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Les commentaires de TchakTchak



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    TchakTchak 29 septembre 14:11

    @Gollum

    Merci de vos compléments.
    Je ne voudrais surtout pas contrarier Alain Connes.
    Depuis ma compréhension, (et mes limites que je ne cache pas ici), la beauté des nombres me semble s’imposer de manière bien plus évidente avec le Tao. La fonctionnalité et signification des premiers chiffres, jusqu’à cinq et au delà m’apparaît bien plus évidente.
    En outre, il n’y pas de hiérarchie entre le formel et le réel, ce sont juste des interfaces. Le sensible est un support, ou une surface des choses : il n’y a pas "d’erreur" qui vienne de la nature ou de nos sens.
    Le shintoïsme est un exemple de pratique de l’harmonie, décalquée sur la nature : les notions de beau et de bien sont pratiques, et non pas éthérées comme chez Platon. Même si le shintoïsme a ses travers : le maniérisme dans le quotidien et le sadisme dans les rapports humains. D’ailleurs les générations contemporaines, jetées dans le manga, n’en n’expriment plus grand chose (même si c’est sans doute encore présent en arrière monde).
    Dommage que Protagoras n’ait rien laissé, hormis la chouette phrase "L’homme est la mesure de tout chose".
    La beauté de la géométrie m’est apparue de façon bien plus évidente avec Vitruve dont j’ai lu son bouquin.

    Je sais que Platon a repris les travaux de Démocrite dans le Thééthète, mais sans le nommer ni le reconnaître. Démocrite a postulé l’existence des atomes, même dans le vide et a préfiguré l’existence des multivers en pensant qu’il y a plusieurs univers qui coexistent, qui vivent et qui meurent. Des anciens ont relaté que Platon était trop impressionné par Démocrite pour s’y confronter.

    Peut-être que Platon était "poussif" avec son monde des idées, n’ayant pas forcément l’aisance scientifique des présocratiques qui mont marqué l’époque, dont il a restitué les travaux avec ses ouvrages et son académie.
    D’ailleurs Aristote n’a rien repris sa théorie des idées.
    De même, je n’ai pas souvenir que Vitruve ait renvoyé à Platon, alors que Pythagore est largement évoqué.

    (Par ailleurs, Platon était évidemment un maitre en philosophie politique).



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    TchakTchak 29 septembre 08:45

    @Gollum

    L’inconvénient de ces arrières mondes platoniciens est que cela dévalorise le monde ici et maintenant.. (cépafo)

     

    Je confirme

    Je ne peux pas parler de Nietzche mais j’ai lu des bouquins de Platon. Il a construit son monde des idées, intelligible et immuable (les formes, le beau, le vrai, le bien, la raison…) comme réel selon lui et celui visible comme et sensible est trompeur. C’est avec cette construction artificielle qu’il a mouliné toute l’école pythagoricienne et les présocratiques.  Il a rassemblé ainsi les savoirs des différents philosophes, en effet impressionnants, considérables, étendus, mais en débarrassant les spéculations propres à chacun des philosophes et leurs portées.

    Quand le réel est le monde du faux et seul le concept est vrai…. Aujourd’hui ce sont les zozoticiens qui ont repris le flambeau.

    2 renversements :

    Si on n’apprend pas Saint Thomas avant la caverne platonicienne c’est comme apprendre à utiliser des instruments d’observations à des sourds et aveugles. Les sens sont les premiers instruments d’observations qu’il faut savoir utiliser avec sagacité, après, viennent les instruments.

    Nier les croyances, c’est nier notre capacité à concevoir et expérimenter nos schémas de pensées. Après, cet exercice permet de les relativiser en fonction des connaissances et des inconnues que l’on rencontre, de les élargir et de les faire évoluer. Sinon, il ne reste que l’adhésion aux croyances de l’autorité, au mieux passer d’une rigidité de pensée à une autre.

    La sagacité avec ses sens et la capacité à concevoir font le génie créateur du paysan, de l’artisan ou de l’ingénieur.



