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Accueil du site > Actualités > Economie > Ever Given : démondialiser le commerce maritime ?
#78 des Tendances

Ever Given : démondialiser le commerce maritime ?

Le porte-conteneur échoué en Égypte a posé questions.

Une minuscule pelleteuse tâchant de dégager un monstre des mers : l’image du déblocage de l’Ever Given dans le canal de Suez a fait le tour du monde. Mais au-delà de cet incident désormais résolu, que dit-il du gigantisme des porte-conteneurs, de la fragilité du commerce mondial, et des risques environnementaux liés au transport de marchandises ?

Tags : Economie Mers et Océans




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10 réactions à cet article    


  • vote
    sls0 sls0 13 avril 13:57

    Le transport maritime achemine 90% des marchandises dans le monde. 

    Côté gaz à effet de serre, le transport maritime a représenté 3% des émissions mondiales en 2018. Les USA c’est 20% et l’Europe 14%.

    70% de la pollution du transport c’est sur les routes, voitures et camions.

    Cout énergétique pour 100km pour une personne.

    A pieds : 6,1kWh

    En vélo : 3,2kWh

    En voiture : 61kWh

    En voiture électrique : 8 à 16kWh

    Autocar : 20,9kWh

    Bus : 44,7kWh

    Moto : 51,2kWh

    Avion : 52,3kWh

    Train : 11kWh

    Transport d’une tonne de marchandise :

    En camion : 38,9kWh

    En fluvial ou bateau : 6,5kWh


    Les pollueurs au final sont les acheteurs et les délocalisateurs.



    • 1 vote
      JL 1er mai 13:06

      @sls0
       
      est un désinformateur tous azimuts.
       
      Les 15 plus gros porte-conteneurs du monde polluent autant que l’ensemble du parc automobile mondial 30/9/09   : « Le transport maritime est responsable de 18 à 30% de la pollution mondiale par oxyde d’azote et de 9% de la pollution par oxyde de soufre. Les bateaux de transport utilisent un carburant de basse qualité qui contient environ 2000 fois plus de soufre que le diesel utilisé dans les voitures européennes et américaines…une recherche conjointe de l’agence NOAA et de l’Université Boulder du Colorado, selon laquelle la pollution des 90’000 bateaux de commerce à travers le monde (cargos, pétroliers et bateaux de croisière) est responsable de 60 000 morts chaque année, et entraîne des coûts de santé de 330 milliards de dollars. »
       


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      sls0 sls0 1er mai 19:48

      @JL
      Le JL désinforme pour prouver que je désinforme.
      Je parle CO2 et il me contredit avec un article sans source sur le SO2. P’tit bonhomme, en 2009 le taux max de soufre dans le fioul lourd était de 4,5%. Maintenant il est de 0,1% en zone SECA et de 0,5% hors zone SECA.
      Sur Windy.com on a les concentrations de soufre ainsi que les origines. Les quatres premiers producteurs à forte concentration ce sont les volcans, la Chine, la péninsule arabique et l’Inde, c’est sur terre et non en mer.
      Oui les bateaux recrachent du SO2 mais en mer.
      La dose max par 24h c’est 20μgr, avant c’était 125.
      Dans un port en général jusqu’à 2km des bateaux le taux est de 50μgr. 70% c’est à quai pour faire son électricité. Fournir du courant au bateau divise par 12 la polution.
      Ben oui mon p’tit bonhomme, le seuil d’alerte c’est 20μgr chose que l’on a jamais en mer où sont les bateaux, leur coller les morts c’est limite quand même. Oui ça fait un sacré tonnage de SO2 les bateau mais ça n’atteint pas les 20μgr en concentration.

      La prochaine fois si je sort un commentaire sur les bienfaits de la soupe d’orties, tu me sortiras la grande cigüe ou l’aconit napel ?


