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Accueil du site > Actualités > Médias > "Ils avaient la bave aux lèvres" : un journaliste de BFM TV visé par des (...)

"Ils avaient la bave aux lèvres" : un journaliste de BFM TV visé par des "gilets jaunes" à Toulouse raconte son agression

Des reporters des chaînes BFM TV et CNews ont été agressés par des manifestants en marge d'un rassemblement à Toulouse, samedi 24 novembre. "Ils avaient la haine, ils voulaient se faire un journaliste", témoigne Jean-Wilfrid Forquès, correspondant pour BFM TV dans la ville rose.

Franceinfo : Que s'est-il passé ?

Jean-Wilfrid Forquès : Nous suivions une manifestation d'environ 1 000 personnes près du Capitole. Quand nous étions à côté d'eux, on a entendu toute une série de "compliments" : "cette chaîne de merde", "enfoiré de BFM". Nous avons changé d'endroit pour faire une image en direct. J'ai dit à mon JRI, "on va se mettre là, il y a cinq CRS, on sera en sécurité". Mais les policiers sont partis.

A ce moment-là, nous avons été serrés. 200 personnes se sont rapprochées de nous. Pour la première fois de ma vie, je travaillais avec une bonnette noire [la mousse du micro, habituellement bleue avec le logo de la chaîne], mais j'ai beau avoir une bonnette rouge, verte à damier ou à carreau, à Toulouse, je suis identifié.

Je vis dans la ville, pas sur une autre planète. Ils ont commencé à dire, "c'est l'autre enfoiré de BFM, la chaîne de Macron, ces bâtards de BFM".

Pendant de longues minutes, ils ont crié "BFM collabo, BFM collabo". Ça, c'est le premier truc qu'on n'oublie pas. CNews a aussi été prise à partie.

A quel moment avez-vous compris que vous étiez en danger ?

Au bout d'un moment, un mec a donné le top départ, en criant "dégagez, sinon on vous défonce". C'était des mecs avec des "gilets jaunes", mais ils avaient la bave aux lèvres. Ils avaient la haine, ils voulaient se faire un journaliste.

Là, j'ai vu arriver sur moi un tsunami de 'gilets jaunes'. Mon garde du corps – je travaille avec deux gardes du corps depuis une semaine – m'a dit "cours cours, dépêche-toi".

Vingt à trente personnes m'ont foncé dessus, j'ai fait 100 m en sprintant, en me disant "si tu tombes, c'est terminé". J'ai voulu d'abord me réfugier dans un fourgon de police mais il était vide, je suis rentré dans un magasin et mes deux gardes du corps ont fait écran. Ils ont été monstrueux, remarquables. La police a ensuite chargé pour éloigner les manifestants.

C'est la première fois que vous êtes confrontés à ce type de situation ?

Oui. Cela fait 31 ans que je fais ce métier. J'ai couvert des guerres, des conflits sociaux, des catastrophes. Je dis souvent que le danger est plus au coin de la rue qu'au bout du monde, hier, je l'ai vérifié dans ma ville. J'ai pris une bonne décharge électrique sur la tête.

C'est la presse en général qui est visée, on est tous dans le même bateau.

Si un média lâche, tout le monde lâche. Dans la rue, cela peut être quelqu'un de France Bleu, de Midi Libre ou de CNN... Cela peut arriver à une personne inexpérimentée. Hier, c'est tombé sur moi et c'est un sentiment désagréable.

Tags : Information et Médias Journalisme Violence urbaine Manifestation Gilets jaunes




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47 réactions à cet article    


  • 13 votes
    gaijin gaijin 26 novembre 09:14

    peut être que la question qu’il devrait se poser c’est : pourquoi cette haine ?


    • 1 vote
      Belenos Belenos 26 novembre 10:16

      @gaijin
      Le pauvre est haineux parce qu’il est un raté aigri. Il est jaloux de celui qui a réussi, grâce à son talent et son travail, à se faire une place dans cette société équitable.  smiley 


    • 3 votes
      gaijin gaijin 26 novembre 11:09

      @Belenos
      ça doit être ça
      on voit vraiment pas ce que ça pourrait être d’autre .....


    • 3 votes
      Belenos Belenos 26 novembre 13:03

      @gaijin
      Oui, c’est pas comme si ces gens avaient de vrais problèmes dans une société désespérante gouvernés par des menteurs. 