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    TchakTchak 28 septembre 12:52

    @Gollum

    Lol.. On a la même chose avec Nietzsche qui est parti dans la direction diamétralement opposée avec éloge du corps et de la matière, rejet des arrières-mondes à la Platon...

    Je n’avais jamais pensé les choses ainsi.
    Pourriez vous en dire un peu plus sur ce que sont les gens qui "refusent les arrières-mondes", comparativement à ceux qui pensent que "ça existe", ou auraient en tout cas cette sensibilité ?
     
    Le monde des idées de Platon ne serait donc pas spirituel, mais que conceptuel ?


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    TchakTchak 28 septembre 11:58

    @Gaspard Delanuit
    .

    S’il faut donner un terme, je dirais la non-dualité, ce qui peut aller de ceci : 

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Adi_Shankara

    Je comprends mieux quand vous dites que la dualité est has been. Mais il faut être indulgent avec les occidentaux, on vient de loin…

    .

    en passant par : https://www.revue3emillenaire.com/blog/la-voie-abrupte-de-chen-houei-668-760-et-tetsugen-1630-1682-par-robert-linssen/

    Oui, c’est bien :

    Ainsi que l’exprime Chen-Houei, « on ne parvient à voir sa nature propre que grâce à une absence complète de toute activité soi-consciente de l’esprit, en rejetant d’un seul coup le causal (pratyaya) et le fabriqué (samskrta) ». Mais, nous dit Jacques Gernet « l’absence de pensée n’est rien d’autre que la substance de notre esprit propre »

    C’est de la phénoménologie de l’esprit, mais par l’expérience. Avec l’umwelt, maintenant il y a des philosophes qui essaient de penser ce que ça peut être d’être une chauve-souris, un pouple, un cerf…  

    Selon, moi, c’est urgent…

    Avec une entrée différente, L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau et autres ouvrage d’Oliver Sachs ouvre aussi ce genre de perspectives.

    En art brut, même s’il faut faire le tri, on tombe sur des tableaux étonnant où se demande comment des gens vont chercher ça.

    Dans cette vidéo on suit non seulement un déjanté mais on comprend aussi un peu sa "déjanterie".

    https://www.youtube.com/watch?v=bbVPzSGQ2Xg

    (Raphaël Treza s’est fait connaître avec ce documentaire en mode "road movie", superbe, où il sait capter avec des images des ouvertures fugitives vers l’âme d’un peuple, quand on sait regarder).

    https://www.youtube.com/watch?v=aNUYGRn3W9Q

    .

    à cela : https://www.youtube.com/watch?v=ffb7-zpYy6I

    Oui, j’avais vu une autre vidéo là-dessus. J’ai essayé, sans approfondir, je n’y arrive pas bien, c’est encore trop "vide" pour moi.



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    TchakTchak 27 septembre 13:30

    @Gaspard Delanuit

     Le couple spiritualisme/matérialisme, c’est assez désuet, pour ne pas dire ringard. 

    Ce qui veut donc dire que vous n’êtes pas moniste ?

    Quel est alors votre spiritualité (éventuellement votre matérialisme) ?



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    TchakTchak 27 septembre 11:51

    Pour remettre la mire sur le monisme et voir ce qui tient.

     

    C’est une philosophie. Ce serait une religion si elle était mise enforme, avec distribution de dieux ou pratiques de vies, comme le shintoïsme.

    C’est vrai que ce serait bancal si on disait que c’est une spiritualité, puisque c’est aussi une matérialité. Il faudrait un mot-valise ou un néologisme : tantra, ça vient de loin, alchimie, ça sent le souffre…

    C’est même l’intérêt particulier du monisme d’avoir à s’intéresser aux deux : simultanément comme à ses parties.

    Pour reprendre l’évocation quadripolaire évoqué par Gollum dans les échanges, on peut décomposer en bon et mauvais matérialisme (ou toxique/remédiateur), de même pour la spiritualité.

    C’est plat, mais les évidences basiques valent souvent les grandes constructions conceptuelles : men sana in corpore sano.

