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Accueil du site > Tribune Libre > La députée de " La France insoumise" Danièle Obono au cœur d’une polémique (...)

La députée de " La France insoumise" Danièle Obono au cœur d’une polémique !

Depuis quelques années, la France est coutumière de polémiques suivant un schéma bien déterminé : des informations partent de plateformes de site à sensibilité droitarde et identitaire, sont ensuite relayées par des cadres du Front National pour enfin déboucher dans la presse « mainstream » à sensibilité gauchiste. Ces informations souvent manipulées de toute part donnent alors naissance à une polarisation de l’opinion et à une polémique. On évoquera les cas des « viols de masse » à Cologne, de l’affaire Théo ou dernièrement du festival « interdit aux blancs ». Il y’aurait tout une analyse à faire de ce phénomène qui est déjà bien rodé bien qu’il n’en soit qu’à ses balbutiement (car il montera certainement en puissance) mais ce ne sera pas l’objet de cet article.

 

Une nouvelle polémique monte depuis mercredi selon ce schéma caractéristique, celle de la député qui préfère « Nique la France » à « Vive la France » ou qui défend la chanson « Nique la France » , « qui veut pouvoir niquer la France » ou encore selon d’autres interprétations de la député coupable de ne pas avoir crié « Vive la France » dans un studio de radio ou encore de la député qui ne se soumet pas aux injonctions journalistiques de lui faire crier « Vive la France ». C’est de cette polémique qu’il sera question dans l’article.

 

Que s’est-il passé exactement ? Danièle Obono était conviée au grand oral des Grandes Gueules et voici l’extrait de l’émission d’où partira la polémique :

 

 

La pétition dont il est question dans la vidéo était lancée par « les Inrocks », faisait suite à la mise en examen du chanteur Saïdou du groupe ZEP (Zone d’expression populaire) et du sociologue Saïd Bouamama pour « injure publique » et « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence », suite à une plainte de l’Agrif (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne), association que les médias mainstream qualifient d'extrême droite. En cause, un ouvrage et un rap satirique « Nique la France », sortis en 2010 dont le refrain est : « Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes. Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes. »

 

 

 

Il y’a plusieurs niveaux de lecture de cette polémique.

 

  1. La défense de la liberté d’expression

 

A la question « En tant que députée, êtes-vous fière d'avoir signé ? », Daniel Obono répond : « Pour défendre la liberté d’expression de ces artistes, oui. Parce que ça fait partie des libertés fondamentales. » Elle précise également ne pas cautionner ce rap mais assume le fait d’avoir défendu ces artistes.

 

Rappelons ici un des principes de la liberté d’expression : elle ne vaut que pour la personne qui pense autrement, quand bien même on la méprise et si on veut l’empêcher de s’exprimer, c’est que l’on s’oppose à cette liberté ! Il sera donc impossible pour les véritables défenseurs de la liberté d’expression de s’insurger de ce qu’une citoyenne, même élue de la République, puisse défendre ce principe philosophique. Particulièrement ces personnes qui s’insurgent, au nom d’une atteinte à la liberté d’expression , des condamnations de Dieudonné, de Boris Le Lay, d’Hervé Ryssen et d’autres personnes classées à l’extrême droite et étiquetées « raciste » dans les médias mainstream. On pourrait par la même occasion demander à madame Obono si elle serait prête à signer une pétition en défense d’une de ces personnes, ce qui permettrait de vérifier la sincérité et la cohérence de sa position. D’autant que dans une interview, elle s’exprime ainsi : « J’ai apporté mon soutien au groupe ZEP, dont l’album s’appelle « Nique la France ». Je l’ai défendu au nom de la liberté d’expression. Je ne reprends pas le terme, pour ma part. Mais je crois indispensable de défendre la licence créative pour les artistes ».

 

  1. L’injonction au patriotisme

 

Il semble pour beaucoup évident qu’une personne occupant une fonction publique dans une nation doive avoir un fort sentiment d’attachement à cette dernière. Mais ce qui n’était qu’une lapalissade pour les humains des siècles passés ne l’est plus aujourd’hui (pour des raisons qui seraient trop longues à développer dans cet article), particulièrement en occident et en France. Certains le regretteront, d’autres moins mais la bizarrerie de cette polémique tient au fait que dans ce contexte général d’affaissement du patriotisme au profit d’idéologies cosmopolites, surtout parmi les élites, ce soit à Madame Obono qui est faite cette injonction au patriotisme.

 

Pour laver l'affront d’avoir signé la pétition, la députée se voit enjoindre de dire, là, sur le plateau : « Vive la France ». « Vous pouvez dire "vive la France" ? » lui demande la grande gueule. Elle répond : « Je peux dire « vive la France », mais pourquoi, en soi ? Je ne me lève pas le matin en disant "Vive la France" ». Sur un ton semi-accusateur et indigné, elle se verra répondre : « Vous signez plus facilement nique la France que vous ne dites "vive la France". » 

 

On peut se demander si ces grands gueules auraient fait ce genre d’injonction au député Meyer Habib qui proclame ouvertement son amour d'Israël ? Ou auraient-ils craint une forte indignation dans les médias et des attaques venant des réseaux communautaires juifs ? La réponse étant par trop évidente, on peut tout simplement se demander s’ils auraient fait ce genre d’injonction à Eric Coquerel, Eva Joly, Olivier Besancenot, Noël Mamère ou Clémentine Autain qui ont signé la même pétition que Danièle Obono ? Il faut noter qu’une mention de ses origines a été faite dans l’émission et il était admit sur le plateau que celle qui doit tant à l'école républicaine qui lui avait permis de s'élever au rang de députée devait simplement se soumettre à cette injonction.

