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Accueil du site > Actualités > Environnement > Effondrement : La résistance s’organise
#96 des Tendances

Effondrement : La résistance s’organise

Le combat ne fait que commencer...

Voici une (énième) vidéo sur le sujet de l’effondrement.

J’ai retenu celle-ci pour deux raisons :

La première, parce qu’elle correspond à ce que je pense de ce que risque d’être notre société face au dérèglement climatique majeur : je l’ai déjà dit ici, si le mouvement social actuel n’arrive pas à changer la donne politique (avec au moins un RIC et une constituante à la clé), c’en est fini de nous. En effet, face à l’adversité, le pouvoir en place, quel qu’il soit, mais d’autant plus avec un individu comme Emmanuel Macron à la tête du pays, se donnera tous les pouvoirs pour maintenir « un ordre » destiné à maintenir la tête hors de l’eau les plus nantis d’entre nous. C’est déjà le cas actuellement alors que nous sommes dans une situation relativement stable, alors imaginons de ce que serait capable de faire un chef d’état comme Emmanuel Macron, face à une population à l’agonie ? Ce ne seront pas à des tirs de flash-ball auxquels nous serions confrontés, ou auxquels nous assisterions pour les plus passifs, mais à des tirs à balles réels, à des bavures policières toujours plus impunies, à des nasses de plusieurs jours d’une partie de la population. Et, à y réfléchir, on peut se demander si ce qui se passe aujourd’hui n’est pas une répétition de ce qui est prévu lorsque « ça ira mal ».

Et ce chaos social est justement évoqué par l’auteur dès les premières secondes de la vidéo.

La seconde, parce qu’elle donne une solution de résistance : … dès les premières secondes seulement, car son objectif est de proposer une/des solutions. Vous verrez qu’il en existe de très simples pour résister et forcer, autant les politiques que les multinationales, à inverser la fuite en avant actuelle. Le but n’est pas de tout jeter et d’engendrer une décroissance brutale et inconsidérée, mais de commencer individuellement à séparer le nécessaire du superflu. Et nous avons tous des comportements à modifier, des choses à ne plus acheter ou au contraire, des choses à conserver, à faire durer plutôt que de les remplacer comme la mouvance sociétale nous l’impose. Et petit à petit, le nombre de choses que vous considérez comme superflues ne fera qu’augmenter dans votre tête.

C’est, il me semble, une bonne façon d’arriver à tordre le cou à ce système et d’appliquer ce conseil déjà ancien de Coluche : « Il suffirait que les gens n'achètent pas pour que ça se vende pas ».

Alors, agir ainsi nous mènerait très vraisemblablement vers un krach financier à l’échelle mondiale avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer. Mais de toute façon, il arrivera, tout comme l'effondrement écologique, le tout est de savoir lequel nous voulons nous prendre en pleine face en premier.

Actuellement l'effondrement écologique serait en tête et ce n’est pas une bonne chose. En effet, il vaudrait mieux qu’une crise financière se manifeste en premier et ce, pour plusieurs raisons :

Tout d’abord par ce que celle de 2008 a ralenti fortement l’économie au point de faire stagner nos émissions à effet de serre, de CO2 plus précisément. Comme quoi, il ne suffirait pas de « grand-chose » pour atteindre cet objectif que se sont donnés depuis des lustres les états nation, sans jamais l’atteindre, lors des différentes conférences mondiales sur le climat (Cop 21, COP25, etc.).

Ensuite, l’économie est une chose créée par l’homme, elle peut donc être modifiée, repensée, aménagée, ..., alors que créer la vie sur terre, ça, l’homme ne sais pas faire, au contraire même, c’est le plus grand « annihilateur » de vie qu’a connu notre planète. En résumé, refaire une économie est à la portée de l’être humain ce qui n’est pas le cas s’il s’agit de créer ou recréer un espace de vie. Il n’y a qu’à voir à quel prix on fait survivre quelques êtres humains dans l’espace, ou, plus simplement, nos échecs pour tenter de faire vivre en autarcie un groupe de personnes sans aide de l’extérieur.