    • vote
      JL 2 mai 11:35

      @sls0
       
       l’insolence est l’argument de ceux qui n’en ont pas.
       
      Il n’y a pas que le CO2 et le SO2 : il y a les particules fines et les NOx
       
       
      « Le transport maritime achemine plus de 90% des marchandises dans le monde et transporte plusieurs millions de personnes chaque année. Mais derrière l’image cultivée par les armateurs d’un mode de transport propre, se cache une réalité beaucoup plus nuancée. Gourmands en énergie, chacun de ces monstres flottants génèrent autant de pollution aux particules ultra-fines qu’un million de voitures. Peu connue du grand public, cette pollution porte atteinte à la santé des habitants des villes portuaires. À Marseille, France Nature Environnement, France Nature Environnement PACA et l’ONG allemande NABU ont mené l’enquête. »
       

      Particules ultra-fines : un air jusqu’à 70 fois plus pollué sur le navire

      Pour évaluer la pollution générée par le transport maritime, nos équipes se sont réunies en 2015 puis en 2016 à Marseille. Première étape : évaluer la pollution « de fond de l’air ». Dans différents lieux de la ville, nous avons observé une moyenne de 5 000 particules ultra-fines par centimètre cube. Puis nous nous sommes rapprochés du port. Dans un quartier résidentiel aux abords, l’air s’est avéré être jusqu’à 20 fois plus pollué avec une moyenne de 60 000 particules ultra-fines par centimètre cube. Le pire nous a attendu à bord du navire, où une équipe de l’émission Thalassa, accompagnant notre expédition en 2016, a vu le compteur s’affoler : l’air respiré par les croisiéristes et le personnel de bord contient jusqu’à 380 000 particules ultra-fines par centimètre cube, soit 70 fois plus de pollution.

      Mais que sont ces « particules ultra-fines » ? Le terme englobe l’ensemble des composants solides de taille microscopique transportés par l’air. Quand les particules fines désignent des polluants dont la taille est inférieure à 10 et 2,5 microns (soit 0.01 et 0.0025 millimètres), les particules ultra-fines mesurent moins de... 100 nanomètres soit 0,01 microns ou encore 0.0001 millimètres. C’est environ la largeur de votre cheveu découpée en mille. Et plus la taille de ces particules est petite, plus elles s’infiltrent profondément dans les organismes et s’y accumulent, générant d’importants troubles de la santé.

      Europe : 60 000 morts prématurées par an à cause du transport maritime

      Un lien sans équivoque entre les gaz d’échappement des cargos et plusieurs maladies cardiovasculaires et respiratoires a d’ailleurs été établi par les recherches de l’université de Rostock et le centre de recherche sur l’environnement allemand Helmholzzentrum Munich. Chaque année en Europe, ces émissions du transport maritime causent près de 60 000 morts et coûtent 58 milliards d’euros aux services de santé.

      Deux polluants émis sont particulièrement scrutés : l’oxyde de soufre (Sox) et l’oxyde d’azote (NOx). Importants polluants de l’air, ils accélèrent la formation de particules fines et ultra-fines. Les émissions de soufre de ces transports à elles seules seraient responsables d’environ 50 000 morts prématurés par an en Europe et de 5 % à 10 % des émissions mondiales. En pénétrant dans les plus fines ramifications respiratoires, elles peuvent entraîner une dégradation de la respiration, une hyper-réactivité des bronches chez les asthmatiques ou encore une augmentation de la sensibilité des bronches aux infections microbiennes chez les enfants.

      Côté oxyde d’azote (NOx), le transport maritime émet entre 17 et 31% des émissions mondiales. Ce polluant irrite les voies respiratoires. Il est responsable de bronchites aiguës, augmente le risque de maladies respiratoires et cardiovasculaires à court et long termes. Mais cet important danger pour la santé publique n’est pas inéluctable : avec 4 mesures, ces pollutions pourraient être réduites drastiquement.



