"Tu préfères quel type d’abattage ?"
Celui qui consiste à étourdir l’animal avant de l’égorger, plutôt que de l’égorger à vif, la tête en bas, et de le regarder se vider de son sang jusqu’à ce qu’il crève, d’interminables minutes pour un bovin... Jusqu’à vingt, dit-on...
" si c’est comme pour les guerres, où il y a une barbarie juste "sans l’aimer" et une autre arriérée et cruelle."
Non, il y a une façon propre de faire les choses (l’étourdissement préalable) et une façon sale, répugnante (la lente agonie).
"NDA n’ignore pas le danger islamiste puisqu’il condamne les islamistes qui tuent, s’imposent par le sang et font preuve d’un zèle hyper dangereux sur le temps (ceux-la même que l’OTAN à mis au pouvoir en Libye et soutient en Syrie)."
Dupont-Aignan parle des islamistes qui ont tué, qui se sont imposés par le sang et qui font preuve d’un "zèle hyper dangereux", Marine Le Pen est préoccupée par les islamistes qui tueront, qui tenteront de s’imposer par le sang et qui feront preuve d’un "zèle hyper dangereux". L’attitude de Dupont-Aignan est donc curative, celle de Marine Le Pen, préventive. Je préfère la seconde.
Passons, parce que je viens d’entendre Dupont-Aignan aux "Quatre vérités", sur "France 2", or qu’a-t-il reprocher au Front national ? Une seule chose : le rejet des étrangers ! Ce qui ne veut strictement rien dire !
En particulier dans un pays où chaque année augmente la proportion des habitants estimant que les immigrés sont trop nombreux, où la présence étrangère est le principal facteur, bien avant les questions de classes, de divisions entre les citoyens et où le Front national compte des membres et des électeurs Français de fraîche date.
Il serait intéressant de demander à M. Dupont-Aignan où, selon lui, finit le rejet pour laisser place à la légitime défense, mais ce sont des choses que les carpettes médiatiques n’osent pas évoquer. En son temps, Mitterrand n’hésitait pas à reprendre à son compte le concept de seuil sociologique - on l’estimait alors à 10 % - mais plus personne n’en parle. Comme plus personne, y compris parmi les "gaullistes sociaux" n’ose reprendre publiquement ce que De Gaulle disait des immigrés extraeuropéens.
Marine Le Pen n’oserait pas proférer le tiers du quart de ce qui disait le personnage historique qui inspire Nicolas Dupont-Aignan. Ce n’est pas la moindre des contradictions dudit Nicolas Dupont-Aignan. Même si sa critique du Front national n’est qu’opportuniste et à usage externe, ce qu’on ne peut exclure.