Le texte qui accompagne sa vidéo

«  6 mois ont passé, alors ça vous semble probable comme scénario ? Quand j'ai commencé à militer pour l'écologie, on ne parlait pas encore d'effondrement. On mentionnait la gravité de la situation, l'urgence à agir : mais nos perspectives d'avenir restaient chantantes.

Nous allions, peut être, à un moment prendre le pouvoir et changer notre système de fond en comble. Nous allions développer des milliers d'alternatives, partout sur le territoire, qui allaient changer la donne, court-circuiter nos adversaires. Nous allions remettre l'économie au service du bien commun, remplacer simplement les énergies polluantes par des renouvelables. Nous allions devenir une majorité culturelle qui rendrait inéluctables des modifications profondes dans notre société, nous allions changer le système, et pas le climat.

Ceci n'est pas arrivé. Et évidemment de tels changements n'arrivent pas en 5 ni 10 ans, mais nous ne sommes même pas sur la bonne voie. On le détaille dans cette vidéo, multiples sources à l'appui, tous les indicateurs sont au rouge vif, et RIEN ne s'est amélioré en 6 mois : biodiversité, climat, économie, énergie, attaques du modèle social, répression systémique, dénis de démocratie, xénophobie et rejet des migrants, élection de leaders au mieux populistes, au pire fascistes.

Ce n'est pas qu'on appuie trop lentement sur le frein de la bagnole qui nous emmène dans le mur. C'est qu'on s'est plantés de pédale et qu'on appuie encore sur l'accélérateur.

C'est ça qu'apportent les théories de l'effondrement. Assembler une combinaison de facteurs qui éclairent la situation d'un angle nouveau pour montrer l'horreur de la situation. Et un questionnement nouveau : et si ce que nous avions imaginé ne suffisait pas ? Si les futurs qu'on imaginait se fermaient, si tout dérapait pour de vrai ?

Alors on peut choisir de faire ce que font les médias mainstream, les institutions, beaucoup de gens. On peut se dire que "c'est exagéré", que "ça va démobiliser", qu'"on ne peut pas prévoir", que "ce sera pas la fin du monde", et en rester là : c'est normal, c'était d'ailleurs aussi ma première impulsion !

Avec Partager C'est Sympa, on fait le pari qu'il faut au contraire absolument en parler, et donner une vision politique de ces théories de l'effondrement.

Parce qu'on refuse le discours paternaliste qui voudrait qu'il faille taire ces choses, qu'on a envie de faire confiance au niveau de conscience collective, et à tout le moins aider à donner à un maximum de monde les moyens de leur autonomie.

Parce qu'elles nous poussent dans nos retranchements, nous forcent à explorer nos angles morts, à réinterroger nos stratégies.

Parce qu'au delà d'un impératif moral, il s'agit de regarder le monstre droit dans les yeux, pour lui faire face de la meilleure manière possible. On commence par quoi, quels leviers du changement vous donne le plus d'espoir ?  »

La page Facebook de l’auteur : Partager C'est Sympa

Tags : Environnement Ecologie Crise financière




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87 réactions à cet article    


  • 1 vote
    TotoRhino TotoRhino 6 février 12:56

    Ah sut, je voulais rajouter un p’tit truc, mais mon article a été validé avant.

    Bref, voici aussi ceci en complément :

    Voici une vidéo dans laquelle Aurélien BARRAU, Professeur à l’Université Grenoble-Alpes, Dominique LOUIS, Président-directeur général d’Assystem Chairman et Christophe ITIER, Haut-Commissaire à l’Economie sociale et solidaire et à l’innovation sociale, sont interviewés par Christophe BARBIER. On peut voir le décalage sidéral qu’il existe entre le scientifique et ces industriel/homme politique.

    Un bon résumé sur Facebook

    https://www.facebook.com/obdelwell.xe/videos/1580811392073554/

    Et la vidéo entière sur Youtube

    https://youtu.be/_pDd2SPso_Y


    • 1 vote
      pegase pegase 6 février 14:16

      @TotoRhino
      -
      Encore un catastrophiste ...