 

C’est de là que la polémique va démarrer pour être récupérée par les plateformes des réseaux sociaux à sensibilité dit « identitaire » et aux références ethno-communautaires qui ont fait de Danièle Obono l’incarnation de l’ennemi et le symbole du « Grand Remplacement », étiquette qui lui collera à la peau tout son mandat. A partir de maintenant, peu importe ce qu’elle fera ou dira seul comptera ce qu’elle incarne et le symbole qu’elle représentera aux yeux des uns ou des autres, toutes ses actions seront analysées à la loupe selon ce prisme. Il est facile de déduire que ce ne sera pas la première fois qu’elle sera prise sous le feu croisé des polémiques.

 

L’ironie est que cette polémique donne de l’épaisseur à la pétition des Inrocks  : le texte citait Ferré, Renaud, Aragon et s'inquiétait de la liberté d'expression à deux vitesses qui fait, en substance, que le droit des Français à critiquer la France diminue à mesure que leur peau se colore. Si Ferré pouvait « baiser la Marseillaise » et Renaud « tringler la République », le chanteur de ZEP, même arabe, peut bien « niquer la France ». Si Coquerel, Besancenot ou Eva Joly peuvent signer cette pétition, Danièle Obono, même noire, le peut aussi.

 

 

Sources :

zonzon25

Thebengale96

 

Tags : Liberté d’expression Polémique Patriotisme



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268 réactions à cet article    


  • 5 votes
    Qiroreur Qiroreur 23 juin 17:28

    " On pourrait par la même occasion demander à madame Obono si elle serait prête à signer une pétition en défense d’une de ces personnes, ce qui permettrait de vérifier la sincérité et la cohérence de sa position."


    Naïveté quand tu nous tiens...

    • 5 votes
      maQiavel maQiavel 23 juin 17:32

      @Qiroreur
      Est ce qu’accorder le bénéfice du doute à une personne est de la naïveté ? Si c’est le cas , je suis naïf et j’en suis fier. 


    • 5 votes
      maQiavel maQiavel 23 juin 17:36

      En tous cas , cela aurait été une question bien plus intéressante que cette injonction à dire "vive la France". 


    • 8 votes
      wendigo wendigo 23 juin 22:55

      @maQiavel
       Dies moi sur l’autre sujet du même cru, vous nous parlez de liberté d’expression, ce sur quoi nous sommes d’accord. Une question, "nique la France" ça veut dire quoi et pourquoi le dire ou en signer une pétition ?
      Perso j’aime la liberté d’expression que nous avons ici en France et je ne comprend pas que cette même liberté d’expression fasses dire à certains "nique la France", pour cette liberté ils devraient plutôt dire "merci la France" ; vous ne croyez pas ?
       Maintenant que penser d’une créature qui signe une pétition "nique la France" et qui se présente en politique dans ce même pays derrière, peut on dire qu’elle est en accord avec ses idées ?

      Que ses idées qui la pousse en politique vont la mener à la trahison ?
      Ou juste qu’elle n’est pas en accord avec elle même, pour ne pas dire qu’elle est à la rue ?
       


    • 6 votes
      Garibaldi2 24 juin 04:05

      @wendigo

      Arrêter de prendre les gens pour des truffes. En signant la pétition elle est parfaitement en accord avec l’esprit de la république qui accorde à chacun (citoyen français ou non) le droit à une expression libre tant qu’elle n’est pas contraire à la loi. (Cf article 4 de la constitution)


    • vote
      Garibaldi2 24 juin 04:06

      @Garibaldi2

      Il faut arrêter ...


    • 8 votes
      wendigo wendigo 24 juin 07:21

      @Garibaldi2

       Ha bon, l’esprit de la république c’est de lui cracher dessus ?
       J’aime bien ces braves gens qui dégueule sur le pays qui les laisse s’exprimer tout en prétendant que c’est dans l’esprit du dit pays ...
      C’est peut être vous qui devriez arrêter de prendre les gens pour des truffes ou arrêter de l’être, c’est au choix.
       C’est le remercier pour cela, ce pays que vous devriez faire.
      Je pense que vous devez pas prendre la mesure de ce qu’est la liberté d’expression, vous semblez confondre liberté et anarchie. Liberté d’expression n’interdit pas le respect, elle doit savoir s’arrêter ou commence celle des autres.
      Il est vrai que je n’ai pas votre éducation, chez nous on dit chaque jour "merci la France", merci pour nous avoir accueillie quand ça allait mal pour nous, merci de nous faire vivre en paix, , de nous autoriser à ouvrir nos gueule ... Vous savez quand on est né à Minsk dans les années 60, la liberté d’expression a un autre goût, une autre valeur !
      Désolé mais j’ai eu une mauvaise éducation qui m’interdit de chier là où je mange !


    • 5 votes
      Sylvain Sylvain 24 juin 10:42

      @wendigo

      "Liberté d’expression n’interdit pas le respect, elle doit savoir s’arrêter ou commence celle des autres."

      Dans ce cas la ce n’est plus la liberté d’expression, vous avez une vision limité de l’expression publique à l’image d’un Valls et d’un Gayssot. C’est pas une insulte et c’est tout à fait défendable. Mais il faut assumer, vous considérez qu’en tenant des propos négationniste ou en disant "nique la France" vous empiétez sur la liberté des autres... vous n’êtes donc pas pour la liberté d’expression. 

      La liberté d’expression c’est justement autoriser la libre parole, même quand elle ne nous plait pas, même quand c’est pour insulter la nation, ou la république. 


