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Guerre économique (Alstom, Airbus) : extraterritorialité du droit américain VS soumission européenne

On laisse nos pépites, dans des domaines clés, se faire acheter (Alstom, Alcatel, Technip)... Il faut redéfinir des axes stratégiques et les défendre

 
Interdit d'interdire - Frédéric Pierucci et Ali Laïdi sur Alstom, Airbus et la guerre économique (RT France, 3 févr. 2020, 55:33)

Frédéric Taddeï reçoit :

  • Frédéric Pierucci, ancien haut cadre dirigeant d’Alstom aux Philippines
  • Ali Laïdi, politologue

Déroulé de la vidéo :

L'extraterritorialité du droit américain VS La soumission européenne.
Alstom (en partie vendu à GE), corruption.
Poursuites des USA contre les entreprises (principalement européennes et désormais chinoises), asymétrie des sanctions.
Renault-Nissan, Carlos Ghosn, Japon.
Nationalisme, désindustrialisation, Europe...
Airbus (amendes pour un montant de plus de 3 milliards d'euros), Total.
BNP (sanction des USA : amende de 10 milliards de dollars).
Iran
Réactions chinoises, quasi absence de réactions européennes.
Axe Berlin-Washington
Loi Sapin 2
Pas de pensée stratégique VS renforcer l'application de notre droit et s'opposer au Cloud Act.
Ecoutes NSA, affaire Snowden.
Rétablir un rapport de force contre la vision (néolibérale) des anglosaxons.
Interventionnisme, souveraineté ("En fait, on se laisse acheter nos pépites dans des domaines clés (Alstom, Alcatel, Technip...)", "il faut redéfinir des axes stratégiques et les défendre")

 

 A voir sur l'affaire Alstom (par Gokani, 3 août 2019)  :

Affaire Alstom : une catastrophe pour l’emploi et notre souveraineté sur fond de corruption et de guerre économique des USA

« Comment General Electric a réussi à mettre la main sur le pôle énergie d'Alstom ? » (Xavier Delmas)

« Anticor a porté plainte contre X pour corruption et détournement de fonds publics après la vente du pôle énergie d'Alstom à General Electric. » (Anticor, Étienne Tête)

« Le bilan de la vente d’Alstom est catastrophique pour l’emploi et pour notre souveraineté » (Frédéric Pierucci)

 

A voir sur la volonté hégémonique des Etats-Unis :

Pascal Boniface : les Etats-Unis, un danger stratégique pour la planète (Mediapart, 19 mars 2019, 29:53)

Directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), Pascal Boniface publie un nouveau livre, « Requiem pour le monde occidental. Relever le défi Trump ». Il y explique comment, par leur unilatéralisme et leur volonté hégémonique, les Etats-Unis sont devenus une source d'insécurité pour l'ensemble de la planète. Le concept de "monde occidental" est désormais largement obsolète : Europe et Etats-Unis ont aujourd'hui des intérêts différents voire divergents. Rester ancré dans la traditionnelle alliance trans-atlantique telle qu'elle fut conçue au temps de la Guerre froide interdit de penser les nouveaux déséquilibres et les nouveaux enjeux de la planète. Il est plus que temps que l'Europe construise son autonomie stratégique.

 

Tags : France Europe Economie Politique Etats-Unis Emploi Chine Entreprises Iran Justice International Guerre Monnaie Corruption Frédéric Taddeï Géopolitique Industrie Union européenne Souveraineté Alstom




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9 réactions à cet article    


  • vote
    Julot_Fr 6 février 18:51

    Pas evoque dans la video, Macron a facilite les ventes d’Alstom et Technip en tant que ministre de l’economie.. Comment esperer legiferer sur la defense des interets economiques nationaux si on ne commence par faire le menage de nos elites traitres a la France ? sortir de l’UE aiderait vraissemblablement aussi


    • vote
      maQiavel maQiavel 7 février 13:26

      Une émission très instructive pour ceux qui n’ont jamais exploré la problématique.

      La guerre économique est l’un des grands point aveugle de beaucoup de libéraux contemporain qui voient le marché comme une entité pacificatrice et distributrice de richesse qui émerge spontanément des besoins des acteurs économiques. En étudiant l’histoire économique, on se rend rapidement compte que ce modèle est une légende, non seulement le marché est une construction politique mais en plus il est très souvent le corollaire de rapports de force politico-militaire.


