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Accueil du site > Tribune Libre > Jean-Michel Wizenne : "Nous sommes un Bétail humain"

Jean-Michel Wizenne : "Nous sommes un Bétail humain"

Le musicien et essayiste anarchiste Jean-Michel Wizenne livre une réflexion concernant le système qui perdure depuis des millénaires : Fermier / Bétail humain basé sur l'autorité hiérarchique.

 

 

Tags : Société Oligarchie Manipulation



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42 réactions à cet article


  • 6 votes
    Maître Cube 10 février 15:45

    Je recommande. Vraiment génial.

    La société expliquée en mots très simple.


    • 6 votes
      La mouche du coche La mouche du coche 10 février 18:39

      Encore un "dissident" à 2 balles qui pense combattre le système, alors qu’il n’en est qu’un idiot utile à son épanouissement. 

      Devinez quel est son ennemi ? Je vous en donne en mille : la religion ! le Pape ! les cathos ! Il pense EXACTEMENT comme tf1, comme Le Monde, comme Liberation, comme TOUS les autres du Système. Plus crétin que lui, tu meurs. Cheveux longs, idées courtes. smiley


    • 6 votes
      Yacine Chibane Yacine Chibane 10 février 18:55

      @La mouche du coche

      Si t’avais écouté la vidéo, tu verrais qu’il ne s’attaque pas à la spiritualité mais à la dimension autoritaire et dogmatique des religions. Il dit précisément qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

      En plus ce que tu oublis de dire le moucheron ; c’est que les médias dominants disent du bien pape et que beaucoup de médias français sont tenus par des bourgeois catholiques... (vous reprochez la pleurniche aux juifs et aux muzz alors ne la pratiquez pas). Bolloré, Lagardère et Dassault tiennent une bonne partie de la presse française. On peut rajouter des médias de second plan : TVLibertés, Minute, Rivarol, Présent et j’en oublie !


    • 4 votes
      La mouche du coche La mouche du coche 10 février 19:50

      @Yacine Chibane

      "les médias dominants disent du bien pape et que beaucoup de médias français sont tenus par des bourgeois catholiques." 

       smiley smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley 

      Merci pour la tranche de rigolade. Vous on peut dire que vous suivez bien l’actualité. Et c’est pourquoi je n’ai pas besoin de vous rappeler que l’avant dernier pape a été viré par la Banque qui a bloqué le système de carte bancaire du Vatican, et remplacé par un nouveau qui mais c’est un hasard, plait beaucoup aux médias doninants !!!!!

      Votre naïveté est juste magnifique. Ne touchez à rien. smiley smiley 


    • 4 votes
      Yacine Chibane Yacine Chibane 10 février 20:22

      @La mouche du coche
      Le Pape François est adoubé par les grands médias faut pas être trop de mauvaise foi, et le président de la République française est chanoine de latran (curé d’honneur du pape). On pourrait également parler du concodrat d’Alsace-Moselle qui n’a jamais été aboli jusqu’à aujourd’hui.

      Oui beaucoup de grands médias (je n’ai pas dis tous) sont tenus par des grands bourgeois catholiques du caca-rente. Je l’ai ai déjà cités, je n’ai pas envie de me répêter.


    • 3 votes
      La mouche du coche La mouche du coche 10 février 23:36

      @Yacine Chibane

      Je découvre sur un autre fil de discussion que vous travaillez pour le gouvernement (lequel ?). Ça paye bien le métier de troll gouvernemental ? smiley


    • 2 votes
      Yacine Chibane Yacine Chibane 11 février 11:44

      @La mouche du coche

      Oui je touche 5000 balles par mois au frais du contirbuable, c’est vrai puisque je vous le dis...

      Plus sérieusement, aucun argument sur le fond le moucheron ? smiley


    • 3 votes
      ricauret 10 février 23:29

      LE MOT RELIGION C EST RELIER OR AVEC L INTERPRÉTATION A DEUX BALLES DES TEXTES SAINTS
      LES RELIGIONS N ONT FAIT QUE DIVISER ( LE DIABOL)


      • 1 vote
        Haze Haze 11 février 09:03

        Des choses assez justes sont dites. La domestication de l’homme par lui même est un fait assez impressionnant à analyser. Evidemment fruit d’une nécessité impérieuse. Deux points de bascule dans l’histoire de l’homme : quand le nombre d’humains dans une zone fait que toutes les terres sont revendiqués / la nature cesse d’être le premier adversaire de l’homme (c’est lui même qui le devient)
        Y voir le signe du ’MAL’ et par contre totalement moraliste. Je ne vois pas en quoi tout ceci serait ’mauvais’, ’mal’, ’méchant’. Cette domestication a fait que les êtres les plus faibles ont aujourd’hui autant de chance de survie que les plus forts... peut-être ici se trouve un problème, plus essentiel, que celui de croire que les faibles ont été les perdants de cette domestication...