    • 4 votes
      gaijin gaijin 26 novembre 09:15

      " on est tous dans le même bateau.

      "

      il semblerait plutôt que certaines chaines soient ciblées ........


      • 10 votes
        Belenos Belenos 26 novembre 10:05

        "Vingt à trente personnes m’ont foncé dessus, j’ai fait 100 m en sprintant, en me disant "si tu tombes, c’est terminé"."


        On sent que cet auteur ne fait du journalisme que pour des raisons alimentaires car, à travers ce banal reportage de manifestation, sa véritable vocation littéraire ressort avec évidence : le roman d’aventure et le scénario de film d’action.


        • 3 votes
          Belenos Belenos 26 novembre 10:06
          "Ils avaient la bave aux lèvres"

          http://www.runfromthedead.com/


          • 6 votes
            Belenos Belenos 26 novembre 10:09

            http://www.runfromthedead.com/marseille.html

            Et à la fin, le journaliste se rend compte que c’était lui le Zombie !


          • 2 votes
            barbarello barbarello 26 novembre 10:48

            @Belenos
            Bien vu ! 
            Et "journaliste" il se croit. 


          • 9 votes
            Norman Bates Norman Bates 26 novembre 11:03

            Je n’ai aucun mot pour exprimer mes ressentis. Parfois, le chagrin se fait douleur lancinante jusqu’à extinction du verbe...

            Je ne distingue que l’image de cet horizon parsemé de sombres nuages annonciateurs d’une pluie de calamités...

            Quand la "ville rose" se fait ville rosse, le journaliste ne doit sa survie qu’à une mutation expresse en Usain Bolt dopé à l’instinct de conservation, sinon c’est le caniveau submergé du sang de l’innocence mêlé à la mousse de l’enragé, c’est l’écartèlement, le démembrement, le concassage et un micro orphelin...

            Les plaies se multiplient sur le torse de la "démocratie", le sang gicle des blessures d’une liberté de la presse agonisante, la peste brune s’incruste dans les terminaisons nerveuses d’une vindicte irraisonnable qui va aboutir à la destruction de nos idéaux communs dont la liberté du journaliste est un précieux rempart face aux injustices et la dictature...c’est beau, c’est poignant, un homme qui dresse son micro face aux abus du pouvoir pour les dénoncer, la défense des opprimés en bandoulière...

            Le tableau est joli...en France, hélas, le "journaliste" est surtout identifié dans son rôle de petit télégraphiste des "élites"...dommage...


            • 3 votes
              Belenos Belenos 26 novembre 11:17

              @Norman Bates
              "Je n’ai aucun mot pour exprimer mes ressentis. "

              Apparemment un peu quand même.  smiley


            • 2 votes
              Norman Bates Norman Bates 26 novembre 19:37

              @Belenos

              Oups ! parti tout seul...
              Comme lui  : smiley

              https://www.youtube.com/watch?v=LXzhela2-T8


            • 9 votes
              zzz999 26 novembre 11:05

              A force de s’asseoir sur la charte de Munich et faire de la propagande au lieu du journalisme, BFM WC n’a que ce qu’il mérite.


              • 2 votes
                pilule bleue pilule bleue 26 novembre 18:27

                @zzz999
                Exact ! Ils ont fait une propagande outrancière pour Macron, je ne vais certainement pas verser une larme pour ces journaleux, qu’ils montent leur propre WebTV et qu’ils dénoncent la propagande. D’autres l’on fait !


              • 9 votes
                Ziziledur Ziziledur 26 novembre 11:35

                Aujourd’hui, le pouvoir réel est détenu par les multinationales et les banques. Pour manipuler le "public", elles disposent de deux sortes de "chargés de com", les leaders politiques et les journalistes, les uns et les autres travaillant la main dans la main, en parfaite connivence,

                L’information télévisée a depuis longtemps changé de nature. Place désormais au "story telling". Il s’agit de raconter une histoire, sans aucune analyse, en mettant en avant l’anecdotique et l’insignifiant, tout en utilisant des formules bien rodées pour faire croire à un public infantilisé que ce qu’on lui raconte est digne d’intérêt.

                https://www.dailymotion.com/video/xbj4nx


                • 4 votes
                  Ziziledur Ziziledur 26 novembre 11:38

                  Dans sa course à l’audience, jusqu’où la télévision est prête à aller ?

