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#100 des Tendances

La CROISSANCE fait-elle le BONHEUR ?

Tags : Economie Croissance Libéralisme François Boulo




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17 réactions à cet article    


  • vote
    Étirév 28 juin 12:53

    L’argent ne fera jamais le bonheur de l’homme, et n’y contribuera pas davantage.
    On pourra lui donner des progrès matériels et des réformes économiques avantageuses, on n’atteindra pas les profondeurs de sa vie psychique.
    Or, ce sont les souffrances morales qui rendent l’existence amère.


    • 2 votes
      Orwell Orwell 1er juillet 13:23

      Et je rajouterais que même la notion de "petit patron" est dévoyée aujourd’hui, avec l’ubérisation* du monde du travail qui transforme de plus en plus de travailleurs au service d’un véritable employeur en auto-entrepreneurs, pour se décharger en douce sur ces derniers de toutes les obligations et charges patronales en les maintenant dans une illusion de liberté. Donc je me méfie même, désormais, de l’étiquette "petit patron", qui sert aux capitalistes sans scrupules du XXIe siècle à berner quant aux nouvelles formes que prend le prolétariat...

       

      *L’ubérisation est le mot actuel pour désigner une tendance de fond qui a démarré bien avant sa consécration symbolique par l’entreprise Uber, qui en est un des aboutissements (mais non le seul) les plus sinistrement emblématiques. Il y a 12/13 ans, le délestage patronal sur les "autoentrepreneurs" avait bien déjà commencé depuis une paire d’années...


      • vote
        yoananda2 1er juillet 13:39

        @Orwell
        l’uberisation ça peut être un outil d’émancipation AUTANT qu’un piège ...
        pour certains ça permet des petits jobs et un à coté bien commode, en attendant "mieux", pour d’autres (probablement une majorité) ça devient un mode de vie précaire sans parler de l’exploitation qui va avec.
        Il faut trouver un équilibre parce que de l’autre coté, les entreprises qui payent trop de charge et les emplois trop sécurisés, ça tue la compétitivité, ça provoque du chômage, et on finit avec une bureaucratie soviétoïde qui se corrompt lentement avec le temps.


      • 2 votes
        Orwell Orwell 1er juillet 13:59

        @yoananda2

        Il n’y a pas de corrélation démontrée entre le niveau de protection de l’emploi et le niveau de chômage. Faciliter les licenciements pour créer des emplois est l’une des plus grosses fumisteries du vieux monde libéral. En revanche, il y a totale corrélation entre les faibles protections sociales et la rigidité des exigences actionnariales. Comme le souligne le FMI — pas franchement un repaire de gauchistes — : « En réduisant l’influence des salariés sur les décisions des entreprises », l’affaiblissement des protections de l’emploi a permis d’« augmenter la part des revenus constitués par les rémunérations de la haute direction et des actionnaires ».

        Et, en France, s’y ajoutent la baisse des salaires (via les cotisations) ainsi que la suppression de l’imposition sur la fortune financière (actions). Les donneurs d’ordres (Uber, Deliveroo et autres) refusant de payer des cotisations, la couverture sociale de ces microentrepreneurs sera assumée en grande partie par… les chômeurs, qui verront leurs droits se réduire. Non seulement ils toucheront moins, mais les contrôles seront renforcés pour qu’ils acceptent n’importe quel travail, à la mode allemande. 


      • vote
        yoananda2 1er juillet 14:08

        @Orwell

        Il n’y a pas de corrélation démontrée entre le niveau de protection de l’emploi et le niveau de chômage. 

        discute avec n’importe quel patron, il t’expliquera qu’il aimerait bien embaucher, s’il pouvait.

        l’affaiblissement des protections de l’emploi a permis d’« augmenter la part des revenus constitués par les rémunérations de la haute direction et des actionnaires ».

        et ouai, boomer vs zoomer. Au final une grosse partie des "actionnaires" directs ou indirects, ce sont les vioques. Tiens j’aimerais bien avoir des chiffres la dessus, sur la part des fonds de pensions, de quel pays, dans les actionnaires.
        Après, personne n’empêche les salariés de monter leur SCOP hein ... smiley les statuts existent en France pour faire des entreprises autrement.

