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Accueil du site > Actualités > Economie > Inflation - Récession : le grand mensonge (des Banques centrales)
#30 des Tendances

Inflation - Récession : le grand mensonge (des Banques centrales)

 Cette histoire s’intitule : « tout va bien », mais on l’entend aussi sous le nom de « grand mensonge des banques centrales ».
Et ce qui la rend remarquable par-dessus tout, c’est que malgré toutes ses contradictions, elle a rencontré un incroyable succès dans le monde entier.

 

Le plus grand mensonge financier de tous les temps (MoneyRadar, 17:24 )

Depuis que le monde économique a découvert cette belle histoire, que les médias ont appelé le « Big Lie », et qui s’est transformé depuis « en grand mensonge des banques centrales », la confiance des populations américaines et européennes dans leurs institutions financières officielles s’est considérablement dégradée, et il n’y a rien de surprenant, car en réalité : rien ne va bien et la fin est déjà écrite, sans happy end !

Restez avec moi, je vais tout vous raconter et je vous promets que vous ne serez pas déçus.

 

Inflation vs Récession

Le tapering c'est la fin des mesures de soutien à l'économie américaine pour lutter contre les conséquences de la pandémie. Des plans d'un montant total de 5000 milliards de dollars, essentiellement financés par la dette, qui ont fini 18 mois plus tard dans les portefeuilles des investisseurs et alimenté l'une de plus grosses bulles boursières de l'histoire...
Bilan de la FED (La Réserve fédérale des États-Unis - Federal Reserve System) = 9000 milliards de $ ;
La FED a promis 4 nouvelles hausses des taux directeurs d'ici la fin de l'année...

7:30 Comment en est-on arrivé là ?
Assouplissement quantitatif (Quantitative easing) : les banques centrales achètent des obligations souveraines sur le marché secondaire (5000 milliards de $ dans le bilan de la FED) ;
Avec quoi la FED a-t-elle payé les obligations émises par l'Etat américain ?
Avec de l'argent "imprimé" spécialement pour l'occasion...
Tout en manipulant les chiffres de l'inflation et en particulier l'indice des prix à la consommation (IPC) ;
L'inflation réelle a ainsi été masquée pendant de nombreux mois, mais le piège est en train de se refermer...
Les Etats-Unis croulent sous 30 000 milliards de $ de dette ;
Si les taux grimpaient, elle deviendrait insoutenable pour le budget des Etats-Unis...

En Europe (via la BCE) nous sommes également frappé de ce même aveuglement sélectif ;
Il faut donc s'attendre à ce que l'inflation se renforce...
(voir la vidéo ci-dessous : "La BCE a tout faux !")
Sans se fier aux indices officiels des prix, qui sont aussi mal mesurés en France qu'aux Etats-Unis...
L'IPC mesuré par l'Insee ressemble à une vaste plaisanterie, pour ne pas dire une grosse manipulation...

 

La BCE a tout faux ! (Zonebourse, 8:54 )

 Aveuglée depuis des années par un seul indicateur, l'inflation, la BCE a tout faux. La raison ? L'effet McNamara.

Ça fait des années que la BCE inonde l'Europe de monnaie, au travers de sa politique de taux nul, voire négatif, et puis de ses rachats d'actifs. Tout ça, évidemment, bien avant la crise du Covid. Et cette politique est uniquement faite de cette manière parce que tous les yeux des dirigeants de la BCE sont braqués sur un seul indicateur, facilement calculable, qui est l'inflation... Mais il y a des effets de bords...
Stupeur, 14 ans plus tard, l'inflation monte, voire explose !

Vont-ils "couper le robinet" trop vite, trop longtemps, "piégés" par cet effet McNamara ?

 

Tags : Economie Etats-Unis Pétrole et essence Consommation Monnaie Christine Lagarde Banques Dette Crise financière Manipulation Finance BCE Inflation




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4 réactions à cet article    


  • 2 votes
    perlseb 11 juin 20:46

    2 intervenants qui ont tout faux. La BCE comme la FED ont très bien compris ce qu’ils ont fait et ce qu’ils font. Pendant des années, on a fait marcher la planche à billet : on a créé de l’argent à partir du vide, et l’inflation était contenue... Pourquoi, commence cela a été possible ?

