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Scandale sanitaire : des millions d’œufs retirés de la vente en Europe

Depuis quelques heures on apprend par divers sites, le Figaro, l'Express, le Monde, que des oeufs contaminés au fipronil, ont été retirés des rayons dans plusieurs pays d'Europe, sauf la France ? !

 

 Source le Figaro : Le fipronil est une substance anti-poux et tiques utilisée couramment dans les colliers insecticides pour chiens et chats. Mais elle est interdite dans le traitement des animaux destinés à la consommation par l'homme, car dangereuse pour le foie, les reins et la thyroïde, selon l'Organisation mondiale de la santé.

 

Chaîne youtube de Nicolas

 

Tags : Scandale Alimentation



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94 réactions à cet article


  • 2 votes
    le celte le celte 5 août 15:13

    Ben voilà ! pour équilibrer son alimentation en apport de protéines va falloir se rabattre sur la viande halal ! smiley


    • 2 votes
      DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 5 août 16:53

      @le celte
      La viande Halal est une belle arnaque en France, elle n’a pas grand chose d’éthique. Qu’attendez-vous pour créer un "Label Chrétien" pour les produits carnées, je pense qu’il y a une niche économique à exploiter ^_^ lol ... Il y a qu’à faire comme les musulman, tuer l’animal avec une lame et un MP3 Coranique en fond sonore !


    • 2 votes
      le celte le celte 6 août 10:28

      @DJL 93VIDEO
      Oui, je reconnais que c’est idiot de ma part d’avoir fait allusion à la filière assassine d’animaux malades, mais je souhaitais accentuer ma réflexion sur les syndicats mafieux à la tête des filières laitières et viandes qui se livrent une guerre sans merci au détriment du péquin comme moi. Si vous avez bien écouté, une enquête est en cours et je ne doute pas que cette affaire soit rapidement ...classée. 


    • 3 votes
      DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 5 août 16:58

      D’après Lydia et Claude Bourguignon, les nouveaux riches s’achètent des grands terrain avec leur maison de campagne, afin d’y cultiver leur propres fruits et légumes bio, leurs animaux saints et sans oublier la source d’eau potable sur le terrain ... De nos jours, être 100% autonome dans son alimentation est un luxe !


      • 1 vote
        Simple citoyenne Simple citoyenne 5 août 18:30

        Bonjour @DJL 93VIDEO dommage que vous n’ayez pas mis la source ; j’aurais bien voulu lire ça ! C’est énorme !


      • 2 votes
        DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 6 août 00:06

        Coucou @Simple citoyenne ... L’information venait d’une de leurs vidéos ... Le problème est que je ne me souviens plus laquelle parce que j’ai vu presque toutes les vidéos ... Dès que retrouverais la vidéo, je te filerais le lien sur Agoravox :)


      • 1 vote
        Simple citoyenne Simple citoyenne 6 août 08:04

        @DJL 93VIDEO ; d’accord merci à toi !


      • 3 votes
        Qiroreur Qiroreur 6 août 15:32

        @DJL 93VIDEO
        "De nos jours, être 100% autonome dans son alimentation est un luxe !"

        Pas du tout. C’est au contraire très accessible. Le prix du m² est très bas dans certaines campagnes. Avec 50 000€ on peut s’acheter une maison et un terrain de plusieurs milliers de m² où l’on peut installer son potager, son verger, son poulailler, faire son compost, récupérer les eaux de pluie, etc. c’est accessible à tous. Le truc c’est que la plupart des gens préfèrent pouvoir se faire livrer leur pizza en 3 clics et pousser leur caddie. Ce n’est qu’une question de volonté que de procéder autrement, et pas du tout une question d’argent. Et puis l’autonomie à 100% c’est quasi impossible et pas forcément souhaitable d’ailleurs, une société étant fondée sur des échanges (et l’échange peut être vertueux) et en pratique ça n’a pas vraiment de sens : tu ne vas pas t’improviser maître fromager ou vigneron, de même que tu ne vas pas de te mettre à faire une rizière, un champ de maïs, de blé, de tournesol, etc. en bas de chez toi au prétexte qu’il faudrait idéalement être autonome sur tous ces produits... 

         Déjà si on est autonome sur les légumes, les oeufs, les produits d’usage courant type lessive, shampoing, c’est déjà pas mal. 


      • 1 vote
        yoananda yoananda 6 août 16:15

        @Qiroreur
        " Avec 50 000€ on peut s’acheter une maison et un terrain de plusieurs milliers de m² où l’on peut installer son potager, son verger, son poulailler, faire son compost, récupérer les eaux de pluie, etc. c’est accessible à tous."

        Oui : d’autant plus qu’avec 5000€ tu peux être quasi-autonome en électricité maintenant.

        Non : par contre, tu oublies un facteur important. Si le terrain ne vaut rien, c’est parce qu’il n’y a pas de boulot. Donc a moins d’avoir déjà les 50 000 de coté tu ne pourras pas rembourser le crédit car tu n’auras plus de job.

        C’est pour ça qu’il faut plutôt chercher du coté des fermes urbaines, ou bien, sur le télétravail (mais en France les patrons rechignent grave).

        Donc ça reste quand même marginal et ce n’est QUE par flemme que les gens ne choisissent pas cette option. Sans parler du fait que si tu as des gosses à charge, tout est compliqué à la cambrousse sans voiture (et donc avec les frais important qui vont avec).

        A part pour les musulmigrants qui décident de vivre des allocs bien sûr, la c’est différent, on peut accéder au rêve qui est interdit au français modestes. Mais eux préfèrent rester près de la mosquée ou du clan.


      • 1 vote
        Simple citoyenne Simple citoyenne 6 août 16:26

        @Qiroreur ainsi qu’ à @DJL 93VIDEO ; Tenez ! ça me rappelle ces vidéos, sur lesquelles je suis tombée, il s’agit d’un homme qui a acheté avec toutes ses économies un terrain où il se construit une ferme autonome au fur et à mesure il montre comment il vit ! Vidéos à voir, je suis sûre qu’elle en intéressera plus d’un.

        "Combien j’ai payé mon terrain ?"

        Chaîne de "ma ferme autonome"


      • 1 vote
        DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 6 août 18:14

        @Qiroreur

        Avant les riches commençaientt par acheter une belle voiture, une villa de luxe ou 2 et un yacht aussi grand que possible. Selon les Bourguignon qui observent les évolutions du monde rural depuis + de 30 ans, il y a de plus en plus de riches qui s’orientent vers l’acquisition de ferme autonome. Quand je disais "De nos jours, être 100% autonome dans son alimentation est un luxe !" c’était en rapport avec les riches ... Je trouve que cet exode urbain est une bonne chose pour l’humanité. Ce que les plus riches font aujourd’hui est souvent à l’origine de ce que le peuple fera demain, exemple : ... Cà fait 15 ans que les bobos mangent bio, et aujourd’hui le peuple entier veut manger bio (et pas cher) ...