      Il exagère, on ne va pas assister à un collapse économico-écologique et énergétique ... De l’énergie il y en a partout autour de nous, inutilisé faute à l’hégémonie des lobbys pétrole et nucléaire ...

      Par contre dans un future proche, je crains une balkanisation de la France ... et là ça risque de saigner grave ... 

      et puis le projet chinois de route de la soie, et leur main mise sur le continent africain, ça risque de fumer aussi ...


    • 1 vote
      TotoRhino TotoRhino 6 février 12:57

      Sut, zut, pfff...


      • 4 votes
        yoananda2 6 février 13:02

        La décennie 2020 va être décisive sur bien des plans.

        La décennie 2010 à été celle de la prise de conscience (sur les inégalités, sur l’islam, sur le climat, sur la crise économique, l’UE et j’en passe).

        La maintenant, soit nous agissons, vite et fort, soit la décennie 2030 va être particulièrement atroce.


        • 1 vote
          TotoRhino TotoRhino 6 février 13:10

          @yoananda2
          +1.
          Je pense même que les atrocités vont avoir lieu dès la décennie 2020/2030.


        • vote
          yoananda2 6 février 13:19

          @TotoRhino
          j’ai oublié la 6ème extinction massive dans ma petite liste, qui n’est pas le moindre de nos soucis !
          Oui, 10 ans, je suis peut-être optimiste. Et de toute manière, le fait même d’agir va causer des énormes problèmes.
          C’est bien ça le soucis d’ailleurs : résoudre les problèmes qui se posent pourrait causer plus de dégât (à court terme) que les dégâts (sauf à long terme) des problèmes qui se posent.
          La fin du monde vs la fin du mois.
          Vola le dilemme à résoudre.
          Mais ce qui me semble acquis : le temps est venu.


        • vote
          TotoRhino TotoRhino 6 février 14:34

          @yoananda2
          Pour moi, le plus gros problème qui va se poser à l’humain (un fois qu’il aura pris la décision de se bouger le cul), c’est l’inertie du phénomène, les masses en jeu sont énormes ; une "planète" ça ne "manipule" pas comme un atome, et déjà qu’avec l’atome on a du mal, alors là...


        • vote
          yoananda2 6 février 15:05

          @TotoRhino
          Oui l’inertie à l’échelle de la planète, et vu les délais que la science semble nous donner ... ça va être chaud cacao !


        • 1 vote
          yoananda2 6 février 13:29

          Il suffirait que les gens n’achètent pas pour que ça se vende pas

          D’accord, mais on fait quoi de l’argent épargné ? il finira inévitablement dans le système. Non, la seule manière de ne pas acheter, c’est de s’appauvrir volontairement. De ne pas gagner d’argent, comme ça on ne peut pas le dépenser.

          Mais bien sûr, qui est prêt à faire ça à part 2/3 hurluberlus ?


          • 1 vote
            TotoRhino TotoRhino 6 février 14:42

            @yoananda2
            Mais tu n’es pas obligé de le dépenser, pour commencer. Ensuite, il te servira à acheter de la nourriture plus saine ,et ainsi, aider au développement du bio et autres solutions de proximité. Idem avec les biens que tu achètes : acheter du commerce équitable, etc.
            Commencer déjà par là serait un bon début, car demander au gens de but en blanc de s’appauvrir, c’est comme leur demander de ne plus manger de viande, c’est foutu d’avance. Il faut que les gens fassent leur chemin eux-mêmes. Certains iront plus vite que d’autres, mais l’idée est d’amorcer un changement de cap, la suite de la prise conscience se fera d’elle même.


          • 1 vote
            yoananda2 6 février 15:07

            @TotoRhino

            Mais tu n’es pas obligé de le dépenser, pour commencer. Ensuite, il te servira à acheter de la nourriture plus saine ,et ainsi, aider au développement du bio et autres solutions de proximité.

            si tu ne le dépenses pas, ta banque le fera pour toi, en loussedé !

