• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Francis Cousin - Classe ouvrière et Prolétariat

Francis Cousin - Classe ouvrière et Prolétariat

Le terme "classe ourvière" est désué au XXIème siècle, c'est bien pour cette raison Karl Marx faisait la distinction entre les ouvriers en tant que couche sociale et le Prolétariat en tant que classe sociale dans le livre III du Capital. Etymologiquement, "prolétariat" vient de prolos en latin qui désigne l'individu qui n'a que ses enfants comme richesse. Marx et Engels ont proposé comme définition du Prolétariat : «  Il faut entendre par prolétaire le salarié qui produit le capital et le fait fructifier, et que M. Capital […] jette sur le pavé dès qu'il n'en a plus besoin  ». La classe ne peut pas être définie par la heuteur des revenus mais par sa place dans le mode de production. Francis Cousin développe parfaitement cette analyse.

 

 

Tags : Société Culture Travail Marxisme



Réagissez à l'article

18 réactions à cet article


  • vote
    pegase pegase 9 mai 12:24

    "désué" => "Desuet"

    Masturbation intellectuelle inutile, la classe ouvrière existe et existera toujours, un employé de banque n’est qu’un ouvrier travaillant pour une entreprise ...

    En tant qu’individu majeur et vacciné vous avez deux choix de vie possible, l’entreprenariat ou l’inscription à l’ANPE pour la recherche d’un emploi => employé, ouvrier, c’est pareil, avec toutefois une connotation péjorative pour le terme "ouvrier", ça fait plus BCBG de dire que vous êtes un employé de **** face à l’œil critique de votre potentielle future belle mère ...

    "Cybernétique automate du capitale" smiley
     
    ... Sacré Cousin  !


    • 1 vote
      Yacine Chibane Yacine Chibane 9 mai 15:12

      @pegase
      Oui pardon, faute de frappe j’ai pensé à écrire "usé" et "désuet" et je me suis pas rendu compte, il faisait tard smiley

      Sur le fond, vous dites que la classe ouvrière existe et existera toujours mais a-t-elle toujours existé ? La réponse est non. Pour le coup, le Cousin Francis fait une bonne analyse sur la nuance entre prolétariat (les petits commerçants peuvent être prolétarisés) et les ouvriers.


    • vote
      CoolDude 9 mai 15:20

      @Yacine Chibane

      Les prolétaires sont les esclaves de la machine capitaliste... En raisonnant à l’extrême, on est tous devenu esclave de ce système.

      Le simple fait d’avoir un crédit, un compte en banque...


    • vote
      CoolDude 9 mai 15:26

      @CoolDude

      A la base, le prolétaire est un personne qui ne possède pas de moyen de production de plus-value.

      Après qui possède réellement quoi ?


    • vote
      Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 9 mai 21:12

      @pegase
      "la classe ouvrière existe et existera toujours"


      Même le soleil n’existera pas "toujours". Et la classe ouvrière disparaîtra avant le soleil. 


    • vote
      Dadou Dadou 12 mai 09:26

      @pegase

      "Masturbation intellectuelle inutile, la classe ouvrière existe et existera toujours, un employé de banque n’est qu’un ouvrier travaillant pour une entreprise ..."

      C’est faux la monnaie et la marchandisation n’a pas toujours existait. Il n’y en avait pas dans les première civilisation primitive local.

      Tout chose à un début et une fin la question est quand...


    • vote
      CoolDude 9 mai 15:15

      "Cybernétique automate du capitale" ...

      C’est comme Fréderic Lordon, voir d’autre... Quand ils se lâchent, ils ont tendance à y aller fort avec les "gros" mots. On est loin de la vulgarisation. Cherche t’il a se rendre crédible ?

      Je traduis donc...

      Cybernétique, automatique... C’est la science des systèmes (automatique : régulation). C’est deux mots veulent dire quasiment la même chose.

      Bref, c’est simplement, comment se maintient le système capitaliste.

      Le capitalisme est un régime ou il existe une "propriété" des moyens de production de plus-value ! Et son problème, c’est qu’il y a seuil ou la plus-value faite par un capitaliste dépasse se qu’il dépense. Ce solde est naturellement réinvestie pour faire plus de plus-value, etc...

      C’est aussi simple que ça !

      Malgré la crise, les grands capitaliste ne se sont jamais autant enrichies.

      Pour la suite de l’histoire... On verra si Marx a raison, mais personnellement, je n’en doute pas. Le "game over" s’approche petit à petit.


      • vote
        yoananda yoananda 9 mai 15:35

        @CoolDude
        "On verra si Marx a raison, mais personnellement, je n’en doute pas."

        Moi j’en doute. D’abord Marx s’est planté si je ne m’abuses, il pensait que la fin du capitalisme était de son temps. La "fin" à été repoussée par l’invention du consumérisme.

        Je pense qu’il en sera de même avec la crise actuelle : à terme, si oublie 5 min qui possède les moyens de production, on débouche sur une société ou les robots produisent et les humains "jouissent" (à supposer qu’ils sachent faire mais c’est un autre débat). Du moment que la jouissance est garantie, je pense que les humains se moqueront pas mal de qui à le pouvoir, qui possède les robots qui produisent.

        Comment ? par le revenu universel, qui est précisément une réponse à cette problématique de la concentration d’une part et de la sur-producitivité (des machines vs les humains) d’autre part.