    • 4 votes
      yoananda yoananda 24 juin 10:54

      @Sylvain
      ha bizarre je croyais que la liberté d’expression en France consistait à ne pas remettre en cause la sécurité d’Israël ?

      J’ai du louper un épisode.


    • vote
      Sylvain Sylvain 24 juin 11:08

      @yoananda

       ? pas compris


    • 1 vote
      maQiavel maQiavel 24 juin 11:10

      Il faut faire la part des choses.

      Il y’a le principe de liberté d’expression tel qu’il existe en France. En ce qui me concerne, je considère qu’il est mauvais et liberticide notamment du fait de la loi Gayssot et Pleven. D’ailleurs, s’il y’a eu cette pétition dont il est question dans l’article c’est parce que les rappeurs avaient été mit en examens pour incitation à la haine.

      On a tout à fait le droit de défendre l’application du principe de liberté d’expression telle qu’il existe en France et qui permet par exemple d’interdire des spectacles d’humoriste à priori (cfr affaire Dieudonné). Moi je suis contre et suis pour l’abolition de la loi Gayssot et Pleven. Mais là n, c’est surtout un débat philosophico-idéologique et chacun peut justifier sa position.

      -Le principe de liberté d’expression n’interdit pas le respect évidemment. Mais il n’oblige pas au respect non plus.

      -On a le droit de critiquer une personne qui dit « nique la France ». Mais le sanctionner pénalement pose problème et je considère qu’il est tout à fait légitime de signer une pétition pour que ça n’arrive pas.

      -Comme le dit Sylvain la liberté d’expression c’est justement autoriser la libre parole, surtout quand elle ne nous plait pas. Parce que même en Corée du nord , ceux qui ne tiennent que des propos qui plaisent au pouvoir ont la libre parole.


    • vote
      wendigo wendigo 24 juin 11:24

      @Sylvain
      " vous empiétez sur la liberté des autres... vous n’êtes donc pas pour la liberté d’expression.

      ******
       Vous avez l’autocensure, c’est l’un des grand fondement de la liberté, puisque vous prenez vous même la liberté de mesurer votre liberté. Une personne disant "nique la France" ne prend pas cette liberté d’autocensure .
       Je ne vois pas ce que vient foutre la loi gayssot dans le topo, en ai-je déjà parlé ou fait allusion ? (ceci est un tout autre sujet)
      Visiblement vous confondez la liberté avec le bordel, cette votre liberté j’en conviens mais cela à force ne va pas aider à la compréhension, sauf si cela est l’objectif visé.


    • vote
      maQiavel maQiavel 24 juin 11:35

      @wendigo

      Si on voulait être rigoureux, on devrait arrêter de parler de « liberté d’expression » pour parler de « droit à l’expression ».  Et on pourrait le définir comme la possibilité de dire tout ce qui n’est pas interdit par la loi. Même les libertaires les plus radicaux ne sont pas pour un droit à l’expression sans aucune limite car un droit sans limite revient simplement au droit du plus fort. Et c’est ça qu’on pourrait qualifier de « bordel ». La question, c’est est ce qu’ il faut fixer les limites à ce droit d’expression. Et c’est là qu’il y’a débat.

      Mais de façon générale : ce n’est pas parce qu’on a le droit de s’autocensurer qu’on est dans l’obligation de s’autocensurer. Ce n’est pas parce qu’on a le droit de dire vive la France qu’on est dans l’obligation de le dire et que cela nous interdit de dire « nique la France ». 


    • vote
      wendigo wendigo 24 juin 11:38

      @maQiavel

       J’entend bien, mais vous devez aussi convenir que l’insulte n’est quant à elle pas autorisée, par le droit mais aussi par les us et coutumes. Un "nique la France" n’est pas une injure faite à une personne, mais à plusieurs millions, c’est le principe même d’un pays, une réunion de plusieurs personne.
      De plus ce type de propos est par son caractère et l’impacte qu’il aura assurément un trouble à l’ordre publique, êtes vous pour les troubles à l’ordre publique ?
      Vous nous parlez de dieudonné, niveau liberté d’expression le choix est bien trouvé, mais je ne crois l’avoir entendu prononcer "nique la France" dans un de ses sketch, perso je ne suis pas contre le fait qu’il s’exprime comme il le fait, il sait aussi en assumer les conséquences, lui est un humoriste, c’est son étiquette, mais la petite dame là, c’est quoi son étiquette, elle se produit en spectacle où ? Il faut comparer ce qui est comparable.
      Oui à la liberté d’expression (vous aurez constaté que je ne suis pas celui qui s’en prive) Mais, il faut aussi avoir de la suite dans les idée et le respect de soi et quand on dit ou signe la petition "nique la France", le mieux s’est de s’y tenir et de ne pas entrer en politique Française dans la foulée, ce n’est pas honnête. Bon serte elle fait dans la politique l’honnêteté n’est pas de coutume, mais ce que je disais plus haut, l’autocensure c’est aussi la liberté et il ne faut pas confondre liberté et bordel, les deux ne sont pas compatible, la liberté n’étant qu’une notion et par trop de liberté on en arrive à la tyrannie (d’où le principe d’autocontrôle)