                  Réponse : jusqu’au bout du voyeurisme, du sordide, de l’avilissement, de la satisfaction des plus bas instincts présents chez la grande majorité des télespectateurs...


                  • 5 votes
                    Joe Chip Joe Chip 26 novembre 11:55

                    Je crains que le mouvement des gilets jaunes ne connaisse le même sort que celui des mineurs britanniques face au gouvernement conservateur de Thatcher au début des années 80. Les points communs sont nombreux, tant dans les revendications que le mode de confrontation choisi avec le pouvoir qui avait malheureusement conduit à la rupture entre les grévistes et l’opinion publique effrayée par les violences (et leur mise en scène médiatique).

                    Isolés politiquement, les mineurs s’étaient enfermés dans une révolte catégorielle et crépusculaire que Thatcher a pu ensuite facilement réprimer, avec le consentement implicite de la population.

                    Après cet épisode, il n’y a plus eu aucun mouvement social d’ampleur en Angleterre, et les néolibéraux conservateurs ou travaillistes ont pu dérouler leur programme sans entraves jusqu’au Brexit (qui comme la guerre de Troie, n’a en fait pas eu lieu). 

                    Il n’est donc pas impossible que le pouvoir macronien, conscient de sa faible représentativité politique, soit à la recherche de son "moment Thatcher" à travers cette mise en scène BFMisée d’une opposition frontale et verticale avec une partie soigneusement ciblée de l’électorat, poussée à une révolte du ventre de plus en plus violente. Malheureusement, les gilets jaunes ont largement prêté le flanc à cette récupération politico-médiatique en rejetant certaines catégories assimilées à des "pauvres non méritants" ("les gilets ne sont pas la France des assistés mais celle qui veut vivre de son travail") et en s’attaquant par ailleurs bêtement à des sous-fifres du système médiatique venus à leur rencontre dans la rue.

                    Je ne serais d’ailleurs pas surpris de voir Macron dépasser tactiquement le mouvement sur sa droite en promettant de réformer les mécanismes de redistribution de l’aide sociale. Si j’étais un de ses conseillers, c’est ce que je lui dirais de faire : s’appuyer sur les revendications les plus dures et catégorielles du mouvement pour imposer une réforme d’ampleur dés mécanismes de redistribution, habilement présentée sous l’angle de la "justice sociale". Qui pourrait alors s’y opposer ?  

                    Comme l’a rappelé Michéa, un des conseilleurs économiques de l’ombre de Macron — Mathieu Laine, habitué des plateaux de Taddeï — est un thatchérien pur et dur qui a préfacé plusieurs ouvrages consacrés à la première ministre britannique. Ce dernier a sans aucun doute théorisé l’affrontement nécessaire avec la plèbe. Mais pas n’importe quelle population. Ce n’est pas le peuple qui doit descendre dans la rue, mais une populace ciblée dont on doit donner l’impression au reste du pays qu’elle est incontrôlée de l’intérieur et pourrait donc devenir incontrôlable, justifiant ainsi une sévère reprise en main du pouvoir au nom du maintien de l’ordre social. Vieille tactique bourgeoise consistant à laisser le peuple se diviser puis à cogner sur la partie la plus agitée pour servir d’exemple.

                    L’autre grosse limitation de ce mouvement, c’est son caractère apolitique dont attestent les nombreuses tentative de lecture et d’appropriation par des courants divers et parfois contradictoires. Chacun semble projeter son idéologie sur les gilets jaunes et réinterpréter le "message" à l’aune de son propre prisme politique : les identitaires style Qirroreur y voient l’embryon du réveil ethnique de la France des petits blancs, tandis qu’ER décèle dans cette mouvance un "antisionisme" non formalisé, en publiant une photo d’un gilet jaune ressemblant vaguement à Soral. Michéa et les marxistes y voient bien entendu un mouvement pré-révolutionnaire en mettant de côté les nombreuses contradictions internes du mouvement (ils exigent une meilleure répartition spatiale de la redistribution, et non la "justice sociale"). Les militants UPR quant à eux sont déjà en train d’expliquer aux gilets jaunes que tout leur malheur sont causés par l’UE et qu’ils devraient se "politiser" (comprendre, s’inscrire à l’UPR). Certains libéraux conservateurs saluent même une révolte salutaire de la base contre l’impôt et la spoliation par l’Etat.