        • vote
          le celte le celte 12 février 08:21

          @Haze

          Bonjour, le problème des faibles est leur prise de conscience d’appartenir à une société devant être performante, au point de ne plus y supporter leur place et leur condition. L’amour propre vous connaissez ?


        • 1 vote
          Haze Haze 12 février 09:50

          @le celte
          Et donc, pourquoi devrions-nous faire une société à leur image ?


        • 1 vote
          Haze Haze 12 février 10:01

          Il n’y a qu’à parler avec eux pour voir leurs profondes aspirations : revenir au stade originel de l’homme, quand ils étaient (selon eux) encore égaux aux autres. C’est à dire qu’ils n’ont aucun problème à renvoyer l’humanité au point de départ, si ceci peut satisfaire leur désir de ne plus être opprimé, dans un monde où personne ne chercherait à s’élever. Une paresse totale : "je suis faible dans la société, je veux donc une société où les forts ne pourraient exister ; ainsi je n’aurais qu’à vivre en jouissance sans avoir la crainte de voir des personnes me commander."

          En bref, un monde où l’absence d’usage de volonté n’aurait aucune incidence négative.


        • 1 vote
          Haze Haze 12 février 10:09

          Et la dialectique Hégélienne de venir en renfort à leur désir, à coup de grands sabots : L’histoire de l’oppression du peuple était un stade obligatoire de l’histoire de l’humanité (qui a un sens), comme une sorte de malédiction divine imposée, ayant comme but final (le sens de l’histoire) d’amener l’humanité à un stade (quasi divin) de jouissance terrestre (royaume de Dieu) grâce aux avancées technologiques induites par la société hiérarchique (ca a quand même eu des bon côtés ?).

          Ainsi, nul besoin d’admettre avoir été faible pendant des millénaires d’oppressions, le prolétariat pense au contraire que cette période de malédiction était le dessein de la dialectique historique (dessein de Dieu ?) et que ne pouvant aller contre l’histoire, toute lutte aurait été inutile (car le temps n’était pas encore venu). En conclusion, se battre et renverser notre joug n’aurait PAS ÉTÉ PRODUCTIF, car IRRÉALISABLE. Allez, HOP !, on se dédouane totalement de notre propre faiblesse par un coup de baguette magique.


        • 2 votes
          Haze Haze 12 février 10:20

          Et le prolétariat universel de se mettre au centre du monde : "Toute lutte terrestre entre puissance est sans intérêts, SEUL NOTRE PROPRE LIBÉRATION a du sens. Les derniers millénaires sont inutiles à analyser, car seulement fruits de luttes entre dominants, qui SONT MAUVAIS !"

          Que faire des familles, des États, des civilisations ? Tout ceci ne représente que la hiérarchie. Il faut donc tout abattre, car la seule chose sur terre qui importe, c’est notre libération. NOUS les FAIBLES, les DAMNES, les OPPRIMES, sommes les seuls qui compte sur cette terre.

          Mais le bon Dieu est de notre côté, car QU’IMPORTE NOTRE FAIBLESSE, NOUS GAGNERONS. QU’IMPORTE NOTRE COUARDISE, NOTRE ATAVISME MENTAL ET PHYSIQUE, NOUS GAGNERONS QUAND MÊME (alors pourquoi faire des efforts ?).

          Essayer d’être fort ? Mais c’est pervertir notre esprit, c’est devenir dominant, c’est trahir les faibles, c’est devenir mauvais : c’est céder aux charmes de la volonté de réalisation, en bref vouloir être fort, c’est être faible. (Inversion des valeurs, par un coup de baguette magique)


        • vote
          le celte le celte 13 février 09:54

          @Haze

          Ce n’est pas cette idée que j’encense, je n’ai simplement pas cette vision darwinienne sur la société humaine qui consiste à catégoriser l’Homme en le plaquant sur des plans séparés, selon son statut social, sa force physique ou son savoir. D’ailleurs, la relative définition des mots "Faible" et "Fort" en faisant allusion au sociétal, ne me parait pas être une constante dans l’histoire de l’Homme. Je pense au contraire qu’une intrication élémentaire nous unie au delà des différences et que la politique du moment n’est qu’un passage temporel où force et faiblesse sont en conflit et dans lequel les forts d’aujourd’hui seront peut-être les faibles de demain (Ce qui a déjà été le cas). Pour moi, il s’agit d’un gaspillage intellectuel, voir spirituel, que le temps n’exhorte pas.