            Le bio et équitable, en plus d’être des arnaques, ça ne change absolument rien à aucun des problèmes que j’ai listé, à part donner bonne conscience à des bobos. (je ne dis pas ça pour toi, je ne te connais pas)


          • 5 votes
            Conférençovore 6 février 15:22

            @yoananda2 "Mais bien sûr, qui est prêt à faire ça à part 2/3 hurluberlus ?"

            C’est mon cas. La maison est payée, la voiture et les trucs essentiels aussi. 0 crédit. Ma machine à laver va fêter ses 45 ans bientôt. Les éléments de la chaine hifi sont de haute qualité (ils m’avaient coûté un bras il y a 20 piges...) et les instruments de musique me survivront de toutes façon. Une machine à laver moderne tient 5-7 ans max. Autant dire qu’au moindre pépin je préfère bricoler ou filer 150 balles à un mec qui maitrise et me répare la mienne que d’en choper une neuve. Avec le potager, la basse-cour, le puits, la recup d’eau et de matériaux de toutes sortes, de la débrouille et des connaissances, en fait, on vit très bien avec peu. Je pense qu’on est nombreux à rétropédaler. Me suis lancé dans la culture de champignons l’année dernière. Cet été, j’aimerais apprendre à brasser et être meilleur en menuiserie. Je donne des cours de piano et solfège contre des légumes avec lesquels je galère et des compétences (le travail du bois, la plomberie).

            Tout le reste est secondaire. Il ne s’agit pas de s’appauvrir volontairement, mais au moins déjà commencer par supprimer le superficiel. Après, c’est sûr... les voyages, c’est fini, les trucs high tech et la belle bagnole, ne me sont plus accessibles mais par rapport à l’écrasante majorité des gens, j’ai bien profité, parcouru le monde et pense qu’il faut être cohérent avec soi-même : jouir sans entrave se fait toujours au détriment de quelqu’un.

            Le fric c’est pas chic mais freak. Avoir de l’épargne, c’est très français (un reliquat des périodes difficiles pour nos vieux). Des tas de connaissances ont cumulé des dizaines (et plus) de milliers d’€ sans même avoir leur chez eux. Notre système ne tourne pas rond et nous en sommes la raison principale. Ensuite, on change ou pas, mais... si ça se corse, on ne chiale surtout pas. L’effondrement (s’il survient de manière brutale ce qui n’est pas acquis) sera une chance, un mal nécessaire. Trop de zombies dans ce pays... Allez, on attaque les semis de laitue demain smiley


          • vote
            Conférençovore 6 février 15:30

            @yoananda2 Notre ami rhino-bikeur(euse ?) Toto a raison : pense, non pas printemps (c’est d’jà pris et ça vaut podzob) mais... saisons. Les saisons assaisonnent la raison.


          • vote
            TotoRhino TotoRhino 6 février 18:21

            @Conférençovore
            Bravo !


          • 3 votes
            medialter medialter 6 février 19:12

            @TotoRhino
            "Bravo !"
            *
             smiley smiley smiley
            Non mais tu vois pas qu’il se fout de ta gueule, inconsciemment ou pas ?
            *
            "les trucs high tech et la belle bagnole, ne me sont plus accessibles mais par rapport à l’écrasante majorité des gens, j’ai bien profité, parcouru le monde et pense qu’il faut être cohérent avec soi-même : jouir sans entrave se fait toujours au détriment de quelqu’un"
            *
            Je traduis pour les QI d’huîtres : Je me suis rincé la gueule sur ta pomme jusqu’à plus soif, la déchéance courante, c’est quand même un peu mes restes, mais maintenant avec ma panse pleine, ma baraque et ma retraite que tu vas casquer en allant marner comme un chien, mais maintenant, je m’achète une virginité, je veux bien fermer le robinet pendant que je me lave les dents. Bravo ! smiley


          • 4 votes
            Conférençovore 7 février 04:05

            @medialter Étrange ce concept de se foutre de la gueule de quelqu’un inconsciemment. Tu as si peu foi en toi-même que tu projettes inlassablement ta propre médiocrité sur les autres... smiley