    • vote
      wendigo wendigo 24 juin 11:55

      @maQiavel
       Nous sommes d’accord (vous voyez vous vous êtes trompé l’autre jour smiley )

       je ne pense pas que c’est par le droit (ou l’autorité, ce qui revient au même) que les choses se régleraient, mais par une chose plus simple et plus rapide l’éducation (pas le merdier national, l’usine à cons justement à l’origine de ce bordel) La liberté d’expression est une culture, un état d’esprit, qui possède ses codes (pas ses lois) qui justement évitent de passer trop facilement de liberté à bordel. Vous connaissez la différence entre "aimer" et "être amoureux" ? être amoureux est une pulsion qui ne dure que quelques temps, alors que aimer, c’est un sentiment qui pour perdurer demande un travail mutuel de chaque instant. La liberté c’est la même chose qu’aimer, s’est d’abord et avant tout un travail sur soi, s’est définir par soi même qu’elles limites on s’accorde à soi (pas qui sont imposées). Si on ne s’en accorde pas alors on tombe dans la chienlit et la chienlit conduit à dire "nique la France".
      On nous gaves avec la liberté d’expression sans donner le mode d’emploi, ni les compétences pour pouvoir en faire bon usage.
      Je vous ferais remarquer pour finir, que par le principe sacro saint de la liberté d’expression, nous nous faisons bâillonner . Est ce bien de la liberté d’expression, ou bien un bordel castrateur ?
      Perso, parce que je ne suis pas charlie je m’en suis pris plein la G, parce que la soit disant liberté d’expression imposait que l’on soit charlie ... et ma liberté de ne pas l’être, elle était où ?


    • vote
      maQiavel maQiavel 24 juin 13:14

      @wendigo

      Avant de vous répondre, je tiens à préciser qu’en ce qui me concerne, c’est l’affaire Dieudonné qui a structuré ma représentation du principe de liberté d’expression. C’est juste pour que vous compensiez le cadre dans lequel se situent mes propos. Pour moi, c’est LE cas d’école. Depuis cette affaire, je suis pour un droit d’expression qui se limite uniquement à l’incitation à commettre une infraction et à la calomnie.

      -Il y’a d’un coté le principe et de l’autre les individus. Les principes transcendent les individus. Cela signifie que quel que soit l’individu, le principe ne doit pas changer, ils ne doivent pas se modifier en fonction des individus, ils doivent être impersonnels. Cela signifie également que défendre le principe ne signifie pas défendre l’individu incriminé.

      Je donne un exemple : la peine de mort. Un activiste peut être par principe contre la peine de mort. Ce n’est pas parce qu’il est par principe contre la peine de mort qu’il défend un meurtrier responsable de la mort d’enfants. C’est qu’il considère que quel que soit le crime commit, aucun individu ne devrait être condamné à mort. On peut ne pas être d’accord avec lui mais on ne peut pas l’accuser de défendre des meurtriers ou de soutenir les meurtriers, ce serait complètement idiot.

      Pour la liberté d’expression, c’est pareil. Lorsque des personnes s’opposaient à la censure du spectacle « le mur », le premier réflexe était de les accuser de défendre Dieudonné et de partager ses thèses. Et pourtant, nombreux parmi ceux qui étaient contre cette censure détestaient Dieudonné, beaucoup ont du expliquer inlassablement qu’ils ne défendaient pas Dieudonné mais un principe général qui dépassait largement le cas d’un individu. Etre contre la censure d’un spectacle artistique quel qu’il soit au nom de la liberté d’expression, ce n’est pas défendre l’artiste, c’est défendre un principe général s’appliquant à tous les citoyens.

      Pour les pétitions, c’est la même chose. En ce qui me concerne, j’aurais pu signer la pétition demandant la libération de Vincent Reynouard ( à l’époque je n’avais pas d’opinion aussi arrêtée sur la question mais l’affaire Dieudonné est passée par là). Pas parce que je défends Vincent Reynouard ou que je serais nazi dans mon fort intérieur, j’abhorre de tout mon être cette idéologie totalitaire faisant de la négation de l’individu une valeur. Mais je l’aurais signé par attachement au principe de liberté d’expression. Et cela ne m’aurait pas empêché d’entrer en politique, si j’en avais ressenti le devoir, bien au contraire, j’en aurais été fier !

      Et bien pour cette pétition que la dame Obono a signé c’est pareil. Elle a dit ne pas cautionner ce rappeur mais qu’elle a signé cette pétition au nom de la protection des libertés fondamentales. Il faudrait vérifier la cohérence de ses propos mais c’est ce qu’elle a dit jusque là. Quand bien même ce rappeur a dit « nique la France », on s’en fiche, le principe de liberté d’expression dépasse sa petite personne. Et signer une telle pétition en défense de la liberté d’expression ne doit pas empêcher quiconque d’entrer en politique, bien au contraire puisque cette défense est en soi un combat politique.

      Sinon sur les mœurs, Rousseau de son temps avait déjà émit un principe important :  « c’est à l’estime publique (comprendre opinion publique) à mettre la différence entre les méchants et les gens de bien. Le magistrat n’est juge que du droit rigoureux mais le peuple est le juge des mœurs ».

      Ce qu’il voulait dire, c’est qu’on ne doit pas s’abstenir d’émettre des jugements de valeurs même pour des comportements légaux. Mais ce n’est pas parce qu’on juge qu’un comportement est « mauvais » qu’il faut l’interdire. On peut considérer que dire « nique la France » est mauvais et on a le droit de le clamer. Mais interdire ce comportement, c’est autre chose. 


    • vote
      maQiavel maQiavel 24 juin 13:14

      @wendigo

      Souvent, ceux qui sont en faveur de limites très restrictives de l’expression ressortent l’argument de l’ordre public voir de la guerre civile.

      Déjà, il faut dire que si trouble public il doit y avoir et si guerre civile est à craindre, ce n’est pas la censure qui va régler le problème, ça ce n’est que cacher la poussière sous le lit et au contraire ça ne peut que cristalliser les tensions.