    Il y aurait deux difficultés.

    Parler de monisme à un matérialiste : dès qu’on lui parle esprit ou spiritualité, la sirène va hurler dans son cerveau : c’est un catho, un youpi des pâquerettes, un charlatan. Pour le matérialiste, souvent, il n’y a tout simplement pas d’esprit (juste de la psycho, de l’instinct, du neuro-cognitif…Rien d’autre que du déterminisme venant des lois de la physique classique).

    On a délimité la question à l’existence de l’esprit sur Terre, sans guère évoquer l’après-mort : cela poserait les questions complètement différemment.

    Et l’étendue des esprits parmi les êtres vivants : comme seuls les humains avaient une âme, est-ce délirant où une évidence qu’on ne peut plus voir d’envisager si chaque être vivant à un esprit ?

     Il y a aussi ses pièges : les asiatiques avec le crédit social, déjà dit. Le nazisme est un monisme il me semble : ça n’évite pas les pathologies. En tout cas éviter les idéologies de l’homme nouveau, préférer les sociétés traditionnelles pour des individus qui savent s’autogérer.

    .

    Concernant le yin yang et pour casser encore le faux dualisme coincé dans les têtes (remplacer par dualité, double). J’avais pris un raccourci en parlant d’aimants pour aller au problème de la fausse dualité.

    Zou Yan a dit qu’il fallait prendre l’idée comme envers l’un par rapport à l’autre, comme l’adret et l’ubac. Dans l’œuf de Pangu, tout était trouble au début, puis s’est clarifié avec le temps pour dégager le ciel clair et accumuler la terre sombre. Le petit point, c’est l’ultime goutte de l’autre partie, en considérant le Yin Yang en sphère et c’est le Qi qui y chemine.  Et c’est versatile. On ne peut pas comprendre qu’il fait chaud si le froid n’existe pas : c’est le contraire qui fait que ça existe.

    En astrophysique, le principe du contraire est fertile : matière/ant- matiere, onde/corpuscule, énergie fractionnée des quarks qui assemblent les nucléons, les noyaux + interactions avec les électrons, autopoïèse de la cellule qui invente d’on ne sait où les milieux intérieur/extérieur, etc…

    Et nous le visible et l’invisible pour la matière /l’esprit.

     

    Bon, ça délimite le sujet, sans attaquer vraiment la falaise : qu’est-ce que l’esprit ? Un inventaire avait été commencé dans d’autres fils, au moins un : c’est quoi qu’il y a dans l’esprit ?, pour s’en faire une idée.

     

    J’ajoute, ici, que chaque cellule de notre corps a sa petite volition, sa fonction et que notre esprit contient le cumul et la somme de tout. L’esprit est plus que çet égrégore, mais il y a ça aussi. On a deux kilos de probiote, de tites bêtes qui ne sont pas nous mais dont a besoin quand même si on veut vivre. L’esprit a aussi sa plasticité. La biologie est faite aussi de cumul de systèmes imbriqués, et aussi interagissant avec d’autres êtres vivants.

     

    On peut aussi faire de la monismologie : une nouvelle discipline.



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    TchakTchak 27 septembre 02:10

    @Gaspard Delanuit

    Ici, la qualité d’image est meilleure. Vous allez sans doute mieux y arriver.
    https://www.youtube.com/watch?v=SyCSLf36o-Y



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    TchakTchak 27 septembre 00:09

    Mais la vidéo est saccadée. 

    concentrez vous sur les boobs, ça ira mieux pour l’écoute.

    Oui, ça brouille l’écoute.
    .
    A part ça, vous êtes des sales gosses.


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    TchakTchak 26 septembre 16:06

    @yoananda2

    Une plante est un être vivant, du monde végétal. Une plante vit et meurt : la matière organique est toujours là quand elle vient de mourir. C’est donc autre chose qui a disparu puisqu’elle est morte. Ne pas savoir ce que c’est et nier qu’il y a quelque chose car on ne sait ce que c’est, ce n’est pas pareil.

