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Pourquoi la Grèce ne sortira pas de l’Euro

Jean-Michel Vernochet reçoit cette semaine Valérie Bugault, docteur en droit, spécialiste des questions européennes, pour un entretien sur la situation de la Grèce, à trois jours du référendum organisé par Tsipras. Que faut-il penser de la situation économique de ce pays, de sa dette publique, et des dettes de tous les pays occidentaux. Bien des idées fausses vont tomber à l’écoute de ce dialogue passionnant. Une des dernières phrases de Valérie Bugault n’est-elle pas : « Toutes les élites politiques des pays européens ont été achetées… »

 

 

Tags : Europe Economie Euro Grèce Banques Dette Oligarchie Finance Alexis Tsipras Union européenne




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14 réactions à cet article    


  • 7 votes
    wesson 3 juillet 2015 11:02

    je vais faire court : 

    parce que Syriza n’as pas utilisé les 2 années dont ils disposaient avant d’arriver au pouvoir pour se préparer politiquement à cette idée, et que le fait de vouloir à tout prix rester dans l’Euro revenait à céder sur l’essentiel.

    La gauche radicale s’est méprise sur la véritable nature de l’Euro : ce n’est pas juste une monnaie ou de l’économie, c’est un projet politique d’essence néolibérale.

    • 5 votes
      Zatara zatara 3 juillet 2015 11:19

      @wesson
      effectivement,c’est court... un peu trop même si vous voulez mon avis, au regard de ce qui est développé dans cette analyse.

      D’abord, il faudrait que vous alliez voir du côté du CV de Tsipras et Vafourakis. Ils ont beau être acculé, ils savent très bien ce qu’ils font.

      Ensuite, c’est seulement vous qui vous êtes méprisé, les huiles de tous les pays européens savait très bien de quoi il retournait réellement. Libre aux gogos d’avoir cru les avantages d’une telle pyramide.


    • 9 votes
      Zatara zatara 3 juillet 2015 11:30

      @wesson
      la monnaie et l’économie intégré propre à l’Europe actuelle ne sont que le cheval de Troie de cette mondialisation sous diktat des banques . L’Europe n’a aucun intérêt du strict point de vue économique pour un pays comme la France. C’est juste une vassalisation new age. Vive le moyen-âge...


    • 2 votes
      Joe Chip Joe Chip 3 juillet 2015 12:16

      Tsipras a commis une série d’erreurs :

      - premièrement, de laisser croire à la population grecque qu’il pourrait obtenir un compromis avec les Européens : or, ils n’ont jamais eu l’intention d’aboutir à un compromis. Les négociations étaient un piège visant à lui faire déposer la seule arme qu’il avait en main : le grexit inconditionnel ou la poursuite de la politique d’austérité.

      - deuxièmement, il a sous-estimé la volonté des Allemands d’aller, si besoin, à la rupture. Or ces derniers savent que dans le pire scénario (implosion de la zone euro) les capitaux fuiront les pays en difficulté pour venir s’investir dans la zone euro-mark.

      - troisièmement - et c’est là l’erreur d’analyse fondamentale de son ministre de l’économie Varoufakis - d’avoir voulu articuler le rejet des politiques d’austérité au maintien par défaut dans la zone euro, politique illisible et contradictoire puisque l’euro - la politique monétaire - est le vecteur même de l’austérité. Cette confusion a gagné l’opinion grecque qui est aujourd’hui complètement divisée. Quand on pèse 2% au sein d’une union monétaire et économique, on dispose d’un levier d’action très limité. Varoufakis a achevé de se décrédibiliser en annonçant que la Grèce ne pourrait pas revenir à la Drachme et que "l’union monétaire était irréversible" et que les Grecs voulaient « désespérément rester dans l’euro, même si nous critiquons son cadre institutionnel  » qui sont autant d’aveux d’échec montrant que Siriza ne voulait pas ou n’avait pas les moyens d’aller à la rupture, et une incapacité à s’opposer sur le fond au dogmatisme néolibéral européen.