         

        Je suis d’accord avec tout ce que tu dis. Le prix d’un terrain + ferme n’est pas si élevé comparé à un logement en ville ... Et oui, être 100% autonome dans son alimentation est utopique, voire non-désirable socialement. Difficile d’être 100% autonome en riz, blé, maïs, plantes médicinales, savons, lessive, sans oublier les huiles de cuisson ou le sel indispensable à la santé ...


      • 1 vote
        DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 6 août 18:15

        @Simple citoyenne
        Merci pour ce lien croustillant que je ne connaissais pas ... Il se débrouille bien le bougre ^_^


      • vote
        DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 6 août 18:54

        @yoananda
        Tu dis "Si le terrain ne vaut rien, c’est parce qu’il n’y a pas de boulot" ... Je dirais que même si le terrain ne vaut rien, il y a aura aussi du boulot. Attention, les jeunes d’aujourd’hui pensent permaculture, donc il faut aménager, designer le terrain permaculturelle en zone, planter un verger, créer un système de gestion de l’eau (bassins, canaux d’irrigations), etc ... Qui coute cher ou pas, tu n’échapperas pas au gros boulot de design de terrain ...

         

        Ne ne pensent pas que les fermes urbaines soient une solution pour ceux qui veulent un beau terrain à la campagne ... Ils veulent quitter la ville et sa folie ... Et puis, le prix du m2 en ville est énorme comparé à la campagne, même si tu occupent les toits des villes, tu verras que çà coute très cher au final tout "çà" ...


      • vote
        yoananda yoananda 6 août 19:09

        @DJL 93VIDEO
        je parle de boulot salarié.


      • vote
        DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 6 août 20:14

        @yoananda
        Haaa Ok, autant pour moi !
        Si un couple décide de s’installer à la campagne, je pense qu’il serait pas idiot qu’un des 2 dans le couple, continue de travailler à la ville et l’autre sur le terrain ... ainsi, le couple aura de quoi se payer une voiture et payer les traites de crédit ... Je pense qu’il est important que les enfants aillent à l’école, le film Captain Fantastic prouve que l’école est nécessaire pour nos enfants même si ce sont des génies !

        L’autre qui restera à la ferme, pourra cultiver des fruits, des légumes de chez kokopelli et des oeufs bio, qu’il pourra revendre "au noir" aux voisins ou aux resto (étoilés) qui savent reconnaitre la qualité ! ...

        Sur le long terme,une ferme de 5ha pourrait consacrer 2 ha au maraichage et vendre des paniers repas en AMAP ...

         

        Concernant le travail, on peut travailler en tant que pour un patron à distance via internet et le téléphone. Je connais beaucoup de commerciaux qui travaillent à la maison et se déplace uniquement pour voire des clients ...

         

        Un truc bien à faire, c’est de créer 2 ou 3 sites d’e-commerce pour vendre des produits avec une valeur ajoutée pour le consommateur ... çà peut rapporter du fric et puis, les déplacements se limitent à La Poste.


      • vote
        yoananda yoananda 6 août 20:19

        @DJL 93VIDEO
        tu oublies que ça fait 2 logements à payer avec un seul salaire du coup, notamment celui de la ville qui est très cher.


      • 5 votes
        Joe Chip Joe Chip 6 août 21:06

        yoananda a raison, vous avez une vision un peu bucolique de la campagne, voire complètement déconnectée pour DJL.

        Hé, tu ne te mets pas à faire du bio comme ça pour le refourguer aux voisins et aux restos du coin (dont la plupart se fournissent au supermarché ou en gros, pas chez les petits producteurs locaux...) pendant que l’un des conjoints gère ses affaires sur internet : ça c’est de la science-fiction rurale, mon pote. 

        Déjà, à la campagne, les relations sociales sont réduites au minimum, voire inexistantes. Les gens se font la gueule, on sait pas trop pourquoi, ils sont rancuniers, sans parler de tous les problèmes de tapage nocturne/chien qui peuvent pourrir l’atmosphère. Parce qu’hormis dans certaines régions touristiques où le prix du m² éloigne les prolos, les villages français sont désormais plein de rurbains et de beaufs emmerdeurs qui polluent le silence avec leur musique de beauf, leur gros chien de beauf qui hurle pour un oui ou pour un non en plein milieu de la nuit, et leurs barbecue de beaufs.

        Les tailles des parcelles se réduisent de plus en plus pour construire des pavillons accessibles à la petite classe moyenne qui veut "son" petit jardin particulier, donc la sociologie a évolué pour se rapprocher de celle des périphéries voire de la banlieue. Il faut vraiment aller s’isoler à la lisière de petits villages pour retrouver la place, le calme et la paix... et les cambrioleurs. 

        Et puis il y a des agriculteurs à la campagne. Pas des petits hipsters barbus qui produisent du bio hors de prix pour la bourgeoisie locale et les parisiens en weekend. Non, des gros cons qui ne pensent qu’à arroser le plus de pesticides sur leurs champs, quitte à éliminer toute la flore et la faune (là où je suis, plus d’oiseaux, de plantes messicoles...) en empuantant régulièrement l’atmosphère des maisons. Et quand je parle de puanteur, je ne parle pas de l’odeur douce et familière du fumier sentant bon le crottin de cheval mélangé à la paille... non, je parle de la pestilence du lisier du porc auquel ils rajoutent un cocktail de produits phytosanitaires sans lequel plus rien ne pousserait sur ces terres lessivées depuis des décennies... à cause de l’agriculture intensive, de l’arrachage des haies liés aux multiples remembrements, de tous les petits rus qui ont été comblés, bétonnés au fil des décennies pour laisser la place à de grosses exploitations. 

        Ils se retrouvent tous malades avant d’avoir atteint la soixantaine (cancer, sclérose en plaques...) mais c’est pas grave, les mecs continuent de pulvériser leur saloperie... rendement, toujours le rendement. 

        On n’est plus chez Zola (cf. le roman "La terre") mais le monde paysan reste très dur. Les petits cultivateurs un peu trop niais ou gentils se font dépouiller la gueule par les autres (les gros qui ne jurent que par la PAC et l’Europe). 

