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Accueil du site > Tribune Libre > Le droit au travail

Le droit au travail

Pardon, droit du travail. Le travail a des droits, le travailleur des devoirs.

 

Je vais vous donner une petite vidéo de Mélenchon qui s'exprime là-dessus sur je ne sais plus quelle radio et un enregistrement audio.

 

Et avant de vous proposer la pétition, je ne résiste pas à copier le petit texte écrit par une amie, qui accompagnait celle-ci dans ma boîte courriel :

 

« Si vous pensez que les Français sont tous des paresseux ou des assistés, ou si vous avez vraiment hâte de vivre la condition d'ouvrier ou employé du début du XXe siècle, ou si vous êtes déjà retraité, rentier, riche, et pensez que votre voisine, ses et vos enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants, méritent de la vivre (en attendant la "bonne guerre qu'il leur faudrait pour qu'ils comprennent" comme on dit), lisez avec délectation le projet de loi de Réforme du code du travail qui a fuité dans la presse, et surtout ne faites rien. Le gouvernement en place s'occupe de tout.

Si vous avez déjà travaillé dur (je parle d'usines, de chantiers, de champs, de bureaux, d’hôpitaux, d'écoles, d'administrations, etc), pour un salaire minable, avec des horaires de dingue, ou si vous n'avez jamais voulu le faire mais que vous ne voulez pas que d'autres le subissent, bref si pour vous Germinal doit rester un roman historique et non pas contemporain, vous voyez de quoi on parle.
Et vous souhaiterez peut-être aider ceux qui bossent, et ceux qui bosseront pour vous et pour les générations futures, à ne pas revenir plus d'un siècle en arrière en matière de conditions de travail, en ajoutant votre signature à cette pétition "Loi travail : non, merci @MyriamElKhomri ! #loitravailnonmerci" !

Pour en savoir plus et pour signer, c'est ici :
https://www.change.org/p/loi-travail-non-merci-myriamelkhomri-loitravailnonmerci »

 

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

 

 

« Ce fut la consternation. François Hollande aura tout osé ! Le projet de loi de refonte du code du travail sera présenté en conseil des ministres le 9 mars par la ministre Myriam El Khomri. Mais les éléments transmis pour avis au Conseil d’État et rendus publics ce mercredi 17 février par Le Parisien nous assurent du pire. Notamment en matière de temps de travail et de salaires. C’est un retour spectaculaire aux normes du 19ème siècle. Parmi les propositions de François Hollande, médusés nous découvrons la fin des 11 heures consécutives de repos, la journée de travail de 12 heures ! Un grand bon social en arrière !

 

Le Parisien parle de « coup de grâce aux derniers garde-fous qui entourent les 35 heures ». « La ministre du Travail fait des propositions que n’auraient pas reniées les politiques les plus libéraux » d’après le Dauphiné libéré. C’est le moins qu’on puisse dire. Encore une fois, tout est fait dans le dos des salariés. Officiellement, la durée légale restera à 35 heures par semaine. Mais dans les faits, elle ne concernera plus personne ! L’idée de François Hollande est de détricoter le code du travail. Comment ? En réduisant d’abord les protections inscrites dans la loi à peau de chagrin. Puis en permettant en même temps de déroger à la loi entreprise par entreprise, y compris dans un sens plus défavorable aux salariés. C’est une rupture complète de la hiérarchie des normes.

 

Selon Le Parisien, « en regardant dans les détails des alinéas, la palette des assouplissements proposés est considérable. Du jamais-vu pour les employeurs ! Car ce toilettage subtil du gouvernement conduit juridiquement et formellement à faire sauter un maximum de verrous pour que demain les décisions sur le temps de travail se prennent au niveau des entreprises, et non plus seulement dans les branches ou par la loi. (…) Comme le réclamait depuis longtemps le patronat, tout ou presque pourra ainsi se négocier à la hausse ou à la baisse — bien évidement dans les limites qui seront néanmoins fixées par la loi — avec comme unique rempart côté salariés : les syndicats  ».