    C’est UNE démarche spirituelle, pas "la" démarche spirituelle.

    J’avais bien écrit que c’était un cas concret et non pas la réponse spirituelle, heu, omnisciente, omniprésente et omnipotente.
    En fait, j’ai l’impression que vous voulez débarrasser le monothéisme mais en gardant ses caractéristiques :
    Vous semblez chercher un absolu, alors que rien n’indique qu’il en existe un dans le cosmos. Une démarche spirituelle n’et pas nécessairement la quête vers un absolu. C’est plutôt un chemin, une voie libératrice à son existence, pour soi et parmi les autres accessoirement pour notre habitus et ceux qui y viendront après.
    Correlativement, une solution n’est pas définitive, jusqu’à la fin des temps : elle est évolutive. C’est la même chose en science, avec une théorie qui complète les limites de la précédente.


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    TchakTchak 26 septembre 14:54

    @TchakTchak

    On s’amuse même à écouter de la musique avec les plantes, maintenant, car elles dégagent constamment des influx electro-magnétiques comparables à nos émotions.

    Pour être mieux compris
    https://www.youtube.com/watch?v=TYHmBoMEElg



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    TchakTchak 26 septembre 14:21

    @TchakTchak

    Vous aviez écrit une fois que dans les débats, vous préfériez descendre un bas que monter dans les tours.
    Spiritualité = esprit = respirer.
    Comment le monde des êtres vivants peut respirer ? C’est métaphysique et concret tout en même temps.



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    TchakTchak 26 septembre 14:13

    @yoananda2

    Je vais voir si ça répond avec un exemple concret.

    On en a déjà discuté, si j’avais une religion ce serait que la Terre est un être vivant, avec la biologie, qui n’existe pas ailleurs, au minimum dans le système solaire.
    L’écologie, on le voit déjà, consiste à punir : chauffez vous moins, bouffez moins, déplacez-vous moins, etc...
    La démarche spirituelle consisterait à prendre conscience que tous les êtres vivants, y compris les plantes, ont un esprit, comme nous (pas la même ’taille’, ni le même ’état d’esprit", peu accessible au nôtre). La biologie a cette plastique de pouvoir développer de la matière, les rassembler et les faire coexister parce que la volition y est permanente. Ecosystèmes, homéostasie, etc..
    La recherche avance : aller vers un agriculture qui utilise le dynamisme des écosystème, plutôt que les intrants, les forêts d’arbres sur la ligne du sol ont en yin yang des forets de mycélium en dessous, etc...
    On s’amuse même à écouter de la musique avec les plantes, maintenant, car elles dégagent constamment des influx electro-magnétiques comparables à nos émotions.
    Apprendre toutes ces reliances, ces corrélations incessantes peut nous ouvrir tout un nouveau domaine d’exploration, vers un nouveau paradigme, un réencastrement de nos existences, de nouveaux comportements enthousiasmants. On est bien ici dans un champ spirituel.
    Je l’avais déjà écrit : avec nos aimants à l’envers, on oppose science et spiritualité, alors que ce sont deux versants de la même montagne.



  • 1 vote
    TchakTchak 26 septembre 13:40

    @Gollum

    Oui. D’origine hébraïque même. Car les grecs connaissaient les nuances. 

    Mais l’hébreu non. Il y a la Lumière et les Ténèbres. Et les deux n’ont rien en commun. Voir Jean Soler là-dessus.

    Ok, je n’ai pas lu Soler. mais pouvez-vous préciser la différence que vous faites entre la vision "hébraïque" et vision de "l’hébreux" ?

      

    Je trouve intéressant le taoïsme, car il fournit une grammaire du monisme : c’est un bon moyen d’apprentissage.
    Mais cela ne suffit pas pour dire que c’est une solution à tout. Les Chinois ont une conscience collective, ce qui est utile à la vie en société, mais c’est aussi un piège : ils sont tombé dedans avec le crédit social.