        Du moment que certains gardent le pouvoir et d’autres la jouissance, je pense qu’un accord sera trouvé entre les morlochs et les eloïs ! lol


      • vote
        CoolDude 9 mai 15:43

        @yoananda

        Ce que tu décris peut se voir comme l’émergence d’une sorte de "super-prolétariat" et de "super-capitaliste"... C’est juste un niveau au dessus. Mais à la fin, il doit n’en rester qu’un comme on dit.


      • vote
        yoananda yoananda 9 mai 15:57

        @CoolDude
        "Ce que tu décris peut se voir comme l’émergence d’une sorte de "super-prolétariat" et de "super-capitaliste"... C’est juste un niveau au dessus."

        Tout à fait.

        "Mais à la fin, il doit n’en rester qu’un comme on dit."

        Rien n’empêche un contrat social de la forme que j’ai expliqué, non ?


      • vote
        Mahler 9 mai 16:03

        @yoananda
        "Moi j’en doute. D’abord Marx s’est planté si je ne m’abuses, il pensait que la fin du capitalisme était de son temps. La "fin" à été repoussée par l’invention du consumérisme." Pas du tout, marx n’a jamais cru en une chute final du capitalisme une chute mécanique. Pour marx le capitalisme ne meurt pas de lui même, seule une révolution peut le détruire, or il faut deux conditions pour une révolution : un facteur objectif et un facteur subjectif(la conscience de classe, le parti etc). C’est très dur à obtenir en même temps et ça peut échouer(1919 en Allemagne, le contexte objectif y était presque mais pas le subjectif, classe ouvrière immature au niveau de sa conscience de classe et pareil pour le parti gangrené par son appartenance antérieur à la social démocratie et à l’idéologie réformiste révisionniste.


      • vote
        CoolDude 9 mai 20:22

        @yoananda

        Mouais... Pourquoi pas !

        A l’heure actuel, le discours est bien le suivant : le grand capital pourvoit aux besoins des prolétaires en leur donnant du travaille...

        Et que demain, en résumé, les plus riches aideront les plus pauvres.

        Un jour peut être ! Hihi... Mais je ne pense pas que cette chose là viendra d’elle-même.


      • vote
        ged252 9 mai 16:04

        Un prolétaire c’est quelqu’un qui n’a que sa force de travail à vendre, ses bras.
        .
        Aujourd’hui un prolo c’est quiconque a juste de quoi payer son loyer, sa nourriture et rien d’autre, pas de distraction, pas de vacance. C’est presque tout le monde, quoi.
        .
        Les médecins et les agriculteurs sont en voie de prolétarisation par la volonté de l’Etat. Mais tous les commerçants le sont aussi, car l’Etat leur prend tout ce qu’ils gagnent ... l’Etat pas les patrons.
        .
        Le capitaliste c’est celui qui détient le capital, l’argent. Aujourd’hui ce sont ceux qui achètent les TBonds, et qui vivent des rendements que ces TBond servent.
        .
        La lutte des classes, c’est la lutte entre ceux qui ont de l’argent et ceux qui n’en ont pas, voilà c’est tout.


        • vote
          yoananda yoananda 9 mai 16:18

          @ged252
          "Aujourd’hui un prolo c’est quiconque a juste de quoi payer son loyer, sa nourriture et rien d’autre, pas de distraction, pas de vacance. C’est presque tout le monde, quoi."

          Presque personne tu veux dire ! Moi en ville j’en vois des tonnes qui se distraient et qui ont 5 semaines de congés payés.

          Tu parles des chinois ?


        • vote
          ged252 9 mai 20:34

          @yoananda

          .

          Je ne sais pas de qui tu parles, peut-être des fonctionnaires, les seuls qui aient la belle vie, les autres, tous, sont pris à la gorge.

          Les indépendants ont le RSI sur le dos, Racket Sans Interruption. Les ouvriers ne gagnent rien, je ne sais pas comment avec 1500 euros par mois, ils peuvent tout payer.

          Tout le monde subit le système, personne n’a aucun pouvoir sur sa propre vie, l’Etat est partout, et nous casse les c....s, même au sommet du mont blanc, alors ....


        • 1 vote
          ged252 9 mai 20:45

          Il y a 20 à 25% des jeunes qui sont au chomage

          Quand ils ont un emploi c’est un CDD, les entreprises ne donnent plus de CDI, ou alors il faut être pistonné.

          .

          Dans les discount, les employés et les caissières travaillent comme des forçats, pour trois fois rien, le SMIC, avec souvent des temps partiel.

          .

          Maintenant il y a toujours des gens qui vont au restaurant le soir, c’est vrai, il y en a qui ont toujours les moyens, le grand truc des Français aller au restaurant ....bon chacun son truc


        • vote
          yoananda yoananda 9 mai 21:26

          @ged252
          j’en connais plein qui font la fête (je me demandes parfois s’ils font autre chose d’ailleurs) et ce ne sont pas tous des fonctionnaires. Ca dépends peut-être des régions ?


        • 1 vote
          ged252 9 mai 20:49

          Et ça ne s’arrange pas, en ville chez moi (45000 habitants), le centre ville se désertifie à vitesse grand V, les magasins ferment, et les gens déserte le centre ville, peut-être que c’est l’effet Internet, mais il y a aussi le vieillissement de la population,
          .
          Dans certains endroits il n’y a plus que des vieux, lorsqu’ils meurent les maisons ne se vendent pas, et des villages entiers deviennent des villes fantômes ... bref, tout ça ne serait pas très grave si on faisait comme les Japonais. 

          

          Ajouter une réaction

          Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

          Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


          FAIRE UN DON







Palmarès