 

Les salariés devront travailler plus. Toute l’organisation du temps de travail est menacée. D’abord la durée maximale de travail. Un accord d’entreprise ou de branche suffira pour obliger les salariés à travailler jusqu’à 12 heures par jour alors qu’il faut actuellement une dérogation de l’inspection du travail pour aller au-delà de 10 heures par jour. Même les plus jeunes ne sont pas épargnés. Les apprentis devront travailler davantage. La durée légale hebdomadaire du travail passera de 35 heures à 40 heures et la durée maximale par jour de 8 heures à 10 heures ! C’était déjà possible aujourd’hui mais sous réserve de l’autorisation de l’inspection du travail et de la médecine du travail. Désormais, c’est l’employeur qui décidera seul et devra seulement « informer » ces deux autorités.

 

Il faudra non seulement travailler plus mais aussi travailler à un rythme encore plus irrégulier et fragmenté ! Ainsi, la durée maximum hors «  circonstances exceptionnelles  » est aujourd’hui de 48 heures par semaine, heures supplémentaires comprises. Avec comme garde-fous bien mince, l’impossibilité de dépasser 44 heures hebdomadaire en moyenne sur une période de 12 semaines, c’est-à-dire à peu près trois mois. Le projet de loi prévoit qu’un accord d’entreprise pourra faire travailler les salariés 46 heures par semaine en moyenne sur 16 semaines, soit à peu près 4 mois. C’est-à-dire non seulement travailler plus mais aussi à un rythme plus irrégulier puisque la moyenne sera calculée sur une période plus longue ! Et ce n’est pas tout.

 

La vie de 1,5 million de salariés sera encore plus morcelée. Pourquoi ? Parce que le gouvernement veut détruire une des maigres protections du « forfait-jour ». Le contrat en « forfait-jour », c’est ce système où le salarié ne compte pas ses heures de travail, mais ses jours de travail ! Aujourd’hui, les salariés concernés par ce système travaillent 235 jours par an et peuvent travailler jusqu’à 13 heures par jour. La seule limite est en effet d’avoir une période de 11 heures de repos consécutives par 24 heures. Ce système a été imaginé pour les cadres les plus hautement placés. A sa création en 1998-99, il concernait 500 000 personnes. Je suis l’auteur d’un amendement au Sénat à l’époque contre cette disposition dont j’annonçais qu’elle ouvrirait la boîte de Pandore d’où viendrait que progressivement tout le monde y serait astreint. Evidemment je fus jugé irréaliste et excessivement agressif par mes procès d’intention…

 

Il a pourtant déjà été considérablement élargi à tout salarié disposant d’une autonomie dans son travail au point que 50% des cadres sont employés sous ce régime soit 1,5 million de personnes, donc. D’autant que le gouvernement veut aussi étendre encore ce système du forfait jour. Jusqu’à aujourd’hui, la mise en place d’un tel contrat dans les entreprises de moins de 50 salariés exigeait un accord d’entreprise. Le gouvernement veut faire sauter cette protection et permettre ce contrat « forfait jour » sur la base du seul accord individuel du salarié. Or aucun salarié ne sera en mesure de refuser cette explosion de son temps de travail et de son organisation personnelle dans un face à face avec son employeur. Ce n’est pas tout dans la destruction de la vie des gens. Le gouvernement veut que les 11 heures quotidiennes de repos puissent ne plus être consécutives ! Il faudra bientôt venir au travail avec son sac de couchage pour faire la sieste avant de recommencer à travailler ! Car moins de onze heures de pause transport compris ça laisse combien de temps pour s’occuper des gosses, faire le repas et passer du temps en famille ou en couple ? Les salauds qui gouvernent s’en foutent.

 

Avec François Hollande, vous travaillerez plus mais vous gagnerez moins ! Voyez plutôt. Les heures supplémentaires devraient toujours commencer à la 36e heure hebdomadaire. Mais elles pourront être moins payées qu’aujourd’hui. Officiellement, le gouvernement ne remet en cause le principe d’une majoration de 10% minimum des heures supplémentaires. Il faut dire que ce plancher de 10 % est déjà une honte après je ne sais combien de coup de rabot sur la majoration du coup des heures supplémentaires. Mais il restait encore un verrou. Actuellement, un accord de branche peut imposer une majoration minimale de 25% à toutes les entreprises de la branche. C’est fait pour éviter le dumping et les inégalités entre grandes et petites entreprises. Le projet de loi prévoit qu’un accord d’entreprise pourra déroger à l’accord de branche sur ce point et payer seulement 10% de plus que l’heure normale !