  • 1 vote
    TchakTchak 26 septembre 13:30

    @yoananda2

    Ne serait-ce que parler de divinité.
    Le Dieu monothéiste est une question de foi et la vie terrestre consiste à se préparer pour le rejoindre et retrouver ce monde perdu fait de félicité.
    Le dieu polythéiste est un gardien de l’ordre du monde, plus précisément d’un arrière-monde. On respecte Vishnu et Taranis non pas pour les rejoindre (c’est l’enfer, chez eux !), mais pour apprendre à prendre place dans le monde terrestre sans faire n’importe quoi. 
    Le dieu sumérien, lui garde l’ordre mais doit en laisser un peu aux humains, sinon il faut même les renverser !

    Ce genre de question ouverte est encore inaccessible à notre culture qui a toute l’empreinte du monothéisme : t’es croyant, t’es pas croyant, point barre !



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    TchakTchak 26 septembre 13:15

    @yoananda2

    De mon regard, la révolution française c’est le bébé avec l’eau du bain.
    Il était évident que l’absolutisme royal était un cul de sac au système monarchique alors que les habitants avaient d’autres moyens pour vivre ensemble (les communaux à la campagne, les développement des villes et le commerce). En l’emprise mentale de la religion ne tenait plus depuis la renaissance des arts et des techniques.
    la sociétés des hommes (humains) libres et égaux pour se gouverner individuellement avec des droits civils communs sont pour moi des réelles conquêtes humaines, des vraies émancipations.

    J’ai un peu de peine à écrire la suite ; je voudrais dire que cette révolution n’était pas spirituelle, mais sans vraiment savoir où je vais en disant ça. En tout cas, si le matérialiste est celui qui veut changer les choses pour changer le monde et si le spiritualiste est celui qui veut changer soi pour changer le monde : on sait de quel côté a été cette révolution.
    La rationalité, ce n’est que du raisonnement : bien sûr qu’il faut bien raisonner, ça s’apprend, ça s’entraine, certains le font mieux que d’autres. Mais le "Culte de la Raison" n’est qu’une singerie de la spiritualité, selon moi. Et c’est même tout le travers devenu par la suite, même non intentionnellement : "croire en la science", cet oxymore contre la connaissance qui me déclenche de l’urticaire.

    Le guerre de 30 ans était une crise religieuse, pas spirituelle. Cette scissiparité créée avec le protestantisme qui intimait de choisir leur camp religieux pour croire le même dieu avec les mêmes textes (à juste quelques variantes annexes près) a rendu fous les habitants, en effet. C’est même une marque de notre vulnérabilité mentale. C’était aussi tout le travail de Thomas Hobbes, son Léviathan, pour sortir de la guerre tous contre tous : la encore, la révolution française était bienvenue.

    La spiritualité c’est : qu’est ce que l’esprit, en quoi ça consiste ; comment ça fonctionne, dans quel bain d’esprits ça vit et comment, quelle pourrait être la santé et la médecine de l’esprit, en pendant à celui des corps, etc... C’est bien plus radical que cette simple modélisation monothéiste qui prétend répondre à tout avec un simple kit d’existence. Et la révolution française avait déjà assez à faire en s’en débarrassant. Du coup, elle s’est amputée de cette question, et par effet d’entraînement, s’est enfermée dans la transformation matérialiste du monde : le marxisme, le consumérisme... "La science, c’est le progrès" : euh, oui, d’accord, vers quoi ? . On a perdu les moyens spirituels d’y répondre et on l’a un peu dans l’os cet an ci.



  • 1 vote
    TchakTchak 26 septembre 11:19

    @Gollum

    Or on est habitué en Occident à raisonner de façon binaire exclusive. Ou bien ceci ou bien cela. Ce n’est pas un point de vue oriental.

    Sachant que binaire est souvent employé pour présenter une opposition qui n’a pas lieu d’être et qui est le travers de la mentalité occidentale. Comme deux aimants que l’on tient à l’envers et qui se repoussent eu lieu de s’attirer.