        Alors oui, le trip "retour à la terre" est possible mais comme le souligne yoananda il faut soit avoir la chance d’avoir un bon travail sur place (donc un gros bagage ou un métier très recherché) soit avoir de l’argent. Selon mon expérience, il n’est pas possible de vivre à deux dans une bonne maison où il y a beaucoup de travaux à faire sur un seul salaire. La plupart des couples à la campagne ont deux voitures. Avec une voiture, l’un est pratiquement condamné à rester en permanence sur place, les longs mois d’hiver compris où la vision uniforme des champs dépouillés sous le ciel gris peut très vite attaquer le moral. 


      • 4 votes
        medialter medialter 6 août 21:21

        @Joe Chip
        Florilège de gros cons et de beaufs, j’adore smiley Joli tableau bien peint, très conforme à la réalité. Dans un couple rural, au moins l’un des deux est condamné à un job conventionnel, quitte à se branler avec quelques poules pour se faire plaisir et pour dire. L’autre va galérer à racler la terre pour éviter de se faire passer pour un inutile, il ne va pas s’écouler de longues années avant qu’il en ait plein le cul et que ressorte l’évidence qu’il croute aux crochets de l’autre. J’ai connu quelques couples qui n’ont pas fait long feu dans ce schéma


      • 2 votes
        yoananda yoananda 6 août 21:23

        @Joe Chip
        bravo. Je n’ai pas ton éloquence, mais je confirme en effet la caractère "rude" de la vie à la campagne en général. Il y a bien quelques exceptions, mais comme tu le souligne, ce sont souvent des sites privilégiés (donc cher). Ce n’est pas pour rien que les gens partent à la ville : déjà parce que quand tu es jeune, si tu veux baiser, ce n’est pas à la campagne que tu vas pouvoir le faire, à moins d’être pakistanais et de préférer les chèvres. Pour les études ces pareil, les lycées sont plutôt pourave, il faut le dire, sans parler des déserts médicaux si jamais tu es vieux.

        Donc en gros, le retour à la campagne c’est bien pour quelques ingés en télétravail, ou pour quelques célibataires pas trop regardant.

        Mais pour construire une vie, c’est à dire un couple et des gosses, et vieillir, c’est une autre paire de manches.

        Les coins qui ne coûtent plus rien, c’est bien parce que personne ne veut y vivre, parce qu’il n’y a rien à des km alentours.

        Oui, c’est possible d’y aller avec pas énormément d’argent (souvent c’est un héritage d’ailleurs). Oui c’est possible de bosser son autonomie (et c’est du boulot, du gros boulot).

        Mais, on ne peut pas affirmer pour autant que c’est par flemme ou connerie que les gens ne le font pas. Beaucoup, la plupart, ne peuvent simplement pas, même s’ils le voulaient très fort.

        Ne serait-ce que pour élever leurs gosses dans des conditions décentes, la plupart des couples ont besoin de 2 boulots, et les célibs, ben c’est encore pire souvent.

        Et puis, je le redis, si les gens ont quitté la campagne il y a 1 siècle, ce n’est pas pour rien non plus. Si les petits chinois préfèrent bosser à l’usine ou ils sont "mal traités" ... ben, ils le sont moins que par les conditions de vie à la campagne. Pour une raison simple : à l’usine le salaire tombe à la fin du mois. A la campagne, une mauvaise année de récolte et c’est le drame.

        Ha oui puis oui, tiens, tant qu’on y est sur la permaculture : ca marche hein, je ne dis pas le contraire, mais ce n’est pas du tout cuit non plus. La terre n’est pas bonne partout, l’eau peut manquer (regardez Manon des sources pour comprendre pourquoi avant l’eau était une richesse), et les nuisibles sont la, sanglier, limaces, renards, etc... faut se battre en permanence contre "la vie".

        La encore, c’est pareil, ce n’est pas "j’ai mon petit potager je suis autonomne, fuck la ville". Le jour ou tu te met un coup de tronçonneuse dans la jambe, t’es bien content d’être rapatrié en hélico dans l’hôpital du coin, le jour ou ta récolte est foutue, ou à moisis, t’es bien content de pouvoir aller complémenter au super-marché plein de fruits et légumes de l’autre bout du monde.

        C’est un choix de vie. Plus dur. Faut dire ce qui est, c’est tout. D’ailleurs au niveau policier, ça commence aussi à être déserté et faut commencer à savoir se défendre soi même de nos jours.

        La ville, y a d’autres difficultés, d’autres dangers, mais de manière générale, c’est plus facile. C’est pour ça que beaucoup y sont.


      • vote
        Qiroreur Qiroreur 6 août 23:07

        Vous dressez un tableau assez sombre bien que réaliste de certains coins de France. Mais je nuancerais quand même. 

        D’abord tout dépend de quoi, ou plutôt d’où l’on parle. Pas très loin de chez moi c’est Berry et c’est mort de chez mort. Là effectivement pour trouver du boulot il faut se lever de bonne heure. Certes les maisons ne valent rien mais il y a des raisons à cela.

        On est pas non plus obligé de s’enterrer au fin fond de nul part. Plus au nord c’est la Sologne, de magnifiques forêts. Et pour le taf il y en a : le secteur de l’industrie (l’aéronautique qui se développe notamment), tout ce qui est service à la personne (là les besoins sont importants), le tourisme, la filière bois et l’artisanat sont des secteurs qui recrutent. Et puis, oui, il faut obligatoirement une voiture parce que tout le monde fait 20-30-40 bornes pour aller bosser, mais de telles distances se font très bien et n’ont évidemment rien à voir avec les mêmes en banlieue parisienne, ni en temps de trajet, ni en stress et ni en coût. 

        Autre chose qui change énormément la donne : la fibre est déployée partout (ou en passe de l’être). Résultat, un bled à côté de chez moi a pu monter un parc d’activité avec une bonne cinquantaine de PME dans toutes sortes de secteurs. Les élus ont compris que pour les attirer il fallait de l’infra, et puis aussi faciliter la vie des gens. Alors il y a une tendance à redynamiser, à offrir du service (comme le ramassage scolaire). Les choses évoluent... Maintenant si on a des enfants qui deviennent grands et qu’on est trop isolé, de toute façon il faudra envisager des solutions comme l’internat... pas le choix. 

        Sinon pour le taf c’est pas mal de ne pas être trop éloigné d’une grande ville (par chez moi, Orléans, Tours) avec pas mal d’entreprises. Faut s’arranger pour ne pas habiter trop loin. 