 

Les périodes d’astreinte seront aussi moins payées ! Ce sont ces heures ou ces journées pendant lesquelles un salarié est chez lui mais peut être appelé à tout moment par son employeur en cas de besoin. Le droit actuel permet déjà que ces astreintes soient moins payées que les heures de travail effectives. Mais il impose qu’elles soient payées comme un jour de travail. Le projet de loi prévoit que ces astreintes ne seront purement et simplement plus payées si le salarié n’est pas rappelé pendant la période prévue ! Cela sera compté comme du « repos », déduit de ses congés payés ! Alors que le salarié ne peut ni s’absenter, ni s’éloigner et qu’il doit se tenir prêt à aller travailler n’importe quand. Les salauds qui gouvernent se foutent de savoir si votre vie est pourrie par cette astreinte.

 

Le projet de loi prévoit qu’un accord d’entreprise pourra baisser le salaire ou augmenter le temps de travail pendant cinq ans ! Aujourd’hui c’est seulement deux ans ! Et une telle procédure pourra être déclenchée non seulement pour faire face à une difficulté économique comme aujourd’hui mais aussi simplement pour gagner de nouveaux marchés. C’est une étape de plus dans le principe des accords de compétitivité inventés par Sarkozy, généralisés par Hollande avec la loi dite de « sécurisation de l’emploi » de 2013. Et les salariés qui refuseraient ces changements seraient licenciés sans possibilité de recours alors qu’aujourd’hui, leur licenciement doit être considéré comme un licenciement économique ouvrant droit à des indemnités. » ( JLM blog)

 

 

 

http://melenchon.fr/2016/02/22/le-gouvernement-esclavagise-les-salaries/

 

 

 

http://melenchon.fr/2016/02/23/loi-el-khomri-la-vie-quotidienne-des-gens-va-etre-detruite/

 .

Tags : Politique Emploi Chômage Travail Jean-Luc Mélenchon



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19 réactions à cet article


  • 8 votes
    gerfaut 26 février 19:36

    Le droit au travail...comme si c’ était un droit.


    On va se le tapper encore combien de temps ce guignol qui n’ a jamais travaillé.

    • 11 votes
      hase hase 26 février 23:02

      @gerfaut
      Vous devriez lire et écouter avant de cracher votre venin ! Vous êtes à contre sens ; en attendant, mon jeu de mot dans le dit se réfère à ça ;

      1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

      2. Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

      3. La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme.

      4. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République.

      5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

      6. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

      7. Le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

      8. Tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu’à la gestion des entreprises.

      9. Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.


    • 1 vote
      ffi 27 février 16:22

      @hase
      Amen !


    • 2 votes
      hase hase 27 février 18:02

      @ffi
      Je ne sais pas s’il faut aller en paix ! c’est juste la constitution , foulée aux pieds par cette nouvelle loi !


    • vote
      hase hase 27 février 18:08

      @ffi
      Je n’avais pas vu le lien ! très bien les inconnus, mais si vous avez un moment, expliquez moi le rapport que vous faîtes entre une secte et le préambule à la Constitution d’un pays.


    • 1 vote
      tousensemble tousensemble 3 mars 09:45

      @ffi

      bravo MELUCH

      LE SINISTRE RETAILLAU CHEF DU GROUPE RIPOUBLICAIN UMP ET PRESIDENT DE REGION LOIRE VOULAIT AUTORISER LES PETROLIERS A SOUILLER NOS COTES aux ordres du MEDEF ET DES PETROLIERS

      QUEL SINISTRE INDIVIDU !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

      UN TEL AMENDEMENT MERITE : UN DEGAGE POURRI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


    • 7 votes
      cassia cassia 26 février 21:02

      Traitre un jour, traitre toujours...