                    Enfin, il y a l’agoragogo de base enfermé dans sa bulle, le dissident glandu du web un peu identitaire, un peu marxiste, un peu antisioniste, un peu nationaliste, un peu tout ça et surtout rien, qui tel un poisson rouge gobe tout ce qui passe à sa portée en adhérant superficiellement à toute idéologie "antisystaaaayymeeeuuuh" pour peu que celle-ci n’exige de sa part aucun effort matériel, éducatif ou militant. 

                    Bref, c’est un kaléidoscope idéologique dans lequel, pour ma part, je ne décèle aucun ferment d’une révolution positive ni même d’une issue au système actuel. Je peux me tromper, mais pour moi ce mouvement catégoriel connaîtra le même sort que les bonnets rouges et petits pulls rose de la manif pour tous dont on nous disait déjà à l’époque (ici, tout particulièrement) qu’ils marquaient le début de la révolte.... les premiers ont fini par être récupérés par les socialistes bretons, les seconds sont allés pleurnicher devant la CEDH après avoir beaucoup dénoncé les violences policières dont ils ont ou auraient été victimes. Et n’oublions pas les neuneus du jour de colère et leur tentative parodique de "coup d’Etat" du 14 juillet, qui s’est soldée par une errance parisienne et quelques insultes bien senties aux "corps constitués" et aux militaires.

                    La meilleure preuve de tout ça, c’est que tous ceux qui ont glorifié cette mouvance (à commencer par les agoragogo locaux) sont bien entendu abstenus de pousser la solidarité jusqu’à aller les soutenir sur le terrain. Non, évidemment, c’est mieux de suivre tout ça derrière sa télé (un nous a même détaillé son après-midi de zappage fiévreux sur les chaînes infos) et de contribuer à la cause en en gerbant à longueur de posts contre BFM et ses journalistes de terrain.

                    Ubu Roi peut dormir sur ses deux oneilles, la populace est sous contrôle...


                    • 7 votes
                      Pyrathome Pyrathome 26 novembre 12:36

                      @Joe Chip

                      Cheap comment...( commentaire à bon marché..) Vous écrivez votre diarrhée verbale dans un beau salon Parisien ?

                      Mais vous n’avez absolument aucune idée de ce qu’il se passe dans la tête de ce mouvement soutenu par plus de 75 % de la population.

                      Laissez tomber vos parallèles douteux avec les années 80 et le tatchérisme , ça n’a strictement rien à voir avec le contexte naissant des années 80 aujourd’hui en faillite évidente...

                      Maqureon et ses 10 % réel de soutien à tout casser, croyez-vous qu’il va pouvoir continuez son escroquerie encore longtemps en toute quiétude ???

                      Petite maqueronnette béate, va....


                    • 1 vote
                      Joe Chip Joe Chip 26 novembre 12:42

                      @Pyrathome

                      Oui je sais : gauchiste, diarrhée verbale, salon parisien, sioniste, etc. 

                      Putain essayez de vous renouveler un peu au moins smiley


                    • 3 votes
                      PumTchak PumTchak 26 novembre 13:07

                      @Joe Chip

                      Bonne analyse, vous montrez bien les raisons de l’insuccès des gilets jaunes. Il y a une autre catégorie, que vous oubliez, c’est le GI Joe sorti tout droit de la cuisse de Jupiter (oui, elle est facile). Il a une triste morgue contre la populace, qu’il semble bien connaître par ailleurs, comme un besoin de revanche mal passé. Une sentence qui dit "ne te plains pas, tu as ce que tu mérites". Ce sont ces gens venus du milieu ouvrier, éduqués à la dure, devenus ingénieurs, par exemple, a force d’acharnement personnel. Il y a le sentiment de réussite et de mérite personnel qui sont là, mais avec l’amertume d’un effort trop cher payé.
                      .

                      Si vous ne connaissez pas ce film, vous devriez regarder "Ressources humaines", de Bertrand Cantet, un très grand film (je suis sérieux). Je regrette qu’il soit méconnu. En outre, hormis l’acteur principal, le stagiaire dans le film, tous les autres sont des amateurs : ils jouent dans le film une fonction qu’ils ont réellement dans leur vie, ce qui se ressent bien.

                      Je n’arrive à retrouver le lien vers le film que j’ai pourtant revu en streaming. Si quelqu’un met la main dessus, je suis preneur.