      - enfin, la tenue en catastrophe d’un référendum comme un dernier coup de poker. Dans un contexte rendu totalement délétère par la fermeture des banques, il est totalement irréaliste d’attendre du peuple autre chose qu’une réponse émotionnelle dictée par les conséquences immédiates du vote. Pour beaucoup de gens, le non ne symbolise pas une alternative politique mais la fuite en avant dans la misère anarchique. A côté le oui c’est la misère organisée sous l’égide de la troïka.

      Les souverainistes vont devoir retenir une importante leçon de cette déconfiture politique intégrale, puisque non seulement l’austérité va continuer en Grèce, mais sera sans doute encore appliquée plus durement et de manière intransigeante ailleurs après avoir été validée par un référendum irréfléchi et mal fichu que la troïka pourra désormais brandir de façon totalement machiavélique comme une caution démocratique. Ce sera, plus que jamais, le règne du TINA (There is no Alternative). 

      On ne pourra plus présenter la sortie de l’euro comme une solution magique ou une simple formalité administrative. Que cela nous plaise ou non, le cas grec montre qu’il y a malgré tout un attachement psychologique à l’euro même si celui-ci résulte en grande partie de la peur du vide.


      • 4 votes
        la mouche du coche 3 juillet 2015 12:58

        @Joe Chip
        Tsipras n’a pas commis d’erreur. Il est sous contrôle NSA. Le dernier qui a voulu en sortir à été viré avec un coup de fil, comme vous vous en souvenez.


      • 2 votes
        Joe Chip Joe Chip 3 juillet 2015 13:24

        @la mouche du coche

        Oui, je sais, il est sous mind control de la NSA etc etc etc

        ---> arrête de troller


      • 1 vote
        Zatara zatara 3 juillet 2015 14:50

        @Joe Chip
        deuxièmement, il a sous-estimé la volonté des Allemands d’aller, si besoin, à la rupture.

        Les Allemands ne peuvent politiquement virer les Grecques de l’Euro, ils font tout pour que les Grecques sortent d’eux mêmes et par conséquent portent la responsabilité de l’échec Européen.

        Or ces derniers savent que dans le pire scénario (implosion de la zone euro) les capitaux fuiront les pays en difficulté pour venir s’investir dans la zone euro-mark.

        Faux, et mettez vous bien ça dans le crâne. Au contraire, vu le potentiel de développement bloqué pendant de nombreuses années à cause d’une monnaie bien trop forte pour eux, l’explosion de l’Euro agira comme un grand bol d’air frais. Exemple avec d’abord la France (10 min) et après, les autres pays européens : https://youtu.be/W1GR1QWplUM?t=5723

        les Grecs voulaient « désespérément rester dans l’euro, même si nous critiquons son cadre institutionnel  » qui sont autant d’aveux d’échec montrant que Siriza ne voulait pas ou n’avait pas les moyens d’aller à la rupture, et une incapacité à s’opposer sur le fond au dogmatisme néolibéral européen.

        C’est effectivement un discours schizophrénique. Mais il est très révélateur  : la limite d’un gouvernement Grec n’est pas tant de tailler le bout de gras concernant la Grèce, que de vouloir d’eux même sortir de l’Euro. Par conséquent le plan global politique européen est bien plus important que les sommes en jeu.

        il est totalement irréaliste d’attendre du peuple autre chose qu’une réponse émotionnelle dictée par les conséquences immédiates du vote.

        C’est vrai, depuis 2008, ils n’ont pas eu le temps de redescendre de leur émotions et de réfléchir...

        Pour beaucoup de gens, le non ne symbolise pas une alternative politique mais la fuite en avant dans la misère anarchique

        On sent de suite que vous avez parlé avec beaucoup des Grecs


      • 2 votes
        Zatara zatara 3 juillet 2015 14:54

        @précision

        Je rajouterai que la Grèce n’est pas dans la misère. Peut être s’agit-il plutôt de lui forcer la main sur ses réserves en matières premières et énergétiques

        http://www.ouest-france.fr/grece-denormes-mines-dor-qui-excitent-les-convoitises-etrangeres-3530734

        http://www.euractiv.fr/energie/la-grece-est-assise-sur-une-imme-news-515192


      • 2 votes
        Joe Chip Joe Chip 3 juillet 2015 16:18

        @zatara

        Les Allemands ne peuvent politiquement virer les Grecques de l’Euro, ils font tout pour que les Grecques sortent d’eux mêmes et par conséquent portent la responsabilité de l’échec Européen.