      Enfin pour la merluche ce n’est pas 1 jours mais 30 ans de traitrise, le sénateur socialaud, Franc-Mac (mais qui feint d’ignorer l’existence du diner du Siècle) qui se découvre à la veille des présidentielles de 2017 la niaque d’un Che Guevara.

      • 2 votes
        hase hase 26 février 23:02

        @cassia
        De quoi parlez-vous ?


      • 4 votes
        cassia cassia 27 février 08:41

        D’un lapin dans les phares d’une voiture


      • 7 votes
        cassia cassia 26 février 21:20

        Vivement pour 2016 une bonne canicule pire qu’en 2003 !
        Parce que y’en a marre de ces croulants génération 68, le gros de l’électorat UMPS, la merluche et EELV y compris.


        • 2 votes
          lupus lupus 26 février 22:27

          "Le travail a des droits, le travailleur des devoirs." ?????
          Le travail est une punition , avoir une activité c’est la liberté .
          Les droits & devoirs définis par ces salopards de politicards carriéristes corrompus, fainéants, hautains, dédaigneux, envieux,avides.... devraient faire douter les administrés.
          N’oubliez jamais que ces crevards ont toujours envoyé l’armée tirer à balles réelles dans les manifestations/grèves ouvrières (la révolte des canuts entre autre). C’est le gouvernement et le patronat français qui a fait fermer LIP, par idéologie.
          Les salariés n’ont plus de métiers mais une fonction et vont se retrouver face à la robotisation à outrance de leurs postes.
          C’est pour cette raison que les patrons veulent licencier sans payer, sans vergogne, sans contraintes. Pour robotiser leur business, et nos "représentants élus" les aident une fois de plus à nos dépens.
          melenchon le sait, il n’en parle pas, c’est un traitre, un larbin, un laquais. 


          • 4 votes
            gerfaut 26 février 23:15

            Il n’ y a rien de plus démago que de répandre le slogan que le travail est un droit. On voit là encore d’ où sont les plus décadents sur l’ échiquier politique, d’ où sont toujours les plus dégueulasses. C’ est tellement facile de raconter n’ importe quoi.


            Les gens doivent s’ assumer et travailler par eux-mêmes pour un travail qu’ ils se sont décrochés. C’ est un accomplissement personnel qui n’ est pas un dû de la société. L’ assistanat est une drogue dure, et le dealeur à bouche d’ égout un vrai décadent, un vrai danger public.

            • 3 votes
              michel-charles michel-charles 27 février 08:13

              Le travail, n’est qu’un moyen pour subsister dans sa vie..

              Ce n’est en rien un droit, mais surtout des "Travers" avec embûches à tous les coins de rues...
              La société actuelle, est en fait ; organisée pour tenir en laisse les peuples lobotomisés par des années de mensonges, répétés en boucle par les organisateurs de la MAFIA qui dirige le monde...

              • 3 votes
                Gaston Lagaffe Gaston Lagaffe 27 février 11:06

                Je pense qu’il est inutile de se fatiguer à faire de la propagande pour Mélenchon, si il reste une petite minorité qui peut être séduite par les propos de ce brasseur de vent ce n’est plus le cas de la majorité, celles et ceux qui ont suivi la campagne de 2012, n’ont heureusement pas tous une mémoire courte d’amibe morte. Alors il reste 13 mois avant les présidentielles, j’ose espérer ne pas constater une recrudescence quotidienne de propagande pour le tribun professionnel à l’indignation opportune jamais suivie d’actes car c’est inutile. Vous fatiguez pas, Mélenchon a déjà joué, déjà perdu, point barre. Il peut déblatérer tous les propos que les déçus du système veulent entendre, cela ne changera rien au schmilblick, au vu de ce qu’il se passe un peu partout en France, comme au salon de l’agriculture, bientôt, j’espère, les têtes des politichiens se balladeront de nouveau à la seule place qu’il leur revient de droit, au bout de piques. Car le temps n’est plus à la négociation, ni à la diplomatie, mais à la mise à mort des responsables de la gabegie actuelle, ça calmera ceux qui voulaient faire la même carrière que les fumiers qui ont gouverné le troupeau pendant 40 ans, les banksters puis les journalopes, enfin leurs cadavres, devraient suivre dans les charettes vers les charniers ou les fosses communes dans lesquelles on les entassera sans honneur, ni cérémonial inutile, enfin, on peut toujours rêver.


