coche La mouche du coche 7 septembre 17:38

            Hieronymus a tout résumé. Emmanuel Todd est un enfumeur. smiley


          • 1 vote
            nephis 7 septembre 19:02

            @Hieronymus

            Emmanuelle Todd appartient à une certaine communauté : ceci explique peut-être cela…


          • vote
            Olivier Perriet 10 septembre 09:39

            @autres

            Je vous renvoie le compliment d’enfumage :

            sur 4mn10 de vidéo, il parle de l’Allemagne 10 secondes, pour dire une évidence, à savoir que c’est l’Allemagne qui domine économiquement et financièrement la zone euro. Un vrai scoop super polémique....

            Ces 10 secondes suffisent donc à disqualifier son propos et à placer les thèmes juifs et tel aviv

            Un bien beau travail de com’, toutes mes félicitations.


          • 2 votes
            phan 8 septembre 22:16
            Le vrai président de la France c’est Angela Merkel, vous plaisantez là ?


            

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