    Le Wuji engendre le Yin Yang, qui sont les deux moitiés du Wuji. Comme le 1 engendre le 2 qui sont ses deux moitiés. Dans le Yin Yang, l’un nécessite de l’autre*.

    En ce sens, je rejoins Yoananda sur son "égalité" : l’esprit et la matière sont indissolublement complémentaires, la mort de l’un fait la mort de l’autre. Même si je suis en désaccord avec lui sur l’autre sujet : le monde est bien en train de crever de son matérialisme (et peut-être que ça rejoint le procès de la quantité, de Guénon, que je n’ai pas lu).

    Le monothéisme a été le premier artisan de cette fausse dualité : le rejet de la matière, lieu de péché, pour ne retenir que l’esprit, siège de l’âme éternelle qui ne nous appartient pas. Sans compter la dissociation que cela implique (Nigari pourrait nous en causer !). Il a été aggravé par le basculement lancé avec la révolution française : vers le retour à la matière, mais en rejetant toute spiritualité. Les aimants ont été retournés tous les deux.

    Après, une préférence ne change pas l’ordre des choses. Un champion de 100 mètres s’intéresse à la matérialité, mais sait qu’un bon mental est nécessaire. Un sadhu peut vivre son monde de l’esprit, mais sait que son corps doit être résilient.

     

    *Ensuite, le Yin Yang contient le Wuxing, les différents éléments qui ne se répartissent pas que des masses, quantités, matières, mais aussi des fonctions, de la circulation, de la vitalité. Matière/esprit restent indissociables.



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    TchakTchak 26 septembre 07:08

    @Gaspard Delanuit

    Merci Gaspard, un café ne m’a pas suffi pour le lire. Laissez-moi quelques jours.

    - - - - - -

    L’Age d’or est un mythe. Sans doute que cela a existé çà et là, pas partout.

    Les Grecs aimaient bien raconter des périodes. Leur cosmogonie va du Chaos primitif vers une nature paisible par empilement successifs d’étapes qui demeurent maintenant en arrières-mondes : j’aime bien.

    L’évolution humaine va dans l’autre sens, par contre, par étapes dégénérescentes. J’aime moins, même si cela explique bien des choses. Je préfère les mythes sumériens, avec l’homme qui nait faible, vulnérable et même soumis, mais qui a droit à son émancipation par la connaissance.

    Finalement, je vois que les religions abrahamiques ont réadapté le narratif sumérien pour faire leur genèse, mais en plantant le décor dans l’âge d’or Grec. Peut-être que les textes d’Hésiode étaient déjà présents à la bibliothèque de Babylone, quand la Torah a été écrite. En tout cas, cela se tient, chronologiquement.



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    TchakTchak 25 septembre 08:37

    Je n’ai pas lu Guénon, ce n’est donc ici que mon grain de sel.

    Certainement, la révolution industrielle a tué la sacralité à tous les endroits de la planète (à peu de choses près, sans rentrer dans les détails). Sans doute que cette révolution anthropologique a été cette fois-ci trop puissante pour que l’espèce humaine ait su en profiter sans tout détruire. Ça me fait mal de l’écrire, aucune culture humaine n’a été suffisamment armée, ou solide, pour résister à l’entropie spirituelle qu’elle a déclenchée.

    La génération baby-boom, étendue dans tout l’occident et aussi, dans une certaine mesure, en Asie a transformé l’or en plomb. Jouir sans entrave n’a fait advenir qu’un monde trivial, matérialiste, consumériste, désenchanté.

     

    Mais il y a-t-il eu un âge d’or, est-ce que c’était mieux avant ?

     

     Ce n’est que très récemment que l’espèce humain est sortie de la servitude, de l’esclavagisme, une norme qui a existé au moins depuis l’antiquité, pratiquée aussi bien par les Celtes, les Vikings, les Grecs, les Chinois, les Africains, les Précolombiens… Tous les peuples ne l’ont pas pratiqué, c’était même incompatible pour certaines cultures, mais c’était présent dans toutes les contrées du monde.  C’était normal de posséder un humain comme un animal.