        Quant à la population, je ne sais pas comment c’est dans vos régions respectives, mais chez moi il y a un peu de tout. Parmi les néo-ruraux il y a du parisien à la con mais aussi des gens sympas qui ont choisi de vivre autrement. La vie sociale est plutôt développée et la solidarité est réelle, rien à voir avec les grandes villes où la plupart des gens ne connaissent pas leurs voisins. Et puis quand on s’installe quelque part le mieux est d’aller frapper aux portes, se présenter et simplement faire connaissance. Bcp seront très heureux de rencontrer de nouvelles personnes. Il faut également participer à la vie locale, seul moyen de s’intégrer, et il y a des assos pour tout. Autre chose les gens se parlent, dans la rue, dans les commerces. Evidemment il y a les inconvénients liés à la campagne, le commérage, de potentiels pb de voisinage (mais ça c’est partout pareil) et puis de la beauferie mais perso j’ai pas les pbs décrits par Joe Chip, genre agriculture intensive. Il est clair que je n’irai jamais m’installer en Beauce ou dans certaines régions viticoles. De même certaines régions connaissent des hivers difficiles et là l’isolement peut être compliqué à vivre mais c’est à chacun de contribuer à retisser le lien social. 

        Evidemment il faut savoir se défendre (compter sur les flics qui sont à 30 km c’est mort) quand on est isolé. C’est indispensable. Avoir son permis de chasse, même si le fusil n’est pas l’arme à privilégier mais face à certaines populations ça dissuade. Et puis là encore ça dépend des coins où l’on habite. C’est sûr que quand on est proche de frontières, on se prend les bandes organisées venus de pays voisins qu’on a pas en étant dans d’autres régions. A côté de ça, en terme de sécurité on est très loin des emmerdes du train de banlieue qu’on prend le soir, très loin de cette agressivité permanente. Les gens sont polis, souriants et ont le contact facile. Gamin j’ai connu une campagne avec des gens bourrus, très fermés... ça a quand même changé. Encore une fois c’est probablement pas partout la même chose. 

        Et tout dépend de son mode de vie. Les gens qui ne sortent plus trop, préfèrent bosser leur instrument de musique, lire, se balader en forêt vont aimer ce genre de vie. Les hivers peuvent paraître un peu longs, mais faut savoir ce qu’on veut. Perso ça ne m’intéresse plus de sortir comme avant. Mais il est certain que pour des plus jeunes la vie peut paraître ennuyeuse à la campagne. C’est tout le pb... non pas d’arriver à les retenir (il est logique et sain d’aller voir ailleurs) mais permettre à des couples avec enfants de revenir s’installer. 

        Dernière chose, le coup du "je me choppe 5 ha et je fais mon ptit business en vendant à mes voisins et au restaurateur du coin"... on nage en pleine utopie. Ca ne marche pas comme ça évidemment... par contre il est possible de se faire aider par des mairies dans des tas de villages pour développer son activité. Enfin, vous l’avez dit, mais tout une partie de l’activité peut se faire à distance (d’où l’importance de développer des infra de com performantes) là où avant on était limité à ce niveau. 

        Bref faut bien choisir son coin de France... perso, ça n’a pas été compliqué, toute la famille est dans le coin, les amis sont un peu partout en France et dans le monde... Je n’aurais jamais eu l’idée d’aller m’installer dans les Cévennes, dans le Jura, en Corrèze ou dans le Poitou... c’est très beau aussi mais il faut être du coin à mon avis. Et le couple peut effectivement très facilement exploser si l’un des deux n’est pas natif de la région et est resté très citadin dans sa tête. 

        Il y a beaucoup de gens qui dépriment à la ville. Il ne s’agit pas de leur faire croire que la campagne c’est génial et c’est la solution pour eux. S’ils sont des citadins élevés au grain en conserve ils ne se transformeront pas en gens du pays... c’est évident. Maintenant pour les jeunes qui ne savent pas trop quoi faire et de toute façon ne foutent rien, il y a des solutions pour changer d’air, tester ses envies tout en apprenant quelque chose (le wwoofing par exemple) avant de faire un grand plongeon dans l’inconnu avec une installation directe. 


      • 2 votes
        DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 6 août 23:15

        @yoananda : Dans mon esprit, celui qui travaille en ville revient le soir à la ferme ... Quittes à faire 150 km/ jour aller-retour ... Donc il n’y aura qu’un loyer et un budget voiture conséquent ... C possible et çà permet d’avoir un salaire qui tombe tous les mois ... Merci pour ton retour courtois ^_^

         

        @Joe Chip : Merci pour tes mots et je note tes mises en gardes ... Je connais un peu les campagnes Française, mais j’avoue n’y avoir jamais vécu à l’année ... Ta description de la campagne me rappelles la nouvelle série TV nommée "La Bouse", un monde remplit d’ Affreux, Sale et Méchants et de bobos parisiens avec leurs rêve de bio, de permaculture et de produits à forte valeur ajoutée à vendre aux citadins !


      • 1 vote
        Qiroreur Qiroreur 6 août 23:35

        @DJL 93VIDEO
        Un truc aussi sur les retombées possibles d’une ferme à la campagne, c’est qu’il ne faut pas trop se voiler la face. Ca dépend des régions bien sûr mais par chez moi, tu ne vendrais rien à tes voisins pour une raison simple : les 3/4 des locaux ont un potager et les autres sont des parisiens qui ont une maison de vacance. Pour les premiers ils ont leurs plants de tomate, leurs haricots verts, leurs patates, laitues... l’avantage d’avoir de l’espace est qu’on peut y installer son terrain et pour les seconds ils on le réflexe supermarché... rares sont ceux qui vont aller acheter des produits à la ferme. 

        L’autre truc c’est qu’effectivement la campagne s’urbanise dans les comportements. Pour bcp ici aller au supermarché (ou à l’hypermarché) c’est une sortie où ils vont voir du monde. Alors l’AMAP et ses produits sains, ils s’en tapent un peu. En revanche il y a de vrais débouchés quand on est pas trop loin de grandes villes où il y a une forte demande (mais là, on en revient toujours au même pb, le prix du m² n’est plus le même). Je ne dis pas que c’est totalement perdu - j’en connais qui le font, ils revendent leur marchandise sur les marchés, etc. - et qu’il est impossible de s’en sortir, juste qu’avant d’acheter 5 ha et de croire qu’on va pouvoir s’improviser agriculteur c’est juste illusoire sans une formation, les autorisations évidemment, et puis une étude de marché pour voir si c’est viable. C’est sûr que l’été c’est sympa de travailler la terre, mais faut pas oublier que les hivers restent durs. 