      • 1 vote
        maQiavel maQiavel 7 février 13:31

        Juste une précision. Dans l’affaire de l’extraterritorialité du droit américain, on confond très souvent souveraineté et puissance ( de toute façon, dans le débat public, la notion de souveraineté est tellement galvaudée qu’on ne sait plus ce qu’elle veut dire exactement). Je suis très loin d’être un partisan de l’impérialisme américain, c’est le moins qu’on puisse dire puisque je considère qu’il constitue la plus grande menace sécuritaire pour le monde ici et maintenant. Cela dit, dans ce cas spécifique, les Etats unis ne violent la souveraineté de personne : 

        -Il n’y a pas réellement d’extraterritorialité du droit américain, car les décisions des tribunaux américain ne s’appliquent que sur leur territoire et à l’encontre de personnes physiques et morales ayant un lien avec le territoire, les autres Etats ne sont pas tenus de reconnaître ces décisions, et les sociétés étrangères visées ne sont pas obligées de les respecter. Les Etats-Unis ne portent donc pas atteinte à la souveraineté des autres Etats. Cependant, les entreprises visées par des procédures américaines ne peuvent renoncer au premier marché mondial pour des raisons facile à comprendre et c’est ainsi qu’elles se soumettent d’elles-mêmes au droit américain. C’est une situation de fait, et non de droit, liée à la puissance américaine et à la monnaie internationale qu’est le dollar. 

        -C’est le meme raisonnement pour les embargos : l’embargo est le fait pour un Etat d’exiger de ses ressortissants et aux entreprises qui sont sous sa juridiction de ne pas faire commerce de leur produit avec l’Etat ciblé. Ce faisant, l’Etat qui décide d’un embargo exerce sa souveraineté sur son territoire et à l’égard des nationaux qu’il a sous sa juridiction. Il n’y a rien de contestable à cela, il ne viole la souveraineté d’aucun autre Etat. Cependant, si l’Etat qui décrète l’embargo est une grande puissance, celà aura des effets qui peuvent aboutir à une crise sociale sur l’Etat qui en est victime. On est là encore dans une problématique de puissance ( c’est différent d’une situation de blocus où il y’a effectivement une violation de souveraineté).

        Dans les deux cas, nul viol de souveraineté, plus que l’extraterritorialité du droit américain, c’est la puissance économico-financière américaine qui fait la force contraignante de son droit.


        • 1 vote
          Vraidrapo 10 février 22:35

          @maQiavel
          Absolutely indeed !
          D’ailleurs, je ne comprends pas que des gens internautes politisés, en principe avertis, fassent encore la confusion.
          C’est dire le malaise quand il s’agit de se prévenir des baratins de campagne électorale : s’il faut chaque fois remettre les points sur les "i", sans parler de ces journalistes propagandistes à la solde du Système venant brouiller les cartes.

          Lorsque la BNPParibas a payé une amende de 8,9 Mds de $, le Crédit Agricole 1,8Mds et la SocGén 1,5Mds, ils n’étaient pas obligés mais, c’était accepter ou faire ses valises.

          Les spécialistes pourront confirmer si la sodomisation de la Planète par le Yankee a commencé lors de la cessation de convertibilité Or / $

          En fait la surveillance du FMI ne s’exercera jamais sur les États-Unis dont la monnaie connaîtra des fluctuations très fortes (du simple au double) et dont les déficits de balance de paiement provoqueront une immense émission de crédits à l’origine de nombreuses crises.

          La dette totale des États-Unis qui représentait environ 180 % du PIB en 1976 atteindra 356,7 % du PIB en juin 2008 (6 788,1 milliards de dollars). Les déséquilibres des balances commerciales, des soldes budgétaires et de l’épargne privée sont à la source de la crise financière mondiale débutée en septembre 2008.

          Et qui c’est qui a hérité des "fonds pourris" après 2008, 11,000 Mds $  ???


        • vote
          maQiavel maQiavel 10 février 22:52

          @Vraidrapo
          Oui, la confusion est récurrente. 

          Concernant le dollar, il est entrain de perdre peu à peu son hégémonie mais aucune monnaie pour le moment n’est en mesure de contester sa domination. Et le billet vert, c’est le vaisseaux amiral de la pseudo-extraterritorialité du droit américain. On est pas encore sorti de l’auberge. 


        • vote
          yoananda2 10 février 23:00

          @maQiavel

          Concernant le dollar, il est entrain de perdre peu à peu son hégémonie mais aucune monnaie pour le moment n’est en mesure de contester sa domination.