          Je ne parle évidemment pas de lutte des classes ou d’esprit conflictuel entre pauvres et riches, qui sont à mon sens, des diagnostiques très contemporains.


        • 1 vote
          Haze Haze 13 février 10:30

          @le celte

          Fort et Faible ne sont pas définis en fonction du darwinisme. Ils sont des vues de l’esprit et un fort aujourd’hui peut devenir un faible demain, évidemment.

          J’emploie le mort Faible car le prolétariat se définit lui même comme tel, désignant l’Etat et la Police comme fort car usant de la force.


        • 1 vote
          Haze Haze 13 février 10:37

          Selon moi, c’est un clivage biaisé, mais je prenais le champs lexical et idéologique des ’communistes’, des ’des opprimés de tous les pays et de tous les partis’ comme dirait Hugo.


        • vote
          le celte le celte 13 février 10:54

          @Haze

          Ce que j’appelle darwinisme social, c’est une théorie qui applique à la société les concepts de "survie des plus aptes" et l’élimination nécessaire et inéluctable des plus faibles. La pauvreté est la conséquence plus ou moins directe d’un état d’infériorité, et l’aide aux plus faibles doit se limiter à la charité individuelle afin de ne pas gêner la compétition entre les individus, garante du bon fonctionnement de la société.


        • 4 votes
          maQiavel maQiavel 12 février 22:01

          D’accord avec le sens profond du propos de Jean Michel Wizenne qui est souvent passionnant à écouter. Beaucoup aimé le Jesus « anarchiste », c’est aussi ma conviction profonde.

          L’exploitation de l’homme par l’homme n’a évidemment rien de « naturel » (nature au sens de « mondes phénomènes », les choses telles qu’elles se donnent à voir et que l’on peut étudier scientifiquement) c’est un comportement lié à une construction socioculturelle.

          On peut légitimement parler de bétail humain. La question, c’est de déterminer qui est le berger. On peut être tenté de répondre spontanément que c’est la classe dirigeante mais je ne suis pas d’accord avec cette vision. Les dirigeants correspondent au mieux aux chiens du berger.

          Ma spéculation est très intuitive mais il me semble que le berger, c’est le système social lui-même. Je n’aime pas utiliser le terme « système » qui est cuisiné à toutes les sauces mais il correspond assez bien ici.

          Un système social nait de l’interaction d’éléments (ici les humains) interagissant entre eux selon des règles élémentaires organisés en principes. Ces interactions individuelles vont faire émerger un comportement global (passage de l’état individuel à l’état social) qui va devenir une puissance collective qui s’autonomise de ses créateurs, s’élève au dessus des parties constituantes pour devenir autonome et retomber sur elles. Le système ainsi crée possède son mécanisme de fonctionnement et ses finalités (qui peuvent être totalement absurdes et la finalité ultime de tout système est de se survivre à lui-même).

          Pour illustrer ce schéma, dans notre cas, la règle la plus ancienne et la plus importante est de dominer autrui (et ça peut se faire de façon différentes, la volonté de puissance a plusieurs types de médiation que je ne vais pas décrire). De cette règle va naitre des comportements individuels dont la finalité sera de subjuguer autrui, va ainsi émerger un comportement global : la lutte pour la domination (ou pour la résistance à la domination). Tous les individus n’ayant pas les mêmes talents, va se construire une hiérarchie sociale et des institutions qui organiseront le tout et élaboreront divers processus de légitimation.

          On pourrait plaindre la situation de celui qui est au bas de la pyramide mais la position de celui qui est au sommet n’est pas plus à envier, il porte le poids de tous ceux qu’il domine et ce poids facilement l’écrase : il ne peut exercer son pouvoir sans se faire des créatures dont il devient dépendant et qui le forcent à accroitre indéfiniment la taille des miettes qui tombent de sa table. Ces « collaborateurs » constituent une menace pour sa positon ce qui l’inquiète à un tel point qu’il vit dans la hantise de perdre sa place. Il devient l’esclave de sa propre domination, le dominant est aussi le dominé, ce n’est que le pantin du plus haut étage de la structure de domination.