            Oui, j’en ai profité mais trimé pour ça. Pas de culpabilité mais pas de complaisance non plus. Pour la retraite, malgré les cotisations considérables, elle sera minable. Cela pourrait être un problème mais n’en sera pas un. Inutile de s’astiquer avec ses bit-coins en se gargarisant de niker les autres... smiley Sacré medialtouze... smiley


          • 1 vote
            medialter medialter 7 février 12:05

            @Conférençovore
            C’est bien mon Qiro, maintenant tu vas être le Zentil responsable écolo-tartuffe qui s’achète de la moraline de complaisance (et accessoirement fait la leçon aux vilains) après s’être gargarisé de sur-consommation dans sa vie de luxures. Chai pourquoi, tu me rappelles Asselineau ... smiley


          • 2 votes
            Conférençovore 7 février 13:24

            @medialtouz

            "Vie de luxure"... Nan....Tu n’y es pas du tout mon biquet. C’était le caviar à la louche (c’est meilleur), les putes (bon, moins que toi mon salaud), les Bentley (la rolls c’est pour les gueux...), jet privé et yacht avec 4 moteurs plus gros que les nichons de Lolo Ferrari.

            Désormais, le pauvre qiro se nourrit de galettes de boue... enfin quand il pleut et que c’est Byzance parce que sinon, i’se contente d’écorces et de limaces crues. Toi donner moi crypto-arrrrgent !!!!

             smiley


          • vote
            medialter medialter 7 février 13:50

            @Conférençovore
             smiley smiley


          • vote
            TotoRhino TotoRhino 7 février 15:18

            @yoananda2
            Je ne suis pas d’accord avec toi. Le bio n’est pas la panacée, mais c’est bien mieux que ce qui nous est vendu actuellement dans les supermarchés. Acheter du bio (surtout français), tordra le cou aux producteur d’OGM et autres pesticides américains bien connus. D’autre part, je parle aussi de producteurs de proximité. Prioriser le local est aussi, il me semble, une bonne façon de lutter contre les émissions de CO2 ; aller chercher des fruits/légumes/matières à l’autre bout du monde est une hérésie.
            Mais bon, je fais court, en on reparlera sûrement...


          • 1 vote
            yoananda2 7 février 15:26

            @TotoRhino

            aller chercher des fruits/légumes/matières à l’autre bout du monde est une hérésie.

            alors j’ai peut être mal compris, mais quand tu parles de commerce équitable pour moi ça résonne "équateur" "chili" & co et pas du tout commerce local.

            Le bio c’est une arnaque du capitalisme vert parce que :

            1/ les labels ont tellement été rognés par l’UE que ça veut plus rien rien

            2/ les "terres bio" ça n’existe plus, du coup, les légumes bio (expérience personnelle) moisissent 2X plus vite

            attention, si tu me parle potager alors la, c’est autre chose. Mais le bio et équitable, les trucs de bobo de gogo des villes ... désolé, mais non.

            Et puis en plus, même en admettant que le bio c’est vachement plus mieux, moins pire et tout ce que tu veux : qu’est-ce que ça change au réchauffement et à l’extinction massive ?

            RIEN ! Absolument rien. Allez, je suis gentil, ça le retarde de 1%.


          • 2 votes
            yoananda2 6 février 13:39

            Le constat qu’énnonce Aurélien Barreau : 2/3 des arthropodes (la plus grosse et diverse biomasse de la planète) ont disparu.

            D’un coté ça fait peur, de l’autre coté : et alors ? la plupart des gens se contrefoutent des fourmis et mouches tant que la gamelle est pleine.

            En chine face à la disparition des abeilles, ils travaillent à des drones pollinisateurs.

            En fait, on est en train de terraformer la planète pour les machines, machines qui pour l’instant travaillent "pour" nous (du moins certains d’entre nous alors que d’autres doivent travailler pour les machines), comme les cyanobactéries ont terraformé la planète pour "nous".