      Ensuite, il y’a un principe de proportionnalité qui doit s’appliquer : on combat des idées par des idées, des paroles par des paroles et des actes par des actes (exception faite de l’incitation à commettre une infraction qui est une parole qui incite à passer à l’acte) ! Si on use de la violence, l’Etat est en droit de répondre par la violence dont il dispose le monopole légal. Par contre si des paroles déplaisent, l’Etat n’a pas à faire usage de la coercition, il y’aurait alors une disproportionalité qui serait susceptible de glisser rapidement vers un Etat liberticide dont tous les citoyens pourraient être victimes.

      Et enfin, il y’a la course à la censure. Si on peut interdire et pénaliser les « nique la France » , pourquoi pas les « nique la Bretagne » , « nique la corse » ou « nique la Martinique » ? Des lobbies Bretons, Corses ou Martiniquais pourraient très bien s’appuyer là-dessus pour réclamer le même traitement pour les régions que pour le pays. Et ensuite, nous avons sur notre sol un certain nombre de binationaux qui pourraient réclamer une pénalisation des « nique Israël », « nique l’Algérie » ou « nique les Etats unis ». Et si on ne peut pas niquer des pays, pourquoi aurait –on le droit de niquer des organisations ? On se retrouverait donc avec des réseaux qui réclameraient la pénalisation des nique LGTB, « nique le CRIF » ou encore « nique le CFCM. Et les religions alors ? On n’a pas le droit de niquer des organisations et des pays mais on aurait le droit de niquer des religions ? Que nenni, des fondamentalistes religieux réclameront alors la pénalisation des insulte envers le judaïsme, le christianisme, l’islam et peut être même le raélisme. smiley

      Je caricature mais c’est une dynamique bien connue. On commence par censurer une chose et on se retrouve finalement à censurer des tas de choses pour pouvoir conserver un semblant de cohérence. Regarder les lois mémorielles, c’est un très bon exemple. Ca a commencé par la shoah et ensuite l’esclavage et aujourd’hui les arméniens réclament leur du. Qu’est ce qui garanti qu’on ne va pas passer de l’interdiction de « nique la France » à celle de « nique l’islam » ? Réponse : rien du tout. Et tout cela ne va pas épargner des troubles à l’ordre public. Donc pour ne pas nous retrouver un jour comme en Corée du nord (comparaison qui peut faire sourire aujourd’hui mais quand on a des éditorialistes qui disent ouvertement qu’il faut imiter les chinois pour censurer internet, on peut légitimement parler de ce risque, je ne parle même pas des lois soi disant antiterroriste), on doit pouvoir en France dire « vive la France » mais aussi « Nique la France ». 


    • vote
      maQiavel maQiavel 24 juin 13:20

      @wendigo
      J’ai écrit sans lire votre dernière réponse que je n’avais pas vu , vous m’en voyez désolé. 

      On est d’accord Si ce n’est qu’ en ce qui me concerne , l’ existence de la liberté d’expression implique de facto une mauvaise utilisation de l’expression. Ce n’est pas bon , on peut même considérer que c’est mauvais mais son application est peut être la moins mauvaise des solutions. Souvent , le choix n’est pas entre le bien et le mal mais entre le pire et le moindre mal. La liberté d’expression est un moindre mal. 


    • vote
      La mouche du coche La mouche du coche 24 juin 13:25

      Hahaha, vous avez fait supprimer mon commentaire ! smiley


    • 4 votes
      La mouche du coche La mouche du coche 24 juin 13:28

      L"auteur invoque la liberté d’expression dans son article et fait supprimer les commentaires qui en débattent en dessous. J’adore mettre les gens devant leurs contradictions. smiley


    • vote
      maQiavel maQiavel 24 juin 13:47

      @La mouche du coche
      Moi supprimer un commentaire ? smiley

      Je ne fais même pas supprimer les commentaires qui contreviennent à la charte agoravox et dans lesquels je me fais insulter copieusement et vous pensez que c’est le votre qui va me faire peur ? smiley

      Moi je vous encourage à le réécrire et si on le supprime , je le remettrait moi même. smiley 


    • 3 votes
      izarn 24 juin 14:01

      @wendigo
      Nique la France ça veut dire le Batacla et la promùenade des anglais à Nice....

      Alors si cette conasse de FI n’a pas encore compris....

      La FI meme avant de l’écouter c’est de la merde...


    • vote
      La mouche du coche La mouche du coche 25 juin 10:52

      Il n’assume pas en plus. J’adore. smiley


    • vote
      maQiavel maQiavel 25 juin 11:14

      @La mouche du coche
      Si vous le dites : j’ai censuré votre commentaire. 

      Voilà , vous avez raison ! 


    • 1 vote
      wendigo wendigo 25 juin 18:33

      @maQiavel

       Faites gaffe de ne pas tomber dans les filets de la novlangue, qui vous font confondre les choses. Confusion générée et entretenue par le système, afin d’effacer les murs de la cage.
      N’oublions pas que la "liberté", n’est qu’une notion, elle n’existe pas autrement que dans l’idée que l’on s’en fait. On dit "libre comme l’air et l’oiseau", mais ils ne sont libre que dans le cadre des lois de la physique.
      La liberté d’expression dont vous me parlez, ce "moindre mal", n’est moindre qu’en apparence, il ne peut et ne va mener qu’à la pire des tyrannie, celle de l’individualisme.