      • 2 votes
        Orwell Orwell 1er juillet 14:54

        @yoananda2

        G ma propre (petite) entreprise ( pour l’instant car elle meurt de la Covid) et je peux t’dire ke c’que pense le patron individuellement ne veut rien dire, c au niveau macro que ça s’joue. Ce qui défie la rationalité, c’est d’imaginer qu’appauvrir des millions de consommateurs potentiels permettra de relancer les entreprises. Si y’a des patrons qui croient que la « fluidification » du marché du travail à la sauce Schröder ça booste la compétitivité et réduit le chômage, ils sont très mal informé, c l’euro et l’explosion de la demande émergente qui a dopé la compétitivité allemande, pas les réformes Hartz. C pas moi qui le dit, c le Center for European Reform, soit un think tank pas vraiment versé dans le gauchisme.


      • vote
        yoananda2 1er juillet 15:37

        @Orwell
        tu n’as pas besoin de te défendre de gauchisme à chaque post. Je lis les arguments pour ceux qu’ils sont et non pas pour qui les dit.
        Le tort qu’à le gauchisme, c’est de ne considérer QUE la redistribution des richesses et jamais la création de richesse dans le système économique. Ils ont leur biais, et les libéraux ont les leurs (qui sont différents mais pas "mieux" ni "pire").

        Même les think tank disent de la merde, et surtout le think tank d’ailleurs, qui sont souvent orientés (d’une manière ou d’une autre).

        Quand on parle d’économie, et qu’on te sort une raison mono-causale, en général, c’est signe que c’est de la merde comme argument.
        bon ... peut être que ce n’est pas ce qu’a fait le think tank et d’ailleurs moi même souvent je me limite dans mes explications à un argument principal parce que la flemme de tout développer ...

        mébonquoivoila, si les patrons, c’est à dire ceux qui fournissent l’emploi, te donnent leur raison principale, faut peut être quand même les écouter un petit peu plus eux que les think tank. La micro ne suffit pas à expliquer le macro, mais ça peut quand même jouer.
        Et donc, oui, la France a été pénalisée économiquement par l’Euro, qui a amplifié, empiré ses faiblesses mais qui ne les a pas créées ex-nihilo non plus. Le chômage structurel existait AVANT l’euro en France.


      • 1 vote
        Orwell Orwell 1er juillet 18:13

        @yoananda2

        J’me redis : on entend dire depuis plus de 30 ans que le code du travail, trop protecteur pour les salariés, dissuade les employeurs d’embaucher mais aucune étude n’a réussi à démontrer un lien entre un code du travail protecteur et le niveau du chômage. Même l’OCDE, qui défend ardemment l’affaiblissement des protections des salariés depuis les années 1990, a conclu dès 2004 qu’il n’était pas possible d’établir ce lien. Pourtant de nombreuses réformes ont flexibilisé l’emploi depuis la fin des années 1970. Ça n’a pas empêché le chômage de croître. 

        Les employeurs ont obtenu des facilités non seulement pour recourir à des contrats flexibles et précaires (CDD, intérim...), mais aussi pour se séparer de leurs salariés en CDI. À côté du licenciement, ils utilisent les ruptures conventionnelles qui permettent de mettre fin au contrat de travail avec l’accord (souvent contraint) du salarié. En cumul, depuis 1982, on a fait basculer l’équivalent de 1 100 milliards d’euros de salaire brut et 400 milliards d’euros de cotisations patronales des salaires vers les profits. Le sacrifice aurait pu trouver une justification s’il avait alimenté l’investissement, gage supposé de créations d’emplois. Mais ces 1 500 milliards d’euros ont surtout nourri les dividendes (revenus nets distribués aux actionnaires) et l’épargne des entreprises, qui se sont respectivement accrus de six et neuf points entre 1982 et 2010. Dans le domaine de l’emploi, les progrès s’avèrent moins tangibles, quasi inexistants.

        Lors de la crise de 2008, on a au contraire vu le chômage s’envoler dans des pays comme l’Espagne ou le Portugal, qualifiés par l’OCDE de bons élèves de la flexibilité. Ces recettes ont partout échoué. Conclusion : licencier n’est pas le meilleur moyen d’embaucher. L’intuition des patrons qui affirment le contraire est fausse, ça c du mono-causal et c de la merde. Si les employeurs n’embauchent pas assez, ce n’est pas parce qu’ils ne peuvent pas jeter leurs salariés comme des préservatifs usés. C parce que leurs carnets de commande sont dégarnis. Le niveau de l’emploi dépend de celui de l’activité économique bien plus que de la législation du travail ou du niveau des cotisations sociales employeurs.