          Quant aux dominés,  ils consentent à porter des fers pour pouvoir en donner à leur tour, le seul plaisir auquel ils ne veulent pas renoncer, c’est de dominer eux-mêmes plus faible qu’eux, c’est ce qui faisait dire à Nietzche « Où j’ai trouvé du vivant, j’ai trouvé de la volonté de puissance. Et même dans la volonté du servant, je trouvais la volonté de devenir maître. Que ce qui est plus faible serve ce qui est plus fort, ce qui l’en persuade, c’est sa volonté d’être à son tour le maître de ce qui est plus faible encore ».

          On voit bien que cette description n’est pas seulement celle de la domination qui soumet la volonté de certains hommes (les gentilles victimes) à celle d’autres hommes (les méchants bourreaux), elle est l’histoire de leur commune soumission à un ordre des choses qui les contraint tous, à une dynamique collective qui les dépasse. Le système est donc autonome et retombe sur tous en imposant ses finalités. C’est le berger du bétail humain qui est né de ce processus de réification. 

          Les élites sont en quelque sorte les chiens de ce berger. Il n’y a pas d’un coté ceux qui formatent et de l’autre ceux qui subissent ce formatage. En réalité le formatage est global mais il diffère suivant les catégories sociales : par exemple les élites de notre époque vont certes au théâtre, à l’opéra et lisent, mais elles ne font que célébrer l’idéologie dominante par la culture et ce très souvent sans même en avoir conscience, c’est d’ailleurs dans les classes supérieures que le formatage est le plus puissant (c’est ce qu’explique Orwell dans son roman « 1984 »). Toute éducation est fatalement un formatage mais la meilleure éducation serait peut être celle qui permet de dépasser le formatage dans une certaine mesure ? That’s the quetion.


          • 3 votes
            maQiavel maQiavel 12 février 22:02

            Revenons à nos moutons (c’est le cas de le dire) si parmi ces élites, certains individus dépassent ce formatage, ils deviennent inefficace voir un danger pour le système. La logique compétitive aidant, ces individus seront remplacé dans l’appareil systémique par d’autres individus, c’est un peu comme si le berger ordonnait à ses chiens de tuer le chiot récalcitrant, il n’a aucune chance.

            Quand on part de cette perspective, si on se fixe pour objectif de renverser le berger, on se rend compte que c’est impossible à moins de moduler ce qui lui donne naissance : la règle.

            La seule chance d’y arriver est de changer la règle consistant à chercher à dominer autrui. Si les moutons s’en rendent compte et qu’ils changent de comportement, le berger disparait,
            Les chiens sont alors condamnés à errer. C’est de cette idée que naissent toutes les utopies de révolution sociale par la révolution individuelle des consciences. Mais si une seule petite poignée de moutons décide de changer, les résultats sont minimes, car l’inertie du troupeau est trop grande. Pour avoir une influence sur le troupeau, il faut un certain seuil, raison pour laquelle je décris cela comme une utopie.

            Comme je le précisais plus haut, ce diagnostic est assez intuitif, c’est ma perception des choses et non une vérité absolue.

             


          • 2 votes
            Zatara Zatara 12 février 22:34

            ...ce qui sous entend finalement un ordre naturelle à peine perceptible ou en dehors de toute logique anthropocentrique.... sauf qu’il est galvaudé avec grand soin.


          • vote
            Zatara Zatara 12 février 22:41

            @maQiavel
            Mais la vision que tu décris là (et que je trouve très bien) me parait trop statique....


          • 2 votes
            maQiavel maQiavel 13 février 01:42

            @Zatara
            On peut considérer que c’est un ordre naturel si on considère que la volonté de puissance et de domination elle même est naturelle. Rien n’est moins sur ...


          • 2 votes
            Zatara Zatara 13 février 03:11

            @maQiavel
            ... L’erreur serait précisément de croire que la puissance a pour vocation la domination.


          • 1 vote
            maQiavel maQiavel 13 février 03:29

            @Zatara

            Ca dépend du contenu qu’on donne à la puissance.

            Moi, au regard du contenu que je lui donne et tel que comprend cette notion, la puissance est indissociable de la domination, elle doit nécessairement s’exercer au profit de ceux qui l’ont et au préjudice de ceux qui ne l’ont pas, il n’est pas possible de la mettre en mouvement sans nuire d’une part et favoriser de l’autre, parfois c’est binaire.