       "Divide ut regnes"

       Une question, malgrés cette liberté d’expression, avez vous l’impression d’être plus libre qu’avant qu’elle ne deviennes une marotte ?
      Moi qui est connu les années 80 et même 90, la liberté d’expression, on s’en foutait, on ne s’en souciait pas, pourquoi ? parce elle était naturelle elle faisait parti d’un pack. Si aujourd’hui on en parle autant, c’est parce qu’on ne l’a plus, ce que l’on a à la place c’est une dictature de la pensée unique qui se drape de pseudo liberté d’expression qui comme par hasard n’est affiché qu’en cas d’abus de certains et souvenez vous qu’il ni a abus que dans l’excès !
      Je suis un vieux modèle de "fremen", de ceux qui ont connu la vrai liberté, je comprend entend et conçois ce que vous dites, mais je vous demande de prendre une liberté, une vrai, celle de bien réfléchir à ce que appelez liberté d’expression, si votre expression n’est pas entendu et que tout le monde lâche la sienne en même temps, le brouhaha engendré annulera toutes les expressions pour aboutir à un grand silence bruyant.
      Voila pourquoi il faut des codes.
      Mais bon libre à vous de penser comme bon vous semble, car la liberté de penser c’est encore un autre truc que l’on veut nous virer ; mais ceci est un autre débat.
      Pour ce qui est de la liberté d’expression, nous aurons tout loisir d’en reparler en travaux pratiques durant les autres sujets que nous commenterons désormais. Vous pourrez juger du coté insidieux de la chose.


    • vote
      maQiavel maQiavel 25 juin 19:15

      @wendigo

       

      Faites gaffe de ne pas tomber dans les filets de la novlangue, qui vous font confondre les choses. Confusion générée et entretenue par le système, afin d’effacer les murs de la cage.
      N’oublions pas que la "liberté", n’est qu’une notion, elle n’existe pas autrement que dans l’idée que l’on s’en fait. On dit "libre comme l’air et l’oiseau", mais ils ne sont libre que dans le cadre des lois de la physique
      .

      ------> C’est pourquoi je dis plus haut que si on voulait être rigoureux, on devrait arrêter de parler de « liberté d’expression » pour parler de « droit à l’expression ».

      Si je reprend le terme de « liberté », c’est par commodité de langage mais si vous voulez , j’arrête d’utiliser cette expression , ça ne me pose pas aucun problème.

      ,- ce "moindre mal", n’est moindre qu’en apparence, il ne peut et ne va mener qu’à la pire des tyrannie, celle de l’individualisme.

      ------> Et abolir ce droit à l’expression nous protégerait de la tyrannie et de l’individualisme ? Qui décrètera ce qui est permit de dire ou de ne pas dire si ce n’est les puissants ? C’est donc au contraire l’abolition de ce droit qui mène à la tyrannie

      Pour l’individualisme, je ne vois absolument pas en quoi ne pas réprimer juridiquement des expressions et des opinions le favoriserait.

      -avez vous l’impression d’être plus libre qu’avant qu’elle ne deviennes une marotte ?

      ------> J’ai l’impression d’être plus libre de m’exprimer qu’en Corée du nord ou en Chine même si ce n’est pas parfait et qu’il faudrait l’améliorer.

       -Si aujourd’hui on en parle autant, c’est parce qu’on ne l’a plus,

      ------> Je suis tout à fait d’accord. Raison de plus d’en parler.

      -si votre expression n’est pas entendu et que tout le monde lâche la sienne en même temps, le brouhaha engendré annulera toutes les expressions pour aboutir à un grand silence bruyant.

      ------> Dans ce cas, qui décide des expressions permises et interdites ? Qui décide des codes ? Réponse : les puissants. Je préfère encore un grand silence bruyant que la voix des puissants.

      Ceci étant, ce n’est pas parce que l’expression est libre qu’elle n’est pas hiérarchisable : toutes les expressions ne se valent pas et c’est à chacun de les hiérarchiser.

      Pour le reste, comme vous dites , nous aurons l’occasion d’en reparler et j’ose espérer que vous pourrez juger du coté insidieux de leur répression. 


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      wendigo wendigo 25 juin 20:03

      @maQiavel

       Mais mon cher Maq, le "droit d’expression", nous l’avons, même en dictature nous l’avons, ce n’est pas parce que vous aurez le droit de vous exprimer que vous aurez la liberté de le faire !
      Vous savez, ils s’expriment aussi en corée du nord, ils ont le droit de le faire ; la liberté par contre ... on ne peut pas tout avoir.
      Maintenant le droit pris sous un autre angle imposent des règles, des codes et sous cet angle là, alors vous dites exactement la même chose que moi et d’ailleurs vous dites la même chose que moi, vous ne faites que prendre d’autres termes pour le faire comme quand vous écrivez :
      "toutes les expressions ne se valent pas et c’est à chacun de les hiérarchiser."
      Cela revient à dire ce que je vous écrivais plus haut :

      "La liberté d’expression réclame un autocontrôle "
      Et donc dire "nique la France", n’est pas de la liberté d’expression, mais un trouble à l’ordre publique à caractère injurieux. C’est une expression de haine, ce qui démontre un manque de contrôle, la personne qui dit cela n’est pas libre, puisque tenu par sa colère (les émotions sont une prison elles ne rendent pas libre bien au contraire, je vais faire mon mao, mais le nirvana, le fameux nirvana, c’est arriver à la béatitude, et pour cela il faut se libérer de ses sentiments et émotions, sans cela, pas de liberté, pas de béatitude, juste des barreaux).
      Le problème est qu’avant de nous lancer sur ce sujet il aurait été bon de savoir ce qu’est réellement la "liberté" et quels sont ses freins et entraves et les premiers, ne sont pas les lois, ils sont plus vicieux, ils sont en nous ; nos émotions, notre égo, nos sentiments. C’est pour cela que je vous parle d’autocontrôle, c’est basique, c’est con, c’est invisible, mais c’est !


