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Etats-Unis-Turquie : guerre commerciale ou guerre des monnaies ?

Kader Abderahim, directeur de recherches à l’IPSE revient sur la dégradation des relations américano-turques au moment où Recep Tayyip Erdogan multiplie les attaques verbales contre Washington, qu’il accuse d’être à l’origine de l’effondrement record de la monnaie turque.

Tags : Etats-Unis Nucléaire OTAN Monnaie Turquie Finance Union européenne Donald Trump




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4 réactions à cet article    


  • 1 vote
    Vraidrapo 14 août 14:20
    Ma réaction que je ne vais pas développer :
    1° l’histoire a prouvé qu’il est faux de penser que Trump peut faire ce qu’il veut...
    2° S’il y a des millions d’immigrés syriens en turquie, Erdogan a sa grande part de responsabilité (noria de camions citernes du pétrole des terroristes...),
    3° quand les Yankee auront commencé à démanteler leurs 700 bases sur les Continents, on pourra parler d’isolationnisme...
    Voilà ce qu’est l’histoire conventionnelle, une succession de lieux communs que, nous les anciens, entendons depuis des décades. Pour les jeunes (journalistes) c’est encore "nouveau"...
    Qu’on commence par reconnaitre la manipulation mondiale du 911 et après on verra...

    • vote
      louis 14 août 15:34
      les Américains ne prospèrent qu’en affaiblissant les autres , la aussi ils font coup double .


      • vote
        Tom France Tom France 15 août 12:54

        Le erdoganistan se rebiffe alors qu’il est responsable de l’effusion de sang en Syrie, ayant servi au sein de l’OTAN de plaque tournante du djihadisme mondiale et maintenant que l’empire veut sans doute de débarrasser de son pion, il crie au complot ! 

        Pour le reste, toute guerre commerciale est d’abord et avant tout monétaire, il n’y a pas de crise à expliquer si l’on ne parle pas d’abord de la monnaie

        • vote
          maQiavel maQiavel 15 août 15:12

          Ce qui se déroule en Turquie est riche d’enseignements.

          Certes, il y’a une guerre économique qui est livrée à la Turquie pour des raisons certainement géostratégiques : une petite claque des parrains occidentalistes pour réaligner la Turquie sur les intérêts du bloc américano –occidental et étouffer les velléités d’autonomie politique de la classe dirigeante turque. Mais au-delà de cette question conjoncturelle, il y’en a une plus profonde qui est structurelle et qui relève du choix du modèle de développement de la Turquie.

          Les dirigeants turcs ont fait le choix d’aligner leur pays sur les exigences du consensus de Washington prônés par l’OCDE, la banque mondiale, le FMI , ce qui a très bien fonctionné puisque la Turquie a connu une croissance à deux chiffres assurant au peuple turc un réel développement économique et permettant à de plus en plus de monde d’accéder à la classe moyenne et de bénéficier de l’accès à la société de consommation , une réussite qui a éveillé ses rêves de grandeurs géopolitiques que l’on qualifie de néo- ottomane. Cependant, ce modèle de développement a crée des déséquilibres structurels que les dirigeants turques ont tenté de corriger en misant sur l’économie productive et en diminuant le poids de la sphère financière (en s’appuyant notamment sur les valeurs de l’islam et leurs rapports à l’usure). Ceux qui pilotent l’État doivent rendre compte aux citoyens et non aux marchés disait en substance Erdo ?an pour limiter les prérogatives de la banque centrale et forger la souveraineté monétaire turque dans la roche. Ah bon ? Vous en êtes certain monsieur Erdo ?an ? Faute grave.  Comment réagissent les investisseurs ? Bah c’est simple : ils se cassent. Et en même temps la livre turque se casse la gueule, l’économie entre en récession avec toutes les conséquences qu’on connait. Derrière la rhétorique virile et nationaliste teinté de religiosité, dans les faits, Erdo ?an et ses collaborateurs reculent et baisent les pieds des marchés pour se faire pardonner.

          Moralité : lorsqu’un pays a une structuré son modèle de développement sur la dépendance des investisseurs internationaux et du financement de l’Etat par les marchés, il ne doit pas faire le malin. Tout ce qu’il peut faire, c’est de se soumettre aux exigences du marché mondialisé. Il n’y a pas de discussion, c’est comme ça, les marchés n’ont pas un tropisme très démocratique et le dialogue ne les intéresse pas.  

          Un excellent article sur le sujet.



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