            Après, est ce que la domination est bonne ou mauvaise, c’est un jugement de valeur à établir selon sa perspective mais je ne dissocie pas puissance et domination.


          • vote
            le celte le celte 13 février 10:27

            @maQiavel

            "...la puissance est indissociable de la domination,..."

            La puissance ne serait elle pas vecteur d’enseignement plutôt que de domination ? Parlons également dans ce cas des "maladies" propres à l’humain qui sont, entre autre, cupidité et avidité ?


          • vote
            maQiavel maQiavel 13 février 12:11

            @le celte

            L’autorité est un vecteur d’enseignement. La puissance, elle, relève du pouvoir.

            La puissance caractérise la capacité d’un acteur à agir sur les autres acteurs pour défendre ce qu’il croît être ses intérêts, atteindre ses objectifs, préserver voire renforcer sa suprématie. Le résultat de la mise en branle de la puissance, c’est le pouvoir, c.à.d. le commandement structuré socialement et partagé en fonction hiérarchique, il institue une relation de domination entre le supérieur et l’inférieur hiérarchique qui aboutit à la soumission et à l’assujettissement de ce dernier.

            L’autorité substitue aux relations de domination propre au pouvoir, des relations de subordination : être subordonné, c’est recevoir sa place d’un ordre surplombant. Celui sur qui elle s’exerce reconnait des qualités particulières à celui qui détient l’autorité mais éprouve en même temps quelque chose qui le dépasse, qui le déborde, quelque chose de plus grand que lui. Elle implique le respect c.à.d. la reconnaissance de l’inaliénable dignité de ceux qui la détiennent. Elle exclut la contrainte, ne s’institue pas, elle est une caractéristique non transférable qui existe en vertu des exploits et des succès réalisés par son détenteur ainsi que de compétences et de vertus reconnues en lui, on peut transférer et recevoir le pouvoir et mais on ne peut transférer et recevoir une autorité.

             

            Alors que le pouvoir s’exerce de haut en bas puisque le dominant impose son pouvoir au dominé, l’autorité quant à elle s’exerce de bas en haut puisqu’elle n’existe que si elle est reconnue par celui sur qui elle s’exerce : n’a autorité que celui à qui on donne autorité. 

            La transmission des savoirs relève bien évidemment de l’autorité.


          • vote
            Zatara Zatara 13 février 12:18

            @maQiavel
            On peut considérer que c’est un ordre naturel si on considère que la volonté de puissance et de domination elle même est naturelle. Rien n’est moins sur ...

            Dans une meute de loup, on peut sans conteste évoqué la puissance et la domination naturelle....ce qui ne l’est pas, c’est la façon monomaniaque de l’utiliser par certains....et quand je dis certains, je ne précise pas le type psychologique en particulier mais je n’en pense pas moins....

            Ca dépend du contenu qu’on donne à la puissance.

            Moi, au regard du contenu que je lui donne et tel que comprend cette notion, la puissance est indissociable de la domination, elle doit nécessairement s’exercer au profit de ceux qui l’ont et au préjudice de ceux qui ne l’ont pas, il n’est pas possible de la mettre en mouvement sans nuire d’une part et favoriser de l’autre, parfois c’est binaire.

            La puissance est une potentialité qui prend corps à travers des actes. Ce sont ces derniers que nous traduisons par domination. Donc, c’est très anthropocentrique de ne pas dissocier les deux, dans le sens ou, n’importe qui trouvant la lampe du Génie s’en servirait à des fins personnelles, ou , en tous cas, étant en accord avec sa propre perception du monde...... Il existe de nombreux exemple ou la puissance, bien que réel, n’est jamais mise en œuvre.....Mais peut être que ma conception et autres définitions sont un brin trop personnel.....

            Après, est ce que la domination est bonne ou mauvaise, c’est un jugement de valeur à établir selon sa perspective

            oui, une variation d’échelle peut faire varier la réponse.... sans parler de la perception....



          • vote
            maQiavel maQiavel 13 février 12:42

            @Zatara

            Oui, mon approche est délibérément anthropocentrique puisque nous parlons bien de la puissance exercée par l’humain.

            C’est pourquoi il faut se méfier des extrapolations étologiques comme tu le fais présentement avec les loups. L’homme a ceci de particulier dans le monde animal qu’il produit de la culture. Certes, d’autres animaux produisent aussi de la culture mais à un stade si résiduel que l’on peut les qualifier de protoculture, les animaux n’ont pas de lois écrites ou orales par exemple. L’illusion est de croire que l’on peut trouver dans le comportement des autres animaux l’origine ou la manifestation « brute » d’un comportement humain débarrassé de son épaisseur culturelle.