            Si on croit les libéraux et leur loi du marché, alors, les solutions vont apparaître d’elle même, d’un coté et on finira par OGMiser tout le vivant (tout le vivant qui nous est utile et qu’on peut exploiter, le reste crevera) pour qu’il continue de perdurer quelque soit les conditions de vie sur terre. De l’autre coté on finira par prendre le contrôle du climat avec une grosse machenerie de geoenginiering. A ce moment la, de manière irréversible, le monde sera entre les mains des machines, avec des multinationales comme "interface" entre elles et le vivant qui sera progressivement absorbé, fabriqué, contrôlé. Si on suit cette voie la, les humain de dans 2 siècles seront fabriqués par des IA qui détermineront le pool de gènes optimal permettant de survivre et prospérer, voir se répandre dans l’espace. L’humain sera un cyborg (pas le choix) "augmenté", relié à Skynet pour la connaissance et les instructions à suivre. On sera une termitière dirigée par des IA (faible ou forte peu importe).

            Ce cauchemar pire que tous les totalitarisme les plus pire est déjà la, mais il n’est pas hégémonique, pas encore, il se répands, mais il n’a pas encore "gagné".

            C’est la bataille finale. L’armageddon. Le Ragnarök.


            • vote
              Laconicus Laconicus 7 février 08:11

              @yoananda2
              "C’est la bataille finale. L’armageddon. Le Ragnarök."

              http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=24434.html


            • 2 votes
              Laconicus Laconicus 7 février 08:28

              @yoananda2

              Les êtres humains peuvent changer un peu le décor mais n’ont aucun pouvoir structurel sur la planète, ni avec le nucléaire ni avec les OGM ni avec la prétendue intelligence artificielle. La Terre en revanche peut supprimer tous les êtres humains en quelques minutes en modifiant quelques paramètres qui sont minuscules à son échelle. Il suffit qu’elle éternue une fois pour que l’humanité soit soufflée d’un coup. Il n’y a même pas besoin que cela soit violent, un simple changement de la composition atmosphérique, ou une montée de la température de 100 degrés pendant une courte période et c’est bon. Elle peut aussi n’en supprimer que 95 % d’un soupir, ça suffirait à calmer la prétention humaine pendant quelques dizaines de milliers d’années. Ce qui s’est peut-être déjà produit dans un passé oublié. 


            • 2 votes
              Hieronymus Hieronymus 7 février 09:37

              @Laconicus
              Ce qui s’est peut-être déjà produit dans un passé oublié

              vous parlez de ça comme si vous l’aviez vu ou vécu, vous souvenez vous de vos vies antérieures ?
              des époques atlantéennes et lémuriennes ? smiley


            • vote
              Laconicus Laconicus 8 février 20:51

              @Hieronymus

              Heureusement que non, car la mémoire d’une seule vie est déjà très encombrante. Et puis je n’étais peut-être pas sur cette planète. 


            • 1 vote
              zzz999 6 février 16:38

              En restant simplement réaliste et sans exagération, compte tenu du fonctionnement de la société actuelle et de ses dirigeants, la fin la plus plausible de l’humanité est du type décrit dans les films madmax.


              • 1 vote
                yoananda2 6 février 16:45

                @zzz999
                hum, il y a plusieurs "menaces" qui planent. L’extinction du vivant, c’est une chose.
                Mais le réchauffement c’en est une autre.
                On peut aussi bien aller vers un avenir à la mad max, qu’un avenir à la judge dread, ou le meilleur des mondes, ou globalia, ou Elysium, voire même dans une certaine mesure Matrix, ou Wall-E.
                Mais, s’agissant du réchauffement, ce n’est pas de ça qu’on cause. On cause d’un avenir à la Vénus, d’une terre étuve. Il n’y aura pas de mad max parce qu’il n’y aura plus d’humains. Il ne restera que des bactéries, et peut-être des cafards et des tardigrades.


              • vote
                Toutatis 7 février 12:45

                @yoananda2
                ça n’a aucun sens de comparer la Terre et Venus. La masse de l’atmosphère de Venus est environ 100 fois plus importante que celle de la Terre.