        Passer quelques semaines à la campagne pour les vacances (en général l’été) n’a rien à voir avec y vivre tout le longde l’année. C’est un changement de vie que tout le monde ne va pas tolérer sur le long terme. Le mieux est peut-être dans ce cas, une fois que le projet est bien défini, de louer une parcelle dans un premier temps, faire une ou deux saisons pour bien déterminer si on a envie de cette vie, se faire une expérience et par la suite décider si c’est bien ça qu’on veut.


      • 1 vote
        DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 7 août 00:09

        @Qiroreur : Merci pour le retour d’info de ton expérience ^_^
        Oui dans mon idée de vendre aux voisins et aux restos, je pensais à vendre en ville, à des urbains qui se fournissent aux supermarchés ou à Métro (pro) ... Quelques commerces et chef cuisiniers, du bouche à oreille et tu peux te constituer une liste d’acheteur potentiel que tu pourras contacter 1 ou 2 semaines avant les récoltes ...

         

        Et oui, le mec qui prends une ferme et quelques ha, doit se former à la terre et au métier de paysan, qui est un des métiers les plus complexe du monde, car gérer la compléxité de la nature, décrypter la nature et son comportement est une science aussi dûr à maitriser que la physique quantique ^_^ lol

        Merci pour tes infos le Qiroreur ^_^


      • vote
        yoananda yoananda 7 août 01:03

        @Qiroreur
        Oui, j’ai répondu surtout en réaction au coté "j’ai 50000 boules je vais à la campagne" pour expliquer que c’est un poil plus compliqué.

        Mais ce n’est pas infaisable pour tout le monde, ça dépends de la situation de chacun, il y a des opportunités, surtout quand tu as de la famille dans un coin pas trop pourri (et il y a plein de français qui sont dans ce cas). En effet, il peut y avoir des efforts sur l’infrastructure pour répondre à l’arrivée des néoruraux.

        DJL93 c’est un prémisse. C’est l’arabozulman classe moyenne un peu éduqué (un peu plus que ses congénères) qui vont déborder de la ville ou il se sent parqué pour aller à la campagne chopper des opportunités.

        Mais il n’est qu’une tête de pont, et avec les suivants il y aura régression vers la moyenne.

        Il est annonciateur de la colonisation qui va s’étendre progressivement vers les territoires épargnés jusqu’ici. Et dans 2 ou 3 décennies tu entendra l’appel du muezzin près de chez toi. Pour tes enfants ou petits enfants ta baraque ne vaudra plus rien.


      • 2 votes
        DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 7 août 04:06

        @Simple citoyenne : Coucou ^_^

        G enfin trouvé la séquence vidéo où Lydia Bourguignon parle d’autosuffisance alimentaire et de luxe ... C un LUXE, C les riches qui le disent ... Voici le lien :

        Lien (Lydia @ 9min 40) : https://youtu.be/pTwKcXrc2C0?t=9m40s


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        Simple citoyenne Simple citoyenne 7 août 08:35

        @DJL 93VIDEO ; merci !


      • vote
        Simple citoyenne Simple citoyenne 7 août 08:52

        @DJL 93VIDEO ; "Des gens très fortunés se font des ilots de survie et ils sont déjà autosuffisants" vers 9 minutes de la vidéo. Dans le fond c’est plein de bon sens !


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        Qiroreur Qiroreur 7 août 12:23

        @yoananda
        Ma baraque ne vaut déjà pas plus que le prix de sa construction, son prix ne baissera pas de toute façon. Ce qui fait la différence c’est le prix du terrain. La même maison que j’ai ici, si elle était en banlieue parisienne, vaudrait de 300K/500K/1,2 M (en fonction de si elle est située à Mantes-la-jolie/ Lonjumeau / Neuilly/Seine). Le coût de la maison en lui-même est fixe, c’est le prix du terrain qui varie. Par chez moi tu achètes 30ha de forêt, ça va te coûter entre 6000 et 8000€ l’ha, donc en gros 200 000€ (mais dans certains coins de France, pour le même prix tu n’as pas 30ha mais 300). Pour la même somme en banlieue on peut à peine se payer un terrain de 500m². 

        Donc, non, mon terrain/baraque ne va pas perdre de sa valeur parce qu’il y aura des muz en plus. C’est "simplement" que le paysage va changer et que ça ne ressemblera plus à la France, comme dans certains autres endroits. Le pb ici est que la pop vieillit et tu le dis toi-même, le Blanc ne fait pas de gosses (1,2, 1,5/femme max, c’est toi le spécialiste). Alors le seul moyen pour que les campagnes ne crèvent pas c’est que des jeunes de la ville reviennent. Quand il y a des enfants, il y a des écoles, et puis des commerces, de la vie quoi. 

        Sinon les gens n’aiment pas trop la racaille et ils n’ont pas envie de voir débarquer de la voilée. Il n’y en a pas dans les villages, par contre un peu dans les villes moyennes (plus de 10 000 hab). J’observe qu’il y a 20 ans, le FN faisait 10% (l’UMP arrivait très largement en tête). Désormais c’est du 30-35% alors qu’il n’y a pas plus d’"étrangers". Simplement les gens ont la télé et ne sont pas contaminés par l’idéologie gauchiasse. Ils ne veulent pas qu’il y ait des mosquées et tout le bordel qui va avec. Les vieux, ultra majoritaires, continuent de voter pour ce qu’ils pensent être leurs intérêts (à savoir la droite "républicaine"... Fillon est arrivé largement en tête) mais les moins de 40 ans penchent côté MLP, et une partie d’inconscients se sont fait berner par Macron. Mais cette vieille génération, celle née avant les années 50 disparaît mathématiquement. Et si les choses se corsent économiquement, les jeunes auront intérêt à revenir s’installer dans les campagnes où ils pourront élever une famille dans un cadre sécurisé et encore sain, chose difficile quand on est un couple de smicard relégué au fin fond de la banlieue à cause du prix de l’immobilier. Et puis la chose qui change les choses, je l’ai dit mais c’est important, c’est la nette amélioration du réseau de com. C’est pour cela que je parle de dynamique : bcp de maires du coin en sont conscients et font tout ce qu’ils peuvent pour attirer les entreprises mais aussi que leurs employés s’installent. Dans le bled dont je parlais (1200 hab), un supermarché a été installé à la périphérie de la ville il y a 2,3 ans... bien sûr l’épicerie dans le centre a fait la gueule, mais comment attirer des jeunes dans un village s’il n’y a pas un petit supermarché avec des prix corrects ? Ca fait un peu d’emploi pour les jeunes du coin et surtout ça donne de l’attractivité. La pop a augmenté de 10% en 10 ans avec une dynamique positive et le prix de l’immo a tendance a se maintenir voire augmenter. Je ne suis pas très chaud pour ces supermarchés mais il faut être pragmatique et s’adapter aux besoins et moeurs de la population, autrement elle se barre.