    • 1 vote
      maQiavel maQiavel 25 juin 20:09

      @wendigo
      Le droit à l’expression nous l’avons mais ou en fixer les limites ? C’est là la question et je vous répond que je considère qu’on doit avoir le droit de tout dire sauf ce qui relève de la calomnie et de l’incitation à commettre une infraction. Et donc qu’on doit avoir le droit de dire" nique la France" pour les raisons que j’ai expliqué plus haut. 


    • vote
      yoananda yoananda 25 juin 20:13

      @wendigo
      "les émotions sont une prison elles ne rendent pas libre bien au contraire, je vais faire mon mao, mais le nirvana, le fameux nirvana, c’est arriver à la béatitude, et pour cela il faut se libérer de ses sentiments et émotions, sans cela, pas de liberté, pas de béatitude, juste des barreaux)"

      Seul un libéré peut dire ce qu’il en est. Supposons que tu en es un, supposons que j’en sois un.

      C’est juste, mais l’inverse aussi : les émotions ne sont pas un obstacle à la libération mais des aides à la libération.

      Elles sont obstacles, aides, ni obstacles, ni aides. On pourrait dire qu’elles n’ont rien à voir avec la libération, mais ce serait faux, elles ont aussi à voir.

      La libération transcende les émotions (donc, les émotions ne sont ni "pour", ni "contre", bien au contraire).

      Pire, pour se libérer, il faut se libérer de la liberté ! lol

      C’est la que c’est fun smiley


    • vote
      wendigo wendigo 25 juin 20:34

      @yoananda

       Un libéré pense aussi à la prison des autres qui eux ne le sont pas, d’où autocontrôle !
      Ma liberté s’arrête où commence celle des autres, nous sommes d’accord, c’est bien le principe même de la liberté et du savoir être libre ensemble ?
      Dans le terme "nique la France", ce "devoir", cette règle d’or n’est pas respecté.
      Désolé, mais pisser au cul des autres n’est pas un signe, ni d’intelligence, ni de respect, tant des autres que de la liberté, c’est juste un cri de rage, donc non libre !


    • vote
      wendigo wendigo 25 juin 20:44

      @maQiavel

      Ce que je répondais à Yao, plus haut ; les limites sont établies depuis belle lurette :
       "ma liberté s’arrête où commence celle des autres"
      Sans cela ce que l’on appellera faussement "liberté d’expression", n’est que de la sauvagerie égocentrique.
      On commence par un "nique la France" et on finit par pisser sur le trottoir ou s’emmancher dans la rue, qui sont aussi de la liberté d’expression ...
      On est sensé être civilisé et civilisé va avec civilité, s’il ni a pas de civilité, alors nous ne somme que des sauvages et "nique la France" c’est un terme de sauvage.
      Maintenant pour moi pas de problème, une levrette devant la crèche municipal ou une pipe sur le parvis de l’église à la sortie de la messe, pas de soucis, c’est pas ce qui va m’émouvoir, sauf que j’ai conscience que je ne suis pas seul au monde que je vis dans une CIVILISATION, je fais donc avec et je m’autocensure !
      Quand j’étais jeune j’écoutais des trucs comme ça :
      https://www.youtube.com/watch?v=Wz_YbtVnYcw
       Donc on peut chier sur la fontaine publique un jour de marché, au pire je ferais un selfi .


    • vote
      yoananda yoananda 25 juin 20:46

      @wendigo
      "Ma liberté s’arrête où commence celle des autres, nous sommes d’accord"

      Non, pas si on parle de la liberté du libéré au sens bouddhique. Mais c’est hors-sujet.

      Oui, le "nique la France", je te rejoint, je doute fort qu’il soit une expression de liberté : c’est du "non libre" comme tu dis.

      "c’est bien le principe même de la liberté et du savoir être libre ensemble ?"

      C’est une question intéressante qui fait écho a des réflexions que j’ai en ce moment ... mais, c’est hors-sujet aussi smiley et c’est un peu trop tôt pour moi d’en parler.


    • vote
      maQiavel maQiavel 25 juin 21:52

      @wendigo

      Ce que je répondais à Yao, plus haut ; les limites sont établies depuis belle lurette :
       "ma liberté s’arrête où commence celle des autres"

      ------> Cette phrase en soi ne veut rien dire. La liberté des uns ne réduit jamais la liberté des autres. Par exemple lorsque l’esclavage a été aboli, affranchis, leur liberté des affranchis n’a pas réduit la liberté des esclavagistes, ils ont perdus leur pouvoir et leur droit de traiter légalement d’autres êtres humains comme des esclaves oui, mais ils n’ont pas perdu de liberté. Les libertés ne sont pas des territoires qu’il faut abandonner pour en céder une part aux autres.

      C’est pour ça qu’il est préférable de parler de « droit à » plutôt que de « liberté ». Et on devrait avoir le droit de tout faire qui ne viole pas les droits d’autrui.

      Quant à la civilité, elle découle des mœurs et non de la loi. Ce n’est pas parce qu’on a le droit de faire tout ce qui ne viole pas les droits d’autrui que tout doit être fait. 