    Car cet argent créé ex nihilo n’était versé que pour acheter de la dette (sur le marché secondaire en Europe). Et qui possède des obligations d’état ? Les riches, ceux qui n’ont pas de problèmes de fin de mois. Donc on peut arroser les riches d’argent, on ne créera jamais d’inflation. On rend juste les riches encore plus riches par rapport aux pauvres. C’est-à-dire qu’on crée une hyper-classe, un grand écart et l’inflation ne prend absolument pas avec cette création monétaire qui n’atteint jamais l’économie réelle (salaires, nourriture, biens de consommation). C’est une inflation de la valeur du porte-feuille des riches (actions, immobilier, entreprises) qui s’enrichissent donc comparativement aux pauvres qui stagnent.

    Malheureusement, pour pouvoir continuer ce cercle vertueux (pour les riches, donc pour les vrais décideurs), il va falloir assainir la dette des états pour pouvoir refaire marcher la planche à billets. Et comment faire alors qu’on nous annonce justement que les taux vont exploser et que les états vont faire faillite à cause de l’explosion du service de la dette ?

    Simple, on crée une énorme inflation mais en limitant les taux. Donc la dette des états ne vaudra bientôt plus rien par rapport au PIB et les dettes vont donc se dégonfler (leur valeur va monter en dollar ou en euros, mais comme le dollar et l’euro vont chuter plus vite, leur valeur va chuter par rapport à l’économie).

    Et après ? On pourra recommencer à aider les riches une fois les dettes assainies (nouvelles faillites de "too big to fail" ayant trop pris de risques, donc banques arrosées, arrosage des fabricants d’arme après le conflit organisé, arrosage des laboratoires après création de peur mondiale sur des nouveaux virus, probablement créés par les laboratoires eux-mêmes). Bref, arrosage avec de l’argent public. La différence, c’est que les riches vaudront alors plusieurs fois la valeur de tous les états réunis et si la main d’oeuvre n’est plus utile (IA, robotique, etc...), ils vont probablement ne pas s’embarrasser avec nous... à merde, c’est peut-être déjà le stade actuel : piquouse pour les pays qui ont les moyens de les acheter (morts par le vaccins sur le long terme) et pénurie alimentaire dans les pays pauvres qui n’auront plus les moyens d’acheter la nourriture (arrêt volontaire d’usines pour fabriquer les engrais, guerre ultra souhaitée avec des pays producteurs et exportateurs de blé, etc...).

    En fait, ils gèrent très bien, mais évidemment pas dans l’intérêt général. C’est une gestion oligarchique, et on ne peut rien espérer de plus d’un système pyramidal, surtout quand tout le monde est formaté pour croire que organisation et travail en équipe nécessitent obligatoirement une hiérarchie. La faute à notre éducation élitiste, hiérarchique.


    • vote
      Eric_F 12 juin 13:43

      @perlseb
      oui ...mais non
      En fait, tout le monde a profité des taux extrêmement bas, ainsi en France la dette publique à taux quasi nul a financé le "quoi qu’il en coute" indemnisant le non-travail pendant la crise covid et les chèques ceci et primes celà ; et les taux très bas ont profité au crédit à la consommation, soutenant ainsi [artificiellement] le pouvoir d’achat et le PIB, c’est à dire l’activité économique et commerciale dans le pays. Avec l’inflation qui monte, les endettés à faible taux s’enrichiront, pas les épargnants, donc la cigale et non la fourmi !
      Dire qu’il y a quelques années le gouvernement mégotait 5 euros sur les APL !
      Mais tous ces milliards auraient été mieux utilisés en investissant pour la relocalisation économique dans le pays, et la création d’emplois pérennes plutôt que d’être dilapidé comme de l’eau versée sur le sable.
      On avait réduit la production agricole dans l’UE pour éviter la surproduction, et le monde va bientôt souffrir de pénurie alimentaire parce qu’on a laissé d’autre pays devenue le ’’grenier à blé’’, et ce grenier est en flamme.


    • vote
      perlseb 13 juin 14:06

      @Eric_F
      Dire que quelqu’un (par ex. un hôtelier) à qui on interdit arbitrairement son activité (pandémie qui n’en est pas vraiment une) bénéficie des taux bas parce qu’on le dédommage (partiellement ?), c’est un peu exagéré. Surtout quand on arrête de l’aider mais que les gens ont toujours peur et ne reprennent pas leurs habitudes d’avant (faillite probable).