        A certains endroits cela produit des résultats. Ca peut changer dans les 10 prochaines années... Comme dab t’es exagérément pessimiste. Le tout est d’arriver à enrailler le cercle vicieux : Pop qui vieillit, plus d’enfants, donc des classes qui ferment, plus de commerces, et les gens qui partent parce que plus d’activité éco et personne n’a envie de s’installer dans un village fantôme où la moitié des maisons sont à vendre, où il n’y a pas de médecin, etc. Ca arrive hélas dans bcp de petits villages et les élus sont conscients que l’équilibre est fragile. D’où leur préoccupation. Mais ce n’est pas inéluctable. 


      • 1 vote
        Joe Chip Joe Chip 7 août 12:58

        C’est pas du pessimisme.

        Le coin où tu vis (Touraine si j’ai bien compris) n’est pas représentatif de la moyenne des campagnes françaises inscrites entre périphérie et zone rurale qui correspond beaucoup plus à ce que j’ai décrit, avec un mode de vie de moins en moins "traditionnel" et calqué de plus en plus sur celui de la banlieue.

        Le village de 2500 habitants à côté de chez moi a son kebab, son groupe de "jeunes en difficulté" qui errent le soir dans les rues, ses balais incessants de deux roues entre minuit et quatre heures du mat’, et des faits divers qui s’accumulent tandis que les habitants à tort ou à raison n’osent plus sortir de chez eux.

        Des villages-dortoirs pour la classe moyenne qui n’a plus les moyens de vivre en ville ou qui fuit la banlieue.

        Les pénuries de médecin et de service médicaux (plus d’un an d’attente chez moi pour avoir un rdv chez l’ophtalmo).

        Et je ne parle même pas de la dégradation des infrastructures, des routes qui ne sont plus refaites, sauf à la va-vite quand une épreuve cycliste passe dans le coin.

        Le centre-ville de l’agglomération la plus proche est en train de péricliter au profit de la zone commerciale qui regroupe tous les supermarchés et chaînes de magasin du coin.

        Et 5 km plus loin tu es au milieu des champs.

        Voilà, c’est ça la campagne française de ce début du XXIème siècle.

        A côté de ça il y a quelques coins préservés grâce au tourisme ou au patrimoine (toutes les régions n’ont pas les châteaux de la Loire...) un peu comme le décrivait Houellebecq dans la carte et le territoire.

        Et évidemment il y a de plus en plus de déserts ruraux, c’est à dire des régions trop éloignés des bassins d’emploi et des infrastructures pour attirer la population active.


      • vote
        yoananda yoananda 7 août 13:00

        @Qiroreur
        ce que tu appelles pessimisme, c’est juste que je "calcule" sur une période de temps plus longue que toi et aussi que j’ai (je pense) meilleure conscience des dynamiques démographiques remplacistes. Je l’ai dit, je le redis : on est en phase d’accélération.

        Tout ce que tu as vu jusqu’ici en la matière va beaucoup s’accélérer.

        Bref.

        Alors première chose : l’immobilier, ça varie. Ca ne fait pas que stagner ou monter, ça peut diminuer. Demande aux calaisiens sur le prix de revente de leur maison maintenant. Demandes aux Lunélois (Lunel). Si tu n’as pas de bol, si, ta baraque/terrain peut devenir invendable tellement elle a perdu de la valeur. 

        Elle peut aussi en prendre si tu as un métro qui arrive près de chez toi, ou la fibre, ou de nouvelles entreprises.

        MAIS

        tu sais bien qu’on n’est plus dans une dynamique de croissance à l’échelle globale, que OUI bien sûr, l’immigration fait baisser la valeur la ou elle arrive.

        Mais il y aura des zones de replis, et peut-être que chez toi ça sera un bon spot : mais ça sera chez toi. Je ne parle pas de ton cas particulier, je parle globalement de toute la France.

        Tu ramène beaucoup plus la situation à ton cas particulier actuel en général.

        Après, pour aller dans ton sens, oui, c’est vrai qu’il y a une volonté (des blancs notamment qui fuient les conditions de vie merdiques de la ville) de retourner à la cambrousse et que ça peut tirer une activité économique, faire un "rebond" des campagnes.

        On a la fibre et (pour une fois ou c’est positif) la volonté de l’état de mettre l’infrastructure partout sur le territoire.

        Avec l’impression 3D, le renouvelable (qui est surtout décentralisé), la domotique, et la nouvelle (ça date d’une semaine) imprimante 3D métal, on pourrait carrément voir le début d’une industrie de proximité renaître.

        Y a moyen.

        Mais ça ne change rien au long terme (je parle en générations), les blancs finiront par devoir vendre leur barraques aux muzulmigrants, à bas prix, par simple effet de concentration de l’héritage d’un coté et dilution de l’autre.

        En faisant 1.4 gamins, tu finis par avoir 1 gosse qui hérite des 2 parents, ou si tu veux, un couple qui hérite de ses 4 parents, donc de 2 maisons, et que les lègues à son unique gamin qui se retrouve avec des maisons accumulées de génération en génération.

        De l’autre coté les muzz font trop de gamins, l’héritage est dillué, ils restent pauvre à cause de la non accumulation de capital et de ce qu’elle implique pour réussir les études. Donc d’un coté des blancs avec plein de barraques et personne à qui les vendre, si ce n’est des muzz sans tune.

        La valeur va baisser mécaniquement. Ou bien, la valeur restera intacte mais les impôts vont exploser pour redistribuer, ce qui sera strictement la même chose : ta maison sera une charge.

        C’est "ça" la démographie smiley

        Et c’est inéluctable Mr Anderson


      • vote
        yoananda yoananda 7 août 13:10

        @Joe Chip
        l’accusation de péssimisme de Qiroreur envers moi remonte à d’anciens débats, notamment sur le patriotisme.

        Je lui ai dit que c’était une chimère, un faux espoir selon moi et, le cas Patrice Quarteron me donne raison : les patriotes "non blancs" vont le payer cher dans le communauté d’origine. Ca restera une minorité.