                • 3 votes
                  herve_hum 27 février 12:14

                  Qui a écrit cette absurdité ?

                  "le travail à des droits, le travailleur des devoirs"

                  Faudra penser à le récompenser pour la phrase sophiste de l’année !

                  Seuls les êtres vivants ont des droits et des devoirs, certainement pas un objet ou un concept !

                  Le travail est un devoir, le droit, est sa rémunération.

                  Mais dire que le travail est un droit, conduit à poser la rémunération comme un devoir du salarié, or, le propriétaire économique n’a qu’un seul souhait, le défaire de son devoir et ne lui laisser que sont droit. Pourtant, le salarié n’est pas d’accord, il veut son devoir et moins son droit !

                  Voilà l’aberrance de dire que le travail est un droit et non un devoir.

                  Le hic, c’est qu’en disant que le travail est un devoir et le salaire le droit pour accéder à ses besoins primaires et ses aspirations, c’est que le propriétaire économique ne peut plus décider seul de qui employer et non plus du salaire en fonction des bénéfices et autres gain de productivité.

                  C’est qu’on entre alors dans le rapport de l’offre par la demande.

                  Ce qu’oubli de dire Mélenchon à ce sujet, c’est que l’inversion du rapport implique mécaniquement à déposséder le propriétaire économique de sa souveraineté sur l’outil de production, pour le contraindre à répondre à la demande des salariés et non plus à la seule demande des propriétaires économiques. Autrement dit, on passe d’une économie exclusivement basé sur la propriété économique à une économie basé sur la responsabilité économique.

                  Selon le principe de relation de causalité, le travail est un devoir, donnant alors au propriétaire économique le droit d’employer les salariés et de devoir les rémunérer pour répondre au droit acquis par le salarié. Le hic, c’est que si on laisse la propriété exclusive de l’environnement économique à des intérêts particuliers, alors, le droit sera restreint à cet intérêt et la partie non employée ne pourra pas remplir son devoir de travail pour obtenir son droit de salaire, nécessitant les mécanismes de sécurité économique reposant sur l’impôt. Pour éviter cette double injustice, celle du privilège du propriétaire et celle de l’imposition du travail pour satisfaire aux besoins de chomeurs, il faut tout simplement collectiviser l’outil de production qui ne pose plus alors la question de droit du propriétaire, mais reste seulement la relation droit/devoir des salariés où l’entreprise étant un objet, n’est pas concerné par l’équilibre droit/devoir.

                  Mélenchon est loin de maîtriser son sujet (en postulant qu’il est honnête !


                  • 1 vote
                    hase hase 27 février 20:35

                    @herve_hum
                    Il existe un deuxième degré qui a l’air de vous échapper !

                    On ne dit plus : les droits du travailleur, mais le droit du travail... voyez ?


                  • 1 vote
                    herve_hum 28 février 00:25

                    @hase

                    Ah, si c’est du second degré, c’est de l’humour.

                    Moi c’est du 1er degré, mais avec plusieurs niveaux de lectures qui semble vous avoir échappé... !

                    Le travail n’est pas un droit, mais un devoir. Le droit, c’est de vivre, le devoir, de l’assurer.. Voyez ?


                  • 1 vote
                    Soi même 27 février 22:04

                    Il serait temps peut être que la France est devenue un immense HTMl en ruine, et qu’il faut reconstruire pas sur les mêmes bases.
                    C’est peut être pour cela que l’on doit vivre d’abord une ruine.


                    • 3 votes
                      julien julien 28 février 11:02

                      Il y a encore des gens qui prêtent attention à ce que dit ce vieux tapin de la gauchiasse ? Ce franc-mac du grand Orient, 30 ans de PS ayant appelé à voter Hollande sans condition, nous ayant vendu l’UE pendant des décennies, pour qui l’histoire de France commence en 1789, qui regrette que les arabes aient été arrêtés à Poitiers, qui se sent mal dès qu’il est dans une pièce avec que des blonds aux yeux bleus, franchement il y a encore preneur ?

                      

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