                    • 3 votes
                      Zatara Zatara 26 novembre 13:48

                      @Joe Chip

                      Je crains que le mouvement des gilets jaunes ne connaisse le même sort que celui des mineurs britanniques face au gouvernement conservateur de Thatcher au début des années 80. Les points communs sont nombreux, tant dans les revendications que le mode de confrontation choisi avec le pouvoir qui avait malheureusement conduit à la rupture entre les grévistes et l’opinion publique effrayée par les violences (et leur mise en scène médiatique).

                      Pourrais tu développer ces points communs, tant dans le visage politique, que sociologique, que dans les revendications, que dans l’explication de ce que tu veux dire par "confrontation choisi" ?

                      https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_des_mineurs_britanniques_de_1984-1985


                    • 4 votes
                      Zatara Zatara 26 novembre 14:35

                      @Joe Chip
                      et comme je n’aurai certainement pas de réponse cohérente à mes questions, il va s’en dire que l’assise de ton analyse est tout bonnement incohérente.

                      Mieux, elle vendrait même l’idée que les GJ seraient quelque part des loosers protégeant un gagne pain dépassé technologiquement et économiquement.... Si le but est de devenir un pays du tiers monde, alors je comprends ton analogie dans un but politique, mais sinon.... pffff...


                    • 3 votes
                      Zatara Zatara 26 novembre 14:38

                      @Joe Chip
                      ah si, j’ai peut être une vague idée de ce que tu essayais de dire... Considères tu que la grève des mineurs de 84 (et donc les manifs des GJ) à un rapport avec les émeutes de Watts ? smiley


                    • 3 votes
                      Zatara Zatara 26 novembre 18:06

                      @Joe Chip
                      ou même avec Rambo 2 ?


                    • 1 vote
                      Ozi Ozi 26 novembre 19:40

                      @Joe Chip :"Je ne serais d’ailleurs pas surpris de voir Macron dépasser tactiquement le mouvement sur sa droite en promettant de réformer les mécanismes de redistribution de l’aide sociale.

                      "

                      J’y ai pensé aussi, cette hypothèse est loin d’être farfelue, le gouvernement sait parfaitement que la frange FN et DLF parmis le mouvement des GJ sont des alliés potentiels pour une politique contre les pauvres insidieusement renommés "assistés" ou "parasites" par ces mêmes franges alors qu’en réalité plus on est riche plus on est assisté dans ce pays...
                      Mais le gouvernement ne s’y risquera pas tant que la tendance des fameux "cahiers de doléances" des GJ ne sera pas actée.
                      En bonus, une façon de détruire définitivement tout rassemblement Hétéroclite

                      et donc incontrôlable, tout en continuant la politique initiale visée...


                    • 1 vote
                      Pyrathome Pyrathome 26 novembre 20:25

                      @Ozi

                      tout en continuant la politique initiale visée...

                      Avec à peine 10 % de soutien ???? Il devrait alors annoncer clairement que c’est un dictateur et que les premier qui bougent seront jetés dans des goulags.... Je ne vois pas comment ce cafard va s’en tirer pour les trois ans qui reste , il est déjà mort politiquement, fini, terminé, grillé........ C’est trop tard, quoiqu’il dise !! macro, dégage !!


                    • vote
                      Joe Chip Joe Chip 26 novembre 21:09

                      @Zatara

                      et comme je n’aurai certainement pas de réponse cohérente à mes questions, il va s’en dire que l’assise de ton analyse est tout bonnement incohérente

                      Ben écoute puisque tu fais toi-même les réponses et que tu sais ce que je pourrais (ou pas) dire (et que ce sera incohérent gnagnagna bhl tout ça) je suppose qu’il n’est pas utile que je réponde ? Voilà, on gagne du temps et tout le monde est content.
                      Je n’ai rien à ajouter de toute façon à mon premier post, je n’ai pas dit que les GJ et les mineurs anglais c’était la même chose, seules des personnes de mauvaise foi ont pu l’interpréter de cette manière. 