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      sls0 sls0 2 mai 12:25

      @JL
      Mon intervention au début était vis à vis des gaz à effet de serre, le CO2.
      Vous déviez sur le SO2, le Nox et poussière soit.
      Pour vous répondre dans mon commentaire précédent je me suis basé sur une étude du port de Marseille. Je suis au courant de la pollution dans les ports qui pourrait se résoudre en partie par la fourniture d’électricité. C’est récurant dans la plupart des ports, il y a une dizaine d’études sur le sujet.

      Oui les bateaux rejettent beaucoup de saloperies mais en mer ce qui n’a aucune effet sur terre donc on ne peut pas leur imputer les morts.
      Sur Windy.com on a les différents polluants ainsi que leur concentration.
      On peut voir que toutes les sources de pollution sont d’origine terrestre.
      Les bateaux sont de gros producteurs de pollution mais en mer où c’est dilué donc bien en dessous des doses toxiques. La pollution toxique est d’origine terrestre.


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      Alain Melon Alain Melon 2 mai 18:18

      @sls0

      Depuis l’origine des temps les fleuves et rivières se jetant dans la mer sont les plus grands pollueurs donc les industries et les villes fluviales .


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      Alain Melon Alain Melon 2 mai 18:39

      @sls0
      Plus lourd que le gasoil, le soufre fini par se concentrer au fond du réservoir, en 3 mois c’est certain.


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      sls0 sls0 2 mai 20:59

      @Alain Melon
      J’ai connu le fuel lourd, dès qu’il fait froid on le manipule à la bêche. 
      On le chauffe et il y a un retour du sur-débit des tuyaux d’alimentation, il y a du brassage ne serait-ce pour la température dans les tuyaux.


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      Parrhesia 13 avril 16:36

      Il faut non seulement "démondialiser" le commerce maritime, mais aussi ressusciter le pavillon français !

      Ceci afin de ne plus payer l’étranger pour transporter les produits de qualité inférieure dont il nous submerge !!!

      Et dont il nous submerge avec la complicité des importateurs français qui se font les choux gras (d’autres diraient "les choses en or") en jouant sur des marges excessives car ni régulées, ni contrôlées  !!!


      • vote
        LUCA LUCA 14 avril 06:28

        Ca fait à minima dix ans que je boycotte les produits d’importation venant d’Asie mais pour être franc, l’idée écolo ne m’a pas effleuré au début car je ne me rendais pas vraiment compte du phénomène, j’en avais surtout marre de remplir mes poubelles de merdes chinoises. Sans compter les crises de colère quand ; "putain ça marche plus !" suivit dans la foulée de : "c’est vraiment de la merde !", bref l’obsolescence non et non et encore moins quand le machin pète avant. C’est seulement après que j’ai découvert qu’en fait, tout venait de là bas et que je n’avais pas fini de râler et de perdre du fric, le bonheur perceptible du taoïsme au 21e siècle !

        Sont malins les Chinetoques, ils coupent "accidentellement" le détroit pour vendre leur route de la soie et augmenter ainsi son capital, ils en profitent pour construire beaucoup de trains en plastique recyclé et investissent évidemment un max dans les infrastructures tournant autour du transport ferroviaire, ce n’est pas la main-d’oeuvre ni son coût qui manque. Cette nouvelle route de la Soie ferroviaire est une initiative de politique chinoise basée sur la « Silk Road Economic Belt » en partenariat avec, je vous le donne Emile... ? ... l’Allemagne ! 

        Pour info, plus de 40.000 conteneurs auraient transités par train entre l’Allemagne et la Chine et cette route doit la bonne tenue de ses prestations ferroviaire grâce à une initiative du gouvernement chinois, et petite précision, 40.000 conteneurs /an correspondent à environ six bateaux, c’est peu je vous l’accorde, mais la voie du train est deux fois plus rapide et moins chère, donc plus rentable à long terme.




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