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"La guerre de la mémoire" : amnésie dissociative VS ’faux souvenirs’ (ABC Australie)

Malheureusement, notre mémoire n'est pas un magnétoscope et nous avons une compréhension limitée de la façon dont elle fonctionne. Cela entraine des désaccords qui sont particulièrement virulents en ce qui concerne la bataille sur la question des souvenirs retrouvés. En effet, des mémoires enterrées concernant des événements traumatiques peuvent ressurgir, mais à quel point peuvent-elles être fiables ? Les souvenirs traumatiques sont-ils réprimés par un processus de dissociation ? Ou est-ce un simple oubli ? Le Dr Jonica Newby explore ici quelques pistes concernant les mémoires traumatiques enfouies avec le Pr. Warwick Middleton et le Pr. Richard Bryant....

 

 

Source : abc.net.au - Catalyst - 22/09/2011

 

Extrait du livre de Cathy O'Brien "L'Amérique en pleine Transe-Formation" ; voici ce que Mark Phillips écrit à propos des institutions psychiatriques : "À ce jour, ni l’American Psychiatric Association, ni l’American Psychological Association n’ont publié de modèle de développement d’un protocole thérapeutique efficace sur les troubles dissociatifs (considérés comme résultant de traumas répétés). Un certain nombre de facteurs rendent le développement d’un tel modèle difficile. Le premier de ces facteurs concerne le secret que la Sécurité Nationale applique aux recherches classifiées sur le contrôle de l’esprit. Dans le climat actuel, adresser des victimes du contrôle de l’esprit à des professionnels de la psychiatrie pour un traitement équivaudrait à confier un patient nécessitant une opération d’urgence à un chirurgien auquel on aurait bandé les yeux et passé des menottes (...) Ce qui nous permettrait peut-être de jeter les bases d’une explication serait d’identifier "qui", au sein de notre gouvernement, aurait intérêt à bloquer de cruciales découvertes de la recherche médicale et autres informations d’ordre technologique vis-à-vis des professions psychiatriques (...) Passant à l’étape suivante et vous procurant alors un exemplaire de l’Oxford’s Companion To The Mind (Oxford Press, 1987) du professeur de faculté, vous pouvez pratiquement y trouver tout ce qui concerne les recherches sur l’esprit sans la moindre référence au contrôle de l’esprit. Peut-être aurez-vous maintenant le loisir de réaliser à travers les omissions des Random House, Webster et autre Oxford Press, que vous êtes victime du contrôle de l’information." - "L'Amérique en pleine Transe-formation" - Cathy O'Brien & Mark Phillips, 2013, p.62-19

 

Source : http://mk-polis2.eklablog.com/la-guerre-de-la-memoire-amnesie-dissociative-vs-faux-souvenirs-abc-aus-a130437284

 

Tags : Institutions Pédocriminalité Polémique Psychologie Psychanalyse



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2 réactions à cet article


  • 3 votes
    Djam Djam 17 juin 11:46

    Ce sujet est intéressant plusieurs titres :

    1/ il met en évidence, comme avec beaucoup d’autres débats du même genre, l’opposition féroce entre la science matérialiste, qui entend garder la haute main sur le "vrai", et la science immatérielle qui est encore à ses débuts mais qui dérange fichtrement la première.
    2/ il s’appuie sur une croyance, liée là encore à la science matérialiste, qui consiste à affirmer mordicus que la mémoire serait stockée à des endroits précis de notre cerveau.

    Cette 2ème affirmation tient au fait que depuis des années des milliers d’observations sont faites avec les instruments qui permettent de visualiser de plus en plus de détails dans le fonctionnement organique du cerveau. Dès lors où ces instruments ont permis d’obtenir des images où l’on voit des zones "activées" en concordance avec telle pensée ou tel mouvement, les observateurs en ont déduit que notre cerveau était quasi sécable en zones multiples dont chacune aurait une fonction précise.

    Cette affirmation relève d’une pensée limitée. Car si en effet le cerveau active ici et là selon ce qu’on fait ou pense, il n’est en réalité qu’une interface entre notre entité organique et un extérieur dont le fonctionnement nous échappe quasi totalement. Le cerveau agit comme une antenne ultra perfectionnée qui capte des informations circulant dans un espace temps hors de notre organisme. Les deux interfèrent mais le cerveau ne stocke pas de mémoire au sens où un ordinateur stocke des bits d’infos sur un disque dur. les zones qui s’activent sont juste comme une image sur un écran indiquant qu’à tel endroit dans un moteur il y a un problème ou une fonction activée, mais l’activité se fait hors de l’écran  !

    Cette vision cerveau humain / ordinateur est une de ces croyances fermement entretenue qui permet justement de croire que peut-être demain les robots feront tout mieux que l’humain...ce mystère sur deux pattes qu’on ne peut définitivement pas imiter tant il demeure complexe dans son fonctionnement immatériel. Ceux qui pensent que demain un ordinateur pourra être plus "performant" qu’un humain se trompe juste de dimension. Car si un ordinateur pourra très certainement calculer plus vite qu’un cerveau humain, l’intuition, la nuance, la fulgurance, tout ce qui échappe justement aux scientifiques ne pourra jamais être théorisé en pensée d’ordinateur (langage binaire). François Cheng parle justement de l’âme dans son dernier livre et c’est précisément l’âme qui demeure un mystère et qu’aucun ordinateur ne pourra jamais porter... même en utilisant du matériel organique car l’âme est précisément LE mystère qui enquiquine les scientifiques depuis des siècles... c’est Cela que, par commodité, l’homme a nommé "Dieu" et c’est encore Cela que la modernité ultra technophile tente d’imiter par le transhumanisme et l’auto détermination très en vogue dans nos sociétés désacralisées.