                      @Ozi

                      Sociologiquement, la petite classe moyenne dite "laborieuse" (le choix des mots du gouvernement n’est pas innocent) a toujours eu tendance à être hostile aux pauvres et aux déclassés. Cette distinction insidieuse entre les pauvres méritants et les pauvres non méritants que l’on entend dans le discours des GJ renvoie d’ailleurs à la distinction que faisait la société médiévale entre les "bons" pauvres (dignes de la charité) et les "mauvais" pauvres accusés de spolier la communauté

                      La bourgeoisie libérale sait très bien comment s’appuyer sur les griefs (légitimes ou non) de cette petite classe moyenne désintégrée par la mondialisation pour dévier sa colère du haut vers le bas de la société. On voit d’ailleurs très bien comment on est passé en quelques jours de revendications "utopiques" (hausse du smic, etc.) à des thématiques antifiscales voire antisociales validées par les journaux et les chroniqueurs télé qui reprennent cette partie du discours des GJ : reportage sur les impôts en France avec commentaire de l’inénarrable François Langlet (invité du bilderberg 2017 et soutien des GJ, ça ne s’invente pas), rappel aux 35h qui ont fait "diminuer le pouvoir d’achat", et évidemment, rien sur l’évasion fiscale des riches. Le tamis médiatique ne va retenir que les éléments du discours des GJ compatibles avec la politique néolibérale du gouvernement, et d’ici quelques semaines on verra sans doute revenir le "travailler plus pour gagner plus" de Sarko ou une variante. 

                      NDA et MLP sont désormais à fond sur ce créneau, mais bon, ça devient encombré, ils y sont tous, l’extrême-gauche, l’extrême-droite, même Eric Brunet a revêtu son gilet jaune.


                    • 4 votes
                      Zatara Zatara 26 novembre 21:23

                      @Joe Chip

                      Je n’ai rien à ajouter de toute façon à mon premier post, je n’ai pas dit que les GJ et les mineurs anglais c’était la même chose, seules des personnes de mauvaise foi ont pu l’interpréter de cette manière. 

                       smiley tu n’as pas dit que c’était la même chose, tu as dit qu’il y avait de nombreux points communs. Mais puisqu’il n’y en a aucun dans le fond (prouve le contraire pour voir), je comprends que tu en sois réduis à ce genre de réponse évasive....


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                      Belenos Belenos 26 novembre 21:39

                      Zatara

                      Joe voulait peut-être dire simplement que les GJ n’obtiendront probablement pas plus de réponses à leurs revendications que les mineurs anglais, même après une action de protestation longue et tenace. 


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                      Zatara Zatara 26 novembre 21:43

                      @Belenos
                      je n’aurais pas réagi à un message exprimant cela, d’une manière ou d’une autre.


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                      Belenos Belenos 26 novembre 21:45

                      @Pyrathome
                      "Je ne vois pas comment ce cafard va s’en tirer pour les trois ans qui reste , il est déjà mort politiquement, fini, terminé, grillé........ C’est trop tard, quoiqu’il dise !! macro, dégage !! "

                      Mais non. Un petit attentat bien sanglant et tout le peuple de France sera groupé autour du chef Padamalgam prononçant un discours grave et solennel de fermeté emphatique. Les gilets jaunes n’auront plus qu’à aller se rhabiller. 


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                      Hieronymus Hieronymus 26 novembre 22:18

                      @Belenos
                      mais vous êtes complotiste ? smiley


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                      Hieronymus Hieronymus 27 novembre 10:46

                      @Joe Chip
                      vous avez dit agoragogo
                      des noms Joe, des noms !
                       smiley


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                      Garibaldi2 28 novembre 03:39

                      @Joe Chip

                      C’est une analyse qui vaut ce qu’elle vaut, mais a le mérite d’être une analyse, ce qui contraste fortement avec les flots de phrases débiles toutes faites qu’on peut lire sur ce sujet sur Avox (long isn’it !).

                      Un mouvement de révolte n’est pas une révolution. Les gilets jaunes sont non structurés et je suis persuadé que c’est pain bénit pour le pouvoir. A ne pas vouloir s’engager dans le combat politique ou syndical, les gens qui se prétendent apolitiques finiront par se faire rouler dans la farine comme ce fut le cas sur les Champs Elysées. Loin de moi l’idée de mépriser ceux qui s’y sont rendus de bonne foi, poussés d’ailleurs fort démagogiquement par Marine le Pen.