        Qiroreur est déjà dans une famille métissée. Il vit avec des patriotes "non blancs", il est obligé de penser comme ça, c’est une question de survie sociale immédiate pour lui, pour ne pas se fâcher tout rouge avec une partie de sa famille.

        Donc oui, il y aura des patriotes blancs, des patriotes noirs et arabes et métissés, mais les non blancs resteront minoritaires chez les patriotes parce qu’il y aura un front commun très violent chez les autres non blancs pour éviter toute hémorragie (question de survie).

        De plus si ça tourne au vinaigre, dans la rue, si on en vient à tirer à vue, ça se fera en fonction de la couleur de peau, on n’aura pas le temps de demander au gus s’il est noir chrétien ou blanc musulman.

        C’est animal, et inconsciemment les gens savent qu’il y a "ça" enfouis en nous.

        Donc, comme je ne crois pas à son front patriotique (et ça ce n’est qu’une raison parmi plein d’autres) il me traite de "pessimiste".

        Parce que j’estime que la France est déjà foutue de manière plus générale. J’ai fait mon deuil de la France.


      • vote
        Joe Chip Joe Chip 7 août 13:21

        @yoananda

        Les "blancs" font construire leur maison la plupart du temps, ils n’ont pas les moyens ou l’envie de retaper des maisons de maçons ou des maisons traditionnelle. Le rêve des petites classes moyennes, c’est un pavillon avec un petit bout de jardin, pour faire des barbecues l’été. 

        Je vais dire un truc cruel mais la seule chose qui pourra sauver les campagnes françaises, ce sont les urbains qualifiés. Les gens qui en ont marre des grandes villes et qui veulent élever leurs enfants dans un environnement sain. Ce sont eux qui les compétences désormais, la plupart des ruraux vivent à la campagne mais ne connaissent rien au cycle naturel et ne sauraient pas faire pousser une tomate. Mon père sait tout faire, il a été élevé comme ça : bricolage, jardin, mécanique... le "rural" de base aujourd’hui se branle la nouille en jouant à la playstation, sur fond de chômage existentiel.

        Mais ce sera un sauvetage a minima qui passera par une augmentation du foncier et une exclusion sociale des "ruraux" qui seront contraints à l’avenir d’aller vivre en ville ou en banlieue pour trouver du boulot et des logements accessibles. L’argument est tout trouvé et imparable : écologiquement, on ne peut plus se permettre d’avoir une population disséminée sur le territoire, c’est ingérable sur le plan budgétaire. 

        A terme, la campagne revivra mais ce sera sans doute sous la forme décrite par Houellebecq.


      • vote
        Joe Chip Joe Chip 7 août 13:25

        @yoananda

        Je n’entre pas dans ces considérations biologico-raciales et je ne partage pas tes conclusions. Ce n’est pas une question de pessimisme ou d’optimisme, seulement, il faut poser des constats réalistes.

        Je me contente d’observer la situation autour de moi et on ne peut pas penser pour les moment que les choses vont évoluer positivement en misant sur cette idéologie du retour à la terre qui ne sera jamais une dynamique de masse. 


      • vote
        yoananda yoananda 7 août 13:59

        @Joe Chip
        "Je n’entre pas dans ces considérations biologico-raciales et je ne partage pas tes conclusions."

        C’est ton droit, mais je ne suis pas sûr de comprendre.

        Tu as dit "biologico-raciale", et non pas "raciale", donc tu élimine la biologie aussi ? pour toi seule la culture importe du coup ? ou l’économie ? ou le politique ?

        Quelles conclusions tu ne partages pas ? sur quel sujet ? parce que je n’en ai pas qu’une.


      • 1 vote
        Joe Chip Joe Chip 7 août 16:04

        @yoananda

        Je ne suis pas du tout de ceux qui estiment que tout est réductible au "social" (marxiste pour dire vite) ou à la responsabilité individuelle (libéraux pour dire vite). Je pense qu’une partie de nos comportements, de nos performances mais aussi de notre conditionnement culturel est lié à la génétique (le terme "biologie" est beaucoup trop vague) mais qu’il ne s’agit pas d’une corrélation à sens unique comme le soupçonnait déjà Pascal au XVIIème siècle :

        "La coutume est une seconde nature qui détruit la première. Mais qu’est-ce que nature ? Pourquoi la coutume n’est-elle pas naturelle ? J’ai grand peur que cette nature ne soit elle-même qu’une première coutume, comme la coutume est une seconde nature" 

        Là où je te rejoins, c’est sur l’importance du facteur démographique qui est systématiquement sous-estimé en France, voire tout simplement nié pour des raisons idéologiques (incompatibilité avec l’universalisme républicain et le cosmopolitisme chrétien, à la fois concurrent et complémentaire).

        Mais je ne suis pas d’accord avec ta méthodologie. Ta vision du monde se veut déterministe et "neutre" mais elle est en réalité téléologique et finalement pas tellement éloignée de celle des religieux qui estiment que c’est la fin dernière des choses qui confère un sens au monde et à nos actes (apocalypse, attente spéculative du jugement dernier). 

        Pour toi la finalité est déjà connue (destruction irréversible de la France) et tout ce que nous passons notre temps à analyser et à déplorer (insécurité ou autre) ne sont à tes yeux que les conséquences futiles d’une cause située dans l’avenir mais qui s’est déjà produite de ton point de vue. Tu le martèles dans tous tes messages : c’est fini, tu as "déjà fait ton deuil". 

        Le problème d’une telle position, c’est qu’elle va en effet au-delà du pessimisme pour condamner toute possibilité d’action. Tout va découler, rien ne peut arriver. C’est là que tu expliques aux autres qu’ils nourrissent de faux espoirs, des chimères, alors que c’est ta propre subjectivité qui est ici en jeu à travers cette conviction que "tout est fini" (biais cognitif). Autrement dit, tu confonds déterminisme et prédéterminisme. 

         De mon point de vue, tu n’es ni optimiste ni pessimiste, tu es fataliste. 


      • vote
        Qiroreur Qiroreur 7 août 16:23

        @Joe Chip
        "Le coin où tu vis (Touraine si j’ai bien compris)"

        Non, pas la Touraine mais je comprends ce que tu dis et il est vrai que je suis dans une région qui a des atouts. En revanche il me semble abusif d’extrapoler à ce point ta situation à celle de la campagne française en général. Il y a des tas d’endroits en France (en Corrèze par exemple, dans la Sarthe, etc.) qui ne correspondent pas à ce que tu décris non plus (à savoir une campagne qui se "banlieue-ise") et qui n’ont pas pour autant des sites touristiques.