    Le cerveau fonctionne comme une antenne dans la mesure où il capte des flux. Son langage n’est pas binaire, il fluctue en fonction de paramètres qui restent totalement hermétiques à la pensée scientifique occidentale. La mémoire des traumatisés fait exactement ce qui est "bon" pour sauver l’édifice psychique. Les systèmes de "forclusion" (terme inventé par Lacan) sont des systèmes de sauvetage par neutralisation de ce qui pourrait faire voler en éclat une structure complexe dont l’objectif est de survivre. L’objectif du cerveau antenne est d’une complexité inouïe. Il consiste à non seulement maintenir l’homéostasie physiologique mais également psychique en faisant des "sacrifices" vitaux dans le champ psychique émotionnel.

    Le surgissement d’une séquence mémorisée n’est possible que dans des circonstances particulières dans laquelle on plonge notre cerveau. Regarder un film par exemple en est une. Pendant la visualisation, le cerveau humain est exactement en état d’hypnose plus ou moins consciente. Ce n’est pas pour rien que le cinéma est devenu l’un des divertissements les plus soutenus économiquement dans nos sociétés de manipulation massive. Un individu qui regarde un film n’est plus du tout présent à lui-même. Si l’on ajoute une forte stimulation émotionnelle (bande son et images fortes) on obtient une modification des ondes cérébrales. En passant des ondes Bêta (état de veille) en ondes Théta (hypnose) la censure rationnelle (principe de sauvegarde par forclusion) est neutralisée... et certains souvenirs flottants autour du Sujet se reconnectent à l’antenne. Cette dernière réactive à son tour un relais organique qu’on appelle la mémoire cellulaire (tout le corps est un support cellulaire dans lequel s’engramme le vécu psychique). Les flashs, visions et autres prémonitions surgissent alors à la conscience d’une façon "accidentelle".

    Il faut avoir que notre organisme est composé à 80 % d’eau... or, on l’a enfin démontré et reconnu aujourd’hui, l’eau est l’un des plus extraordinaires support de mémoire (voir les travaux de Benvéniste repris par Luc Montagnier qui a préféré les poursuivre en Chine parce qu’en France il risquait de subir le harcèlement qu’à subi Benvéniste). Lorsqu’on parle de mémoire cellulaire, de mémoire du corps, l’eau des tissus joue un rôle majeur.

    Les faux souvenirs existent cependant. En effet, une autre fonction majeure du cerveau fait que nous interprétons absolument tout ce que nos sens perçoivent. Nous n’avons pas du tout accès à la Réalité objective, nous ne pouvons qu’interpréter ce que nous "voyons". Nous fabriquons donc notre propre réalité et par conséquent notre vision du monde et de nous-même. Les souvenirs sont à la fois vrais et faux car ils sont systématiquement interprétés par notre mental qui fabrique du sens à partir de croyances et valeurs intégrées très tôt dans la structure psychique.

    Il y a des souvenirs vrais qui ressurgissent, selon le processus proposé plus haut, et d’autres que l’on s’approprient à partir d’une interprétation subjective d’une situation donnée. La difficulté est donc de réussir à distinguer le souvenir vrai et l’interprétation...

    Et ça, c’est une autre paire de manche !


    • vote
      Nigari Nigari 18 juin 00:17

      @Djam
      Merci. Je rejoins ce que vous dites concernant la notion de mémoire immatérielle, non palpable et non statique ; elle n’est certainement pas "stockée" dans une armoire du cerveau qu’il suffit d’ouvrir ou fermer pour classer les dossiers... Lors du fractionnement de l’âme (perte de l’âme lors d’un trauma) on observe que les mémoires dissociées (fragments d’âmes/personnalités dissociés/alter) sont comme congelées dans un autre espace-temps, dans une autre dimension..... le travail du chamane étant de partir (en voyage astral) "en chasse" pour ramener dans le présent "ici-bas" le fragment d’âme avec ses mémoires (souvent traumatiques) qui lui sont associées......

      Extrait du livre MK : Toutes les strates de la mémoire, jusqu’aux plus profondes, sont interconnectées les unes aux autres dans ce qui peut être appelé un "champ mental énergétique" qui interagit avec le cerveau et le système nerveux. Selon la thérapie Fabian, les souvenirs ne sont pas constitués de neurones mais d’une énergie stable subatomique, les neurones n’étant qu’une interface physique pour ces énergies mnémoniques (ensemble des procédés qui facilitent les opérations de la mémoire). Dans ce "champ énergétique", chaque mémoire qu’elle soit consciente ou inconsciente est connectée avec toutes les autres par une sorte de toile. Cela signifie que si vous travaillez intensément une certaine zone de la mémoire, cela va influer automatiquement sur toutes les autres zones de la toile : appelée le "champ de mémoire".

    

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