      Il y a une loi (empirique) en économie (courbe de Phillips) que j’ai appris d’Etienne Chouard qui observe que plus l’inflation est élevée, plus le chômage est faible. Cela faisait dire à Etienne Chouard qu’en s’imposant de garder des taux d’inflation bas (2%), la BCE avait en fait pour mandat de s’assurer d’un niveau de chômage élevé (ce qui fait baisser le coût de la main d’oeuvre).
      Quand on regarde les trente glorieuses en France avec des taux d’inflation élevés, en plus de l’absence de chômage, l’achat de sa résidence par l’emprunt était une excellente affaire. L’emprunt qu’on avait souscrit et qui représentait 1/3 du salaire à la signature représentait rapidement 1/4, 1/6 du revenu qui montait avec l’inflation, et ce remboursement d’emprunt devenait très vite moins cher qu’un loyer (qui eux, suivaient l’inflation).
      Donc historiquement, l’inflation (tant qu’elle n’atteint pas les niveaux de l’Allemagne en 1929) a bénéficié aux travailleurs. Mais il faut que les salaires restent indexés sur l’inflation ce qu’on cherche par tous les moyens à empêcher aujourd’hui avec un indice des prix calculé de manière scandaleuse par l’INSEE et des policiers ultra-violents qui rendent tout nouveau mai 68 impossible (même si la situation est beaucoup plus grave maintenant).

      Quant aux épargnants, ce n’est pas la première fois dans l’histoire qu’on les spolie et si l’on veut effectivement ruiner toute le monde (concentrer encore un peu plus les richesses dans un peu moins de personnes, partie de Monopoly en cours), il faut bien des changements dans les taux d’inflation.

      Je ne crois absolument pas à la monnaie. Plus exactement, elle sert justement à ponctionner la richesse de ceux qui travaillent par des oisifs qui veulent tout posséder et décider de tout (à travers des rentes (= vol) parfaitement légales, mais ce sont ceux qui ont prévu de profiter de ce vol qui ont écrit ces lois).

      Pour moi, on devrait toucher un salaire horaire et consommer des biens de manière horaire, tout ce qu’on n’utilise pas (bénéfice un peu obligatoire quand on est actif et dans la force de l’âge) va dans l’entreprise France (une seule où tous les risques sont lissés : pas d’assurance nécessaire non plus) et on part à la retraite par mise en rente viagère du capital France qu’on a accumulé (pas d’héritage non plus). Sachant que le chômage est un coût pur pour la collectivité, il faut veiller, dans une économie saine à ce que tous ceux qui veulent travailler (ou ont besoin de travailler car pas encore en rente viagère) aient du travail. C’est la base de l’économie d’utiliser correctement toutes les ressources sans gaspillage.
      Dans un système monétaire avec propriété privée des moyens de production (pour ceux qui ne peuvent pas imaginer autre chose), il est important que l’état garde le droit de battre la monnaie pour s’occuper de tous ceux qui seraient au chômage (que les entreprises privées ne veulent pas) dans des entreprises d’état forcément moins (voire pas) rentables mais c’est toujours préférable de faire produire un peu tout en sociabilisant les gens qui seraient sinon exclus que de les laisser livrés à eux-mêmes (trafic de drogues, etc) tout en étant à la charge intégrale des autres. Je sais, les journalistes corrompus nous parlent de ces entreprises d’état (comme celles qui existent en Chine) comme des choses horribles dont il faut absolument se séparer sans jamais parler de l’envers de ce qu’ils proposent : c’est-à-dire désociabiliser de manière définitive une part toujours plus grande de la population (diviser pour régner).

      Il faut également voir que l’inflation est provoquée au moment du papy boom : c’est un encouragement au travail à un moment où la pénurie de main d’oeuvre (par passage à la retraite des boomers) est crainte. J’ai aussi oublié de mentionner qu’on détaxe volontairement les carburants ’bio" (E85, etc...) qui entrent en concurrence avec les produits alimentaires. Donc l’inflation est réellement recherchée, ce n’est pas une fatalité.


    • vote
      perlseb 13 juin 14:23

      Donc l’inflation est réellement recherchée, ce n’est pas une fatalité.

      Le Covid rentre d’ailleurs dans cette logique. Quand on imprime de l’argent à partir du vide pour dédommager des travailleurs à qui l’on interdit de produire (confinement), alors on ne peut pas s’attendre à autre chose que de l’inflation (moins de biens produits : pénuries actuelles, avec plus d’argent qui cette fois, se trouve dans la main de consommateurs, contrairement aux périodes d’avant où seuls les riches bénéficiaient de cet argent hélicoptère).

      Finalement, le Covid n’était peut-être qu’un déclencheur fort de cette inflation sachant que d’autres décisions s’y ajoutent (en dépit de tout leur cinéma, on peut dire qu’ils ont prié pour que la guerre éclate, et les sanctions qui vont nous laminer sont évidemment voulues).



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