        J’ai dit le contraire ? Les Allemands sont prêts à aller à la rupture parce que c’est précisément le seul moyen de pousser les Grecs dehors. Et c’est pour les mêmes raisons que les Grecs se refusent, eux, à aller à la rupture, ce qui a toujours été leur point faible dans les "négociations". 

        Faux, et mettez vous bien ça dans le crâne. Au contraire, vu le potentiel de développement bloqué pendant de nombreuses années à cause d’une monnaie bien trop forte pour eux, l’explosion de l’Euro agira comme un grand bol d’air frais. Exemple avec d’abord la France (10 min) et après, les autres pays européens :

        Mettre "faux" en gras ne prouve pas en soi que j’ai tort, et merci d’éviter les tournures professorales du style "mettez vous bien ça dans le crâne" qui n’apportent aucun poids à vos arguments. Et vous devriez prendre quelques cours d’économie quand même, car l’euro fort est précisément adapté aux besoins de l’économie allemande qui exporte essentiellement des machines-outils et du haut de gamme... Si vous parlez du point de vue des Grecs, alors vous n’avez pas compris ma phrase car je parlais des Allemands. Il va sans dire que l’euro est trop élevé pour l’économie grecque : mais dans ce cas comment expliquer l’obstination des Grecs à vouloir rester dans l’euro alors qu’ils ne pèsent que 2% dans l’économie européenne ?

        C’est effectivement un discours schizophrénique. Mais il est très révélateur : la limite d’un gouvernement Grec n’est pas tant de tailler le bout de gras concernant la Grèce, que de vouloir d’eux même sortir de l’Euro. Par conséquent le plan global politique européen est bien plus important que les sommes en jeu.

        Pas très clair, tout ça...

        C’est vrai, depuis 2008, ils n’ont pas eu le temps de redescendre de leur émotions et de réfléchir...

        Ben écoutez, s’il vous reste 25 euro sur votre compte et que l’on vous annonce que toutes les banques vont fermer avec une incertitude totale sur le versement d’une pension ou autre, il va sans dire que vous êtes dans de bonnes conditions pour réfléchir à l’avenir et aux conséquences à long terme d’un vote...

        On sent de suite que vous avez parlé avec beaucoup des Grecs

        Parce que je suppose que vous êtes tous les jours au contact de la population grecque... il y a une partie des Grecs - classe moyenne épargnée par la crise, riches, retraités - qui ne suit pas, ou ne suit plus Tsipras, en raison des erreurs que j’ai évoquées. Si ce dernier vient d’appeler à l’unité nationale quel que le soit le résultat du vote, c’est parce qu’il sait que la population est divisée. 


      • 2 votes
        Zatara zatara 3 juillet 2015 17:21

        @Joe Chip
        Les Allemands sont prêts à aller à la rupture

        jamais frontalement, tout doit paraitre de la faute des Grecs. 

        Et c’est pour les mêmes raisons que les Grecs se refusent, eux, à aller à la rupture.

        C’est précisément et justement les Grecs qui jouent à s’en rapprocher. Vous n’avez pas l’air d’avoir compris la logique du rapport de force entre les deux parties.... et dans ce cas je ne peux rien pour vous.

        Mettre "faux" en gras ne prouve pas en soi que j’ai tort, et merci d’éviter les tournures professorales du style "mettez vous bien ça dans le crâne" qui n’apportent aucun poids à vos arguments. Et vous devriez prendre quelques cours d’économie quand même, car l’euro fort est précisément adapté aux besoins de l’économie allemande qui exporte essentiellement des machines-outils et du haut de gamme... Si vous parlez du point de vue des Grecs, alors vous n’avez pas compris ma phrase car je parlais des Allemands. Il va sans dire que l’euro est trop élevé pour l’économie grecque : mais dans ce cas comment expliquer l’obstination des Grecs à vouloir rester dans l’euro alors qu’ils ne pèsent que 2% dans l’économie européenne ?