          C’est une question de temps uniquement, d’après moi. Son remplacement est inéluctable. Ca ne veut pas dire que ça sera mieux après.

          Notons que tout le binz OTAN-Dollar-pétrole ne tient qu’à un fil : le droit de véto US aux FMI. Sans ça, les DTS seraient déjà un panier de monnaie utilisées comme réserve et change mondial. C’est du complotisme, mais je ne serais pas étonné si DSK aurait été piégé pour ne pas devenir président car il avait poussé les DTS et que ça n’avait pas plu, je suppose.

          La Russie prends déjà des mesures de dé-dollarisation, et plus important, la Chine. Chine ou, à une époque, le livre qui faisait fureur (j’ai oublié le titre) était un bouquin sur la guerre monétaire. En plus il y a eu la crise de subprimes. Les chinois étaient bien investi dans Fanny Mae et Freddy Mac (sauvés par le gouvernement), mais ils ont pris conscience en une seule nuit que leurs avoirs pouvaient s’évaporer du jour au lendemain ...

          "Etrangement" (c’est ironique) l’OBOR est né juste après, en 2013 ... comme par hasard ! lol


        • vote
          maQiavel maQiavel 10 février 23:32

          @yoananda2

          J’aimerai sincèrement que tu aies raison, je pensais comme toi aussi à un moment mais lorsque que je me suis intéressé à l’histoire des monnaies de réserves, j’ai considéré que j’étais beaucoup trop optimiste. Déjà, les transitions sont très longues pour les grandes monnaies de réserves, à titre d’exemple, le remplacement de la livre sterling par le dollar a pris plusieurs décennies (à peu près 80 ans). Mais surtout, il faut un concurrent crédible, ce qu’était devenu le dollar après la première guerre mondiale et il a fallu attendre encore plus de 30 ans pour qu’il prenne sa place. Les DTS, je veux bien mais ici et maintenant, c’est combien de division ? Autrement dit, ça représente quelle proportion en tant que réserve de change et dans les transactions quotidiennes en devise étrangère ( à ce jour, le dollar c’est 88 %, c’est fou quand meme). Et puis une monnaie de réserve doit s’appuyer sur une puissance géostratégique. Les DTS peuvent s’appuyer sur quoi ?

          Clairement, l’hégémonie du dollar est contesté mais à ce jour, je ne vois rien au-delà de son horizon malheureusement.


        • vote
          yoananda2 10 février 23:43

          @maQiavel
          je suppose que tu connais le petit graphique qui montre que les "hegemonnaies" durent environ 200 ans.
          Alors c’est sûr ça peut durer encore 50 ans et à notre échelle, ça va faire long ! lol
          On peut discuter à l’infini des facteurs qui font qu’une puissance géopolitique monte ou descend, ce que je vais dire est intuitif, bien que basé sur des faits aussi en partie : je penses que la Chine va prendre la place du nouveau champion mondial. Je sais que la Chine n’a jamais eu cette volonté historiquement, alors qu’elle aurait pu, bien avant nous, si elle voulait. Je connais aussi les travaux de Peter Zeihan, j’ai vu plusieurs de ses conférences, et ce qu’il dit se tient.
          Mais, je continue de penser qu’à l’horizon de la fin du siècle (je pense que ça se fera bien avant) la Chine va remplacer les US (comme je disais ça risque de ne pas être mieux).
          L’autre possibilité, mais la j’avoue que ça dépasse mon niveau de compréhension, ce serait un gouvernement (ce qui suppose une armée donc) mondial, dont le siège pourrait être à Jérusalem (au hasard). Il y a des forces puissantes qui vont dans ce sens.
          Ces forces sabotent les USA actuellement. Et peut-être que ça arrangera bien la Chine de ne pas prendre la place de n°1. Va savoir ...
          Bien sûr, je spécule.
          Mais le fait est que même s’ils restent dangereux, les US sont sur la pente descendante.


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          maQiavel maQiavel 11 février 00:44

          @yoananda2
          Je ne dis évidemment pas que le dollar est éternel, mais je parle des deux ou trois prochaines décennies et je constate une absence de concurrent crédible. 

          Pour le reste, je me méfie des spéculations qui vont au delà de 2050, il peut se passer tellement de choses qu’il est impossible de prévoir aujourd’hui. Peut être que tu as raison, peut être pas, je n’en sais rien. Mais je suis d’accord avec ta dernière phrase, les US sont sur la pente descendante, ils ne sont plus une hyper puissance mais seulement la première des grandes puissances. 



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