        Il y a un pb de volonté politique mêlée à un manque d’implication de la pop. Les petits trou-du-cul qui font chier toute la nuit, ça se traite. Perso ce n’est pas une bande d’ado qui m’empêcherait de sortir le soir, ces gamins à côté de ce que j’avais à la cité où je bossais c’est rien. Les gens se laissent faire ou comptent sur la police pour régler des pbs qu’ils leur appartiennent de régler eux-mêmes. Aux EUA, dans de très nombreuses villes ce sont des comités de voisinage qui tiennent la ville et font que ce genre de pb n’arrive pas (ça se dév un peu en France aussi mais le Français compte trop sur un Etat démuni et une justice qui n’est pas du côté des honnêtes gens). Si les phénomènes de banlieue (délinquance, conso de shit et drogues dures, dégradations, tapage nocturne, etc.) arrivent dans certains coins il faut les tuer dans l’œuf, mais pour ça la population ne doit pas baisser les bras comme c’est trop souvent le cas. 


      • vote
        yoananda yoananda 7 août 16:28

        @Joe Chip
        " De mon point de vue, tu n’es ni optimiste ni pessimiste, tu es fataliste. "

        Je suppose que oui, mais, pour ma défense, je dirais que ce que je dis n’est pas tant qu’il est impossible de rien faire, mais que personne ne fait rien et que tant que ça dure alors ... la conclusion s’impose d’elle même smiley

        C’est un "biais d’extrapolation" comme disait maQ. Mais pas tant que ça de mon point de vue, car j’ai quand même réfléchis à ces fameuses possibilités d’action : pourquoi, quand et comment agir, a titre individuel et collectif.

        Pour moi la France n’est plus MAINTENANT, ce n’est pas une finalité, mais un constat. Il faudrait s’entendre sur le terme "France", parce que tu vas me dire que la France existe toujours. Oui et non. Oui en tant qu’état zombie, ce qui signifie "non" en ce qui me concerne, ne m’intéressant pas trop aux apparences.

        Mais j’ai une position ambigue la dessus il est vrai tant j’ai du mal avec l’état jacobin ...

        Donc, difficile pour moi de démêler ce qui est véritable exagération / extrapolation / fatalisme de ce qui est simple défaut de communication / expression.

        Je n’ai jamais dit en revanche que la France serait forcément musulmane, du moins pas sérieusement. Parfois je le sous-entends sous forme de pique. Ça je n’en sais rien mais c’est un scénario probable. Pas hautement, du moins pour l’instant, car la république est encore forte malgré tout.

        Bref, tout ça pour dire que tu as peut-être raison, mais pas sûr, parce que je ne sais pas moi même toujours ce que je pense (surtout sur le futur) smiley


      • vote
        Qiroreur Qiroreur 7 août 16:41

        @Joe Chip
        "Je vais dire un truc cruel mais la seule chose qui pourra sauver les campagnes françaises, ce sont les urbains qualifiés."

        Pourquoi cruel ? Non, c’est vrai. C’est ce qui se passe quand je parlais de ce bled près de chez moi où le maire a su attirer des PME (plutôt dans des secteurs high-tech d’ailleurs). Les ruraux ne sont pas exclus. Ce qui se passe c’est que les jeunes qui ne reprennent pas l’entreprise familiale ou qui ont juste envie de vivre autre chose ailleurs, partent mais ne reviennent pas. La vie fait qu’ils trouvent un emploi à la ville, y rencontrent une femme, font des enfants et habitent logiquement à côté de là où ils bossent et il n’est plus question de revenir après. D’où la nécessité d’attirer d’autres personnes pas forcément du coin mais qui ont des compétences, des idées d’activité à développer que l’éco numérique permet désormais y compris à la campagne. L’emploi est le nerf de la guerre. 

        Ce qui est pessimiste (pour répondre à Yoananda qui se trompe me concernant, j’y viendrai après) c’est de considérer que tout est foutu, hormis pour les zones touristiques. Ma région a des atouts mais les châteaux de la Loire sont loins et il n’y a pas de retombée touristique pour les villages aux alentours. Ils survivent grâce notamment à des petites entreprises encouragées à se développer. Il y a des maires compétents et volontaires dans le coin qu’ils l’ont parfaitement compris.


      • vote
        yoananda yoananda 7 août 16:45

        @Qiroreur

        Je suis assez d’accord avec vous 2 en fait.

        D’accord, sauf sur un point :

        " le Français compte trop sur un Etat"

        Je pense que le français à surtout peur de l’état. Si tu commences à faire régner l’ordre dans ton quartier, le moindre truc qui arrive et tu vas avoir des gros problème avec la justice d’état justement ...

        Je pense que les gens ont bien compris que l’état ne rigolais pas avec les gens solvables et que les "non-rentables" jouissaient d’une certaine impunité. Ce n’est peut-être pas formalisé clairement, mais les gens le ressentent ou le constatent.

        Donc ce n’est pas tant qu’ils ne veulent pas agir ou qu’ils comptent sur l’état, c’est plutôt qu’ils ont bien compris que l’état n’était pas de leur coté.

        Qu’en penses tu ?


      • vote
        yoananda yoananda 7 août 16:55

        @Qiroreur
        "c’est de considérer que tout est foutu"

        ce n’est pas ce que dis non plus smiley

        Je dis que la démographie est implacable et pire que ce qu’on pense quand on creuse le sujet.

        Je dis que la patriotisme est une illusion, il n’arrivera pas au pouvoir.

        Après tout dépends de quoi on parle exactement. La France souveraine : elle ne l’est déjà plus. Donc oui c’est "foutu". La France "blanche", oui, c’est foutu aussi.

        Ce n’est pas du pessimisme, c’est du constat.

        Si on parle de la guerre civile ou de l’islamisation alors la, je ne dis pas "tout est foutu", mon discours est différent.

        D’ailleurs, si on devait résumer, je pense qu’on n’est pas si éloigné que ça l’un de l’autre. Mon "tout est foutu" veut dire une chose :

        on ne changera pas la situation sans changement de mentalité. Les mentalités ne changeront pas sans catastrophe. Donc tout est foutu pour éviter heine grosse katastropheu !

        Mais après, est-ce qu’elle arrivera ? je ne sais pas. Peut-être que la cata en question sera une mort lente.

        "il n’est plus question de revenir après. D’où la nécessité d’attirer d’autres personnes"

        Exact. Je te proposes d’inviter DJL93 par chez toi. Il ne rêve que de ça, il lui faut juste une opportunité et tu sembles avoir pile poil le genre de situation qu’il recherche. smiley


      

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