    Autre malheur, il était aussi normal que les femmes soient dépossédées de tout : des biens, des choix, des décisions à leurs existences. Les sociétés étaient sexuellement hémiplégiques. La encore, on peut rentrer dans le détail pour contredire, mais l’histoire des familles et des pays a été faite dans le passé par les hommes. "Une vie" de Maupassant, pour ceux qui connaissent, qui est la monographie pourtant d’une bourgeoise, est édifiante. La sortie est récente, partielle géographiquement et fragile. Et qu’on ne m’envoie pas ici le wokisme, ou des cheveux, roses, je ne parle pas de ça.

    Un autre malheur de l’humanité, récemment quitté : est le monde des empires terminé avec la décolonisation et l’avènement des nations sur toutes les terres émergées. Les territoires, les humains n’appartiennent plus aux conquérants et à leurs caprices de puissances.

     La spiritualité, la tradition primitive ont-elles empêché ces trois grands fléaux de l’espèce ? L’anti-monothéiste que je suis reconnaît cependant que c’est le christianisme, pour de bonnes ou mauvaises raisons, peu importe, qui a fini par débarrasser l’esclavagisme et l’absence de reconnaissance pour toute une moitié sexuelle à leur existence.

     

    Depuis le covid, je me demande si l’être humain ne serait pas tout simplement bien plus con qu’on le croit.

    On a tous vu cette expérience Milgram grandeur nature, on pense à cette énigme de cette soumission si simple à l’autorité, avec notamment de la Boétie, Goebbels, Bernays, même plus anciennement Aristote et, hélas, Harari. L’humain est capable de fortes rigidités de l’esprit, on connaît les fanatismes, on ne soupçonne pas sa plasticité, une vrai pâte à modeler.

     

    Un des aboutissements de la désacralisation des êtres vivants est le "Vous n’aurez plus rien" adressé au bétail humain en voie de domestication par une caste démiurgique en (re)formation. Retour à l’esclavagisme, à l’impérialisme, via cette fois-ci le matérialisme et les moyens de la modernité.

     

    Pour ma part, je ne sais pas comment empoigner tout ce merdier, sinon se faire son oasis et basta. Mais ce n’est pas chouette quand même pour l’humain que je suis qui s’interroge sur ses congénères.

    Ou tout est à inventer, depuis le début. Pour ma part, ma spiritualité est faite : il n’y a pas de matière sans esprit, ni d’esprit sans matière.



  • 1 vote
    TchakTchak 24 septembre 07:57

    Une journaliste US en Ukraine pour montrer les bombardements Russes. Mais rien ne se passe comme prévu…

    https://odysee.com/@PetitsdeChrist:7/Un-journaliste-de-terrain-US-voulant-accuser-la-Russie-dans-un-village-Ukrainien-en-prend-pour-son-grade:3

    C’est compliqué, une guerre quand on quitte la tévé…

    .

    Pas d’opinion sur ces referendums. Lougansk et le Donetsk les avaient déjà faits en 2014. Et même Marioupol avait commencé le sien. Comme la Crimée, il s’agissait de quitter cette nouvelle Ukraine post-Maïdan qui s’en prenait déjà à ces Russophones de l’empire historique qui a tant dérangé les pays d’Europe centrale, ces Slaves moins industrieux que les occidentaux, ces communistes qui ont fait vivre l’Holodomor au pays. C’étaient les premières victimes collatérales du projet altantiste de destruction de la Russie, qui nargue le monde unipolaire avec ses richesses naturelles et surtout une puissance tellurique en mesure de contrarier celles thalassocratiques des US et de l’United Kingdom. Mais Poutine les avait refusés et avait entravé leur demande d rattachement au pays protecteur. Il avait différentes raisons : il attendait encore du droit international pour résoudre une question un conflit interne, le conflit gelé empêchait le rattachement de l’Ukraine à l’OTAN, il n’avait pas encore les armes puissantes en mesure de contrer celles des Etats-Unis).