          • 2 votes
            maQiavel maQiavel 13 février 00:30

            Quelques remarques :

            « Au temps des tribus, un homme ne pouvait produire que ce qu’il pouvait consommer car la technologie qu’il utilisait ne permettait pas de produire plus ».

            ------> Pas vraiment.

            Il faut distinguer l’état de chasseurs cueilleurs nomade (le plus primitif des modes de vies humain) de l’état de sédentaire. Le chasseur cueilleur nomade vit d’une économie de prédation naturelle et non de production (il ne cultive pas et ne domestique pas les animaux, il puise ses ressources directement de la nature par la chasse et la cueillette).

            Puisqu’il ne produit pas du tout par définition, il ne peut pas produire plus qu’il ne peut consommer. Par contre, certaines communautés de chasseurs cueilleurs avaient suffisamment de connaissance technique pour pouvoir stocker plus qu’elles ne consommaient.

            Par exemple, les aborigènes connaissaient des techniques comme le fumage dans le cadre des rites funéraires élaborés pour exposer plus longtemps les corps du défunt mais ils ne l’appliquaient pas à la conservation de la viande. Cette invention n’est pas développé de façon économiquement utile, pas parce que les aborigènes n’y ont pas pensé mais pour des raisons culturelles : les règles de dédommagements des chasseurs vis-à-vis des beaux parents contraignent le chasseur à leur donner une bonne partie du produit de sa chasse et limitent de fait la motivation de faire des stocks.

            Cet exemple illustre que ce ne sont pas les limites techniques mais les mécanismes culturels qui vont empêcher l’émergence de stock (et qui dit stock dit hiérarchie comme l’a montré Alain Testart, ceux qui refusent les stocks sont donc ceux qui refusent la hiérarchie). Ceci étant, l’accumulation chez les chasseurs cueilleurs nomades est aussi limitée par d’autres facteurs comme les contraintes de la mobilité qui justifient la structure légère et transposable de l’habitat et donc incompatible avec l’accumulation.

            Par contre, chez les sédentaires, parce qu’ils ont une économie de production, la possibilité de produire plus qu’ils ne consomment est immédiate (il n’y a pas de limitation technique) et les communautés qui ne le font pas, c’est par uniquement par choix.

             

            Concernant l’esclavage, la première chose à dire, c’est que souvent, on amalgame tout et n’importe quoi dès qu’il est question des communautés primitives.

            Il existe diverses variétés de servitude dans les sociétés humaines  qui s’illustrent par l’existence de diverses catégories sociales dépendantes. L’esclavage en fait partie et constitue la forme la plus extrême de servitude. L’esclavage est un système social reposant sur l’exploitation de l’esclave et l’esclave est un être humain qui est la propriété légale d’un autre être humain. Le champ sémantique du mot esclave ne convient à la réalité historiographique de beaucoup de ces communautés primitives auxquelles on a attribué abusivement le statut de « société esclavagiste » car celui qui y vit dans la servitude n’est pas un bien meuble.

            Pour qu’un humain soit considéré comme un outil de production sur lequel le propriétaire a droit de vie et de mort, il faut que certaines conditions sociales et idéelles y soient réunies.

            De nombreuses sociétés animistes sédentaires ne pouvaient même pas penser l’esclavage du fait de leur fonctionnement philosophique et rituel. Parmi les conditions sociales, il y’a bien évidemment l’existence d’un mode de production basée sur l’accumulation. Sinon, cette forme de servitude n’a aucune utilité car comme l’explique très bien Wizenne, il faut que le coût de la capture, de la domestication et de l’entretien de l’esclave soit inférieur aux profits qu’il génère. Donc en absence d’une économie productive cumulative, pas d’esclavage.

             

            Les chasseurs cueilleurs nomades du fait de leur mode de vie fondée sur la prédation naturelle des ressources n’avaient pas besoin d’esclave puisque chacun ne travaille dans ces sociétés que pour reproduire ses conditions matérielles d’existence. Par contre, chez les éleveurs semi nomades, l’esclavage est tout à fait justifié : plus les troupeaux sont grands, plus il faut de la main d’œuvre servile donc plus il faut faire des razzias pour capturer des esclaves. Plus les esclaves sont capturés, plus le temps se libère pour le maître et plus le maître utilisera ce temps libre pour se perfectionner à l’art de la guerre. Plus le maître se perfectionnera, plus il sera efficace dans les razzias et plus il aura d’esclave.