                      La préfecture de police de Paris n’a pas fait retirer les barrières de chantier des travaux sur la voie publique, ni les baraques de chantier mobiles, niles engins de chantier (! !!), ni les gros plots mobiles de canalisation de la circulation. Elle n’a pas obligé les entrepreneurs à barricader les chantiers dans les immeubles, alors que systématiquement avant chaque manif elle le fait. Elle n’a pas recouvert de sable la partie de chaussée découverte, et elle savait par le renseignement intérieur qu’il y aurait des tentatives de manifester sur les Champs. Elle n’a pas fait bloquer les rue perpendiculaires aux Champs avec des grillages mobiles, n’a pas déployé des forces de police suffisantes pour rendre les Champs inaccessibles, a envoyé des CRS taper sans raison sur des gens pacifiques, dont certains âgés, histoire de les pousser à bout.

                      Les Champs Elysées furent un piège. C’est une tactique bien connue de la préfecture de police de Paris, surtout depuis les nasses créées par la préfecture à Bastille, par exemple, pour provoquer des incidents. Le coup des black blocs à la Gare d’Austerlitz n’a pas servi de leçon. Une manif sans service d’ordre des manifestants c’est la voie royale aux ’’regrettables incidents qui ne sont pas le fait des manifestants pacifiques, mais quand même ...’’

                      Le pouvoir profond a tout fait pour circonvenir les corps intermédiaires, qui sont structurés et représentatifs, au moins de leurs adhérents. Il préférera toujours avoir devant lui une foule inorganisée qu’il peut manipuler à loisir. Il faut donc que les gilets jaunes tirent les conséquence de cette erreur : qu’ils créent un parti s’ils ne veulent pas qu’un sous-marin du pouvoir ne vienne récupérer leur mouvement.

                      Et qu’on le veuille ou non, les chaîne infos ont bien donné la parole à tout le monde et des dizaines de gilets jaunes ont été interviewés et ont pu dire ce qu’ils avaient envie de dire. Et des scènes de matraquage de personnes pacifiques ont été diffusées en direct, comme ici : https://twitter.com/CHATON44100/status/1066333224333443072

                      Quand les BFM, Cnew, et autres LCI manipulent l’info, c’est de manière un peu plus subtile que ce que croient certains. Si vous aviez connu la France avec 2 chaînes de télé, contrôlées par le ministère de l’information, vous feriez la différence.


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                      méditocrate méditocrate 26 novembre 12:31

                      La bave aux lèvres... Hum ! ça doit être un problème de sans-dents...


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                        louis 26 novembre 13:47

                        @méditocrate
                        la bave aux lèvres , s’ils étaient sans dents pas de risques, mais s’ils avaient des dents , avec la rage attention aux morsures .
                        ces journalistes faut il leur pardonner parce qu’ils ne savent pas le mal qu’ils font ?


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                        Pyrathome Pyrathome 26 novembre 13:40

                        BFMerde wc, Rance Intox, l’immonde..etc envoient leurs jeunes pigistes innocents se faire démonter pour pouvoir instrumentaliser à outrance le caractère supposé haineux et brutal de la populace.... C’est pas Elkrief ou autre parangon du système qui va venir prendre la température sur le terrain, sont bien trop lâches et vils pour ça, alors ils envoient les précaires.....


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                          Pyrathome Pyrathome 26 novembre 13:50

                          @Pyrathome

                          PS Le caractère haineux et brutal, c’est plutôt du côté de certaines garnisons de crs qui se sont comportés comme des voyous en gazant et matraquant des retraités.....sur ordre d’autres voyous crapules....( castaner : ancien du milieu Marseillais....) Honte à tous ces énergumènes totalitaires qui laissent passer ou stipendient des hordes de casseurs pour discréditer un mouvement en justifiant la répression...vieilles ficelles éculées dignes du fascisme !


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                          larhetorique 26 novembre 14:31

                          Mais ils sont encore plus cons que les gueux ces journalistes... Ils croient qu’ils risquent rien alors que maqués aux politiques ? que leur lamentable système propagandiste passe inaperçu ? ça alors !


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                            sls0 sls0 26 novembre 15:46

                            Se sentir obligé d’avoir deux gardes du corps c’est que quelque part on a quelque chose à se reprocher ou on est dans un pays sans contrôle.

                            La France ce n’est pas la Syrie et Daesh n’a pas pignon sur rue à Toulouse.

                            Les journalistes ont parfaitement conscience d’être les ennemis du peuple pour certains.



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