     

    Et il les propose maintenant sous les bombes. Ce n’est pas la meilleure publicité pour justifier la légitimité de ces referendums. Personne ne sait si c’est l’objectif ou juste l’instrument d’une guerre qui perd en lisibilité et dans laquelle il est maintenant coincé. S’il perd ces territoires, comme près de Kharkiv la semaine dernière, il livre les populations à une terreur criminelle qui sera fortement endurcie.

     

    Bon… 



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    TchakTchak 22 septembre 16:15

    @Décoder l’éco

    Pour le relevé d’informations, les actes de décès et les certificats de vaccinations covid, qui sont datés, sont numérisés, donc centralisés. Je n’imagine pas que Richard Fenton ait eu difficulté pour rassembler ces infos portant sur le passé pendant son travail.

    Par contre pour la sous mortalité des vaccinés, il y a en effet une rubrique inexistante : celles des "morts des vaccins", puisque le travail a porté sur les morts-covid. Et un vaccin consiste à injecter du covid, du moins la spike dont on sait maintenant que c’est la partie agressive répliquée par les cellules humaines. Donc là, c’est le serpent qui se mord la queue. Le délai de 21 jours était justement la solution commode pour mettre la question sous le tapis en les considérants comme des non-vaccinés. Fenton a forcément retravaillé ces données là, j’ignore comment, puisque le sujet était délicat.

     

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    Pour l’autre sujet, Ce sont les grosses entreprises, elles-mêmes, qui ont demandé à Dennis Meadows si la croissance est indéfinie. Sa réponse : non, avec un pic entre 2030/2040 avant effondrement si on reste en mode business as usual.

    Et ça commence à affleurer : la guerre de Poutine montre comment le monde tire déjà la langue pour avoir du pétrole. Les US, premier producteur au monde en ont encore pour 10 ans (compte rendu British Petroleum), alors qu’ils en sont à plus de 60% d’extraction de pétrole de schiste. Et le pays absorbe plus de 80% de son extraction. Ensuite la Saoudie a déclaré en juillet que son pic sera pour 2027. Ex- aequo la Russie. Après se sont des miettes éparpillées sur le globe. Le dernier Eldorado à découvrir est en Sibérie + Actique (tiens ?). Mais 8 milliards d’individus ont faim, toutes les sociétés du monde sont passées à la vie en mode pétrole, donc même les derniers gisements potentiels seront vite épuisés.

    Idem avec les matières premières, voir Aurore Stéphant et son exposé à l’USi : pas trop long, clair, exhaustif : https://www.agoravox.tv/actualites/international/article/croissance-infinie-science-fiction-94890 Elle explique même comment la voiture électrique va accélérer l’épuisement.

    Donc après le rapport Meadows, les politiques ont essayé d’y répondre : la conférence de Copenhague, le rapport Brundtland, la conférence de Rio… Greenwash, mais ce n’est pas simple non plus.

    Donc maintenant, les multinationales s’occupent déjà du problème, mais à leur manière (WEF, Schwab…). Ce sera l’écologie de l’Arche de Noé (même Harari en parle dans ses dernières interviews) : s’emparer de toutes les économies nationales, y compris les actifs des pays, puis laisser passer le déluge écologique, rapide ou lent, en veillant à ce que le bétail humain n’ait plus la capacité à se révolter. D’où le plan progressif en cours, avec mise en cage numérique, jusqu’au "Vous n’aurez plus rien" à faire passer avec le sourire en 2030.

     

    Terraformer Mars : mort de rire. Il a fallu 3 milliards d’années d’intelligence biologique cumulée pour fabriquer une biosphère créatrice d’écosystèmes et d’êtres vivants : ce n’est pas de l’hydroponie et de la climatisation qui va recréer cela sur Mars pour que les humains puissent en vivre. Je comprends l’idée de quitter la Terre/berceau pour essaimer la vie sur les autres planètes : mais l’épuisement des ressources nécessaires a déjà fait son effet ciseau.