              • 1 vote
                medialter medialter 6 février 16:47

                "La première, parce qu’elle correspond à ce que je pense de ce que risque d’être notre société face au dérèglement climatique majeur : je l’ai déjà dit ici, si le mouvement social actuel n’arrive pas à changer la donne politique (avec au moins un RIC et une constituante à la clé), c’en est fini de nous"

                *

                Ben oui, c’en est fini de nous, tu peux déjà partir sur cette base smiley Ca prendra juste plus de temps que tu ne le penses, qq décennies, et quand l’ultra-totalitarisme planétaire sera en place, tu ne seras plus là, et les générations suivantes, tombés dans la marmite à leur naissance, trouveront ça normal. Le RIC ne passera jamais, déjà parce qu’il n’y a qu’une frange infime de la populace que ça intéresse, et parce que le pouvoir en place est surpuissant et qu’il torpillera le projet dans l’oeuf. Et même s’il passe, ça sera une version light et inoffensive comme dans les qq dizaines de pays où il existe déjà et où il ne change strictement rien

                *

                "La seconde, parce qu’elle donne une solution de résistance : ... Vous verrez qu’il en existe de très simples pour résister et forcer, autant les politiques que les multinationales, à inverser la fuite en avant actuelle. Le but n’est pas de tout jeter et d’engendrer une décroissance brutale et inconsidérée, mais de commencer individuellement à séparer le nécessaire du superflu"

                *

                Inverser la fuite en avant, c’est une blague ? smiley T’as une idée de combien de milliards sont dépensés par les multinationales pour leur marketing ? Ils doivent bien se marrer à voir quelques gesticulateurs s’amputer volontairement. Tu subis toujours le même effet d’optique que celui des GJ, les sbires suffisamment volontaires à changer drastiquement leurs habitudes de consommation ne représentent sûrement pas plus que le score clownesque de Mr 0,98%. Ben Vi, les réalités sont tenaces, l’essentiel de la poupoulace n’en a rien à cirer des résolutions idéalistes qui leur flingueraient leur niveau de niveau, ils veulent consommer parce que c’est leur vie. Y a quoi de compliqué à piger là-dedans ?


                • vote
                  Heimskringla2 Heimskringla2 7 février 10:07

                  Se faire mettre dans les égouts du système, je ne sais pas si on peut appeler ça "Résistance". 

                  Si résistance il y’a, elle est pour ma part individuelle et en grande partie au niveau de l’esprit. 

                  Tout le reste pour ma part une forme de délire, d’une envie d’échappatoire, d’un autre monde possible typique de l’esprit révolutionnaire du bas peuple qui est plus un dégueuli de ressentiments, de jalousies et d’une trop grande idée de soi même que quelque de véritablement glorieux... 


                  • vote
                    Heimskringla2 Heimskringla2 7 février 10:08

                    @Heimskringla2

                    Que quelque chose*

                    L’option "éditer" serait quand même pas mal en 2020.


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                    yoananda2 7 février 10:24

                    @Heimskringla2

                    Se faire mettre dans les égouts du système, je ne sais pas si on peut appeler ça "Résistance". 

                    je me pose la même question.

                    Si résistance il y’a, elle est pour ma part individuelle et en grande partie au niveau de l’esprit. 

                    C’est à dire ? permet moi d’être taquin, mais en gros ça veut dire quoi ton truc, que tu fais tout comme tout le monde mais qu’en tort fort intérieur tu te dis "nanananère, je résiste bande de cons" ?

                    Comment on peut "résister en grande partie au niveau de l’esprit" si tu agis comme les autres, comme un mouton ? je pige pas.

                    (ne le prends pas comme une insulte, je ne comprend pas ce que ta phrase veut dire, c’est tout).


                  • vote
                    Heimskringla2 Heimskringla2 7 février 11:24

                    @yoananda2

                    Tu devrais lire la force du silence de Castaneda. C’est très complexe à expliquer car c’est une forme de processus qui prend sa source dans différentes choses qui n’ont parfois, pas vraiment de rapports entre elles. C’est une forme de rite avec ce que tu es à la base, ce qu’on a fait de toi puis un principe de déconstruction du "moi" qu’on retrouve dans les philosophies orientales ou bien dans la psychanalyse avec le faux self et le vrai self. 