        Le droit du travail protège de la pauvreté. C la principale raison pour laquelle le pays affiche un taux de pauvreté plus faible que ses partenaires américain, britannique et allemand, souvent idéalisés. Ce filet de sécurité a aussi permis d’amortir le choc de la dernière crise économique.


      • vote
        yoananda2 1er juillet 18:41

        @Orwell
        on a les avantages de nos inconvénients et vice-versa.

        Je pourrais répéter mes arguments aussi. 58% du PIB français vient du public. On n’est pas dans un pays "libéral" même s’il y a des politiques d’apparence libérales, tout est "déformé" chez nous à cause du poids de l’état et des différentes rentes afférentes. Opposer les actionnaires et les salariés est une erreur selon moi, les 2 sont nécessaire et légitime. Les dividendes peuvent être ré-investis (à mon avis ils le sont souvent), et ils peuvent être dépensés (et donc "ruisseler" ... hhaaaaarg ! encore un gros-mot libéral !), et, je redis, faut examiner les circuits (ce que je n’ai pas en détail, mais je soupçonne que ça paye pas mal de retraites tout de même).

        Je ne suis pas contre la protection sociale mais, je continue de penser qu’elle est mal faite en France et que ça pénalise les entreprises (entre autres choses, si c’était seulement ça, on pourrait résoudre le merdier, mais c’est multi-factoriel).

        Ce faux débat protection vs flexibilité est la pour cacher les problèmes structurels du public chez nous en France. C’est mon avis, après pas mal de recherches (mais ça date et j’ai pas envie d’aller rechercher toutes mes anciennes références, donc tant pis, je me contente d’affirmer sans vrais arguments)


      • vote
        Orwell Orwell 1er juillet 19:19

        @yoananda2

        58% du PIB français vient du public.

        ----------------------------------------------------------------------------------------

        MDR. FAUX !!! 

        Les dépenses publiques REPRÉSENTENT 58 % du PIB, c pas pareil. Les 58 % de dépenses publiques ne sont pas une part du PIB. Le calcul du ratio dépenses publiques/PIB relève d’une convention et sert essentiellement à comparer entre eux les différents pays.

        Si on utilise les mêmes modalités de calcul pour rechercher le montant des dépenses privées rapportées au PIB, on arrive à 260 % du PIB, soit 4,5 fois plus.

        C pas une officine staliniste révolutionnaire qui le dit, c le figaro : http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2017/07/07/31007-20170707ARTFIG00304-coralie-delaume-non-la-france-n-est-pas-droguee-aux-depenses-publiques.php


      • vote
        Orwell Orwell 1er juillet 19:22

        @yoananda2

        Les dividendes peuvent être ré-investis (à mon avis ils le sont souvent)

        ______________________________________________________________

        Re-FAUX !!!

        Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, zones franches, exonération de la taxe foncière, facilités comptables, niches et allégements en tous genres : au fil des décennies, les pouvoirs publics ont taillé un environnement fiscal et réglementaire sur mesure pour les actionnaires, sans aucune contrepartie. Le coût de cette assistance pourrait être de l’ordre de 150 milliards d’euros par an hors fraude et évasion fiscales. Ces niches fiscales et sociales ne font que grossir les bénéfices non réinvestis. 

        On l’a vu avec la suppression partielle de l’ISF, un des arguments majeurs du gouvernement pour justifier sa réforme est qu’elle permettrait aux riches d’investir dans les entreprises. Le principal argument du gouvernement a été démenti par les chiffres : le rapport annuel sur l’application des mesures fiscales montre que les riches n’ont pas investi l’argent économisé sur l’impôt dans l’économie réelle. Autrement dit, au lieu de stimuler l’investissement dans les PME, le passage de l’ISF à l’IFI l’a donc au contraire fait reculer de 70,9 %. Où est passé cet argent ? L’enquête annuelle Ipsos-Fondation des apprentis d’Auteuil avait montré que les fonds économisés étaient surtout assignés à l’épargne et à la consommation. 42% des 300 assujettis interrogés déclaraient avoir consacré cet argent à des dépenses de consommation, 41% à alimenter leur épargne et 29%, seulement, à investir dans une entreprise.

