Mais, je n’ai jamais dit que les vaccins étaient totalement inoffensifs.
Toute substance présente des risques pour la santé et c’est encore plus vrai pour les médicaments (prenez le cas de la chimiothérapie par exemple dont les effets secondaires sont redoutables. Et pourtant on continue à l’utiliser car le bénéfice est supérieur aux risques). Quand au lobby pharmaceutique, il est évident qu’il existe mais c’est fatiguant de voir des thèses complotistes sur tous les sujets. Dans tout groupe d’hommes, on trouvera des brebis galeuses. Pour tout exemple, on trouvera un contre-exemple. Mais la science s’appuie sur des chiffres et des statistiques et non pas sur des exemples.
Mais de là à dire que les vaccins ne servent à rien c’est presque criminel.
Il me semble d’ailleurs qu’en France,il y a des maladies qui réapparaissent parce qu’on a levé le pied sur la vaccination (tuberculose par exemple).
Quand on voit que Cassia (l’auteur) nous cite comme référence les bouquins d’un essayiste qui n’est même pas un scientifique pour argumenter que le vaccin de la variole n’a pas été efficace, on pourrait se demander s’il ne se rendrait pas coupable de mise en danger d’autrui par négligence.
Et d’ailleurs si :
Selon certaines études, la réduction volontaire ou non, de l’utilisation de vaccins dans certains pays a provoqué une recrudescence des maladies et une augmentation de la mortalité59 60.
En 1873, une campagne religieuse contre la vaccination a fait chuter la vaccination de 40 % à Stockholm au xixe siècle provoquant une réapparition de la variole qui fut à nouveau éradiquée par le vaccin ensuite61.
En 1974, l’utilisation du vaccin contre la coqueluche chuta de 81 % à 31 % en Grande-Bretagne et une épidémie est survenue provoquant la mort de plusieurs enfants. De 1979 à 1996, la Suède interrompit la diffusion du vaccin contre la coqueluche à la suite de quoi 60 % des enfants furent contaminés, la mortalité ne dépassant cependant pas un individu par année60. L’OMS a estimé à 294 000 le nombre de décès en 2002 dus à la coqueluche dans les pays ne pratiquant pas la vaccination62.
La réapparition significative de la rougeole dans une communauté religieuse aux Pays-Bas a démontré les conséquences de la non vaccination63. Il n’y eut cependant que trois décès pour 2 961 cas.
Au début des années 2000, un groupe de religieux conservateurs au Niger, rejetant la médecine occidentale, conseilla à ses adeptes de ne pas vacciner leurs enfants avec le vaccin oral contre la poliomyélite. Le boycott fut adopté par le gouverneur de la province de Kano et aucun vaccin ne fut administré pendant plusieurs mois. La polio réapparut en conséquence dans une douzaine de provinces qui ne présentaient pas de cas de la maladie auparavant64 En 2006, le Niger avait la moitié des cas de polio du monde65. Une résurgence de la rougeole en 2005 dans l’État d’Indiana aux États-Unis fut attribuée à des parents qui avaient refusé la vaccination pour leurs enfants66.
La majorité des cas de tétanos chez des enfants surviennent dans les familles où les parents ont refusé de faire vacciner leurs enfants.