        Relisez ma réponse car la vôtre frise la mauvaise foi ou le contournement. Concernant votre dernière question, les Grecs, comme beaucoup de pays n’ont aucun intérêt particulier de rester dans la zone Euro, si ce n’est leur élite, mise à part le pendant religieux, l’église orthodoxe. Du reste, il ne s’agit pas réellement d’un choix.

        Je reprends : C’est effectivement un discours schizophrénique. De dire qu’ils veulent rester dans l’UE tout en refusant de se plier à ses règles. Mais il est très révélateur : la limite d’un gouvernement Grec à ne pas dépasser aujourd’hui n’est pas tant de remettre en cause la dette, que de dire clairement qu’ils vont sortir de l’Euro. Par conséquent, on peut dire que le plan global politique européen est bien plus important que les sommes en jeu.

        Ben écoutez, s’il vous reste 25 euro sur votre compte et que l’on vous annonce que toutes les banques vont fermer avec une incertitude totale sur le versement d’une pension ou autre, il va sans dire que vous êtes dans de bonnes conditions pour réfléchir à l’avenir et aux conséquences à long terme d’un vote...

        Prenez un peu de hauteur, quel est l’intérêt d’avoir une révolution en Grèce aujourd’hui ? Que diront les peuples des autres pays en voyant cela ? Il y a une limite dans les 2 camps, et les 2 jouent avec leurs limites respectives. Mais selon moi, le mal à long terme est déjà fait. Enfin je dirai que le peuple Grec a déjà eu le temps de s’adapter tant du point de vue de leurs bas de laines, que de l’aspect vital.

        il y a une partie des Grecs - classe moyenne épargnée par la crise, riches, retraités - qui ne suit pas, ou ne suit plus Tsipras, en raison des erreurs que j’ai évoquées

        Classe moyenne épargnée par la crise ? et après, tu veux me donner des cours d’économie ? les riches ? Parce que tu crois que les riches de Grèce n’ont pas eu le temps de tout envoyer en Allemagne ? et de faire de la défiscalisation ? les retraités ? alors que, précisément, les retraités Grecs se font sévèrement ponctionnés de manière à faire des économies au niveau de l’État. Les seuls qui vont voter oui, sont ceux qui pensent que la Grèce va tomber dans un trou noir en sortant de l’Euro. Que ça va être la guerre, et que les militaires sont revenir aux manettes. C’est uniquement par peur que certains vont voter oui.


      • 2 votes
        ZardoZ ZardoZ 4 juillet 2015 14:04

        @Joe Chip sert la soupe, le zapper devient une nécessité.


      • 5 votes
        borowic borowic 3 juillet 2015 13:44

        Je n ai jamais entendu parler de cette histoire de petrole, je ne ferai pas de commentaire la-dessus en revanche au debut de la video il y a une omission ENORME, qui n augure rien de bon quand a la bonne foi de cette dame.


        Elle parle de la reunion des hedge funds americains qui decident de vendre la dette Grecque. Soit mais pourquoi ? Elle ne le dit pas. Parce que GS leur revele que les comptes ont ete truquees. Et pourquoi GS lache le morceau ? Parce que on est au lendemain de la faillite de Lehman, que GS veut se faire une viginite aupres de ses clients, qu’ils voient l ;impact sur la croissance et donc sur les deficits publics arriver et qu il ne veut pas etre accuse par ses clients de ne pas les avoir prevenus.

        Le reste, n apporte rien de neuf. L UE est une dictature, la dette est son fleau.

        • 2 votes
          Zatara zatara 3 juillet 2015 14:22

          @borowic
          Parce que on est au lendemain de la faillite de Lehman, que GS veut se faire une viginite aupres de ses clients, qu’ils voient l ;impact sur la croissance et donc sur les deficits publics arriver et qu il ne veut pas etre accuse par ses clients de ne pas les avoir prevenus.

          AH mais c’est ça ! GS, qui avait déjà pris des positions contre ses propres "petits clients", voulait donc se blanchir ! pfffffff....1/ Quand GS parle, c’est pour faire du pognon. ils savaient très bien ce qu’ils faisaient. 2/ Les anciens de la banques placés en Europe étaient aussi forcement au courant. C’est un braquage avec des guichetiers complices, rien de plus. 

          Maintenant, si vous croyez qu’il ne s’agit que d’une histoire d’argent ....




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