            C’est ainsi que selon certaines théories, l’esclavage serait né chez les peuples d’éleveurs semi nomades chez lesquels l’esclave est considéré comme un membre du cheptel que l’on peut vendre, acheter et dont la vie dépend du bon vouloir du propriétaire, du troupeau. Dans ce cas, le terme bétail humain est tout à fait indiqué. Plus un chef de clan a de tête de bétail , plus il a d’esclave et plus il est respecté.

            Selon une équipe américaine de socio –anthropologie, si l’apparition des premiers empires de l’histoire de l’humanité se trouvaient à proximité des steppes asiatiques (Mésopotamie, Egypte, Chine du nord etc.) , c’est par le fait de la menace des guerriers des steppes qui ont forcé les petites sociétés néolithiques à s’agglomérer pour s’ organiser en groupe ultra sociaux ralliant des millions de personnes afin de résister aux razzias. 


            • 4 votes
              maQiavel maQiavel 13 février 01:41

              Il faut se méfier de l’idée selon laquelle la révolution capitaliste industrielle a améliorée la qualité de vie du bétail humain parce que la production a été multipliée par dix.

              La « richesse » générale a augmenté plus vite que jamais auparavant pendant la révolution industrielle, c’est indéniable mais si on se fie aux données anthropométriques, les classes laborieuses vivaient dans des conditions pénibles  ce qui a eu des répercussions sur leur état physique et leur état de santé. 

              Il est d’ailleurs amusant de constater le même phénomène lors du passage du paléolithique au néolithique : la production de « richesse » a augmenté puisqu’on est passé de la chasse et de la cueillette à la production agricole et à l’élevage mais par contre, des analyses d’ossements montrent un rapetissement de la taille moyenne liée probablement à la malnutrition et à la difficulté des conditions de vie ( la taille moyenne diminue de plus de 20 centimètre et même pendant la révolution néolithique on constate une nette différence entre ceux qui sont restés nomades et les sédentaires).

              Un saut quantitatif dans la production ne se traduit pas nécessairement par un saut qualitatif du mode de vie, ça, c’est une arnaque libérale.

              Selon certaines théories, la qualité de vie au moyen âge était bien meilleure que celle de l’ouvrier pendant la révolution industrielle, et ce indépendamment du fait que ce dernier produisait plus et gagnait plus. L’essentiel du budget des familles ouvrières était absorbé par les besoins alimentaires, par le prix des logements couteux et insalubres, l’espérance de vie des ouvriers est à cette époque plus faible que celle des autres catégories sociales et les maladies liées à la promiscuité de l’urbanisation et au stress étaient nombreuses.

               

              C’est à la fin du XIXe siècle que les conditions de vie vont s’améliorer du fait entre autre des luttes syndicales qui vont aboutir à l’augmentation des salaires , à la diminution du temps de travail à la limitation du travail des enfants et à l’élaboration de divers mécanisme de protection sociale.

               

              Il est assez drôle de lire les disciples d’Hayek expliquer que ces luttes sociales n’étaient pas liées aux conditions de vie des ouvriers puisqu’ils étaient plus « riche » que leurs ancêtres mais plutôt à de nouvelle aspirations à la richesse qui n’existait pas avant du fait que tout le monde vivait écrasé par la pauvreté avant et ainsi personne ne notait ni n’exprimait d’indignation. smiley

               

              Passons. Et puis se mettra au XXe siècle la société de consommation : la production industrielle était d’abord destinée à pourvoir aux besoins des plus aisés mais un glissement progressif va se faire vers la production pour les besoins des masses que l’on va créer par le marketing. Et c’est à partir de là que je souscris totalement au propos de Jean Michel Wizenne sur le bétail vivant dans l’illusion de la liberté.  


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              Haze Haze 13 février 08:14

              @maQiavel

              Nous sommes d’accord sur le constat, oui. Et aussi, sur la non validité pseudo-morale du caractère ’mal’ du ’système’.

              Puisque plus personne n’est sur ce fil, il aurait été plus intéressant de réaliser une discussion en réaction à mes propos ?!


            • vote
              le celte le celte 13 février 10:17

              @Haze
              Nous sommes d’accord sur le constat, oui. Et aussi, sur la non validité pseudo-morale du caractère ’mal’ du ’système’.