                    Il y’a encore quelques années, j’étais le moderne, j’étais le Castaneda de UCLA, arrogant, très haute opinion de moi même sans vraiment rien pour la justifier, angoisses névrotiques d’un résultat entre un sentiment de surpuissance, d’une mère très "juive" mais aussi, de la prise de conscience de ma propre finitude, la base des plus gros délires.

                    Mais je crois avoir fait le travail pour me tuer du moins en grande partie... pour détruire ce "moi" qui était la base d’une forme de sadomasochisme, phénomène très présent dans le monde moderne. D’une certaine manière, je n’ai jamais été aussi bien depuis que je fais l’expérience du... rien ! 

                    Je pourrais encore dire beaucoup choses sur tout ça mais ça je partirais dans tous les sens mais pour résumer, aujourd’hui je me sens plus proche de Don Juan que de Castaneda. Le moderne représente en gros tout ce que je déteste chez un être humain. 

                    Et je suis plutôt content d’avoir réussi à ressentir ça, à voir les choses de cette façon, d’être dans une forme de lâcher prise là ou d’autres veulent absolument résister et s’accrocher à tout jusqu’à en mourir. 

                    Penser à la mort aussi, très souvent, ça aide. 

                    On pourrait voir ça aussi comme une Dejudaïsation de l’esprit également voir même une demonothéisation de l’esprit car c’est un rapport plutôt panthéïste/déterministe avec le monde. 

                    Bref, j’ai pas les qualifications nécessaires et toute la culture pour expliquer ce phénomène alors excuse moi d’avance si tu n’as rien compris 


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                    yoananda2 7 février 12:16

                    @Heimskringla2
                    j’ai compris, au moins partiellement, ce qui se passe à l’intérieur. Mais ma question était plutôt sur l’extérieur. Je veux dire, je ne juge ni l’un ni l’autre, mais c’est par rapport au sujet de l’effondrement.
                    En gros ce que tu dis c’est que l’effondrement (donc l’extérieur) tu t’en branles parce que ton intérieur te contente. C’est ça ou j’ai compris de travers ?


                  • vote
                    medialter medialter 7 février 12:17

                    @yoananda2
                    "C’est à dire ? permet moi d’être taquin, mais en gros ça veut dire quoi ton truc, que tu fais tout comme tout le monde mais qu’en tort fort intérieur tu te dis "nanananère, je résiste bande de cons" ?"
                    *
                    Comme je connais bien CC qu’il cite, je vais répondre à sa place, de manière plus synthétique. Il fait un travail de dissolution, puis de reconstruction. Ces itérations génèrent une cartographie de MPA qui élargissent le champ de conscience (et accessoirement permettent d’assumer n’importe quelle identité, et, sujet qui t’es cher, d’être progressivement inaccessible à la maladie).


                  • vote
                    medialter medialter 7 février 12:18

                    @yoananda2
                    "En gros ce que tu dis c’est que l’effondrement (donc l’extérieur) tu t’en branles parce que ton intérieur te contente"
                    *
                    L’effondrement est utilisé comme un support expérimental pour étendre la cartographie dont j’ai parlé


                  • 1 vote
                    yoananda2 7 février 12:36

                    @medialter
                    va falloir que tu traduises smiley
                    MPA ? "cartographie de MPA ?

                    j’ai beaucoup de mal avec l’utilisation de psychotropes sur le chemin spirituel. Ca me bloque pour m’intéresser à Castaneda.

                    Je sais que CC parle du "point d’assemblage de la conscience", mais je n’ai jamais pigé ce que c’est.

                    Oui, la maladie n’est pas censée atteindre le sur-homme. Ni l’infirmité. Sinon c’est du à un "manque de conscience", de chi qui circule mal (dans mon vocabulaire à moi).


                  • vote
                    Heimskringla2 Heimskringla2 7 février 12:44

                    @yoananda2

                    Je parlerais d’effondrement quand je verrais l’effondrement des montagnes et le ciel me tomber sur la tette. 


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                    yoananda2 7 février 12:47

                    @Heimskringla2
                    ce n’est pas le sens qu’on donne au mot effondrement en général, donc en fait, tu ne parle pas de la même chose que le sujet abordé ici.



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