        Idem pour le CICE dont les effets du sur l’investissement paraissent nuls », précise le rapport France Stratégie.

        Le manque à gagner pour les entreprises est significatif. 


      • vote
        Orwell Orwell 1er juillet 19:24

        @yoananda2

        et ils peuvent être dépensés (et donc "ruisseler" ... hhaaaaarg ! encore un gros-mot libéral !)

        --------------------------------------------------------------------------------------------

        Lol ! Les plus riches épargnent de l’argent qui va dans la méga machine financière pour alimenter des bulles virtuelles alors ke les pauvres dépensent de manière contrainte dans l’économie réelle. Cet argent réinvestit dans les entreprises ou dans les ménages permettraient de créer beaucoup plus d’emplois et de fournir les carnets de commande des entreprises. C une loi économique dont je m’souviens plus du nom. 


      • vote
        maQiavel maQiavel 1er juillet 20:03

        Ce fil est très intéressant. Et sans surprise, je suis d’accord à 99 % avec Orwell, les 1 % de désaccord c’est sur l’expression « charges patronales ». Les cotisations sociales ne sont pas des « charges », elles constituent d’abord une part du salaire, elles figurent à ce titre sur la fiche de paie. Elles sont prélevées directement sur la valeur produite dans l’entreprise mais, à la différence du salaire net, versé à la fin du mois sur le compte en banque de l’employé, elle est perçue par les caisses de sécurité sociale.

        yoananda2 dit qu’opposer les actionnaires et les salariés est une erreur. Il n’a pas tort, si on ne veut penser qu’en termes de compétitivité, donc dans un environnement concurrentiel ( la mondialisation ) qui oppose les Etats entre eux, il vaudrait mieux penser en termes de synergie. Mais de l’autre coté il ne faut pas être naïf, on ne vit pas dans le monde lisse des bisounours, il y’a des divergences d’intérêts et des rapports de force entre le pouvoir salarial et le pouvoir actionnarial. Le pouvoir actionnarial cherche constamment à augmenter ses profits en réduisant la masse salariale, cela s’est fait par les délocalisations mais aussi par la baisse des salaires ( donc y compris par la destruction des cotisations sociales ), la libéralisation internationale ( libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes) et l’euro ( qui n’explique pas tout évidemment mais qui fait partie du dispositif). On ne peut pas faire comme si ce rapport de force n’existait pas, il est là et il est normal que les salariés s’organisent et répliquent en conséquence ( cfr par exemple les différentes manifs pour la préservation du code du travail qui ont parfois fait reculer les gouvernements depuis 40 ans mais qui ont aussi parfois échouées ).

        Sinon, oui, cette histoire des 58 % de dépenses publiques (comme s’il n’existait que 42 % de dépenses privées) est fausse. On peut estimer que nous avons trop de dépenses publiques, c’est légitime si tant est qu’on a de bons arguments (et personnellement, je suis pour la suppression du "mille-feuille administratif" qui a été créée par les gouvernants pour donner des sièges d’élus à leurs copains et des emplois à leurs obligés ) mais ce chiffre ne dit absolument pas qu’on est dans une sorte de système communiste comme on le lit parfois chez les libéraux, la dépense privée contribue largement plus au PIB.



      • vote
        yoananda2 1er juillet 22:41

        @maQiavel

        Sinon, oui, cette histoire des 58 % de dépenses publiques (comme s’il n’existait que 42 % de dépenses privées) est fausse.

        comment ça "faux" ? il est partout dans les comparaisons internationales, et je penses l’avoir vu sur le site de l’OMC ou du FMI (j’ai pas bonne mémoire). Faut que tu expliques la ...


      • vote
        yoananda2 1er juillet 22:42

        @yoananda2
        erratum : banque mondiale ** et pas OMC.


      • vote
        maQiavel maQiavel 2 juillet 08:07

        @yoananda2

        C’est la façon dont tu l’as formulé qui est faux, pas le chiffre en lui-même. Tu as écrit « 58% du PIB français vient du public. » Et effectivement beaucoup de gens le comprennent comme ça, comme si la structure du PIB était telle qu’il y’avait 58 % de dépenses publiques et 42 % de dépenses privées. Mais ce n’est pas du tout ce que dit le chiffre, Orwell l’a bien expliqué plus haut.


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        maQiavel maQiavel 2 juillet 08:23

        *fausse



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