              Peut-être que la validité pseudo moral du caractère "mal fait" ou "faire mal" serait plus approprié ?


            • vote
              Haze Haze 13 février 10:34

              @le celte
              Si cela a pour but d’apporter de la nuance, alors oui.

              Le principe de ’MAL’ est que cela s’oppose à ’BIEN’, les deux un absolu.


            • vote
              le celte le celte 13 février 11:12

              @Haze
              Je m’emporte parfois ! mais je trouve cette nuance primordiale, partant d’un absolu divin (Mal/Bien) appliqué à une société humaine qui l’exploite de manière égocentrique pour des raisons primordiales de survie sélective !..Comme des bêtes ! smiley

               


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              maQiavel maQiavel 13 février 11:49

              @Haze

              -Et aussi, sur la non validité pseudo-morale du caractère ’mal’ du ’système’.

              ------> Je ne dirai pas ça. « Bien » et « mal » sont des jugements de valeur et il est normal pour les hommes de faire des jugements de valeurs sur le système social dans lequel ils vivent.

              Cela ne signifie pas que « Bien » et « Mal »existent dans l’absolu, on constate d’ailleurs que les hommes ne l’évaluent jamais de la même façon, ces notions reposent donc sur des perceptions subjectives.

              Mais à ma connaissance si ce sont des notions subjectives et par conséquent relatives et conventionnelles, le besoin de distinguer le bien du mal est lui universel, tous les êtres humains quel que soient l’époque font des jugements de valeurs selon ces critères, y compris ceux que l’on décrit comme « nihiliste » (mauvais terme mais je l’utilise ici dans le sens de « négation de toute valeur ») qui de façon consciente ou non, ont aussi leur propre conception du bien et du mal. 


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              Haze Haze 13 février 12:20

              @maQiavel
              Mais il existe une différence avec l’échelle des valeurs, que nous avons tous bien évidemment.

              N’oublions pas le sujet de la vidéo. La domination est MAL en soi. Ce n’est pas une simple valeur, c’est plus que cela. L’égalité entre les hommes n’est pas une valeur, c’est une croyance bien supérieure.


            • vote
              Haze Haze 13 février 12:22

              Qui induit que toute action, même objectivement POUR/EN FAVEUR de l’homme, si elle est produit de la domination, est MAUVAISE, MAL.


            • 1 vote
              Zatara Zatara 13 février 12:27

              @maQiavel
              Un saut quantitatif dans la production ne se traduit pas nécessairement par un saut qualitatif du mode de vie, ça, c’est une arnaque libérale.

              tout à fait. Pour le coup, on attend les chiffres sur l’espérance de vie des prochaines années, qu’on se marre un peu (faut rigoler). Et du reste il suffit de regarder ce qu’il se passe au niveau planétaire. Quand la production agroalimentaire (sans évoquer les conséquences des techniques) est capable de nourrir actuellement 11 milliard de personnes et que certains pays connaissent encore régulièrement des famines..... plus de fric à faire dans les carburants que de rendre plus quali. la vie dans les pays "pauvres" ...


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              maQiavel maQiavel 13 février 13:06

              @Haze

              Il existe en effet plusieurs régimes de croyance. La certitude (tenir un jugement pour vrai sans aucun mélange de doute) et la conviction (une certitude ferme et suffisante pour l’action mais qui ne prétend pas à une rigueur complète) en font partie.

              La croyance en l’égalité entre les hommes est une conviction. La croyance selon laquelle la domination est mal en elle-même est aussi une conviction. Mais inversement, la croyance selon laquelle la domination peut s’exercer en faveur de l’homme « objectivement » est aussi une conviction ou du moins une certitude.

              Je vais émettre un jugement de valeur : je n’ai aucun problème avec les convictions. Depuis les lumières, a émergé une sorte de complexe de supériorité envers les croyances ( le croyant serait un manipulé , un intoxiqué , un primitif qui croit en n’importe quoi sans rappel des faits ) d’où cette pulsion rationaliste visant à extirper les croyances partout ou elles se trouvent comme on arrache de mauvaises herbes. Pourtant la croyance est dans notre nature, y compris dans celle des prétendus rationalistes, nos gestes au quotidien sont imprégnés d’acte de foi.

              Par conséquent, je n’ai aucun problème avec le fait de considérer la domination comme un mal en soi, je dirai même plus : je partage cette conviction !

            

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Yacine Chibane

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