    • 1 vote
      wendigo wendigo 25 juin 22:25

      @maQiavel
      ils ont perdus leur pouvoir et leur droit de traiter légalement d’autres êtres humains comme des esclaves oui, mais ils n’ont pas perdu de liberté

      **************

       HA SI ! ils ont perdu la liberté de dominer, de faire ce que bon leur semblait d’autres qu’eux ! Ils ont perdu la liberté jouir !
      Etre esclavagiste, s’est se croire un petit dieu, c’est une perverse liberté ! La liberté de maltraiter, la liberté de violer, la liberté de TUER ! Voila ce qu’ils ont perdu une liberté que vous et moi ne pouvons pas comprendre.
       La liberté c’est un territoire, nous sommes des animaux basiques, nos raisonnements en sont resté au territoire et à ses luttes, ce que vous appelez "liberté d’expression", un chien appelle cela pisser sur un réverbère. N’oubliez pas que nous sommes guider par des principes psychologiques archaïques, que tous les termes à caractère possessif que nous utilisons ne sont que des émergences de notre égo. J’avais posté ceci l’an passé, jetez y un oeil, Serge Marquis est bien plus passionnant que moi pour vous parler de cette sale bête qu’est l’égo, qui est con comme une planche et fière comme un paon :
      http://www.agoravox.tv/actualites/societe/article/serge-marquis-pensouillard-le-53159
      Et le terme "nique la france "n’est rien de plus que le hurlement de cette bête malsaine qui enferme l’homme derrière des mensonges et l’éloigne de l’Utopie !

      ***********

      C’est pour ça qu’il est préférable de parler de « droit à » plutôt que de « liberté ». Et on devrait avoir le droit de tout faire qui ne viole pas les droits d’autrui.

      **********
       Et rebelote, vous êtes ineffable Maq, ce que vous écrivez là ; "le droit de tout faire qui ne viole pas le droit d’autrui", revient à dire, que la liberté des uns s’arrête où commence celle des autres !
      Je vous soupçonne de le faire exprès alors je vais reformuler ma phrase :
      " Le droit des uns s’arrête où commence celui des autres", mais je subodore que vous allez encore contredire le fait que nous disons la même chose, pas de problème la polémique est un art subtile je ni suis pas très fort mais je peux y jouer.


    • vote
      maQiavel maQiavel 26 juin 18:47

      @wendigo
      " Le droit des uns s’arrête où commence celui des autres"

      Très bien. Dans ce cas , au nom de la violation quel droit fondamental ne devrait -on pas dire nique la France ? 


    • 5 votes
      Qiroreur Qiroreur 23 juin 17:45

      "on peut tout simplement se demander s’ils auraient fait ce genre d’injonction à Eric Coquerel, Eva Joly, Olivier Besancenot, Noël Mamère ou Clémentine Autain qui ont signé la même pétition que Danièle Obono ?"


      On peut, en effet... la question serait à poser en priorité aux élus actuels (Coquerel et Autain, les autres ne l’étant plus sauf erreur de ma part). 
      On peut aussi se demander quels autres pays au monde permettent à des personnes issus des quatre coins de la planète, nés à l’étranger et "récemment naturalisés" comme c’est le cas de cette député, de devenir français pleinement et accéder aux fonctions les plus élevées (ce qui est normal chez nous ne l’est pas partout). Et on peut aussi attendre de gens qui ont bénéficié de la naturalisation, qui aspirent à représenter les français qui vont désormais les payer par leurs impôts qu’ils défendent avant tout leur pays d’accueil, à moins que ce soit un peu trop demander ?

      Au fait, as-tu vérifié si les autres politiques cités avaient été interrogés à ce sujet ? 

      • 7 votes
        maQiavel maQiavel 23 juin 17:53

        @Qiroreur

        Certains parmi ceux que j’ai cités disent eux-mêmes qu’on ne leur a jamais posé la question. « C’est un autre député, Éric Coquerel, invité sur France Info, qui est monté au créneau. Lui-même est signataire de la pétition incriminée. « Moi ce qui m’étonne c’est que depuis 2012, ni moi, ni Besancenot, ni Noël Mamère, on ne nous a jamais parlé de cette affaire ».


      • 2 votes
        Qiroreur Qiroreur 23 juin 18:37

        @maQiavel
        Irrecevable.

        1. Il parle pour lui... qu’est qu’il en sait que la question n’a pas été posée aux autres ? Il a consulté les archives de l’INA ? 

        2. Il est du même parti... tu ne t’attends quand même pas à de l’objectivité de sa part ? 


      • 2 votes
        maQiavel maQiavel 23 juin 19:06

        @Qiroreur
        Très bien. Dans ce cas , de quelle manière faudrait-il vérifier si ces politiques ont été interrogés si on part du principe qu’on ne peut pas prendre en compte leur parole ? 

        Parce qu’au fond , ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de traces de ces interrogations qu’elles n’existent pas ? Donc comment on vérifie ? 


      • 2 votes
        Qiroreur Qiroreur 23 juin 19:36

        @maQiavel
        En prenant les émissions où ils ont été invités, en leur demandant. Je ne te dis pas que c’est simple et que tu aurais pu le faire mais juste que se baser sur Coquerel...

        Je suspecte très fortement que cette question plus générale de sentiment d’appartenance à la France (car au fond c’est de cela dont il s’agit) a été posée sous différentes formes à ces personnes citées, notamment par des Zemmour, des Élisabeth Lévy et autres (Autain et elles avaient un RV où elles débattaient régulièrement)... y’en a pas quinze mille non plus, les autres sont à 90% des anti-France convaincus... ça aussi... En fait, on s’étonne que soit posée une question aussi basique à un politique parce que cette question n’est jamais posée à tous ces anti-France de gauche, mais là comme elle est noire là ça fait scandale... pourtant la question est tout à fait pertinente en réalité : d’ailleurs tu n’y réponds pas : ne trouves-tu pas surprenant qu’une député française qui a été fraichement naturalisée, compte tenu de son parcours, rechigne à simplement à dire "vive la France", qu’elle le fasse du bout des lèvres comme si c’était un truc horrible que de simplement un peu aimer son pays, le préférer juste un tout petit peu aux autres ?



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